Haïder al-Abadi

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Haïder al-Abadi
حيدر العبادي
Haïder al-Abadi en 2015.
Haïder al-Abadi en 2015.
Fonctions
Premier ministre irakien
En fonction depuis le
(1 an 10 mois et 18 jours)
Président Fouad Massoum
Gouvernement al-Abadi (en)
Prédécesseur Nouri al-Maliki
Ministre des Communications

(9 mois)
Prédécesseur Autorité provisoire de la coalition
Successeur Mohammed Ali Hakim
Biographie
Nom de naissance Haider al-Abadi
Date de naissance (63-64 ans)
Lieu de naissance Bagdad, Irak
Nationalité irakienne
Parti politique Parti islamique Dawa
Diplômé de Université de Bagdad
Université de Manchester
Religion Islam chiite

Haïder al-Abadi
Premiers ministres irakiens

Haïder al-Abadi, né en 1952 à Bagdad, est un homme politique irakien. Vice-président du Conseil des représentants[1] en 2014, il est l'actuel Premier ministre depuis le . Il est membre du Parti islamique Dawa.

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre du Parti islamique Dawa, mouvement d'opposition chiite interdit sous le régime de Saddam Hussein, il passe la plus grande partie de cette période en exil. En 1981, il obtient un doctorat en ingénierie électrique et électronique à l'université de Manchester. Il déclare que deux de ses frères ont été arrêtés et exécutés et qu'un troisième frère a été arrêté et emprisonné pendant dix ans au début des années 1980 pour leur appartenance au parti Dawa[2].

Formation du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le , après avoir été désigné par l'alliance nationale irakienne, coalition majoritaire au conseil des représentants comme candidat au poste de Premier ministre au détriment du sortant Nouri al-Maliki, le président Fouad Massoum le charge de former un nouveau gouvernement[3].

Le nouveau gouvernement, présenté au parlement le 8 septembre 2014, compte des représentants des principales communautés et formations politiques du pays :

Par ailleurs, le parlement élit comme vice-présidents de la République Nouri al-Maliki, Premier ministre sortant, Usama al-Nujayfi (en), ancien président du Parlement, et Iyad Allaoui, ancien Premier ministre[4].

Évolution politique[modifier | modifier le code]

La démission de Nouri al-Maliki est bien accueillie par les sunnites qui lui reprochaient sa politique sectaire. Dès le 15 août 2014, avant même la formation du nouveau gouvernement, les chefs des tribus sunnites rebelles de la province d'Anbar se déclarent prêts à coopérer sous conditions avec son successeur Haïder al-Abadi[6].

Une des premières décisions du nouveau Premier ministre est de mettre fin aux poursuites judiciaires intentées contre des journalistes par le gouvernement précédent[7].

Article détaillé : Deuxième guerre civile irakienne.

La principale préoccupation du gouvernement irakien reste la guerre civile contre l'État islamique. Les forces irakiennes et les milices pro-gouvernementales (peshmergas kurdes et Hachd al-Chaabi principalement chiites) remportent quelques succès, comme la reprise de Tikrit, mais sans avantage décisif.

À partir du , des manifestations populaires contre la corruption, soutenues par le clergé chiite, éclatent à Bagdad et amènent le Parlement à voter, le 11 août 2015, une série de réformes réduisant la corruption et le gaspillage des ressources publiques. Entre autres, les trois postes de vice-président, les trois de vice-Premier ministre et plusieurs ministères et administrations excédentaires sont supprimés[8]. Cependant, en octobre 2015, plusieurs réformes promises par le gouvernement n'étaient toujours pas entrées en application : abolition des trois postes de vice-président, création d'une Garde nationale, amnistie partielle des prisonniers politiques[9].

Le , après des manifestations à Bagdad, il propose un nouveau gouvernement, qui doit ensuite être approuvé par le Parlement[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]