Bataille de Nadjaf (2004)

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Bataille de Nadjaf
Description de cette image, également commentée ci-après
Miliciens de l'armée du Mahdi dans le cimetière de Nadjaf
Informations générales
Date 5 -
Lieu Nadjaf, Irak
Issue Victoire américano-irakienne
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Irak Irak
Flag of Iraq (2004–2008).svg Armée du Mahdi
Drapeau de l'Iran Iran
Commandants
Drapeau des États-Unis Col. Anthony Haslam Flag of Iraq (2004–2008).svg Moqtada al-Sadr
Drapeau de l'Iran Cheikh Ansari
Forces en présence
Drapeau des États-Unis 2 000 hommes
Flag of Iraq (2004–2008).svg 1 800 hommes
Flag of Iraq (2004–2008).svg 2 000 à 15 000 hommes
Pertes
Drapeau des États-Unis
13 morts
100+ blessés

Flag of Iraq (2004–2008).svg
40 morts
46 blessés
18 prisonniers
Flag of Iraq (2004–2008).svg
159 morts
261 prisonniers

Guerre d'Irak

Coordonnées 31° 59′ 45″ nord, 44° 18′ 52″ est

Géolocalisation sur la carte : Irak

(Voir situation sur carte : Irak)
Bataille de Nadjaf

La bataille de Nadjaf oppose pendant la guerre d'Irak les forces de la Coalition à l'Armée du Mahdi de Moqtada al-Sadr dans la ville irakienne de Nadjaf du 5 août au .

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Soldats de la 11e unité expéditionnaire des Marines à Nadjaf le 5 août 2004.
Un char M1 Abrams du Corps des Marines des États-Unis à Nadjaf le 12 août 2004.

Elle débute lorsque les insurgés attaquent un poste de police à 1 heure du matin le 5 août. Leur première attaque est repoussée mais d'autres combattants arrivent sur place vers 3 heures. Peu de temps après, le gouverneur de Nadjaf demande qu'une unité du Corps des Marines des États-Unis soit envoyée dans la ville. À 11 heures, de nouveaux combats éclatent, cette fois-ci dans le cimetière de Wadi-us-Salaam d'une superficie de 11,2 km, le plus grand cimetière du monde arabe, où des combattants de l'Armée du Mahdi sont retranchés.

Milicien de l’armée du Mahdi dans le cimetière de Nadjaf

Menés par Cheikh Ansari, des éléments de la Force Al-Qods soutiennent l'Armée du Mahdi au cours des combats[1].

Le 6 août, un hélicoptère Bell UH-1 Iroquois américain est abattu par des tirs d'armes légères alors qu'il fournissait un soutien aérien rapproché contre les positions insurgées. L'équipage parvient à survivre au crash. Le même jour, 4 soldats américains périssent alors que des combats intenses les opposent à l'Armée du Mahdi dans la ville. Trois bataillons de la 1re division de cavalerie américaine sont envoyés sur place.

Une demi-douzaine de chars M1 Abrams et de M2 Bradley sont mis hors de combat par des tirs de RPG-7 dans les rues étroites de Nadjaf. Les combats débutent dans le centre-ville et près de la mosquée de l'imam Ali de culte chiite où les insurgés de l'Armée du Mahdi avaient battu en retraite. Ces derniers sont bientôt encerclés par les Marines et deux des minarets de la mosquée sont endommagés lors des échanges de tirs. Une unité de soldats salvadoriens attaquent les insurgés à la baïonnette, étant à court de munitions.

Le 23 août, 15 explosions au total secouent la ville, dont des obus d'artillerie et des coups de feu continuent de retentir dans les ruelles de Nadjaf. Le 26 août, 2 F-16 Fighting Falcon de l'US Air Force lâchent deux bombes sur des hôtels situés à proximité du cimetière, détenus par les insurgés. Le raid porte un coup dévastateur à Moqtada al-Sadr qui fera retirer le lendemain matin ses hommes de la ville.

Cessez-le-feu et conséquences[modifier | modifier le code]

Le 27 août, la bataille prend fin avec un cessez-le-feu. Plusieurs insurgés jettent leurs armes avant de se retirer de Nadjaf. La police irakienne et les US Marines prennent alors le contrôle de la ville et en assurent la sécurité. Bien que des combats sporadiques continuent dans les mois qui suivent, le gros des insurgés de l'Armée du Mahdi s'enfuit à Sadr City.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. Michael Weiss et Hassan Hassan (trad. Anne Giudicelli), EI ; au cœur de l'armée de la terreur : État islamique, Hugo Doc, . , p.92.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]