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Un souvenir de Solférino

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Un souvenir de Solférino
Souvenir de Solférino première édition, 1862. Non commercialisée.
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Première page de Un souvenir de Solférino

Un souvenir de Solférino est un livre de l'humaniste suisse Henry Dunant publié en 1862, et qui a été décisif dans la fondation du Comité international de la Croix-Rouge.

Le , au cours d'un voyage d'affaires, Henry Dunant se rend en Italie. Il est témoin des ravages de la bataille de Solférino entre les troupes piémontaises et françaises d'un côté et autrichiennes de l'autre. Il est choqué par ce qu'il voit en traversant le champ de bataille : des blessés gisant au milieu des cadavres, sans personne pour leur porter secours. À l'issue du combat, il y a des milliers d'hommes abandonnés. Il évoque Castiglione, une ville proche : l'école et l'église ont été transformées en hôpitaux pour accueillir les blessés et les mourants. Il décrit le manque de matériel, de nourriture, et de personnel soignant. De nombreux blessés sont installés chez les habitants, placés partout dans les rues de la ville. Dunant les aide du mieux qu'il peut, coordonne les efforts, met en place d'autres « hôpitaux », fait venir du matériel à ses frais, obtient un peu de renforts. Malgré cette assistance, ces efforts acharnés et soutenus, des centaines meurent. Dunant restera hanté par leur agonie et les horreurs dont il est le témoin inattendu.

Publication

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Dunant relate son expérience dans un ouvrage qu'il intitule Un souvenir de Solférino et qu'il publie en 1862.

Après une longue description de ce qu'il a vécu, il demande la création de sociétés de secours dans chaque pays qui, lors des conflits armés, pourraient venir en aide aux victimes des combats[1].

« N'y aurait-il pas moyen, pendant une époque de paix et de tranquillité, de constituer des sociétés de secours dont le but serait de faire donner des soins aux blessés, en temps de guerre, par des volontaires zélés, dévoués et bien qualifiés pour une pareille œuvre ? »[2]

Il propose de créer un texte de droit visant à protéger les blessés de tous les camps et la protection de ceux chargés de les soigner[2] :

« Dans des occasions extraordinaires, comme celles qui réunissent, par exemple à Cologne ou à Châlons, des princes de l'art militaire, appartenant à des nationalités différentes, ne serait-il pas à souhaiter qu'ils profitent de cette espèce de congrès pour formuler quelque principe international, conventionnel et sacré, lequel une fois agréé et ratifié, servirait de base à des Sociétés de secours pour les blessés dans les divers pays de l'Europe ? »


Henry Dunant autopublie le livre en 1862 sur ses fonds propres et en envoie un exemplaire aux principales personnalités politiques et militaires européennes. En quelques années, le livre est traduit en onze langues.

Conséquences

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À la suite de la publication d'Un souvenir de Solférino, le « Comité international de secours aux militaires blessés » est fondé en 1863. En 1876, il devient le « Comité international de la Croix-Rouge ». En 1864, la « première convention de Genève » se réfère largement aux propositions de Dunant formulées dans son ouvrage.

  • Ambroise Paré (1510-1590) et les progrès techniques et humains de la chirurgie de guerre
Wikisource propose le texte d'Un souvenir de Solférino disponible dans le domaine public.
  1. « ICRC | Comité International de la Croix-Rouge », sur www.icrc.org (consulté le )
  2. a et b Henry Dunant, Un souvenir de Solférino, livre édité par le Comité international de la Croix-Rouge, texte original de 1862 (ISBN 2-88145-020-2).

Liens externes

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  • Un souvenir de Solférino , texte complet à télécharger gratuitement et commande en ligne, Comité international de la Croix-Rouge.
  • Exemplaire annoté par l'auteur de la 3e édition d'Un souvenir de Solférino, Genève, J.-G. Fick, 1863 numérisation e-rara.ch DOI e-rara-13452