Attentat de la cathédrale de Bagdad

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Attentat de Bagdad
Image illustrative de l'article Attentat de la cathédrale de Bagdad

Localisation Bagdad
Cible Chrétiens syriaques-catholiques
Coordonnées 33° 18′ 25″ nord, 44° 25′ 33″ est
Date
17 h
Type Fusillade, prise d'otages
Armes Armes à feu, grenades, ceintures explosives
Morts 68
Participants 5 ou 6
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique d'Irak
Mouvance terrorisme islamiste

Géolocalisation sur la carte : Irak

(Voir situation sur carte : Irak)
Attentat de la cathédrale de Bagdad

L'attentat de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Intercession de Bagdad est une attaque menée le par un commando terroriste de l'État islamique d'Irak[1]. Il fait plus de 60 morts, notamment parmi les chrétiens catholiques syriaques. L'attentat visait la cathédrale Notre-Dame-de-l'Intercession (Sayidat al-Najat) à Bagdad, où se célébrait la messe dominicale.

Contexte[modifier | modifier le code]

Cette cathédrale avait déjà été attaquée en 2004 (en) : une voiture piégée avait explosé devant l'édifice le en même temps que plusieurs autres devant d'autres églises de Bagdad et de Mossoul. L'attentat avait été attribué aux hommes d'Abou Moussab Al-Zarqaoui.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le commando, équipé de grenades et de gilets d'explosifs, commence par affronter les forces de sécurité autour de la bourse de Bagdad, le dimanche 31 octobre 2010.

Vers 17 h, une voiture piégée explose devant la cathédrale catholique syriaque Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours puis le commando intervient en tuant plusieurs gardes de sécurité. Ils se réfugient ensuite dans la cathédrale, où de 100 à 150 fidèles célèbrent la messe dominicale qui précède la Toussaint[2].

Les assaillants abattent un prêtre dès leur arrivée, puis regroupent les fidèles (dont certains s'étaient réfugiés dans une salle attenante) dans la nef. Plusieurs sont blessés dans l'opération[2].

Les forces de sécurité irakiennes donnent l'assaut vers 21 h, avec l'appui de troupes américaines (ce que ces dernières démentiront le lendemain)[2]. Pendant l'opération les terroristes lancent leurs grenades puis actionnent leurs ceintures explosives[2].

Bilan[modifier | modifier le code]

Le bilan sur le coup de l'attentat est, selon l'AFP, de 46 victimes parmi les fidèles, auxquelles s'ajoutent sept membres des forces irakiennes et cinq terroristes[3]. Il y a de plus une soixantaine de blessés[4]. Au mois de juillet 2011, le bilan s'élève à 68 morts (des suites des blessures)[5]. Deux prêtres figurent parmi les morts, un troisième s'en sort grièvement blessé aux reins et aux jambes[1],[2].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Basilios Georges Casmoussa, l'archevêque de Mossoul, dénonce un assaut « mené de manière archaïque, très violente », motivé par l'envie d'« en finir rapidement, sans négocier avec les preneurs d'otages »[2].

L’archevêque de Kirkouk (nord) déclare son inquiétude devant l'« exode mortel » des chrétiens d'Irak ; selon les chiffres de l’Église, les catholiques en Irak sont passés de 2,89 % de la population en 1980 à 0,94 % en 2008[1].

Le pape Benoît XVI évoque l'attaque le lendemain lors de l'angélus de la Toussaint sur la place Saint-Pierre et exprime sa solidarité[1]. La France condamne également le carnage. Une délégation de chefs d'entreprise français, menée par Anne-Marie Idrac, était justement présente dans la ville ce jour-là pour la Foire internationale annuelle[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Prise d'otages meurtrière dans une église de Bagdad », sur lefigaro.fr, (consulté le 2 septembre 2015)
  2. a, b, c, d, e, f et g Claire Lesegretain, « Les chrétiens de Bagdad frappés en pleine messe », sur la-croix.com, (consulté le 17 janvier 2017).
  3. Messe de Bagdad : l’obscur carnage, sur liberation.fr (consulté le 2 septembre 2015).
  4. Irak : 53 morts dans l'attaque d'une église à Bagdad, sur lexpress.fr (consulté le 2 septembre 2015).
  5. (de) Bilan au mois de juillet 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]