État islamique en Libye

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État islamique en Libye
Image illustrative de l'article État islamique en Libye

Idéologie Salafisme djihadiste, panislamisme
Objectifs Expansion au Maghreb du califat proclamé par l'État islamique
Instauration de la charia
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Actions
Zone d'opération Syrte (Drapeau de la Libye Libye)
Organisation
Chefs principaux Abou Nabil al-Anbari (tué le 13 novembre 2015)
Abou Ali al-Anbari (2015-2016 ?)
Membres 1 000 à 5 000 hommes[1],[2],[3]
Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
Répression
Considéré comme terroriste par États-Unis[4]
Deuxième guerre civile libyenne
En gris, les positions de l'État islamique en Libye en juin 2016 (carte détaillée).

L'État islamique en Libye constitue l'une des branches de cette organisation armée terroriste islamiste, d'idéologie salafiste djihadiste et originellement formée en Irak et en Syrie.

Sa formation remonte au sous le nom de Majilis Choura Chabab al-Islam (en arabe : مجلس الشورى الشباب الإسلام, « Al-Majilis ach-Choura ach-Chabab al-Islam », Conseil consultatif de la jeunesse islamique), peu avant le début de la deuxième guerre civile libyenne, conflit qui a profondément déstabilisé ce pays d'Afrique du Nord. Le , ce groupe fait allégeance à l'État islamique.

À partir de cette date, il revendique trois provinces couvrant l'ensemble du pays : la province de Cyrénaïque (Wilayat Barca), la province du Fezzan (Wilayat Fezzan) et la province de Tripolitaine (Wilayat Tarabulus). Dans les faits, le groupe est essentiellement présent dans la ville de Syrte où il ne contrôle plus que quelques quartiers en bord de mer[5]. Il a été chassé en juin 2015 de Derna où il avait tenté de s'implanter[1].

Plusieurs groupes ayant fait allégeance à l'État islamique sont actifs dans le monde musulman en dehors de l'implantation principale du groupe en Irak et en Syrie. Cependant la branche libyenne revêt pour cette organisation une importance unique comme le démontre l'intensité des contacts entre le centre de Daesh au Moyen-Orient et la filiale libyenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le Majilis Choura Chabab al-Islam (MCCI) est créé le , au lendemain de la première guerre civile libyenne, par des djihadistes libyens de retour de Syrie où ils étaient regroupés au sein de la brigade Al-Battar crée en 2012 pour soutenir l'État islamique. Le 3 octobre, le groupe libyen prête allégeance à l'État islamique et en fait l'annonce le 31 octobre. Ce serment d'allégeance est accepté par Abou Bakr al-Baghdadi dans un communiqué rendu public le 13 novembre[1],[6].

Expansion à Derna[modifier | modifier le code]

En 2014, le MCCI prend progressivement le contrôle d'une partie de la ville de Derna. La zone de Derna devient alors le premier territoire contrôlé par l'État islamique hors d'Irak et de Syrie[1]. Le MCCI y dispose d'une mosquée, d'un tribunal islamique et d'une police[6]. Cependant un autre groupe djihadiste, le Majlis Choura al-Mujahidin, occupe également une partie de la ville. L'EI a compté jusqu'à 1100 combattants dans la ville[7].

Emprise sur Syrte et sa région[modifier | modifier le code]

La ville de Syrte, berceau du clan Kadhafi est restée loyale au dictateur libyen pendant toute la durée de la guerre civile. Dernier bastion du régime, elle subit d'intenses dommages lorsqu'elle est assiégée en septembre 2011, bataille au cours de laquelle Kadhafi trouve la mort[8]. En raison de cette fidélité au régime, la ville est mise à l'écart après la guerre et perd de son influence. Les djihadistes profitent de cette situation pour s'implanter dans la cité. Ansar al-Charia y implante une cellule et, après la proclamation du califat par Daesh en juin 2014, un petit nombre de combattants étrangers liés à l'organisation gagne Syrte.

L'EI prend Syrte aux forces du Bouclier de la Libye, une milice islamiste, en février 2015[7]. L'organisation officialise sa présence en organisant un défilé de véhicules aux couleurs de l'EI et en déclarant que la cité fais désormais partie du califat. Le groupe local d'Ansar al-Charia se divise sur la position à adopter face à l'EI et la majorité de ses membres prête allégeance au « calife »[9],[10]. L'EI parvient à faire de nombreux émules dans la population locale discriminée en raison de sa fidélité au régime Kadhafi. Ceci permet à l'organisation de renforcer son contrôle sur Syrte. Certains habitants voient là l'occasion de prendre une revanche sur Misrata la grande cité voisine située à 250 km à l'ouest dont les milices ont constitué l'un des fers de lance de la rébellion anti-Kadhafi[11].

L'expansion de l'État islamique se poursuit ensuite en tâche d'huile autour de Syrte. En février 2015, une colonne de 40 véhicules du groupe rentre dans la bourgade voisine de Nofaliya qui tombe aux mains de l'EI[12]. Nofaliya est brièvement reprise par les forces du Congrès général national le 19 mars 2015[13] mais l'EI parvient à en reprendre le contrôle[14],[15]. En mai 2015, les troupes de l'EI à Syrte montent une nouvelle offensive, elles s'emparent de la base aérienne de Ghardabiya (en) et d'autres infrastructures dont des centrales électriques et certaines installations de la Grande Rivière Artificielle, un projet d'irrigation pharaonique de l'ère Kadhafi[16],[17],[18]. Quelques jours plus tard, le groupe revendique un attentat suicide faisant cinq morts et huit blessés dans la ville portuaire de Misrata dont les milices ont attaqué les forces de l'EI[19]. En juin 2015, les forces de l'EI prennent le contrôle d'Harawa, à 46 km à l'est de Syrte[20].

Retrait de Derna[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Derna (2015-2016).

Tandis que l'EI accroit son extension autour de Syrte, le groupe connait des revers à Derna. Le 10 juin 2015, l'émir de la brigade des martyrs d'Abu Salim et son numéro 2 y sont assassinés par les hommes de l'État islamique. Des combats s'engagent alors dans le ville entre l'EI et le Conseil des moudjahidines de Derna, une coalition de groupes djihadistes rivaux fondée par Abu Salim et proche d'Al-Qaïda. Après 10 jours d'affrontements et plusieurs dizaines de morts, l'EI est chassé du centre de Derna[21],[22]. Le 11 juillet, le groupe reconnaît ses revers[23]. Quelques jours plus tard, un chef de l'EI aurait été pendu sur la place publique à Derna[24]. Après avoir contrôlé la ville pendant huit mois, l'EI doit donc se replier mais le groupe reste actif dans la zone de Fatayeh, à proximité de Derna et des combats continuent de l'y opposer avec les forces djihadistes établies dans la cité[7].

En août 2015, un autre soulèvement contre l'EI éclate à Syrte. Plusieurs groupes de résidents se coordonnent pour attaquer les troupes de l'organisation. Cependant, l'EI parvient à mater rapidement la révolte en faisant appel à des renforts stationnés à Nofaliya, à 150 kilomètres à l'est de Syrte. La répression fait de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de morts selon les sources[25].

Offensive vers le croissant pétrolier[modifier | modifier le code]

Le , l'État islamique lance une offensive à l'est de Syrte. Les djihadistes s'emparent de Ben Jawad et attaquent ensuite des terminaux pétroliers à Ras Lanouf, Marsa El Brega et al-Sedra. Début janvier, l'EI reçoit également l'allégeance de combattants à Ajdabiya[26],[27].

Le 10 janvier, Daech lance une attaque maritime contre le port pétrolier de Zuetina (en) avec 3 embarcations. Les Gardes des Installations Pétrolières (GIP) ayant été avertis à l'avance, ils sont préparés à repousser l'attaque. Ils endommagent sérieusement l'un des bateaux, encore au large, forçant ainsi les deux autres à battre en retraite pour remorquer le vaisseau endommagé[28]. Les GIP parviennent ainsi à repousser l'assaut sans subir la moindre perte.

Offensive anti-EI[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Syrte (2016).

Le , une vaste offensive anti-EI est lancée par les forces libyennes fidèles au gouvernement d'union nationale (GNA)[29]. Dès lors, et en l’espace d’un mois, l'EI voit son territoire se rétracter significativement.

Le , le port de la ville de Syrte est repris par les forces progouvernementales libyennes, un important lieu stratégique[30]. Les forces progouvernementales encerclent maintenant les jihadistes dans un secteur de 5 km2 entre le centre et le nord de la ville.

Le , l'EI est finalement vaincue à Syrte après six mois de combats[31].

Après leur défaite à Syrte, les djihadistes de l'État islamique — dont les forces sont estimées entre quelques centaines et 3 000 hommes — se dispersent dans le territoire libyen, mais une bonne partie d'entre-eux se rassemblent dans le sud-ouest du pays, dans la région d'Oubari, alors théâtre d'un conflit entre les Touaregs et les Toubous[32],[33].

Effectifs[modifier | modifier le code]

En mars 2015, le Département d'État des États-Unis, estime que l'Etat islamique compte entre 1 000 et 3 000 combattants en Libye[2]. Un rapport de l'ONU daté de novembre 2015 estime que les forces de l'État islamique comptent entre 2 000 et 3 000 hommes en Libye, dont 1 500 concentrés dans la zone de Syrte[7]. Le 7 avril 2016, le général David M. Rodriguez, commandant des forces américaines en Afrique, déclare que l'EI compte désormais 4 000 à 6 000 hommes en Libye[34].

La direction de la branche libyenne de l'Etat islamique est dominée par des émissaires étrangers, du Golfe et d'Iraq, envoyés sur place par la maison mère[35]. Parmi les combattants du groupe, on compte aussi un nombre significatif d'étrangers, surtout venus d'Afrique et notamment des Soudanais, Tunisiens, Algériens, Égyptiens, Maliens, Marocains et des Mauritaniens[7]. La présence de djihadistes européens à Syrte a été rapportée mais reste à confirmer. En novembre 2015, deux Français souhaitant rejoindre l'EI en Libye ont été arrêtés à la frontière tunisienne[11].

Commandement[modifier | modifier le code]

En novembre 2014, Abou Nabil al-Anbari — surnommé « Wissam Najm Abd Zayd al Zubaydi » et peut-être également « Abu al-Mughirah al-Qahtani »[36] — arrive d'Irak pour prendre la tête de la branche libyenne de l'État islamique. Il est tué près de Derna la nuit du 13 au 14 novembre 2015 par une frappe aérienne américaine[37],[38]. Il est remplacé par un autre Irakien, Abou Ali al-Anbari, qui se rend en Libye, par bateau depuis la Syrie, et arrive à Syrte en novembre 2015[39],[40],[38]. Il retourne ensuite en Syrie et en Irak[41]. En 2016, les États-Unis le tuent lors d'un raid aérien[42],[43].

Parmi les autres chefs figurent : Tourki Moubarak al-Binali, dit « Abou Soufian », Abu Abdellah al-Ouerfalli, Abou Mohamed Sefaxi et Abou Talha al-Libi[38].

Ressources[modifier | modifier le code]

L'EI en Libye ne contrôle pour le moment pas de ressources pétrolières[7].

Massacres et attentats[modifier | modifier le code]

Outre ses opérations de nature plus directement militaire visant à s'assurer le contrôle de certaines zones du territoire libyen, l'organisation État islamique a aussi commis un certain nombre de massacres et d'assassinats, y compris dans des zones qu'elle ne contrôle pas. Certains de ces actes ont eu un grand retentissement médiatique et ont fait l'objet de vidéos de propagande.

  • Le , le MCCI décapite trois jeunes activistes pour avoir relayé des informations sur les réseaux sociaux. Deux jours plus tard, il diffuse la vidéo de la décapitation d'un jeune soldat de l'armée libyenne[44].
  • Le , l'État islamique en Libye revendique l'exécution de deux journalistes tunisiens ; Sofiène Chourabi et Nadhir Guetari[45].
  • Le , l'État islamique en Libye annonce détenir 21 « chrétiens croisés », probablement des coptes égyptiens, qui auraient été capturés dans le district de Tripoli ou à Syrte[46]. Le 15 février, l'État islamique annonce leur exécution par décapitation[47],[48]. Ce massacre provoque la fuite hors de Libye de 25 529 Égyptiens en douze jours[49]. Ces 21 décapités sont connus sous le nom de "Martyrs coptes de Libye".
  • Le , neuf personnes dont cinq étrangers sont tuées dans un assaut de plusieurs heures lancé contre un hôtel de Tripoli en Libye par des hommes armés qui finissent par se faire exploser. La branche libyenne de l'État islamique revendique rapidement l'attentat[50].
  • Le 20 février 2015, le groupe mène une attaque à Gubba, en Cyrénaïque contre une station service, un commissariat et le domicile d'un parlementaire libyen. Quarante personnes trouvent la mort dont six Égyptiens. L'EI déclare qu'il s'agit d'une opération de représailles après des bombardements égyptiens le 16 février[51].
  • Le 19 avril 2015, l'État islamique présente une vidéo adressant un message aux chrétiens d'Orient et d'Afrique pour les sommer d'accepter le statu de dhimmi : « l'État islamique va s'étendre et arriver jusqu'à vous (…), celui qui embrassera l'islam ou payera la djizîa vivra en sécurité. Quant aux autres, les hommes seront tués ; les femmes rendues en esclavage et les biens seront confisqués ». La vidéo se termine par l'exécution de vingt-huit chrétiens éthiopiens en Libye, douze égorgés au bord d'une plage en Cyrénaïque et seize fusillés à bout portant dans une zone désertique du Fezzan[52],[53],[54].
  • Le 7 janvier 2016, un kamikaze de l'État islamique fait exploser un camion piégé dans un centre d'entrainement de la police à Zliten en Tripolitaine. L'attaque fait plus de 60 morts et 200 blessés[55],[56],[57],[58]. il s'agit de l'attentat le plus meurtrier en Libye depuis a chute de Kadhafi.
  • Selon Human Rights Watch, 49 personnes sont exécutés par l'État islamique à Syrte entre février 2015 et mai 2016[59].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d L'Obs : CARTE. La galaxie de l'Etat islamique, par Sarah Diffalah.
  2. a et b Reuters : U.S. fears Islamic State is making serious inroads in Libya
  3. René Backmann, « Libye: une intervention militaire internationale est en marche », sur Mediapart, (consulté le 1er mars 2016).
  4. Lefigaro.fr avec AFP, « Riyad, le Yémen et l'EI en Libye sur la liste noire «terroriste» américaine », sur Le Figaro (consulté le 19 mai 2016)
  5. Syrte : l'État islamique recule encore face aux forces libyennes
  6. a et b Le Monde : Derna, en Libye, premier territoire de l’EI hors des frontières du « califat », par Rémy Ourdan.
  7. a, b, c, d, e et f Nation unies, Document S/2015/891, Lettre adressée au Président du Conseil de sécurité par le Président du Comité du Conseil faisant suite aux résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011) concernant Al-Qaida et les personnes et entités qui lui sont associées, 19 novembre 2015
  8. « ′Islamic State′ attacks Libya hotel - News - DW.DE - 27.01.2015 », Deutsche Welle (consulté le 3 mars 2015)
  9. « ISIS Finds New Frontier in Chaotic Libya », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  10. « Islamic State: Inside the latest city to fall under its sway », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)
  11. a et b Mathieu Galtier, La Libye, l’Etat d’urgence à venir, Libération, 1er décembre 2015.
  12. « IS said to have taken another Libyan town », Times of Malta,‎ (lire en ligne)
  13. El-Gundy, Zeinab, « Islamic State publishes report on Coptic Egyptian workers kidnapped in Libya », Al-Ahram'', (consulté le 16 février 2015)
  14. « KUNA : Libyan army advances towards Tripoli - official - Security - 20/03/2015 » (consulté le 19 mai 2015)
  15. « Islamic State claims suicide bombing in Libya's Benghazi », Reuters,‎ (lire en ligne)
  16. « Four dead in Libya suicide bombing claimed by IS », AFP,‎ (lire en ligne)
  17. « Alarmed as ISIS Expands Territory in Libya », The New York Times, (consulté le 18 juin 2015)
  18. En Libye, l’Etat islamique s’empare d’un aéroport, article sur lemonde.fr, daté du 30 mai 2015.
  19. « Islamic State kills five journalists working for Libyan TV station-army official », Reuters, (consulté le 30 avril 2015)
  20. « ISIS captures 88 Eritrean Christians in Libya, US official confirms », Fox News (consulté le 10 juin 2015)
  21. Reuters : Libye-L'EI chassé de Derna, selon ses rivaux islamistes
  22. Libye: le groupe EI chassé du centre de Derna, RFI, 21 juin 2015.
  23. L'EI dit avoir été chassé de la ville libyenne de Derna, AFP, 12 juillet 2015.
  24. Leïla Marchand, Un groupe djihadiste humilie un chef de l'État islamique à la manière de «Game of Thrones», Slate, 20 juillet 2015.
  25. « The Islamic State's Uneven Trajectory in Libya », Jamestown Foundation, (consulté le 1er octobre 2015)
  26. Libye: l'EI poursuit son offensive en direction des terminaux pétroliers, AFP, 5 janvier 2016
  27. Modèle:Vdéo Le groupe État islamique étend son pouvoir aux portes du croissant pétrolier - LIBYE, France 24, 4 janvier 2016.
  28. « Libye : les gardes des installations pétrolières disent avoir déjoué une incursion de l’État islamique », sur jeuneafrique.com, (consulté le 13 janvier 2016)
  29. Libye : l'étau se resserre autour du fief de l'Etat Islamique
  30. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/libye-les-forces-gouvernementales-reprennent-le-port-de-syrte-a-daech_1801309.html Libye: les forces gouvernementales reprennent le port de Syrte à Daech]
  31. Libye : l’organisation Etat islamique est vaincue à Syrte après six mois de combats
  32. Libye : l’État islamique rassemble ses troupes dans le sud-ouest du pays, Jeune Afrique, 29 mars 2017.
  33. Christophe Boisbouvier, Nord-Mali : «Iyad Ag Ghali recherche la légitimité et un nouveau positionnement», RFI, 15 mars 2017.
  34. L'Etat islamique compte 4.000 à 6.000 combattants en Libye-USA, Reuters, 7 avril 2016.
  35. (en) David D. Kirkpatrick, Ben Hubbard et Eric Schmitt, « ISIS’ Grip on Libyan City Gives It a Fallback Option », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  36. David Thomson, Comme le notait Wassim Nasr hier, Abu Moughirah al Qahtani pourrait être l'autre surnom de l'irakien Abu Nabil al Anbari, twitter, 5 janvier 2016.
  37. Le chef du groupe État islamique en Libye tué par une frappe américaine, Jeune Afrique avec AFP, 15 novembre 2015.
  38. a, b et c Michael Pauron, Comment l’État islamique tente de gagner du terrain en Libye, Jeune Afrique, 16 décembre 2015.
  39. Mathieu Galtier, La Libye, l’Etat d’urgence à venir, Libération, 1er décembre 2015.
  40. David D. Kirkpatrick, Ben Hubbard, Eric Schmitt, ISIS’ Grip on Libyan City Gives It a Fallback Option, The New York Times, 28 novembre 2015.
  41. Stéphane Mantoux, Mourir pour le califat 20/La charge des justes, contre les peshmergas apostats. Opération du sheikh Abou Ali al Anbari-Wilayat Ninive, Historicoblog, 1er juin 2016
  42. Un des principaux dirigeants de l’EI tué lors d’un raid aérien américain, Le Monde avec AFP, 25 mars 2016.
  43. Un dirigeant de l’EI tué par les Etats-Unis, BBC, 25 mars 2016.
  44. RFI : Bilan d’une semaine sanglante en Libye
  45. RFI : Le groupe EI en Libye dit avoir tué deux journalistes tunisiens
  46. OLJ et AFP : La branche libyenne de l'EI publie des photos de 21 "chrétiens croisés" kidnappés
  47. AFP : L'EI affirme avoir décapité des chrétiens égyptiens en Libye
  48. Le Monde : L’Etat islamique signe par le sang sa présence en Libye, par Jean-Philippe Rémy.
  49. Le Monde avec AFP : Des milliers d'Egyptiens fuient la Libye
  50. « Libye : des terroristes se font exploser dans un hôtel de Tripoli », sur Le Point,
  51. « Libya violence: Islamic State attack 'kills 40' in al-Qubbah », BBC,‎ (lire en ligne)
  52. Le Monde : L'Etat islamique assassine 28 chrétiens en Libye
  53. France 24 : L'EI publie une vidéo de l'exécution de chrétiens d'Éthiopie en Libye
  54. [vidéo] France 24 : Quelle est la position de l'État islamique (EI) vis à vis des chrétiens ? Explications
  55. « Truck bomb kills nearly 50 at Libyan police academy », Reuters,‎ (lire en ligne)
  56. « Libya truck bomb targets police recruits in Zliten », BBC News,‎ (lire en ligne)
  57. « Dozens killed in bomb attack on Libyan police academy », Al Jazeera,‎ (lire en ligne)
  58. « More than 50 dead in bombing at Libya police school », Daily Mail,‎ (lire en ligne)
  59. Libye: le calvaire des habitants de Syrte, sous le joug de l’EI, RFI, 18 mai 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]