Conflit kurde en Turquie

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Conflit kurde en Turquie
Informations générales
Date - en cours
(31 ans et 11 mois)
Lieu Turquie, Kurdistan irakien
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de la Turquie Turquie













MHP flag.svg Loups gris
Flag of Kurdistan Workers Party (PKK).svg PKK

Drapeau du Parti pour une vie libre au Kurdistan - PJAK.png PJAK
TAK
PDK Bakur
PSK.png PŞK
Tr pck.gif KKP (en)
MLKP Banner.svg MLKP
Dhkp.svg DHKP-C
TKP/ML


PIK
Mouvement islamique du Kurdistan (en)
Commandants
Kenan Evren
Turgut Özal
Süleyman Demirel
Ahmet Necdet Sezer
Abdullah Gül
Recep Tayyip Erdoğan
Abdullah Öcalan White flag icon.svg
Cemil Bayik
Forces en présence
Forces armées turques :
500 000 à 816 000
(selon les périodes)

Gardes de village :
45 000
(en 2013)
PKK :
5 000
(en 2013 selon la Turquie)[1]
Pertes
6 653 morts
13 327 blessés
(de 1984 à 2010, selon la Turquie)

335 morts
(de juillet 2015 à mars 2016, selon la Turquie)[3]

1 557 morts
(en 2015, selon le PKK)[4]

582 morts au moins
(du 20 juillet 2015 au 19 juillet 2016) selon l'International Crisis Group[2]
29 639 morts
9000 prisonniers
(de 1984 à 2010, selon la Turquie)

220 morts
(en 2015, selon le PKK)[4]

5 000 morts
(de juillet 2015 à mars 2016, selon la Turquie)[3]

653 morts au moins
(du 20 juillet 2015 au 19 juillet 2016) selon l'International Crisis Group[2]
Civils :
307 morts au moins (du 20 juillet 2015 au 19 juillet 2016) selon l'International Crisis Group[2]

Total :
44 000 morts au moins

Conflit kurde en Turquie

Le conflit kurde en Turquie[5] a lieu au Kurdistan turc depuis 1984. La question kurde, née principalement à la fin de la Première Guerre mondiale et de la chute de l'Empire ottoman, anime la vie géopolitique du pays depuis la naissance de la République turque en 1923.

Arrière-plan[modifier | modifier le code]

Zones de peuplement kurde.

Les Kurdes représentent une importante minorité en Turquie, 20 % de la population, mais le kémalisme menace depuis la création de l'État turc l'identité kurde notamment par le déni total de son existence, l'interdiction de la langue kurde ou les répressions permanentes par l'armée turque[6].

En 1978, Abdullah Öcalan fonde le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), union du nationalisme séparatiste kurde et du marxisme-léninisme. Voulant passer à l'action armée, ses membres subissent la répression qui suit le coup d'État du 12 septembre 1980.

Historique du conflit[modifier | modifier le code]

De 1984 à 2015[modifier | modifier le code]

L'insurrection du PKK débute véritablement en août 1984 dans la Région de l'Anatolie du sud-est. L'état d'urgence s'étend au fur et à mesure à l'ensemble de la région et à quelques provinces voisines[7].

Durant la décennie 1990, le gouvernement turc reconnaît finalement l'identité kurde, promet un investissement économique dans la région et offre aux Kurdes la possibilité de s'organiser politiquement légalement, tout en menant des opérations offensives contre le PKK, jusque dans son sanctuaire irakien[8]. L'organisation étend son action en Europe et vise directement les touristes (deuxième ressource du pays). Ses demandes de pourparlers sont toutes rejetées, l'armée menant une stratégie contre-insurrectionnelle tant dans le Kurdistan turc qu'irakien[9].

Le 15 février 1999, Abdullah Öcalan est capturé à Nairobi. Un an plus tard, le PKK annonce un cessez-le-feu[10]. Toutefois, ce dernier annonce mettre fin à son cessez-le-feu le 1er juin 2004[11]. Le gouvernement turc estime que les effectifs de l'organisation seraient de l'ordre de 3 000 à 4 000 rebelles (en 2004), opérant principalement dans le nord de l'Irak.

Depuis 2004, l'armée de l'air turque mène des bombardements contre les bases du PKK en Irak, en réponse aux attentats perpétrés sur le sol turc. Elle affirme ainsi avoir tué près de 100 rebelles en août 2011, lors de raids transfrontaliers[12]. En 2012, la situation n'est toujours pas stabilisée.

Le 21 mars 2013, le chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie, appelle à la signature d'un cessez-le-feu historique avec la Turquie, à l'occasion des célébrations du Newroz[13].

Malgré l'annonce de ce cessez-le-feu, des raids aériens sont menés par des F-16 et F-4 Phantom II turcs le 14 octobre 2014, en réponse au bombardement par le PKK d'un avant-poste militaire turc[14], alors que le groupe armé est impliqué en Syrie (Kurdistan syrien) aux côtés des YPG dans la défense de Kobané contre l'organisation de l'État islamique, dans le contexte de la guerre civile syrienne.

Reprise du conflit en 2015[modifier | modifier le code]

Combattante du PKK dans les montagnes de Qandil, en Irak, lors des célébrations de Newroz , le .

Le , l'attentat de Suruç, attribué à un kamikaze d'origine kurde ayant effectué plusieurs séjours en Syrie avec l'État islamique[15], tue 32 volontaires de la Fédération des associations de jeunes socialistes, venus pour participer à la reconstruction de Kobané. Le lendemain, des milliers de manifestants, généralement issus de partis politiques de gauche, marchent dans plusieurs villes de Turquie pour dénoncer l'attentat de l'EI, mais ils accusent également le gouvernement turc de complicité[16],[17],[18]. Le 22, à Ceylanpınar, deux policiers sont retrouvés morts dans un immeuble, tués chacun d'une balle dans la tête. L'attaque est revendiquée le même jour par le PKK, qui déclare avoir voulu venger les jeunes militants tués à Suruç en menant une « action punitive » contre deux policiers « qui coopéraient avec le gang de Daesh »[19],[20],[21].

Le 23 juillet, des affrontements entre l'armée turque et l'État islamique éclatent pour la première fois sur la frontière, près de la ville de Kilis. La nuit suivante, trois ou quatre chasseurs F-16 frappent des positions de l'EI en Syrie, dans le village de Havar, et font au moins neuf morts dans les rangs djihadistes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)[22],[23],[24],[25],[26]. Le 24, la police turque lance une vaste opération antiterroriste dans 13 provinces du pays, au total 590 personnes liées à l'État islamique, au PKK et au DHKP-C sont arrêtées en trois jours. Une militante du DHKP-C est également tuée au cours d'une fusillade[27],[28],[29]. Un policier est d'ailleurs abattu à Istanbul, le 26, lors de heurts pendant les funérailles de cette militante[30]. La nuit du 24 au 25, l'aviation turque poursuit ses frappes contre l'EI dans les environs de Jerablus, mais elle mène également un raid au Kurdistan irakien et bombarde sept camps du PKK, qui était intervenu en Irak pour affronter les djihadistes[31],[32]. En Turquie, plusieurs manifestations et incidents opposent des militants kurdes à la police et le processus de paix entre l'État turc et le PKK semble alors grandement compromis[31],[33].

Militaires de l'armée turque, ici au sein de la KFOR en 2010.

Le 25, le HPG, branche militaire du PKK, déclare : « Les conditions de maintien du cessez-le-feu ont été rompues. Face à ces agressions, nous avons droit de nous défendre ». De son côté Massoud Barzani, président du Gouvernement régional du Kurdistan condamne les frappes aériennes turques et appelle à cesser l'escalade de la violence[29],[34]. Les États-Unis se déclarent quant à eux favorable à la « désescalade » et au retour au « processus de solution pacifique », tout en affirmant respecter « pleinement le droit de [leur] allié turc à l’autodéfense » et en condamnant les « attaques terroristes » du PKK en Turquie[35]. Le HDP déplore quant à lui la fin des négociations et accuse le président turc d'en être responsable[36]

La nuit du 25 au 26, l'explosion d'un véhicule piégé Diyarbakır fait deux morts et quatre blessés, selon l'armée turque, et huit tués et onze blessés, selon les HPG , qui revendiquent l'attaque[37],[38]. La nuit du 26 au 27, des positions tenues par les YPG au village de Zur Maghar, entre Jerablus et Kobané, sont également visées par des chars turcs, blessant quatre combattants et des civils, selon l'OSDH et le commandement des forces kurdes syriennes[39],[40]. La Turquie dément avoir bombardé les YPG en Syrie[41], cependant les bombardements contre le PKK en Turquie et en Irak se poursuivent les jours suivants[42],[43]. En représailles le PKK et des groupes turcs d'extrême-gauche mènent des attaques contre la police et l'armée[44],[45]. Après deux années de trêve, le conflit semble relancé[46].

Le 1er août, le gouvernement turc affirme que les opérations ont fait au moins 260 morts du côté du PKK[47]. Le PKK déclare de son côté n'avoir perdu que peu d'hommes dans les frappes[48]. Du 22 juillet au 4 août, 20 militaires et policiers turcs sont également tués dans des attaques du PKK[49],[50],[51]. Le 9 août, le bilan passe à 390 rebelles kurdes tués, selon l'agence gouvernementale turque Anatolie. Parmi les victimes, on compte 4 dirigeants et 30 femmes, ainsi que 400 blessés, dont 150 grièvement[52].

L'aviation turque poursuit ses frappes mais bombarde surtout les rebelles kurdes; au 1er août, plusieurs dizaines de frappes aériennes ont été menées par l'aviation contre le PKK, tandis que trois seulement ont été menées contre l'État islamique[53].

Le 1er août, le Gouvernement régional du Kurdistan demande le départ des membres du PKK du Kurdistan irakien. Il demande également à la Turquie de cesser ses frappes aériennes, mais reproche aussi au PKK sa décision de rompre le cessez-le-feu[48],[54],[55],[56].

Le 4 août, les États-Unis et l'Union européenne demandent à la Turquie de faire preuve de retenue. Johannes Hahn, le commissaire européen à l'Élargissement, déclare que « L'UE reconnaît que la Turquie a le droit de prévenir et de réagir à toute forme de terrorisme, qui doit être condamné sans ambiguïté. La réponse doit toutefois être proportionnée, ciblée et elle ne doit en aucun cas mettre en danger le dialogue politique démocratique dans le pays ». Mark Toner, porte-parole du département d'État déclare quant à lui : « Nous voulons que le PKK renonce à la violence et reprenne les discussions avec le gouvernement turc (...) et nous voulons voir le gouvernement turc répondre de manière proportionnée »[49].

La nuit du 6 au 7 septembre, un convoi de l'armée turque tombe dans une embuscade près de Daglica, 16 soldats sont tués et 6 blessés[57],[58].

La nuit du 28 au 29 septembre, l'armée turque fait un raid dans le nord de l'Irak et tue plus de 30 combattants kurdes du PKK[59].

Le 10 octobre, la Turquie est frappée par le pire attentat de son histoire : deux kamikazes de l'État islamique se font sauter lors d'une manifestation pour la paix, à Ankara. 102 personnes sont tuées et plus de 240 sont blessées[60],[61]. Le même jour, le PKK ordonne à ses combattants de cesser leurs activités de guérilla en Turquie, pour ne pas nuire à la tenue d'élections « libres et justes », lors des législatives du 1er novembre[62].

Le 15 décembre, l'armée turque lance une vaste offensive en mobilisant plus de 10 000 hommes. Les opérations se concentrent principalement dans les environs des villes de Cizre et Silopi. Après cinq jours de combats, une source de sécurité locale affirme à l'AFP que 102 rebelles du PKK, deux militaires et cinq civils ont été tués[63],[64]. Les opérations cessent le 11 février 2016, les autorités turques affirment avoir entièrement pris le contrôle de Cizre[65]. L'état-major turc déclare le 14 février que 619 membres du PKK ont été en 59 jours de combats à Cizre et que 189 autres ont été tués à Sur, dans le centre de Diyarbakir[66]. L'armée turque mène également une offensive à İdil du 16 février au 8 mars, elle affirme avoir tué 114 insurgés dans ces combats[67],[68]

Le 15 mars 2016, le TKP/ML, le PKK, le THKP-C/MLSPB, le MKP, le TKEP-L, la TİKB, le DKP, Devrimci Karargah et le MLKP forment une alliance appelée le Mouvement révolutionnaire uni des peuples[69],[70].

Mouvements politiques pro-kurdes[modifier | modifier le code]

Liste non-exhaustive des partis politiques pro-kurdes : Parti du travail populaire (1990-1993), Parti de la démocratie (1993-1994), Parti de la démocratie du peuple (1994-2003), Mouvement de la Société démocratique (2005), Parti de la société démocratique (2005-2009), Parti pour la paix et la démocratie (2008-2014), Parti démocratique des régions (DBP, Demokratik Bölgeler Partisi) (2014-aujourd'hui), Parti démocratique des peuples (HDP, Halkların Demokratik Partisi (2012-aujourd'hui).

Pertes[modifier | modifier le code]

Selon l'International Crisis Group, les pertes liées au conflit pour les 4 dernières années ont été les suivantes[71] :

Selon l'état-major général de la République de Turquie, la gendarmerie turque, la Direction générale de la sécurité et, depuis lors jusqu'à juin 2010, de l'analyse de Milliyet tirée des données de l'état-major général de la République de Turquie, les victimes du conflit entre 1984 et mars 2009 sont les suivantes[72] :

Le , le président turc Recep Tayyip Erdoğan affirme qu'environ 3 100 « terroristes » ont été « éliminés » au cours de l'année 2015 en Turquie et en Irak. Plus de 200 militaires et policiers sont également morts au cours des affrontements[73]. De son côté le PKK affirme déplorer 220 « martyrs » dans l'année 2015 et chiffre 1 557 tués et 544 blessés les pertes de l'armée et de la police turque[4]. Selon Amnesty International, au moins 150 civils ont été tués de juillet 2015 à janvier 2016[74]. En février 2016, l'AFP indique que selon l'armée 250 militaires et policiers et 750 rebelles ont été tués, de même que 200 civils selon des ONG[65].

Violations des droits de l'homme[modifier | modifier le code]

À la fois la Turquie et le PKK ont commis de nombreuses violations des droits de l'homme pendant le conflit. L'ancien ambassadeur français en Turquie Éric Rouleau a déclaré que « selon le ministère de la Justice, en plus des 35 000 personnes tuées dans des campagnes militaires, 17 500 ont été assassinés entre 1984, lorsque le conflit a commencé, et 1998 et 1 000 personnes auraient été assassinées au cours des neuf premiers mois de 1999. D'après la presse turque, les auteurs de ces crimes, pour lesquels aucun d'entre eux n'ont été arrêtés, appartiennent à des groupes de mercenaires qui travaillent directement ou indirectement pour les agences de sécurité[75] ». En 2006, Rouleau déclare que la persistance des violations des droits des Kurdes ethniques constitue l'un des principaux obstacles à l'adhésion de la Turquie à l'UE[76].

L'ONG Human Rights Watch a déclaré ce qui suit à propos des tactiques du PKK avant le cessez-le-feu :

  • Toutes les organisations économiques, politiques, militaires, sociaux et culturelles, institutions et ceux qui servent sont devenus des cibles. Le pays tout entier est devenu un champ de bataille.
  • Le PKK a également promis de « liquider » ou « éliminer » les partis politiques, les institutions « impérialistes » culturelles et éducatives, les organes législatifs et représentatifs, et « tous les collaborateurs locaux et les agents travaillant pour la République de Turquie[77]. »
  • Beaucoup de victimes sont des civils non armés, pris au milieu des combats entre les forces de sécurité et le PKK, ciblés par des attaques kamikazes du PKK[78].

Selon Amnesty International, le PKK a tué et torturé des paysans kurdes et certains de ses propres membres dans les années 1980. Un certain nombre de Kurdes ont été enlevés et tués parce qu'ils étaient soupçonnés d'être des « collaborateurs » ou « informateurs » et il s'agissait d'une pratique courante pour le PKK de massacrer toute leur famille[79].

Selon un rapport de 1996 d'Amnesty International, en janvier 1996, le gouvernement [turc] a annoncé que le PKK avait massacré 11 hommes près du village distant de Güçlükonak. Sept des victimes étaient des membres de la force d'autodéfense du village[80].

Le 17 août 2015 à Varto une combattante kurde (Kevser Elturk) est torturée, puis exhibée nue dans les rues et exécutée par la police turque[81], qui ont d'ailleurs aussi tués des civiles kurdes le même weekend[82]. Le 3 octobre, à Sirnak, un civil est tué et son corps est traîné derrière un véhicule de police[83],[84].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. France 24 : La Turquie veut-elle vraiment la paix avec les Kurdes ?
  2. a, b et c Berkay Mandıracı, Turkey’s PKK Conflict: The Death Toll, International Crisis Group, 21 juillet 2016.
  3. a et b Plus de 5.000 Kurdes tués depuis juillet selon le président turc, Reuters, 28 mars 2016.
  4. a, b et c HPG releases balance sheet of war for 2015, ANF news, 3 janvier 2016.
  5. Chronologie du Conflit kurde en Turquie, AFP, 8 mai 2013.
  6. (en) Kubilay Yado Arin, « Turkey and the Kurds – From War to Reconciliation? », UC Berkeley Center for Right Wing Studies Working Paper Series,‎ , http://escholarship.org/uc/item/3229m63b
  7. Jean-Marc Balencie et Arnaud de La Grange, Mondes rebelles : L'encyclopédie des acteurs, conflits & violences politiques, Paris, Éditions Michalon, , 1677 p. (ISBN 2841861422), p. 1309
  8. Grojean Olivier, « Turquie : le mouvement kurde à l'heure du « processus de paix » », Politique étrangère, no 2,‎ 2014 (Été), pp. 27-37 (lire en ligne)
  9. Jean-Marc Balencie, Arnaud de La Grange, op. cit. pp. 1310-1311.
  10. Jean-Marc Balencie, Arnaud de La Grange, op. cit. p. 1322.
  11. PKK Changes Battlefield Tactics to Force Turkey into Negotiations, The Jamestown Foundation, 24 octobre 2007
  12. Turkey says 90-100 Kurd rebels killed in north Iraq raids, Reuters, 23 août 2011
  13. (fr) Turquie: cessez-le-feu historique annoncé par le chef emprisonné du PKK, RFI.fr, 21 mars 2013
  14. (en) Turkish jets bomb Kurdish PKK rebels near Iraq, BBC News, 14 octobre 2014
  15. « La police turque affirme avoir identifié l’auteur présumé de l’attentat de Suruç », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  16. Turquie: hommage en pleurs et en colère aux victimes de l'attentat de Suruç, AFP, 21 juillet 2015.
  17. Après l’attentat à Suruç, la politique d’Ankara en Syrie mise en cause, RFI, 21 juillet 2015.
  18. PHOTOS. Turquie : après l'attentat, ils manifestent contre Erdogan, L'Obs, 21 juillet 2015.
  19. La colère persiste en Turquie après l'attentat de Suruç, Reuters, 22 juillet 2015.
  20. Le PKK revendique l'assassinat de deux policiers turcs, RTS avec AFP et Reuters, 22 juillet 2015.
  21. Le PKK revendique le meurtre de policiers turcs, Le Figaro avec AFP, 22 juillet 2015.
  22. Jérôme Bastion, La Turquie met un pied dans la guerre contre le groupe Etat islamique, RFI, 23 juillet 2015.
  23. Jérôme Bastion, La Turquie bombarde les positions du groupe EI en Syrie, RFI, 24 juillet 2015.
  24. Turquie : au moins neuf morts dans les bombardements contre l'Etat islamique, AFP, 24 juillet 2015.
  25. Marie Jégo, Les frappes turques en Syrie, tournant dans la guerre contre l’EI, Le Monde, 24 juillet 2015.
  26. Eugénie Bastié, Nicolas Hénin : «La tolérance turque envers Daech n'était plus tenable», Le Figaro, 24 juillet 2015.
  27. Turquie: 251 arrestations dans l’opération contre l’EI et les rebelles kurdes, AFP, 24 juillet 2015.
  28. Turquie: nouvelle vague d'arrestations de militants de l'EI et du PKK, AFP, 25 juillet 2015.
  29. a et b L’offensive turque en Irak brise le cessez-le-feu avec les rebelles kurdes, Le Monde avec AFP et Reuters, 25 juillet 2015.
  30. « La Turquie s’adresse au PKK : "C’est soit les armes, soit la démocratie" », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  31. a et b Jérôme Bastion, La Turquie attaque sur deux fronts: le PKK en Irak et EI en Syrie, RFI, 25 juillet 2015.
  32. La Turquie frappe sept objectifs du PKK dans le nord de l'Irak, ATS, 25 juillet 2015.
  33. Céclie de Sèze, Turquie : vers la fin du cessez-le-feu avec le PKK, RTL, 25 juillet 2015.
  34. La Turquie continue à frapper l’EI et s’attaque au PKK en Irak, AFP, 25 juillet 2015.
  35. Les Etats-Unis condamnent mollement l’escalade entre Turques et rebelles kurdes, Le Monde avec AFP et Reuters, 26 juillet 2015.
  36. Jérôme Bastion, Turquie: l'amertume de Selahettin Demirtas, leader du parti kurde HDP, RFI, 29 juillet 2015.
  37. Deux soldats turcs tués dans un attentat du PKK, Reuters, 26 juillet 2015.
  38. Turquie : le PKK revendique l'attentat qui a tué 2 soldats, AFP, 26 juillet 2015.
  39. Ankara attaque la région de Kobane contrôlée par les Kurdes de l'YPG, RFI, 27 juillet 2015.
  40. Jean-Michel Gradt, La Turquie frappe des forces kurdes en Syrie, Les Echos avec agences, 27 juillet 2015.
  41. La Turquie dément avoir bombardé des Kurdes, Le Figaro avec Reuters, 27 juillet 2015.
  42. Turquie: nouveaux raids de l'armée contre le PKK, en Irak et en Turquie, AFP, 29 juillet 2015.
  43. Ankara bombarde les Kurdes du PKK en Turquie, Jérôme Bastion, RFI, 28 juillet 2015
  44. PHOTOS. La Turquie s'embrase à l'extrême gauche, L'Obs, 27 juillet 2015.
  45. Turquie : mort d’un policier dans des affrontements avec des manifestants à Istanbul, Le Monde avec AFP, 26 juillet 2015.
  46. Le Parti des travailleurs du Kurdistan, l’ennemi de trente ans d’Ankara, OLJ avec AFP, 29 juillet 2015.
  47. Ankara veut pousser l’offensive contre le PKK jusqu’à la reddition, RFI, 1er août 2015.
  48. a et b La présidence du Kurdistan irakien demande le départ du PKK, Le Monde avec AFP et AP, 1er août 2015.
  49. a et b L'UE et les Etats-Unis pressent Ankara de faire preuve de retenue, OLJ avec AFP, 4 août 2015.
  50. Turquie: nouveau palier de violence avec un attentat suicide du PKK contre une gendarmerie, AFP, 2 août 2015.
  51. Jérôme Bastion, Turquie: le PKK revendique l’attentat-suicide contre une gendarmerie, RFI, 2 août 2015.
  52. Turquie: 390 rebelles kurdes tués en deux semaines de raids, AFP, 9 août 2015.
  53. Turquie: 260 rebelles kurdes tués en une semaine de raids, AFP, 1er août 2015.
  54. Irak: au moins six morts dans des raids turcs contre des bases du PKK, AFP, 1er août 2015.
  55. Le Kurdistan demande l'arrêt des bombardements turques sur le PKK, Le Figaro avec AFP, 1er août 2015.
  56. Les Kurdes d’Irak ne veulent plus du PKK, RFI, 1er août 2015.
  57. Le PKK revendique une attaque très meurtrière pour l’armée turque, Le Monde avec AFP et Reuters, 7 septembre 2015.
  58. Turquie: Davutoglu promet de "nettoyer" le pays du PKK après l'attaque qui a tué 16 soldats, AFP, 7 septembre 2015.
  59. « Turquie: plus de 30 rebelles kurdes tués dans une opération en Irak (Erdogan) | izf.net », sur www.izf.net (consulté le 29 septembre 2015)
  60. « Le bilan des attentats d'Ankara passe à 102 tués », sur Le Figaro,‎ (consulté le 29 novembre 2015)
  61. « La Turquie en deuil après le pire attentat de son histoire », sur Le Figaro,‎ (consulté le 29 novembre 2015)
  62. « Turquie: Le PKK annonce la fin de la guérilla », sur Le Figaro (consulté le 11 octobre 2015)
  63. Turquie : une centaine de militants kurdes tués lors une opération anti-PKK, France 24 avec AFP, 20 décembre 2015.
  64. Vaste offensive de l’armée turque contre les militants du PKK, RFI, 20 décembre 2015.
  65. a et b Turquie: fin des opérations militaires contre le PKK dans le bastion kurde de Cizre, AFP, 11 février 2016.
  66. 16 membres du PKK tués, L'Expression, 14 février 2016.
  67. Turquie: 114 activistes kurdes tués à Idil, Le Figaro avec Reuters, 8 mars 2016.
  68. La jeune garde kurde défend Idil contre la Turquie, 24 heures, 11 février 2016.
  69. Déclaration de fondation du Mouvement Révolutionnaire Uni des Peuples, Nouvelle Turquie, 15 mars 2016.
  70. Alliance lâche contre la Turquie : les organisations terroristes s’unissent, TRT, 13 mars 2016.
  71. http://www.ploughshares.ca/content/turkey-2003-%E2%80%94-first-combat-deaths-phase-conflict
  72. http://www.milliyet.com.tr/26-yilin-kanli-bilancosu/guncel/gundemdetay/24.06.2010/1254711/default.htm
  73. Turquie: Erdogan assure avoir éliminé plus de 3.000 rebelles du PKK en 2015, AFP, 31 décembre 2015.
  74. Turquie : l'offensive contre des zones kurdes met des dizaines de milliers de vies en danger, Amnesty International, 22 janvier 2016.
  75. (en) Turkey's Dream of Democracy, Eric Rouleau, Foreign Affairs
  76. http://foreignaffairs.house.gov/archives/107/73068.pdf United States House Committee on Foreign Affairs (en)?
  77. (en) Letter to Italian Prime Minister Massimo D'Alema, Human Rights Watch.
  78. (en) Turkey: Human Rights Developments, Human Rights Watch.
  79. (en) Turkey campaign (Chapter 3), Amnesty International, 1997
  80. (en) Turkey campaign, Amnesty International, 1996
  81. http://www.dailymail.co.uk/news/article-3202317/Kurdish-activists-condemn-Turkish-police-naked-bloodied-corpse-female-militant-killed-country-s-special-forces-leaked-online.html
  82. Turquie: retour au calme à Varto après deux jours de violences, RFI, 18 août 2015.
  83. Une voiture de policiers turcs traine le cadavre d’un militant kurde en pleine rue, France 24, 7 octobre 2015.
  84. Jérôme Bastion, Turquie: la vidéo du corps d'un Kurde traîné dans la rue scandalise, RFI, 8 octobre 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Aliza Marcus: Blood and Belief: The PKK and the Kurdish Fight for Independence. New York 2007. (ISBN 978-0-8147-5711-6).
  • (en) Henri J. Barkey, Graham E. Fuller: Turkey’s Kurdish Question. Lanham 1998. (ISBN 978-0-8476-8553-0).
  • (en) Ferhad Ibrahim: The Kurdish Conflict in Turkey. Obstacles and Chances for Peace and Democracy. Münster 2000. (ISBN 978-0-312-23629-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Rapports d'ONG[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]