Un souvenir de Solférino

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Première page de Un souvenir de Solférino
« Souvenir de Solférino » première édition, 1862. Non commercialisée.

Un souvenir de Solférino est un livre de l'humaniste suisse Henri Dunant publié en 1862 et qui sera décisif dans la fondation du Comité international de la Croix-Rouge[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors d'un voyage d'affaires, Henri Dunant se rend en juin 1859 à proximité de la ville italienne de Solférino et se trouve alors le témoin des résultats d'une bataille entre les troupes piémontaises et françaises d'un côté et autrichiennes de l'autre. Il traverse le champ de bataille à l'issue des combats et se trouve profondément choqué par ce qu'il voit : les blessés gisant au milieu des cadavres sans que personne ne puisse leur porter secours. Il rapporte alors son expérience dans un ouvrage qu'il intitule Un souvenir de Solférino. Outre une très longue description de ce qu'il a vécu de la bataille, il demande[2] :

  • la création de sociétés de secours dans chaque pays qui, lors des conflits armés, pourraient venir en aide aux victimes des combats :
« N'y aurait-il pas moyen, pendant une époque de paix et de tranquillité, de constituer des sociétés de secours dont le but serait de faire donner des soins aux blessés, en temps de guerre, par des volontaires zélés, dévoués et bien qualifiés pour une pareille œuvre ? »[1]
  • un texte de droit visant à protéger les blessés de tous les camps et la protection de ceux chargés de les soigner :
« Dans des occasions extraordinaires, comme celles qui réunissent, par exemple à Cologne ou à Châlons, des princes de l'art militaire, appartenant à des nationalités différentes, ne serait-il pas à souhaiter qu'ils profitent de cette espèce de congrès pour formuler quelque principe international, conventionnel et sacré, lequel une fois agréé et ratifié, servirait de base à des Sociétés de secours pour les blessés dans les divers pays de l'Europe ? »[1]

Dunant publie le livre en 1862, à ses propres frais, et en envoie un exemplaire aux principales personnalités politiques et militaires européennes. En quelques années, le livre est traduit en onze langues.

Conséquences[modifier | modifier le code]

À la suite d'Un souvenir de Solférino le Comité international de secours aux militaires blessés est fondé en 1863 ; en 1876, il devient le Comité international de la Croix-Rouge. En 1864, la première convention de Genève se réfère également largement aux propositions de Dunant formulées dans l'ouvrage.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Ambroise Paré (1510-1590) et les progrès techniques et humains de la chirurgie de guerre

Sources[modifier | modifier le code]

Wikisource propose le texte d'Un souvenir de Solférino disponible dans le domaine public.
  1. a, b et c Henry Dunant, Un souvenir de Solférino, livre édité par le Comité international de la Croix-Rouge, texte original de 1862 (ISBN 2-88145-020-2).
  2. a et b François Bugnion, « De Solférino à la première Convention de Genève », Comité international de la Croix-Rouge, 22 avril 2009 (page consultée le 30 avril 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Un souvenir de Solférino , texte complet à télécharger gratuitement et commande en ligne, Comité international de la Croix-Rouge.
  • Exemplaire annoté par l'auteur de la 3e édition d' Un souvenir de Solférino, Genève, J.-G. Fick, 1863 numérisation e-rara.ch DOI:e-rara-13452