Première bataille de Falloujah

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Bataille de Falloujah
Description de cette image, également commentée ci-après

Marines américains à Falloujah le 7 avril.

Informations générales
Date 4 avril -
Lieu Falloujah
Issue Victoire des insurgés
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis IAILogo.gif Armée islamique en Irak
Flag of JTJ.svg Tawhid wal-jihad
Commandants
Drapeau des États-Unis James Conway
Drapeau des États-Unis James Mattis
Flag of Jihad.svg Abdullah al-Janabi
Flag of JTJ.svg Abou Moussab Al-Zarqaoui
Forces en présence
2 200 hommes 3 000 hommes
Pertes
27 morts 184 morts[2]
Civils :
572 à 616 morts[1]

Guerre d'Irak

Coordonnées 33° 21′ 00″ nord, 43° 47′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Irak

(Voir situation sur carte : Irak)
Bataille de Falloujah

La première bataille de Falloujah a lieu lors de la guerre d'Irak.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le 29 avril 2003, un mois après la fin de l'invasion américaine, les parachutistes de la 82e répriment une manifestation et tirent sur la foule en faisant 13 morts et 75 blessés[3].

Le , quatre employés américains de la société militaire privée Blackwater Worldwide sont lynchés, et leurs corps incendiés sur un des ponts de Falloujah. Dans la nuit du 5 au 6 avril, les États-Unis lancent l’opération Vigilant Resolve afin de reprendre le contrôle de la ville[4],[5],[6],[3].

Les 2 000 Marines de la 1re division[3] et deux bataillons de la nouvelle armée irakienne sont lancés dans un raid de bouclage et font la conquête des deux tiers de la ville dans ce combat urbain. Mais leur avancée se heurte à une forte résistance et la totalité des deux bataillons irakiens qui devaient participer à cette opération déserte au premier accrochage[7]. Après 3 semaines de combats, le commandement américain renonce devant les pertes civiles et leur impact médiatique[3] (et moyennant la promesse des chefs des insurgés de se soumettre) et le 30 avril il retire ses forces de la ville[3].

Une unité spécifique irakienne, la brigade de Falloujah de 1 600 hommes, est mise sur pied par le gouvernement irakien et prend le relais de l’armée américaine le 30 avril ; mais ses hommes désertent tous en à peine trois mois, la plupart passant à la guérilla irakienne qui garde le contrôle de la ville[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Iraq body count : No Longer Unknowable: Falluja's April Civilian Toll is 600
  2. Iraq body count : Falluja Siege, April 2004: A News Analysis
  3. a, b, c, d, e et f Centre de doctrine d'emploi des forces, op. cit., p. 19 et 48.
  4. Thierry Leclère, « Mais que fait la police ? Elle se privatise, et l’armée aussi… », Télérama,‎ (lire en ligne)
  5. Thomas Devry, « Armée fantôme », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. « Irak : l'horreur ordinaire révélée par Wikileaks », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. (fr) Centre de doctrine de l'emploi des forces, « Irak, L'adaptation au son du canon », Doctrine, numéro hors-série, mars 2005, p. 17