Opération Arc-en-ciel

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Opération Arc-en-ciel
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de la bande de Gaza.

Informations générales
Date 18 -
Lieu Bande de Gaza
Issue Victoire israélienne
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël Flag of Hamas.svg Hamas
Flag of the Islamic Jihad Movement in Palestine.svg Jihad islamique palestinien
Drapeau de la Palestine Comités de résistance populaire
Commandants
Drapeau d’Israël Brigadier-Général Shmuel Zakkai Inconnu
Pertes
Aucunes 41 combattants tués
12 civils tués

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Massacres
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L'opération Arc-en-ciel est une opération militaire de l'armée israélienne qui s'est déroulée du 18 au 24 mai 2004 à Rafah, suite à deux attaques palestiniennes ayant entraîné la mort de 11 soldats israéliens[1]. Son but était de mettre un terme aux bombardements des villages israéliennes et à la guérilla dans la Bande de Gaza, d'affaiblir les infrastructures des groupes terroristes, de détruire des tunnels utilisés par les trafiquants d'armes à la frontière égyptienne et d'élargir la zone tampon le long de la frontière égyptienne.

Raisons de l'intervention militaire[modifier | modifier le code]

L'intervention faisait suite à des bombardements répétés de villages israéliens avec des roquettes Qassam et répondait à deux attaques palestiniennes ayant entraîné la mort de onze soldats israéliens les 11 et 12 mai avec la destruction de transports de troupes blindés[1], suivi de la mort de vingt-deux autres soldats lors d'opérations pour récupérer les corps des premiers.[2]

Le gouvernement israélien ajoutait que l'opération visait à combattre la contrebande de matériel militaire et terroriste, en particulier à chercher et détruire des tunnels entre la bande de Gaza et l'Égypte.[3]

Déroulement[modifier | modifier le code]

L'opération a duré du 18 au 24 mai, les combats se sont principalement déroulés dans les quartiers Tel al-Sultan et al-Brazil de Rafah.

Destruction d'infrastructures et bilan matériel[modifier | modifier le code]

L'armée israélienne a détruit trois tunnels au cours de cette opération qui auraient servi à la contrebande d'armes[4].

Un certain nombre de maisons ont été détruites. Les chiffres divergent selon les différentes sources:

  • Selon l'armée israélienne 56 maisons ont été détruites[4] dont 20 autour des trois tunnels découverts lors de cette opération.
  • Selon B'Tselem 183 maisons ont été détruites et une douzaine d'autres ont été partiellement détruites[5]
  • Selon l'UNRWA[6] et l'OCHA[5] 298 maisons détruites (soit 241 maisons de réfugiés et 57 de non réfugiés) pour 710 familles sans-abris.
  • Selon la Mairie de Rafah 500 maisons détruites pour 1 500 familles sans-abri[5].

Par ailleurs, les dégâts à l'infrastructure civile ont été importants selon Médecins du monde[7]. Certaines destructions comme les conduites d'eau et d'égouts ne sont pas exemptes de répercussions sanitaires. Les réseaux de téléphonique des quartiers Tall as Sultan et Al Brazil de Rafah ont été complètement détruits : ligne souterraine principale ainsi que réseau en surface. Plus de 70 % du réseau électrique a été endommagé à Tall as Sultan et Al Brazil. Une des répercussions de ces dommages a été la pénurie d'eau potable dans tout Rafah, tous les puits sont localisés dans ces deux quartiers, l'armée israélienne ayant refusé de laisser passer les techniciens pour les brancher sur générateur. Selon un rapport de Médecins du monde[7] environ 50 % des terres agricoles de la commune de Rafah ont été détruites (destructions de récoltes, arrachage de citronniers, destruction de serres, de systèmes d'irrigations etc..)[8]

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Selon l'armée israélienne le bilan humain est de 54 morts : 40 terroristes et 14 civils et une centaine de terroristes armés auraient été blessés[4]. Selon Médecins du monde le bilan humain à Rafah est de 61 morts et 211 blessés du 12 au 24 mai 2004[9], la majorité des décès étant dus à des éclats métalliques (62 %) ou à des balles (28 %).

L‘Opération "Arc-en-ciel". a été principalement marquée par les événements autour de la manifestation du 19 mai 2004. Ce jour-là à peu près 3 000 personnes[10] manifestaient pacifiquement pour dénoncer le siège dont étaient victimes les habitants des quartiers Al-Brazil, de Bloc O, de Yebna, de Salah Ed Din Gate, Tall as Sultan. Quatre tirs d'obus de char et un tir de missile depuis un hélicoptère sont effectués[11],[2],[10]. Selon le ministère des affaires étrangères israéliennes ce missile et ces obus n'ont pas été tirés en direction des manifestants mais pour le missile sur un terrain vide à proximité et pour les obus sur un immeuble abandonné à proximité[11]. Selon d'autres sources proches des palestiniens[12],[13] l'armée israélienne aurait tiré dans la foule. Le bilan de cette journée de manifestation a été de 13 morts et 51 blessés, dont 45 % de victimes âgées de moins de 18 ans selon Médecins du monde. Le gouvernement israélien parle de huit morts ainsi que des blessés par shrapnel[3]. Il évoque un "incident regrettable"[3] et parle d'un obus qui ne visait pas directement les manifestants. Selon le gouvernement israélien, cette manifestation organisée par l'autorité palestinienne dans une zone de combats dangereux, impliquait à la fois des personnes armées et non armées.

Critique internationale et résolution de l'ONU[modifier | modifier le code]

Cette opération israélienne a été critiquée internationalement entraînant notamment une critique de la part des États-Unis[14] et un vote d'une résolution aux Nations unis. Suite aux attaque visant des civils lors de la manifestation du 19 mai 2004[10] une résolution de l'ONU est passée "condamnant la mort de civils palestiniens tués dans la zone de Rafah," et se montrant "Gravement préoccupé par la destruction d’habitations à laquelle s’est récemment livré Israël, puissance occupante, dans le camp de réfugiés de Rafah"[15].

Références[modifier | modifier le code]