Bataille de Bassorah (2003)

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Bataille de Bassorah
Description de cette image, également commentée ci-après
Char britannique Challenger 2 de la 7e division blindée.
Informations générales
Date 21 mars -
Lieu Bassorah, Irak
Issue Victoire britannique
Belligérants
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Flag of Iraq (1991-2004).svg Irak
Pertes
11 tués[1] 395-515 tués[2]

Guerre d'Irak

Coordonnées 30° 30′ nord, 47° 48′ est

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Bataille de Bassorah

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Bataille de Bassorah

La bataille de Bassorah (ou bataille de Basra[3]) est l'une des principales batailles de l'opération liberté irakienne lancée en 2003, opposant les forces de la Coalition (Britanniques) à l'armée irakienne.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération liberté irakienne.

Le à 21h37 soit quelques heures après la fin de l'ultimatum de 48h du président américain George W. Bush qui demandait au président irakien Saddam Hussein ainsi qu'à ses fils Oudaï et Qusay de quitter l'Irak, les États-Unis ont lancé des missiles sur Bagdad. L'Irak a répliqué en envoyant, à partir de vedette rapide de fabrication soviétique, dissimulée sur le littoral, un total 5 missiles « antinavire » chinois CSSC-3 Seersucker, volant au ras des vagues dont aucun n'a pu être intercepté mais dont le système de guidage est inopérant sur un objectif terrestre, tirées sur le Koweït, qui n'ont fait ni victimes ni dégâts.

Le premier est toutefois tombé tout près du QG de la 1re force expéditionnaire des Marines[4] et une vingtaine de missiles balistiques Ababil-100 et Al-Samoud 2 sont interceptés pour la majorité par les missiles Patriot[5].

Le 20 mars, parallèlement aux bombardements aériens, les opérations terrestres débutent contre l'Irak.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

La 7e brigade blindée, de la 1re division blindée, équipée de 112 chars Challenger 2, 140 MCV-80 Warrior et 32 canons automoteur AS-90 reçoit l'ordre le 21 mars de prendre le contrôle de Bassorah, deuxième plus grande ville d'Irak avec l'aide d'unités de l'USMC et des Royal Marines. Ces dernières sont sous l'attaque constante des Fedayin durant leur progression et l'encerclement de la ville jusqu'au 6 avril.

Après deux semaines de combat, après ce qui a constitué la plus importante bataille de chars des forces britanniques depuis la Seconde Guerre mondiale, opposant 14 Challenger 2 du Royal Scots Dragoon Guards détruisant 14 chars T-55 et d'autres véhicules qui se portaient à la rencontre d'unités des Royal Marines le 27 mars 2003[6], la ville tombe finalement sous le contrôle de la 7e brigade blindée dans la matinée du à la suite d'un raid mécanisé en profondeur appuyé entre autres par des hélicoptères AH-1 Cobra de l'USMC[7].

Les pertes irakiennes sont de l'ordre de 395 à 515 tués et, au minimum, de 16 chars de combat détruits. Un hélicoptère AH-1 Cobra de l’USMC a été abattu lors de la prise de la ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) http://icasualties.org/Iraq/Fatalities.aspx
  2. (en) http://www.comw.org/pda/0310rm8ap1.html#2.%20Basra%20area
  3. de l'arabe البصرة, dont la translittération en phonétique est « Al Baṣrah »
  4. (en)[PDF] Attacking the Cruise Missile Threat, Joint Forces Staff College, 8 septembre 2003
  5. (en) Space and Missile Defense Command contributions and lessons from Operation Iraqi Freedom, Global Security, 14 octobre 2003
  6. Richard Gaisford, « Tank battle outside Basra destroys 14 tanks », sur ABC Australia, (consulté le 24 septembre 2011)
  7. Gethin Chamberlain, traduction et réécriture : Ludovic Monnerat, « Les cornemuses jouent pendant que le Black Watch prend Bassorah », sur Check Point, (consulté le 24 septembre 2011)