Rosières-en-Santerre

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Rosières-en-Santerre
Rosières-en-Santerre
La mairie.
Blason de Rosières-en-Santerre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
Françoise Maille-Barbare
2020-2026
Code postal 80170
Code commune 80680
Démographie
Gentilé Rosiérois
Population
municipale
2 962 hab. (2021 en diminution de 1,5 % par rapport à 2015)
Densité 228 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 54″ nord, 2° 42′ 11″ est
Altitude Min. 70 m
Max. 106 m
Superficie 12,98 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Rosières-en-Santerre
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Moreuil
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Rosières-en-Santerre
Liens
Site web http://www.rosieres-santerre.fr/

Rosières-en-Santerre est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cartographies interactive et OpenStreetMap
Carte
La commune dans le département
Carte OpenStreetMap
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Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
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  1. Carte dynamique
  2. Carte Openstreetmap
  3. Carte topographique
  4. Carte avec les communes environnantes

Rosières-en-Santerre est un bourg picard du Santerre, situé à 30 km à l'est d'Amiens et à 40 km à l'ouest de Saint-Quentin[1], aisément accessible par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029) et les autoroutes A1 et A29.

La gare de Rosières est desservie par les trains TER Picardie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rosières-en-Santerre
Harbonnières Vauvillers Lihons
Caix Rosières-en-Santerre
Vrély Méharicourt

Rosières-en-Santerre est entourée[2],[3] des communes (en commençant par le nord-est, puis dans le sens des aiguilles d'une montre) de Lihons, Méharicourt, Vrély, Caix, Harbonnières et Vauvillers.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation secondaire et tertiaire. Les 5/6e du territoire sont recouverts par le limon des plateaux de la période éocène. Au-dessous, se trouve la craie qui affleure sur les pentes de la vallée que l'on rencontre au sud de la commune (en limite des territoires des villages de Vrély et Caix). Ce limon est recouvert de terre arable. Une couche de sable verdâtre sépare deux couches de craie. À l'ouest de la commune, l'argile et la craie sont remplacées par des dalles de grès. Au sud, on rencontre de la glaise verte et, au nord-est, des galets et du sable tandis qu'au sud-est, ce sont des cailloux[4].

Le relief de la commune est celui d'un plateau assez uniforme qui s'abaisse assez brusquement au sud sur une petite vallée sèche - sans doute l'ancien lit de la Luce[4].

On ne rencontre aucun bois, aucun rideau d'arbres sur le territoire de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de cours d'eau qui traverse la commune. La nappe phréatique est située à 10 m de profondeur environ. L'eau de cette nappe est chargée en carbonate de chaux[4].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 686 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 5 km à vol d'oiseau[7], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Statistiques 1991-2020 et records ROUVROY-EN-SANTERRE (80) - alt : 95m, lat : 49°45'54"N, lon : 2°41'53"E
Records établis sur la période du 01-09-1993 au 03-12-2023
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,7 3,1 4,4 8 10,6 12,3 12,3 9,8 7,5 4,1 2 6,4
Température moyenne (°C) 3,8 4,6 7,2 9,8 13,3 16,2 18,3 18,4 15,1 11,5 7,1 4,4 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,2 7,5 11,2 15,2 18,5 21,8 24,3 24,4 20,5 15,6 10,1 6,7 15,2
Record de froid (°C)
date du record
−17,5
07.01.09
−11,6
12.02.12
−12,5
13.03.13
−4,8
08.04.03
−2,3
05.05.1996
2,2
05.06.12
2,8
03.07.11
3,7
02.08.15
−0,9
25.09.03
−6,1
24.10.03
−9,2
24.11.1998
−14,4
18.12.10
−17,5
2009
Record de chaleur (°C)
date du record
14,9
09.01.15
18
24.02.21
24,4
31.03.21
27,2
15.04.07
30,2
27.05.05
35,3
18.06.22
41,6
25.07.19
39,1
12.08.03
34,2
09.09.23
28,1
01.10.11
19,9
06.11.18
16,2
07.12.00
41,6
2019
Précipitations (mm) 45,6 43 44,1 39,4 61,3 55,3 63,8 62,4 45,1 58,1 52,4 65,3 635,8
Source : « Fiche 80682001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rosières-en-Santerre est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[11],[12],[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rosières-en-Santerre, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[14] et 3 445 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,1 %), zones urbanisées (13,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bourg de Rosières a été complètement détruit au cours de la Première Guerre mondiale[21]. Reconstruit dans l'entre-deux-guerres, il a de nouveau subi d'importantes destructions en mai-, durant la bataille de France de la Seconde Guerre mondiale. Rosières-en-Santerre est donc une ville neuve.

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 427, alors qu'il était de 1 389 en 2013 et de 1 290 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 1,8 % des résidences secondaires et 6,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14,9 % des appartements[I 1].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Rosières-en-Santerre en 2018 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,8 %) inférieure à celle du département (8,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 58,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (60,7 % en 2013), contre 60,3 % pour la Somme et 57,5 % pour la France entière[I 2].

Le logement à Rosières-en-Santerre en 2018.
Typologie Rosières-en-Santerre[I 1] Somme[I 3] France entière[I 4]
Résidences principales (en %) 91,4 83,3 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,8 8,3 9,7
Logements vacants (en %) 6,8 8,4 8,2

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La commune a racheté en 2018 la friche Maréchal, ancienne usine textile qui abritait jusqu'en 2004 la production des tentes Maréchal. Ce site d'un hectare en centre-ville est destiné à être transformé en marché couvert (dans la partie la plus ancienne de l'usine, à la toiture en sheds qui seront conservés), et permettre la construction entre 2020 et 2025 d'une médiathèque, une salle multifonctions et d'un espace associatif. En complément seront construits une cinquantaine de logements, des maisons individuelles dont une partie sera à vocation sociale. Une résidence senior d'une dizaine de logements est également prévue assortie d'espaces verts et de jardins. Le sous-sol devrait accueillir une chaufferie biomasse qui alimenterait un service de chauffage urbain alimentant notamment le collège, l'école, le gymnase, l'église et les nouvelles constructions du secteur. Le projet, d'un coût de trois millions d'euros, devrait bénéficier de deux tiers de subventions apportées par l'État, la région et le département[22].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Rosières dessert le bourg et assure une liaison vers Amiens et Tergnier ou de Laon. En 2009, la fréquentation de la gare était de 404 voyageurs par jour[23].

En 2019, le bourg est également desservi par les autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les mardis sauf les jours fériés (ligne no 43, Harbonnières - Rosières-en-Santerre, ligne no 47)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On rencontre, dans les textes anciens, plusieurs formes pour désigner Rosières : Roseria in Sana terra (IXe siècle.) ; Roserias (877) ; Roseriæ (1140) ; Rosieres (1159) ; Roseres (1205) ; Rousieres (1244), Rouziere (1507), Rouziers (1567), Rosier (1638), Rozières (1728), Rozière (1773), Rosières-en-Santerre (1838) ; Rosières de Picardie[25].

Le nom Rosières serait de formation médiévale (période féodale) et désignerait un « lieu planté de roseaux »[26].

Le Santerre est une région naturelle située au cœur de la Picardie, et de l'actuelle région Hauts-de-France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des sarcophages, fers de lance, couteaux, scramasaxes, épées, tuiles, poteries, monnaies trouvés dans la commune attestent d'une occupation gallo-romaine et mérovingienne[4].

L'archéologie aérienne a révélé la présence de vestiges d'une villa gallo-romaine sur le territoire de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention du nom de Rosières (Rosieras) apparaît sur un document daté du , par lequel un certain Rodinus faisait donation à l'Abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer (Pas-de-Calais) de biens : un manoir avec ses dépendances, chemins et fossés ainsi que douze serfs qu'il possédait à Rosières qui n'était alors qu'un modeste village[27].

En 1143, Rosières était une possession de l'abbaye de Prémontré. Il est fait mention d'un château fort à Rosières en 1177.

En 1199, Rosières était un fief des comtes de Boves et de l'abbaye de Corbie. Thomas de Rozières fut l'un des premiers seigneurs du lieu connu.

Des moines de l'abbaye d'Avesne dépendant de l'abbaye de Cluny habitaient Rosières.

Vers 1300, des templiers auraient séjourné à Rosières.

Au XIVe siècle, Rousseville, village situé entre Lihons et Rosières, fut complètement brûlé. Les habitants se seraient réfugiés à Rosières dans le secteur de la rue Grelespois[4]. Ce village a totalement disparu depuis.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, pendant les guerres de Religion et les invasions espagnoles, furent construites des muches (souterrains refuges) entre l'église et le château.

La seigneurie de Rosières échoit en 1528 à Jacques de Pas, seigneur de Feuquières et maître d'hôtel du duc d'Orléans et reste jusqu'à la fin du siècle dans sa famille. En 1567, le procès-verbal de la coutume de Péronne mentionne Louis de Pas comme seigneur de Rosières, dépendant de la prévôté de Montdidier[28].

En 1579, Jacques de Pas obtient du Henri III l'autorisation d'organiser trois foires franches par an et un marché hebdomadaire à Rosières.

En 1600, Rosières dispose d'une école de filles. En 1601, la seigneurie de Rosières est saisie et attribuée à Daniel d'Hardoncourt, elle échoit ensuite à Charlotte d'Hardoncourt, marquise de La Châtre[28].

Les archives de la fabrique mentionnent qu'en 1658, quatre vicaires sont chargés de l'instruction des enfants sous l'autorité de l'abbé Leroux, curé-doyen de Rosières.

En 1719, la comtesse de Parabère vend la seigneurie de Rosières à la comtesse de Rothenburg, née Parabère qui la revend pour une somme de 210 000 livres à J-B Bosquillon de Blangy, époux d'Adélaïde Cannet. En 1775, lors de l'incendie qui ravage le bourg, Adélaïde Cannet vient au secours des sinistrés en ouvrant les portes du château : il leur servit de refuge[28].

Rosières est ravagée par plusieurs incendies en 1733, 1775, 1785 et 1795.

En 1746, l'église Saint-Omer est reconstruite.

Au XVIIIe siècle, la bonneterie est déjà prospère à Rosières. Les seigneurs perçoivent des droits sur les laines (achat et vente)[4].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, les terres du prieuré de Lihons-en-Santerre situées sur le territoire de la commune de Rosières sont déclarées biens nationaux et vendues.

Le château délaissé est également déclaré bien national, vendu et partiellement démoli. Le vieux château sert un moment à loger la brigade de gendarmerie. A la veille de la Première Guerre mondiale, une aile en brique subsiste, vraisemblablement reconstruite au XIXe siècle, flanquée d'une tour ronde plus ancienne.

En 1793, la maison du sieur Joly, clerc laïc, maître d'école considéré comme aristocrate est saccagée par les sans-culottes d'Harbonnières, venus prêter main-forte à ceux de Rosières. M. Joly quitte alors la région[4].

En 1814-1815, à la suite des défaites napoléoniennes, les Cosaques dévastent Rosières.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , sont exécutés à Rosières les membres d'une bande de voleurs et d'assassins surnommés les « Chauffeurs du Santerre » qui terrorisent leurs victimes depuis 1818, en leur brûlant la plante des pieds pour les contraindre à indiquer où elles cachaient leur argent. Eugène-François Vidocq, chef de la Sûreté vient spécialement de Paris pour mettre fin à leurs exactions. Il s'infiltre dans la bande et parvient à arrêter leur chef, Prudence Pezé dite la « Louve de Rainnecourt » et ses complices[29].

En 1848, la Révolution de Février a des partisans à Rosières.

Sous le Second Empire, la « Bande Lemaire » commet de 1852 à 1856 plusieurs vols et meurtres. Arrêtés, ses membres sont jugés par la cour d'Assises de la Somme en 1857. Condamnés à mort, ils sont exécutés à Rosières-en-Santerre, le [29].

En 1865, le chemin de fer arrive avec la mise en service de la ligne d'Amiens à Laon et de la gare de Rosières. À partir de 1889, la gare est également desservie par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique d'Albert à Montdidier des chemins de fer départementaux de la Somme. Cette desserte de la ligne secondaire cessa avant 1950.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, huit habitants de Rosières sont tués. Les Prussiens imposent des réquisitions d'un montant de 30 000 francs[4].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La gare détruite pendant la Première Guerre mondiale.

Le , au début de la Première Guerre mondiale, le bourg subit un intense bombardement au cours des combats de Proyart. Pendant les combats, Adrienne Dumeige, organisa à Rosières une ambulance pour soigner les blessés. Pour cela, elle fut citée à l'ordre de la Nation le [30]. Le bourg fut libéré par l'armée française le .

Jusqu'en , Rosières est située à l'arrière immédiat du front[31]. La voie ferrée sert à l'implantation de pièces de l'artillerie lourde sur voie ferrée[32].

Le , au cours de la bataille du Kaiser, l'armée allemande occuppe à nouveau Rosières, qui est reconquis définitivement par les armées alliées à la fin .

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, le bourg a subi la destruction d'une quarantaine de maisons[33],[34], et la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 le [35].

Pendant quelques années après la fin de la guerre, la commune est desservie par un chemin de fer du système Péchot initialement construit par l'armée française dans le cadre de la bataille de la Somme, afin de desservir le front. La destruction des infrastructures conduit à utiliser ce réseau pour les besoins civils de la reconstruction jusqu'en 1922-1923.

Plan du réseau départemental à voie étroite de 60 cm de la Somme en 1923, exploité par le ministère des Régions libérées.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le , au cours de la Bataille de France, Rosières-en-Santerre est le théâtre de violents combats entre des « cavaliers » (de l'arme blindée et cavalerie) du 2e groupe de reconnaissance de corps d'armée (de la 7e armée française) et un détachement allemand[36].

À la suite de bombardements aériens début , un incendie se déclare le soir du et détruit entièrement 250 maisons sur 850, dont la mairie, la gendarmerie et le presbytère ; au total, 60 % des bâtiments de la commune sont atteints[37].

En 1942, la colonie du Niger devient marraine de guerre de Rosières et lui accord une subvention de 50 000 francs pour aider à sa reconstruction[38].

De 1942 à 1943, l'aviation militaire allemande utilise un aérodrome sous le nom de « Flugplatz Rosières En Santerre », bien que situé sur le territoire des communes de Lihons, Maucourt et Méharicourt. Cet aérodrome, créé pendant la Première Guerre mondiale par les Français puis utilisé par l'armée britannique, est transformé pendant la Seconde Guerre mondiale et doté de :

  • Trois pistes de 1 620 m, bétonnées, balisées et équipées de rampes d’approche Lorenz et de moyens de percée ;
  • Deux zones de dispersions totalisant 59 abris pour avions ;
  • Un bataillon de Flak comprenant une batterie de six canons de 88 mm et huit sections de 4 à 6 canons de 20 et 37 mm, qui assure la défense antiaérienne du terrain.

À la Libération, cet aéroport est utilisé en 1945 par la Royal Air Force sous la dénomination alliée B-87[39]

Le , trois Juifs de Rosières, le médecin Benjamin Wajnberg, son épouse Assias et leur fils Jean-Louis, âgé de 9 ans, sont arrêtés puis incarcérés à la citadelle d'Amiens. Internés ensuite au camp de Drancy, ils sont déportés, avec d'autres Juifs de la Somme, le à Auschwitz-Birkenau par le convoi no 66. Assias et son fils Jean-Louis sont exterminés à leur arrivée le 23 janvier 1944[40]. Benjamin Wanjberg est sélectionné pour le travail, sa présence est attestée au dispensaire de Birkenau (section B II a) puis le à l'infirmerie du camp (secteur B II f) où il est mort[41].

La commune est décorée de la Croix de guerre 1939-1945, avec étoile d'argent le [42].

Trente Glorieuses[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction du bourg est dirigée par l'architecte Émile Brunet[37].L'usine agro-alimentaire SITPA, qui employa près de 300 ouvriers à ses débuts est construite[43]. La commune connait une période de prospérité durant la période dite des Trente Glorieuses.

En 1952, la rue de l'Hôtel-de-Ville, reconstruite sur les plans des architectes Julien Heulot et Henri Boddecher[37], prend le nom de rue du Niger, en hommage au don de 1942.

En 1955, la reconstruction de la mairie est achevée selon les plans dressés par les architectes Heulot, Rabant et Parlos[37], approuvés en 1952.

En 1957 est créée l'usine de Rosières de l'entreprise Maréchal, fondée en 1904 qui y fabrique des toiles imperméables, des sacs de couchage et des lits de camp jusqu'au dépôt de bilan de 1978 et la mise au chômage de ses 150 salariés. L'usine est reprise par André Trigano pendant 25 ans, jusqu'à son abandon en 2004[44].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[45]

Elle était le chef-lieu depuis 1793 du canton de Rosières-en-Santerre[46]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Moreuil

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de la Somme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, le préfet de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de vingt-huit à seize du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[47].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute-Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant quarante-six communes[48],[49],[50]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [51], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [52].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[53].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2014 dans la Somme, la liste DVD menée par le maire sortant José Sueur est la seule candidate. Elle obtient donc la totalité des 1046 suffrages exprimés et est élue en totalité.
Lors de ce scrutin, 39,08 % des électeurs se sont abstenus et 15,40 % des votants ont choisis un bulletin blanc ou nul[54]

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans la Somme, la liste DVD menée par Françoise Maille-Barbare obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 627 voix (55,88 % des suffrages exprimés, 18 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires), devançant largement celle SE menée par Éric Proot, qui a recueilli 495 voix (44,11 %, 5 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires)
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 48,32 % des électeurs se sont abstenus[55]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1871 après 1881 Alfred Tassart Libéral  
  1888 Désiré Fournier-Dubois Rep  
1888   Omer Gadiffet cons.  
avant 1892 après 1912 Jules Thiébaud ARD  
1919 1925 Abel Lefèvre PRRRS  
1925 1935 Albert Chantrel RI  
1935   Oscard Gauin RI  
février 1941[56]   Gaston Villain    
avant 1945[43] 1953 André Masson    
1953 1965 Raoul Régnier    
1965 1977 Louis Wattel DVD  
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 1981 Jean Millet[Note 2],[57] PS Médecin
Conseiller général de Rosières-en-Santerre (1958 → 1982)
Chevalier des palmes académiques
Chevalier dans l’ordre national du Mérite
1981 1995 Christian Caron[58] PS Employé des PTT
Chevalier des Palmes académiques
Chevalier dans l’ordre national du Mérite
juin 1995 juin 2019[59] José Sueur[60] UDF puis
NC-UDI
Médecin[61]
Conseiller général de Rosières-en-Santerre (2001 → 2015)
Conseiller départemental de Moreuil (2019 → )
Conseiller régional des Hauts-de-France (2015[62] → 2021)
Président de la CC du Santerre (2001 → 2016)
Vice-président de la CC Terres de Picardie (2017 → 2020)
Démissionnaire à la suite de son accession au conseil départemental comme remplaçant de Pierre Boulanger, décédé
septembre 2019[63] mai 2020[64] Daniel Prouille DVD  
mai 2020[65] En cours
(au 29 mai 2020)
Françoise Maille-Barbare DVC Professeure retraitée
Conseillère départementale de Moreuil (2015 → )
Vice-présidente du conseil départemental de l'Oise

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Drochtersen (Allemagne) depuis 1972, à l'origine : Assel.
    Drochtersen se trouve en Basse-Saxe à 45 km au nord-ouest de Hambourg, sur l'Elbe et à environ 798 km de Rosières[Note 3]. En fait, Rosières était à l'origine jumelée avec la petite ville allemande de Assel[Note 4], laquelle a été intégrée en à la commune de Drochtersen.

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique Jacques-Debary compte 187 élèves à la rentrée 2017[66].

Le collège Jules-Verne assure localement la suite de la scolarité obligatoire[67].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • L'école de musique permet aux élèves de suivre des cours de solfège et d'instruments : trompette, cornet, trombone à coulisse, tuba, saxophone, clarinette et percussions.
  • La médiathèque intercommunale Raoul Follereau de la communauté de communes « Terre de Picardie »

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Rosiérois[68].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[69]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[70].

En 2021, la commune comptait 2 962 habitants[Note 5], en diminution de 1,5 % par rapport à 2015 (Somme : −0,98 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3212 7602 7582 2412 3492 4012 4602 4962 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3902 3912 3082 4922 4372 5512 6352 6482 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4972 3992 3342 1592 4562 2752 1182 0142 205
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 3812 6052 8152 9853 1072 9562 8862 8772 985
2017 2021 - - - - - - -
3 0082 962-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[71].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • La fanfare, « Les Amis réunis » a été fondée en 1882.

Économie[modifier | modifier le code]

Outre l'exploitation des terres agricoles environnantes, l'activité économique de Rosières a longtemps été vouée à la bonneterie comme nombre de communes du Santerre, avec notamment la fabrication des tentes Maréchal, la confection Labrousse & Oriano, ou la fabrique de chaussettes Sonntag-Pion-Rosières. Cette activité a aujourd'hui complètement disparu51.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie agro-alimentaire s'est implantée, diversifiant quelque peu les activités et les emplois (conserverie, fabrication de flocon de purée, etc.). En 2021, on note l'usine Nestlé-SITPA employant environ 150 personnes et produisant la marque Mousline [72] et des entreprises de négoce de la pomme de terre. La conserverie Bonduelle n'a plus qu'une activité logistique[73].

Le commerce et l'artisanat constituent le complément de l'activité de la commune. Au commerce de détail assez diversifié, se sont ajoutées trois « grandes ou moyennes surfaces » auxquelles il convient d'ajouter les services bancaires et d'assurance de proximité.

Les services offerts par la commune sont principalement scolaires (établissements publics et privé : écoles maternelle, élémentaire et collège), administratifs (mairie, poste, Trésor public, etc.), les services médicaux de proximité (médecins, infirmières, kinésithérapeutes etc.).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église.
  • Mairie et rue du Niger, reconstruits de 1952 à 1955.
  • L'église Saint-Omer
L'église Saint-Omer est reconstruite en style néo-roman en 1903. Le transept et les chapelles latérales ainsi que le clocher sont restaurés de 1921 à 1928 pour effacer les destructions de la Première Guerre mondiale[74].
L'église est de nouveau restaurée de 1945 au début des années 1950, en raison de sa destruction partielle[37] à la suite de l'incendie du .
  • Statue de la Vierge
Elle est située à la sortie du bourg, sur la route de Caix. Cette statue de la Vierge à l'Enfant, en pierre blanche repose sur un long socle parallélépipédique[75].
Cette chapelle construite en briques est dédiée à saint Joseph dont la statue de bois orne l'autel. Le mur extérieur du chevet est décoré d'une scène représentant le calvaire[75].
Le Monument aux morts.
  • Monument aux morts, construit en 1922[76],[77].
    Il est l’œuvre d'Auguste Carvin, élève d'Albert Roze, construit en pierre blanche et composé de trois parties. Au milieu sont inscrits le nom des morts de 1914-1918. De chaque côté, sont représentées la mère et l'épouse agenouillées, en pleurs[78]. Au revers du monument sont représentés un semeur[79] et une tombe surmontée d'une croix et d'un casque[80]. Au-dessus du monument, se dresse la statue d'un poilu portant une main sur sa poitrine[81].
Sur ce monument sont également gravés les noms de trois Juifs d'une même famille — la famille Wajnberg — déportés le et assassinés à leur arrivée à Auschwitz.
  • Ancienne cidrerie, construite vers 1897 et située 18 rue de Pied-Selle[82].
  • Anciennes usines de bonneterie Fribourg, construite vers 1929 au 2 place de la République[83] et Sonntag Pion[84].
  • Chemin et calvaire de la guillotine
Le chemin de la Guillotine a été emprunté par trois membres de la bande des Chauffeurs du Santerre dont leur chef, Prudence Pezé, dite « La Louve de Rainecourt », pour se rendre sur les lieux de leur exécution. Une croix a été dressée à l'emplacement de la guillotine.
  • Cimetières militaires britanniques :
    • British cemetery[85] ;
    • Rosières Communal Cemetery Extension.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Vidocq (1775-1857), ancien bagnard devenu chef de la police de sûreté à Paris. Il vient dans la Somme pour démasquer et arrêter les Chauffeurs du Santerre. Il loge un temps, en 1819, à l'hôtel du Cygne de Rosières avant de s'infiltrer dans la bande de « La Louve de Rainecourt »[86].
  • Norbert Truquin (1883- après 1887), né à Rosières en Santerre le , mort au Paraguay après 1887, fut l'un des premiers prolétaires français à laisser des mémoires. Ce témoignage de premier intérêt a été publié chez Maspéro en 1977 : Norbert Truquin (préf. Paule Lejeune), Mémoires et aventures d'un prolétaire à travers la révolution : L'Algérie, la République Argentine et le Paraguay, Paris, Éditions Maspero, coll. « Actes et mémoires du Peuple », , 280 p. (ISBN 978-2-7071-0944-6).
  • Louis-Lucien Klotz (1868-1930), maire d'Ayencourt-le-Monchel, conseiller général du canton de Rosières-en-Santerre de 1896 à 1928, député de la Somme (circonscription de Montdidier) de 1898 à 1925, puis sénateur de 1925 à 1928, plusieurs fois ministre des Finances et ministre de l'Intérieur du au dans le gouvernement Louis Barthou.
  • André Debry (1898-2005), né à Villers-Bocage, s'est marié à Rosières avec Marguerite Céline Pingand le  ; a été enseignant, est mort plus que centenaire et a ainsi été un des derniers poilus vivants.
  • Jacques Debary (1914-2011), acteur de théâtre, cinéma et télévision, surtout connu pour son rôle du commissaire Cabrol de la série télévisée Les Cinq Dernières Minutes, a été instituteur à Rosières avant d'exercer son métier de comédien. L’école primaire de la commune porte désormais son nom[87].
  • Benjamin, Assias et Jean-Louis Wajnberg, déportés à Auschwitz-Birkenau, leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts de Rosières-en-Santerre.
  • Jean-Jacques Perrey, pionnier et compositeur français de musique électronique,

Héraldique[modifier | modifier le code]

[[|Rosières-en-Santerre]]
Blason de Rosières-en-Santerre Blason
D'azur au pampre (ou cep) d'argent fruité de gueules, surmonté d'une couronne comtale d'or avec ses perles et ses gemmes au naturel accosté de deux fleurs de lys d'or et soutenu d'une autre du même[88].
Ornements extérieurs
  • Croix de guerre 1914-1918 avec palme. Citation à l'ordre de l'armée du  : « Située dans la zone de feu pendant la guerre et envahie en 1918, a été en grande partie détruite à la suite de violents combats dont elle a été le témoin. A bien mérité du pays par la belle attitude de ses habitants, sous les obus et pendant l'occupation ennemie. »[89]
Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze
Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze
  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent[90]. Citation à l'ordre de la division du  : « Bourg vaillant et courageux, au patriotisme exemplaire. Dans la zone d'opération, début , de la 7e DINA, violemment bombardé, à demi détruit, cruellement éprouvé dans ses enfants, huit tués et dix-sept touchés a supporté dignement ses épreuves et ses souffrances, se remettant courageusement et avec ardeur au travail[90]. »
Détails
Les armoiries de Rosières-en-Santerre sont utilisées par la commune depuis le milieu du XIXe siècle, leur origine est inconnue[91]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2)
  • Olivier Garcin, Le Santerre à l'amont de la Luce, histoire des origines à 1900, tome second : Rosières-en-Santerre et ses alentours, Mortagne-au-Perche, La Vague verte, 2016 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 081 - 5).
  • Alcius Ledieu, Nouvelles et légendes recueillies à Démuin, Paris, A. Picard, 1895. Réédition sous le titre : Récits historiques et légendes du Santerre, deuxième partie, Woignarue, La Vague verte, 1999 (ISBN 978 - 2 - 908 227 - 84 - 0).
  • Jean-Paul Léfèbvre-Filleau, Vidocq contre les Chauffeurs de la Somme, Luneray (Seine-Maritime), 1999, Éditions Bertout (ISBN 2 - 86 743 - 308 - 8).
  • Marcel Queyrat, Journal des moissons sanglantes, août-, la Bataille de Proyart-Framerville-Rosières, Inval-Boiron (Somme), 2012, La Vague verte, collection "souvenance" (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 029 - 7).
  • Maurice Thiéry, La Guerre en Picardie 1914-1918, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, 2014, reprise de l'édition de 1920 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0 778 - 6)
  • Adrien Varloy, Les Chauffeurs du Santerre, Chaulnes, Res Universis, coll. « Le Livre d'histoire-Lorisse », (1re éd. 1907), 218 p. (ISBN 2-87760-476-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Le stade de la commune porte le nom de ce maire.
  3. D'après le panneau de sortie de Rosières en direction du nord-est, sur la route de Lihons.
  4. Toujours d'après le panneau de sortie de Rosières en direction du nord-est, sur la route de Lihons.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Autres sources[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Localisation de la commune de Rosières-en-Santerre entre Amiens et Saint-Quentin (échelle 1:545760), consulté le 18 octobre 2018) » sur Géoportail..
  2. « Territoire de la commune de Rosières-en-Santerre (échelle 1:68220, entouré de jaune, consulté le 18 octobre 2018) » sur Géoportail..
  3. « Limites communales de Rosières-en-Santerre (zone entourée d’une ligne orange) », sur openstreetmap.org (consulté le ).
  4. a b c d e f g et h Notice géographique et historique sur la commune de Rosières, rédigée par M. Dhérissart, instituteur, en 189?, archives départementales de la Somme
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Rosières-en-Santerre et Rouvroy-en-Santerre », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Rouvroy-en-Santerre » (commune de Rouvroy-en-Santerre) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Station Météo-France « Rouvroy-en-Santerre » (commune de Rouvroy-en-Santerre) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  11. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Unité urbaine 2020 de Rosières-en-Santerre », sur insee.fr (consulté le ).
  15. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. lieutenant Raynaud, Section photographique de l'armée, « Photo : Rosières-en-Santerre. Un coin du village et tranchée dans les ruines », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, sur argonnaute.u-paris10.fr, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  22. Bénédicte Robin, « La friche Maréchal de Rosières-en-Santerre se prépare à une seconde vie », France Bleu Picardie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. résumé de la ligne
  24. « 43 Harbonnieres - Rosieres en Santerre » [PDF], Les horaires des lignes, sur trans80.hautsdefrance.fr, (consulté le ).
  25. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 1, Paris / Amiens 1867 - 1878, p.232 (lire en ligne sur DicoTopo) [1].
  26. Charles Rostaing, Les Noms de lieux, Paris, Presses universitaires de France, 1969 p. 87
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  28. a b et c « Rosières-en-Santerre », sur remus80.eklablog.com.
  29. a et b Varloy, p. à préciser.
  30. Marcel Queyrat, Le Journal des moissons sanglantes, Inval-Boiron, Éditions de la Vague verte, 2010 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 029 - 7).
  31. Section photographique de l'armée, « Photo : Rosières-en-Santerre. Une rue : corvée de tirailleurs sénégalais », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, sur argonnaute.u-paris10.fr, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  32. Section photographique de l'armée, « Photo : Rosières-en-Santerre (près). Pièce de marine de 194 sur voie ferrée », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, sur argonnaute.u-paris10.fr, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  33. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  34. Maurice Thiéry, « Le bombardement de Rosières », dans La guerre en Picardie, 1914-1918, Paris, Bloud et Gay, (lire en ligne), p. 81-94, lire en ligne sur Gallica.
  35. Journal officiel du .
  36. http://grca.free.fr/historique_grca/2_grca.htm
  37. a b c d et e Chronologie complète commandée par la Mairie à la suite de la révision du plan d’occupation des sols (POS) de 1997.
  38. Vincent Bonnecase, « Quand le Niger aidait la France : Le parrainage de Rosieres-en-Santerre par la colonie du Niger(1942-1952) », Afrique et histoire, Lagrasse, Verdier,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ), HAL Id: halshs-01618829.
  39. Jacques Calcine, « Rosières-en-Santerre », sur anciens-aerodromes.com, (consulté le ).
  40. Serge Klarsfeld, Mémorial de la déportation des Juifs de France, Paris, 1978.
  41. Musée national Auschwitz-Birkenau
  42. « Communes décorées de la Croix de Guerre 1939-1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Marne - Dormans (51), (consulté le ).
  43. a et b « Au temps du rationnement à Rosières… mais pas pour les petits : Michel Roussel raconte, à travers deux personnages locaux, un bout d’histoire, celle de la commune après la Seconde Guerre mondiale », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  44. Arnaud Brasseur, « Double projet sur la friche Maréchal : La municipalité a racheté l'ancienne usine Maréchal, fermée depuis 2004. La construction de logements et d'un marché couvert devrait commencer », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3558,‎ , p. 21.
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  46. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  47. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur courrier-picard.fr, (consulté le ).
  48. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  49. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : la nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : la révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur courrier-picard.fr, (consulté le ).
  50. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : l’annonce a été faite jeudi à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur courrier-picard.fr, (consulté le ).
  51. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur décideursenrégion.fr, (consulté le ).
  52. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  53. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le ).
  54. « SOMME (80) - Rosières-en-Santerre », Résultats des élections municipales et communautaires 2014, Minsitère de l'intérieur (consulté le ).
  55. « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  56. « Nomination de maires », sur Le Progrès de la Somme, , sur Retronews.
  57. Julien Cahon, « MILLET Jean : Né le 5 septembre 1921 à Tananarive (Madagascar), mort en octobre 2004 ; médecin ; militant de la CIR puis du PS dans la Somme ; conseiller municipal (1959-1977) puis maire (1977-1981) de Rosières-en-Santerre, conseiller général (1958-1982) », Le Maitron en ligne, (consulté le ).
  58. « Maire de Rosières pendant plus de dix ans, Christian Caron est décédé : Ses obsèques civiles auront lieu ce lundi, à 10 h 30 dans la commune de Warvillers », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Après avoir été conseiller municipal et adjoint du Docteur Jean Millet, Christian Caron est lui-même devenu maire en 1981. Il est resté à cette fonction jusqu’en 1995 ».
  59. Arnaud Brasseur, « Rosières-en-Santerre : José Sueur démissionne de la mairie », Le Bonhomme picard, édition de Montdidier-Roye,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  60. « Rosières : José Sueur retrouve son siège : Sans surprise, le maire sortant a été réélu pour la quatrième fois consécutive. Sa nouvelle équipe a pris place à ses côtés », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « L’élection du maire s’est déroulée dimanche 30 mars, devant quelques dizaines d’habitants et sous la présidence de Robert Laussucq, doyen d’âge. (...) Seul candidat au poste de maire, José Sueur a été élu à bulletin secret avec 22 voix pour et un blanc ».
  61. « Elus et médecins, ils jonglent : Ces élus ont un point commun : en marge de leur(s) mandat(s), ils sont ou ont été médecins. Ils nous expliquent comment concilier deux activités très prenantes », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  62. « Rosieres-en-Santerre (80) José Sueur veut abandonner un mandat en 2017 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Fraîchement élu conseiller régional sur la liste de Xavier Bertrand, José Sueur annonce vouloir «  laisser un mandat local ». Le maire UDI de Rosières-en-Santerre et président de la CCS (Communauté de communes du Santerre) dit ne pas encore avoir « choisi lequel de ces deux mandats » il va abandonner ».
  63. « Le premier adjoint de Rosières devient maire », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  64. Aude Collina, « Les premiers, et derniers, vœux de Daniel Prouille à Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Vendredi 24 janvier en soirée, à la salle multifonctions rue du Colonel-Sorlin, il animait sa première cérémonie de vœux à la population. Ce sera aussi sa dernière puisqu’il annonçait, en aparté, qu’il ne se représenterait pas, à 69 ans ».
  65. « Françoise Maille-Barbare est la première femme maire de Rosières-en-Santerre : Sans surprise, Françoise Maille-Barbare, vice-présidente du conseil départemental et adjointe depuis près de vingt ans, a été élue maire pour la première fois ce mercredi 27 mai », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Pour l’élection du maire, deux candidats s’étaient présentés : Françoise Maille-Barbare (en binôme avec José Sueur, maire de 1995 à 2019) et Éric Proot. Après le vote à bulletin secret, Françoise Maille-Barbare, vainqueure le 15 mars avec 55,88% des voix, a été élue maire mercredi avec 17 voix et 1 blanc. Éric Proot a obtenu 5 voix. ».
  66. L'école sur le site du ministère de l'éducation nationale.
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  71. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
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  82. « Cidrerie S.A. de la distillerie de Nesle, puis fonderie S.A. des usines du Pied Selle, puis usine de la Bordelaise et Picarde d'engrais, puis entrepôt Ferinox », notice no IA00076647, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  83. « Usine de bonneterie Ets Fribourg, puis l'Amiénoise textile, puis Maréchal L. et J., puis D.S.A.T. Maréchal », notice no IA00076648, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  89. Jacques Estienne et Mireille Louis 1972, p. 65.
  90. a et b Jacques Estienne et Mireille Louis 1972, p. 65-66.
  91. Jacques Estienne et Mireille Louis (préf. Pierre-Marcel Wiltzer, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme), Armorial du Département et des Communes de la Somme, Abbeville, imprimerie F. Paillart, .