Conty

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Conty
La place du bourg s'étire en longueur de l'est (ancien emplacement des Halles), jusqu'au pied de la motte féodale, au fond, vers l'ouest.
La place du bourg s'étire en longueur de l'est (ancien emplacement des Halles), jusqu'au pied de la motte féodale, au fond, vers l'ouest.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Somme-Sud-Ouest
Maire
Mandat
Pascal Bohin
2014-2020
Code postal 80160
Code commune 80211
Démographie
Population
municipale
1 687 hab. (2014)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 29″ nord, 2° 09′ 09″ est
Altitude Min. 46 m – Max. 182 m
Superficie 23,72 km2
Localisation

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Conty

Conty est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama depuis la route venant d'Ailly-sur-Noye.

Conty est un bourg picard du sud de la Somme (à 20 km d'Amiens), situé dans la vallée de la Selle au confluent des Évoissons et d'autres petits ruisseaux.

La commune est desservie par la sortie sortie 17 de l'autoroute A16.

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Village de Wailly, qui était une commune jusqu'en 1973[1]..
  • Village de Luzières.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bassin de la rivière Selle est formé de divers petits embranchements qui se réunissent tous, soit en amont, soit au milieu même de Conty. La rivière des Évoissons, seul véritable cours d'eau à grossir la Selle, reçoit la rivière de Poix et le ruisseau des Parquets.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Conty est sur la confluence des Évoissons et de la Selle au sud du bassin de la Somme.

Conty proviendrait de cond (confluent) de la Selle et des Évoissons.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Selle, le bois et le promontoire (dominant toute la vallée et où plus tard se dressera le château) sont des facteurs qui incitèrent l'homme à s'y installer. L'histoire de Conty semble d'une grande richesse mais peu de documents sont parvenus jusqu'à nous de la période concernant le premier millénaire de notre ère.

Concernant les temps les plus anciens, des fouilles récentes (effectuées lors du décaissement d'une carrière), près de la Selle, ont mis au jour des ossements et des restes de vie en communauté datant des hommes préhistoriques.

Conty est située sur l'ancienne voie romaine conduisant à Beauvais, qui sera appelée, plus tard, Chaussée Brunehaut. Les Romains ayant l'habitude d'enterrer leurs morts sur les bords des chemins, deux cercueils datant de l'époque gallo-romaine furent découverts près du cimetière Saint-Martin, lors de terrassements, le 21 septembre 1848. Le voisinage du cimetière de Conty aurait été, dans des temps reculés, un lieu consacré aux inhumations.

Conty doit sa renommée à la source de Saint-Antoine qui aurait des vertus, et qui jaillit, dit-on, sous l'autel de l'église du même nom.

Au milieu du Ve siècle, vers 450, Attila et ses hordes de Huns ont détruit Conty, comme ils ont saccagé Amiens et rasé Grandvilliers.

Au cours du IXe siècle, les Normands pillèrent les lieux. Leurs pillages et sauvageries amenèrent les populations à se réunir en une société hiérarchiquement mieux organisée et contribuèrent à l'installation de la féodalité.

C'est au Xe siècle que s'établit la première organisation féodale à Conty[2]. Le tout premier seigneur, nommé Oger de Conty, est cité en 1044. Cette première famille féodale aurait aussi eu Poix et le titre de vicomte d'Amiens, sous la suzeraineté des comtes de Breteuil et des comtes d'Amiens. Vers 1300, Agnès de Conty transmit la seigneurie à son mari Gautier du Hamel. En 1426, Isabelle du Hamel transmit à son époux Colart de Mailly : sans postérité, c'est alors Ferry Ier de Mailly, frère de Colart, qui hérite vers 1484.

Les guerres médiévales ont, comme ailleurs, considérablement rétréci la surface du bourg, beaucoup plus importante autrefois (au temps où il y avait moins à craindre en dehors de murailles).

La châtellenie de Conty disposait des fiefs de Rivière, du Hamel, de Luzières, de Moienbus, de Noyenne et de Rivery, le Clos Saint-Ladre.

Les Mailly sires de Conty se sont fondus au XVIe siècle dans les Roye comtes de Roucy, Madeleine, arrière-petite-fille de Ferry Ier épousant en 1528 Charles de Roye : par le mariage de leur fille Eléonore de Roye avec Louis Ier de Bourbon-Condé en 1551, les princes de Condé en héritèrent, puis leur branche cadette de Bourbon-Conti.

Conty comptait alors de nombreuses rues aujourd'hui disparues ou rebaptisées : rue Moyart, rue de Lombardie (à la suite de l'installation des Lombards (usuriers) à Amiens), rue de Thilloy, rue du Mesnil, rue de Pecquerine, rue de la Chaussée ou rue à l'Eau (ainsi appelée car la source de Saint-Antoine y coulait et un lavoir public y était établi), rue dite Ouin, rue Verte, rue de Ville. Il y avait aussi des moulins à drap, à papier et à tan, mus par le courant de la rivière Selle.

En 1589, le château fut pris par les Ligueurs de la ville d'Amiens.

En 1691, le 3 avril, sur les 6 heures du matin, un incendie se déclara dans la grande rue, près de l'église, chez Charles Englart qui périt avec sa femme en voulant sauver quelques meubles. Sept maisons ont brûlé. De nombreux autres incendies (dans les années 1709, 1734, 1809, 1812, 1825, 1827) ont apporté la désolation dans le bourg.

En 1758, il y eut une inondation considérable, par suite de la fonte des neiges.

En 1790, à cause d'émeutes, un peloton de gendarmes et de Gardes nationaux a été appelé pour rétablir l'ordre dans le bourg.

En 1832, Conty a subi les ravages du choléra-morbus. L'apparition de cette maladie serait expliquée par les nombreux marais environnants.

Vers 1850, la halle d'autrefois, assez vaste, bâtie en charpente avec des bas-côtés et couverte en tuiles, fut remplacée par une lourde construction en briques, couverte en ardoises. C'est l'architecte Firmin Lombard qui en a été le maître d'œuvre. Elle comportait une halle marchande, une halle aux grains, un prétoire, un cabinet pour le maire et une salle d'assemblée pour le conseil municipal.

Le bourg disposait d'une gare de chemin de fer sur la ligne Beauvais - Amiens qui transporta les voyageurs de 1876 à 1939. La plate-forme de cette ligne a été transformée en chemin de promenade, la Coulée verte, qui relie Crèvecœur-le-Grand à Vers-sur-Selles.

La commune a absorbé en 1973 celle de Wailly[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Conty.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Conty[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Noye

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la Communauté de communes du canton de Conty, créée par un arrêté préfectoral du 23 décembre 1996, et qui s’est substituée aux syndicats préexistants tels que le SIVOM et le SIVU de la coulée verte. Cette intercommunalité est renommée Communauté de communes du Contynois en 2015, à la suite de la disparition du canton.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[4],[5]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[6], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[7].

La Communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
[06/1794]   François Joseph Boulanger    
[06/1795] [09/1796] Antoine Colné    
[09/1798] [11/1799] Joseph Auguste Lequien    
[11/1800] [08/1801] Nicolas Jacques François Joseph Fauchon    
[09/1802] [1805] Charles François Lequien    
[1805] [05/1806] François Joseph Boulanger    
02/1808 01/1813 Louis-Léger Thierry    
[05/1813] [03/1816] Antoine Martin    
[09/1817] [04/1818] Benjamin Lequien    
[11/1820] 12/1824 Antoine Decagny    
01/1825 [04/1831] Jean Joseph Thorel    
[05/1831] 12/1833 Jullien    
[02/1834] 02/1848 Amable De Moiencourt   Propriétaire, conseiller d'arrondissement.
03/1848 03/1850 Decaix    
04/1850 02/1852      
03/1852 04/1857 Amable De Moiencourt    
1857 1871 Jules Lequien    
1871 1874 Auguste Magnier    
1874 1882 Alfred de Moiencourt    
1882 1888 Auguste Magnier    
1888 1900 Édouard Leseigneur    
1900 1924 Edgard Caron    
1924 1930 Camille Daire    
1930   Raymond Bernard   Réélu en 1935
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1947 Natalis Bonfils    
1947 1953 Raymond Jeunemaître    
1953 1954 Sadi Niaut    
1954 1959 René Clabault    
1959 1966 Jean Garnier    
1966 1983 Claude Jeunemaitre    
1983 1989 Gabriel Léaustic    
1989 1995 André Occis    
1995[9] 2014 Guy Lacherez[10] DVD Professeur
Conseiller général de Conty (1998 → 2011)
Vice-président de la CC du Continois
mars 2014[9] en cours
(au 15 mars 2017)
Pascal Bohin   Responsable administratif
Conseiller départemental d'Ailly-sur-Noye (2015 → )
Vice-président de la CC du Continois (2014 → 2016)
Vice-président de la CC Somme Sud-Oues (2017 → )

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 687 habitants, en diminution de -4,69 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
710 759 690 853 857 920 923 903 958
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
966 1 007 976 980 1 025 1 097 1 127 1 110 1 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 329 1 284 1 394 1 396 1 346 1 276 1 267 1 392 1 373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 463 1 512 1 554 1 434 1 541 1 659 1 714 1 735 1 687
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Conty est un bourg centre qui a su développer sa population pendant la longue phase d'exode rural qui a frappé la Picardie au XIXe et au XXe siècle. L'accélération de cette croissance est liée à la périurbanisation générée par l'attractivité d'Amiens, qui va encore s'accroître avec la création récente d'un échangeur de l'autoroute A16 à proximité immédiate de la commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Épreuve du concours d'attelage international de Conty - avril 2007.

Conty est une ville connue dans le monde du cheval et plus particulièrement de l'attelage. Parmi les évènements majeurs organisés à Conty, on notera le championnat du monde d'attelage à un cheval qui s'y est tenu en 2002, puis le championnat du monde de chevaux de trait en 2009 et dernièrement le championnat du monde d'attelage à deux chevaux en 2011.

D'autres concours majeurs d'attelage sont régulièrement organisés, tels le concours international d'attelage d'avril 2007 et le championnat de France d’attelage de chevaux de trait en septembre 2014[15]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Les Ateliers du Val de Selle, créés en 1970, sont un centre d'aide par le travail qui constitue un lieu de formation et d'artisanat majeur lié au cheval et à l'attelage. Ils ont organisé le championnat de France de chevaux de trait toutes catégories en 2002. Ils bénéficient de nombreux labels, tels que "École française d'équitation labellisée, Centre de tourisme équestre (4 fers), Établissement agréé Jeunesse et Sports. Centre équestre, école d'attelage, voltige.
  • la SIC (Société industrielle de Conty), créée en 1928, est spécialisée dans la fonderie de non ferreux, alliages d'aluminium, alliages de laiton, ou alliages de bronze, pour des pièces brutes ou finies prêtes à l'emploi. Elle diversifie son activité vers le mobilier urbain ou les accessoires de plein air pour jardins.
  • Scierie de la Selle.
  • Conty a conservé un tissu commercial et de service qui conforte son statut de bourg centre.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château

Le château initial, construit après le passage dévastateur d'Attila et des Huns vers 450, fut rasé par les Normands venus piller la région. Colart de Mailly reconstruisit un château vers 1430 qui fut pris le 23 octobre 1589 par les Ligueurs de la ville d'Amiens qui décidèrent de le détruire. Les habitants de Conty refusant de participer à la démolition, Jehan de Morlencourt, échevin, et le capitaine Saint-Jean se virent chargés de cette mission par délibération de l'échevinage d'Amiens en date du 31 octobre 1589. Cette démolition exigea huit jours d'un travail harassant.

De nos jours, il ne reste donc plus que l'éminence sur laquelle étaient dressées la "motte féodale" puis la superbe forteresse. On peut accéder à cette butte (la place du château) par un chemin à gauche de l'église qui mène également au « Bois de Conty » (plus de 50 hectares).

D'après la chronique de l'époque, ce château aurait possédé quatre pont-levis mais, d'après la topographie des alentours, il est probable qu'il ne devait y en avoir qu'un seul qui conduisait à l'extérieur, les trois autres devaient se trouver à l'intérieur de l'enceinte des fortifications. Les murs avaient 180 pieds (environ 58 mètres) de longueur sur chacune des faces, ce qui donne une longueur d'environ 58,30 mètres. Il paraît que leur hauteur était également de 180 pieds ! Les murailles étaient épaisses de 2,60 mètres, bordées de fossés presque sur tout le pourtour.

Le château possédait en outre de nombreuses caves et souterrains dont on peut retrouver les entrées ou les sorties dans les bois des environs. Le puits, qui se trouvait sur la crête du donjon, était maçonné jusqu'à 16 mètres de profondeur, ce qui est tout à fait remarquable pour l'époque. De plus il était creusé plus bas dans le roc, jusqu'à une profondeur de 30 mètres.

Église Saint-Antoine
L'une des gargouilles du clocher de l'église Saint-Antoine.
Article détaillé : Église Saint-Antoine de Conty.

L'église Saint-Antoine, datant des XVe et XVIe siècles, est un vaste et bel édifice en pierre, de style gothique flamboyant classé "Monument Historique"[16]. Il s'agit d'un des monuments les plus remarquables de Picardie. La statue du patron de l'église orne son clocher du XIVe siècle, magnifique tour carrée de 33 mètres de haut, appuyée à droite du chœur. L’église est bâtie en forme de croix, elle a environ 30 m de longueur sur 21 m de largeur.

Les clefs de voûte portent des pendentifs sculptés et les gargouilles du clocher sont dignes d'intérêt. Sur l'une d'elles (transept gauche), on peut voir les armes des princes de Bourbon-Conti qui possédèrent la seigneurie de « Conti » de 1551 à 1622.

Quatre belles statues du XVIIIe siècle, en bois, décorent le sanctuaire.

Église Saint-Vaast de Wailly
Article détaillé : Église Saint-Vaast de Wailly.

Construite en style baroque au milieu du XVIIIe siècle, financé par la princesse de Croÿ en remplacement de l'église paroissiale détruite par incendie en 1720[17]. Outre un avec un magnifique tympan, elle contient un mobilier du XVIIIe siècle, et notamment un lutrin[18], une statue de Saint-Michel terrassant le démon[19] et deux crédences[20]

Château de Wailly[21]

En contrebas du village, après avoir emprunté une grande allée[22], on aborde les restes en brique et en pierre du château de style Louis XIII construit en hémicycle. Leur intégration dans la verdure en fait un lieu romantique, voire mélancolique[23]. En septembre 1944, le général Montgomery y a établi son quartier général.

Il existe très peu d'archives relatant l'histoire de la construction du château de Wailly qui, ayant débuté vers 1640, s'est poursuivie en 1690 avec l'édification des communs, pour se terminer vers 1785 par les pavillons d'angle et l'hémicycle.

Ancienne mairie-école de Wailly
Le château de Luzières

Dans le hameau de Luzières, qui se situe au sud de Conty, dans un vallon vers Belleuse se trouve le château de Luzières, datant de 1770-1793, et ses communs (de 1715) qui se mirent dans une pièce d'eau alimentées par des sources d’un lieu-dit les Fontainieux, captées et qui passent sous le cours de la Selle[24].

Le château, de style néoclassique, est construit en torchis, sur un soubassement de pierres calcaires, et des pignons de briques, comme de nombreuses constructions picardes.

Anciens bâtiments industriels

Des bâtiments rappellent le passé industriel de la ville. On peut noter l'ancienne papeterie puis usine de produits chimiques, 78 rue Catherine-Follet (actuelle usine d'extincteurs)[25] ou l'ancienne papeterie rue Henri-Dunant[26]

La coulée verte

La coulée verte est un chemin de promenade qui emprunte l'emprise d'une ancienne ligne de chemin de fer, qui reliait Beauvais à Amiens. Sur dix-sept kilomètres, elle relie le long de la vallée de la Selle Crèvecœur-le-Grand à Bacouel-sur-Selle. Elle est l'origine de 156 km de sentiers et offre de nombreuses possibilités de randonnées agréables accessibles aux marcheurs, aux vététistes et aux cavaliers.

Zone de loisirs de la Selle

Des gravières ont été exploitées de 1970 à 1976 dans la vallée de la Selle, au nord de Conty. À la fin de cette exploitation sont créées à l'emplacement des carrières quatre grands étangs alimentés par des sources naturelles et des bras de la rivière, qui sont rapidement appropriés par des pêcheurs. La commune crée à proximité un camping municipal et une base de loisirs gérée par l'UFOLEP, avec baignade, pédalo et canoë-kayak. Un boulodrome, un terrain de tennis sont ensuite créés. Ces activités cessent progressivement à la suite de dégradations et en raison de l'éloignement du village. La création en 1995 de l'association Lœuilly canoë-Kayak permet de réinvestir le site et d'obtenir des résultats sportifs de plus en plus honorables et de créer des animations festives ponctuelles, telles que le Trail du gros chène ou la fête de la Coulée verte[27].

La ville engage en 2008 l'aménagement d'un espace de 2 ha le long de la Selle et de la Coulée Verte, derrière l'ancienne gendarmerie[28]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La seigneurie de Conty a donné son nom aux princes de Conti, branche cadette des Bourbon-Condé. François de Bourbon, prince de Conti, propriétaire du château, était le cousin du roi Henri IV.
  • Loys de Robersart.
  • Evrard de Conty (?-1405) fut le médecin du roi Charles V dit "Le Sage" (règne de 1368 à 1380). Il est l'auteur d'ouvrages qui, comme "Le Livre des Problémes", commentaire d'Aristote, ou comme "Les Echecs amoureux", long poème allégorique, marquent l'histoire littéraire du Moyen Âge.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blaso conty.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
D'or au lion de gueules, aux trois bandes alésées de vair brochant sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M.-A.-G. Rembault, Histoire de Conty : Notice sur l'église, le château et la seigneurie, Le livre d'histoire - Res Universis, coll. « Monographie des villes et villages de France », 1861 réédité en 1993 (ISBN 2-87760-840-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Wailly », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 18 mars 2017)
  2. « Notice sur Conty, par Gabriel Rembault, 1861 »
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  5. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  7. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  8. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  9. a et b « Pascal Bohin élu maire : « Nous travaillerons ensemble » », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 26
  10. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Quotidien Le Courrier picard - édition Région d'Amiens du 5 avril 2008
  11. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. Sylvie Godin, « Après les championnats du monde à un cheval et à 2 chevaux, les Ateliers du Val de Selle organisent en septembre le championnat de France d’attelage chevaux de trait Des races de chevaux tirés de l’oubli par quelques-uns dont les Ateliers du Val de Selle », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3290,‎ , p. 32
  16. « Église », notice no PA00116121, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Église Saint-Vaast de Wailly », notice no PA80000021, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Aigle-lutrin à Wailly (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 15 août 2008)
  19. « Statue : Saint Michel terrassant le démon à Wailly (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 15 août 2008)
  20. « 2 crédences à Wailly (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 15 août 2008)
  21. « Château de Wailly »
  22. « Jardin d'agrément du château de Wailly », notice no IA80000421, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Château de Wailly », notice no PA00116120, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Jardin d'agrément du château de Luzières », notice no IA80000468, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Usine de papeterie Failliot Auguste, puis Faillot et Fils ; puis usine textile Abel Valet ; puis usine de produits chimiques Philipps Pain, puis SPCI », notice no IA00076440, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Usine de papeterie C. Rouillon, puis Dufourmantel, puis Maisonneuve ; puis usine de chapellerie Battersby et Cie ; puis usine d'apprêt des étoffes Texal Enduction », notice no IA00076520, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Un parcours de loisirs pour tous - un atout pour le tourisme pour el continois : Le parcours de loisirs aménagé près des étangs a été inauguré samedi. On y trouve plusieurs pôles accessibles à tous, jeunes, moins jeunes, sportifs ou non. Ce site renforcera l'atout touristique de la vallée de la Selle », Le Courrier picard, édition de Grandvilliers, no 3436,‎ , p. 19.
  28. Sylvie Godin, « Conty : aménagement derrière la gendarmerie - deux hectares dévolus aux loisirs », Le bonhomme picard,‎