Rosières-en-Santerre

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rosières et Santerre (homonymie).

Rosières-en-Santerre
Rosières-en-Santerre
Mairie de Rosières-en-Santerre.
Blason de Rosières-en-Santerre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Moreuil
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
José Sueur
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80680
Démographie
Gentilé Rosiérois
Population
municipale
3 007 hab. (2015 en augmentation de 2,84 % par rapport à 2010)
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 54″ nord, 2° 42′ 11″ est
Altitude Min. 70 m
Max. 106 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Liens
Site web rosieres-santerre.fr

Rosières-en-Santerre est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Rosiérois et les Rosiéroises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rosières-en-Santerre est un bourg picard du Santerre, situé à 30 km à l'est d'Amiens et à 40 km à l'ouest de Saint-Quentin[2], aisément accessible par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029) et les autoroutes A1 et A29.

La gare de Rosières est desservie par les trains TER Picardie.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation secondaire et tertiaire. Les 5/6es du territoire sont recouverts par le limon des plateaux de la période éocène. Au-dessous, se trouve la craie qui affleure sur les pentes de la vallée que l'on rencontre au sud de la commune (en limite des territoires des villages de Vrély et Caix). Ce limon est recouvert de terre arable. Une couche de sable verdâtre sépare deux couches de craie. À l'ouest de la commune, l'argile et la craie sont remplacées par des dalles de grès. Au sud, on rencontre de la glaise verte et, au nord-est, des galets et du sable tandis qu'au sud-est, ce sont des cailloux[3].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau assez uniforme qui s'abaisse assez brusquement au sud sur une petite vallée sèche - sans doute l'ancien lit de la Luce[3].

On ne rencontre aucun bois, aucun rideau d'arbres sur le territoire de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de cours d'eau qui traverse la commune. La nappe phréatique est située à 10 m de profondeur environ. L'eau de cette nappe est chargée en carbonate de chaux[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré océanique avec vents de nord et de sud-ouest dominants.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Rosières a été complètement détruit au cours de la Première Guerre mondiale[4], reconstruit dans l'entre-deux-guerres ; il a de nouveau subi d'importantes destructions en mai-, durant la bataille de France de la Seconde Guerre mondiale. Rosières-en-Santerre est donc une ville neuve.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rosières-en-Santerre
Harbonnières Vauvillers Lihons
Caix Rosières-en-Santerre
Vrély Méharicourt

Rosières-en-Santerre est entourée[5],[6] des communes (en commençant par le nord-est, puis dans le sens des aiguilles d'une montre) de Lihons, Méharicourt, Vrély, Caix, Harbonnières et Vauvillers.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On rencontre, dans les textes anciens, plusieurs formes pour désigner Rosières : Rosierias (en 877), Rosierie (1140), Rosieres (1159), Rousieres (1214), Rouziere (1507), Rouziers (1567), Rosier (1638), Rozières (1728), Rozière (1773), Rosières-en-Santerre (1838). Le nom proviendrait de terres plantées de roseaux selon certains, de rosiers pour d'autres[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des sarcophages, fers de lance, couteaux, scramasaxes, épées, tuiles, poteries, monnaies trouvés dans la commune attestent d'une occupation gallo-romaine et mérovingienne[3].

L'archéologie aérienne a révélé la présence de vestiges d'une villa gallo-romaine sur le territoire de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention du nom de Rosières (Rosieras) apparaît sur un document daté du 8 septembre 883, par lequel un certain Rodinus faisait donation à l'Abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer (Pas-de-Calais) de biens : un manoir avec ses dépendances, chemins et fossés ainsi que douze serfs qu'il possédait à Rosières qui n'était alors qu'un modeste village[7].

En 1143, Rosières était une possession de l'abbaye de Prémontré. Il est fait mention d'un château fort à Rosières en 1177.

En 1199, Rosières était un fief des comtes de Boves et de l'abbaye de Corbie. Thomas de Rozières fut l'un des premiers seigneurs du lieu connu.

Des moines de l'abbaye d'Avesne dépendant de l'abbaye de Cluny habitent Rosières.

Vers 1300, des templiers auraient séjourné à Rosières.

Au XIVe siècle, Rousseville, village situé entre Lihons et Rosières, est complètement brûlé. Les habitants se seraient réfugiés à Rosières dans le secteur de la rue Grelespois[3]. Ce village a totalement disparu depuis.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, pendant les guerres de Religion et les invasions espagnoles, sont contstruites des muches (souterrains refuges) entre l'église et le château.

En 1567, le procès-verbal de la coutume de Péronne mentionne Louis de Pas comme seigneur de Rosières, dépendant de la prévôté de Montdidier.

En 1579, Henri III accorde l'autorisation d'organiser trois foires franches par an et un marché hebdomadaire à Rosières.

En 1600, il existe, à Rosières, une école de filles.

Les archives de la fabrique mentionnent qu'en 1658, quatre vicaires sont chargés de l'instruction des enfants sous l'autorité de l'abbé Leroux, curé-doyen de Rosières.

Rosières est ravagée par plusieurs incendies en 1733, 1775, 1785 et 1795.

En 1746, l'église Saint-Omer est reconstruite.

Au XVIIIe siècle, la bonneterie est déjà prospère à Rosières. Les seigneurs perçoivent des droits sur les laines (achat et vente)[3].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, les terres du prieuré de Lihons-en-Santerre situées sur la commune de Rosières sont déclarées biens nationaux et vendues.

En 1793, la maison du sieur Joly, clerc laïc, maître d'école et considéré comme aristocrate est saccagée par les sans-culottes d'Harbonnières, venus prêter main-forte à ceux de Rosières. M. Joly quitte alors la région[3].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1814-1815, à la suite des défaites napoléoniennes, les Cosaques dévastèrent Rosières.

Le 17 octobre 1820, furent exécutés à Rosières les membres d'une bande de voleurs et d'assassins surnommés les « Chauffeurs du Santerre » qui, depuis 1818, terrorisaient leurs victimes en leurs brûlant la plante des pieds pour les contraindre à indiquer où elles cachaient leur argent. Eugène-François Vidocq, chef de la Sûreté vint spécialement de Paris pour mettre fin à leurs exactions. Il s'infiltra dans la bande et parvint à arrêter leur chef, Prudence Pezé dite la « Louve de Rainnecourt » et ses complices[8].

En 1848, la révolution de Février eut des partisans à Rosières.

Sous le Second Empire, la « Bande Lemaire » commit de 1852 à 1856 plusieurs vols et meurtres. Arrêtés, ses membres furent jugés par la Cour d'Assises de la Somme en 1857, condamnés à mort, ils furent exécutés à Rosières-en-Santerre, le 31 décembre 1857[8].

En 1865, le chemin de fer arriva à Rosières avec la mise en service de la ligne d'Amiens à Laon.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, huit habitants de Rosières furent tués. Les Prussiens imposèrent des réquisitions d'un montant de 30 000 francs[3].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La gare détruite pendant la Première Guerre mondiale.

Le , le bourg subit un intense bombardement au cours des combats de Proyart. Pendant les combats, Adrienne Dumeige, organisa à Rosières, une ambulance pour soigner les blessés. Pour cela, elle fut citée à l'ordre de la Nation le [9]. Le bourg fut libéré par l'armée française le . Jusqu'en , Rosières était située à l'arrière immédiat du front[10]. La voie ferrée sert à l'implantation de pièces de l'artillerie lourde sur voie ferrée[11].

Le , au cours de la bataille du Kaiser, l'armée allemande occupa à nouveau Rosières, qui fut reconquis définitivement par les armées alliées à la fin .

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La commune fut décorée de la croix de guerre 1914-1918 le [12].

Pendant quelques années après la fin de la guerre, la commune était desservie par un chemin de fer du système Péchot initialement construit par l'armée française dans le cadre de la bataille de la Somme, afin de desservir le front. La destruction des infrastructures conduisit à utiliser ce réseau pour les besoins civils de la reconstruction jusqu'en 1922-1923.

Plan du réseau départemental à voie étroite de 60 cm de la Somme en 1923, exploité par le ministère des Régions libérées.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , au cours de la bataille de France, Rosières-en-Santerre est le théâtre de violents combats entre des « cavaliers » (de l'arme blindée et cavalerie) du 2e groupe de reconnaissance de corps d'armée (de la 7e armée française) et un détachement allemand[réf. nécessaire].

À la suite de bombardements aériens début , un incendie se déclare le soir du  ; il ne peut être circonscrit et finit par détruire entièrement 250 maisons sur 850, dont la mairie, la gendarmerie et le presbytère ; au total, 60 % des bâtiments de la commune sont atteints[13].

Etoile-Jaune-IMG 0942.jpg

En 1942, la colonie du Niger devient marraine de guerre de Rosières et lui octroie une subvention de 50 000 francs pour aider à sa reconstruction[13].

Le , trois Juifs de Rosières, le médecin Benjamin Wajnberg, son épouse Assias et leur fils Jean-Louis, âgé de 9 ans, sont arrêtés puis incarcérés à la citadelle d'Amiens. Internés ensuite au camp de Drancy, ils sont déportés, avec d'autres Juifs de la Somme, le à Auschwitz-Birkenau par le convoi n° 66 et exterminés à leur arrivée le 23 janvier 1944[14].

Trente Glorieuses[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction du bourg fut dirigée par l'architecte Émile Brunet[13].

En 1952, la rue de l'Hôtel-de-Ville, reconstruite sur les plans des architectes Julien Heulot et Henri Boddecher[13], prit le nom de rue du Niger, en hommage au don de 1942.

En 1955, la reconstruction de la mairie était achevée selon les plans dressés par les architectes Heulot, Rabant et Parlos[13], approuvés en 1952.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[15]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle était le chef-lieu depuis 1793 du canton de Rosières-en-Santerre[16]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, le préfet de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de vingt-huit à seize du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[17].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute-Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant quarante-six communes[18],[19],[20]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [21], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [22].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[23].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 1981 Jean Millet PS Médecin
Conseiller général de Rosières-en-Santerre (1958 → 1982)
1981 ? Caron PS Employé des PTT
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 en cours
(au 7 juillet 2017)
José Sueur UDF puis
NC-UDI
Médecin[24]
Conseiller général de Rosières-en-Santerre (2001 → 2015)
Conseiller régional des Hauts-de-France (2015[25] → )
Président de la CC du Santerre ( 2001 → 2016)
Vice-président de la CC Terres de Picardie (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[26],[27]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Drochtersen (Allemagne) depuis 1972, à l'origine : Assel.
    Drochtersen se trouve en Basse-Saxe à 45 km au nord-ouest de Hambourg, sur l'Elbe et à environ 798 km de Rosières[a]. En fait, Rosières a à l'origine été jumelée avec la petite ville allemande de Assel[b], laquelle a été intégrée en à la commune de Drochtersen.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2015, la commune comptait 3 007 habitants[Note 1], en augmentation de 2,84 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3212 7602 7582 2412 3492 4012 4602 4962 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3902 3912 3082 4922 4372 5512 6352 6482 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4972 3992 3342 1592 4562 2752 1182 0142 205
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 3812 6052 8152 9853 1072 9562 8862 8772 985
2015 - - - - - - - -
3 007--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique Jacques-Debary compte 187 élèves à la rentrée 2017[31].

Le collège Jules-Verne assure localement la suite de la scolarité obligatoire[32].

Économie[modifier | modifier le code]

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Outre l'exploitation des terres agricoles environnantes, l'activité économique de Rosières a longtemps été vouée à la bonneterie comme nombre de communes du Santerre. Cette dernière activité a aujourd'hui complètement disparu.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie agro-alimentaire s'est implantée, diversifiant quelque peu les activités et les emplois.

Le commerce et l'artisanat constituent le complément de l'activité de la commune. Au commerce de détail assez diversifié, se sont ajoutées trois « grandes ou moyennes surfaces ».

Les services offerts par la commune sont principalement scolaires (établissements publics et privé : écoles maternelle, élémentaire et collège), administratifs (mairie, poste, Trésor public, etc.) et banques…

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Rosières-en-Santerre.

L'église Saint-Omer[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Omer est reconstruite en style néo-roman en 1903. Le transept et les chapelles latérales ainsi que le clocher sont restaurés de 1921 à 1928 pour effacer les destructions de la Première Guerre mondiale. L'église est de nouveau restaurée de 1945 au début des années 1950, en raison de sa destruction partielle[13] à la suite de l'incendie du .

Statue de la Vierge[modifier | modifier le code]

Elle est située à la sortie du bourg, sur la route de Caix. Cette statue de la Vierge à l'Enfant, en pierre blanche repose sur un long socle parallélépipédique[33].

Chapelle du cimetière[modifier | modifier le code]

Cette chapelle construite en briques est dédiée à saint Joseph dont la statue de bois orne l'autel. Le mur extérieur du chevet est décoré d'une scène représentant le calvaire[33].

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Il a été construit en 1922[34]. Il est l’œuvre d'Auguste Carvin, élève d'Albert Roze, construit en pierre blanche et composé de trois parties. Au milieu sont inscrits le nom des morts de 1914-1918. De chaque côté, sont représentées la mère et l'épouse agenouillées, en pleurs[35]. Au revers du monument sont représentés un semeur[36] et une tombe surmontée d'une croix et d'un casque[37]. Au-dessus du monument, se dresse la statue d'un poilu portant une main sur sa poitrine[38].

Sur ce monument sont également gravés les noms de trois Juifs d'une même famille — la famille Wajnberg — déportés le et assassinés à leur arrivée à Auschwitz[c].

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

  • Ancienne cidrerie, construite vers 1897 et située 18 rue de Pied-Selle[39].
  • Anciennes usines de bonneterie Fribourg, construite vers 1929 au 2 place de la République[40] et Sonntag Pion[41].

Mairie et rue du Niger[modifier | modifier le code]

La mairie et la rue du Niger furent reconstruits de 1952 à 1955.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.


Rosières-en-Santerre, calvaire de la guillotine (2).jpg

Chemin et calvaire de la guillotine[modifier | modifier le code]

Le chemin de la Guillotine a été emprunté par trois membres de la bande des Chauffeurs du Santerre dont leur chef, Prudence Pezé, dite « La Louve de Rainecourt », pour se rendre sur les lieux de leur exécution. Une croix a été dressée à l'emplacement de la guillotine.

Cimetières militaires[modifier | modifier le code]

  • Cimetières militaires britanniques :
    • British cemetery ;
    • Rosières Communal Cemetery Extension.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Vidocq (1775-1857), ancien bagnard devenu chef de la police de sûreté à Paris. Il vient dans la Somme pour démasquer et arrêter les Chauffeurs du Santerre. Il loge un temps, en 1819, à l'hôtel du Cygne de Rosières avant de s'infiltrer dans la bande de « La Louve de Rainecourt ».
  • Louis-Lucien Klotz (1868-1930), maire d'Ayencourt-le-Monchel, conseiller général du canton de Rosières-en-Santerre de 1896 à 1928, député de la Somme (circonscription de Montdidier) de 1898 à 1925, puis sénateur de 1925 à 1928, plusieurs fois ministre des Finances et ministre de l'Intérieur.
  • André Debry (1898-2005), né à Villers-Bocage, s'est marié à Rosières avec Marguerite Céline Pingand le  ; a été enseignant, est mort plus que centenaire et a ainsi été un des derniers poilus vivants.
  • Jacques Debary (1914-2011), acteur de théâtre, cinéma et télévision, surtout connu pour son rôle du commissaire Cabrol de la série télévisée Les Cinq Dernières Minutes, a été instituteur à Rosières avant d'exercer son métier de comédien. L’école primaire de la commune porte désormais son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Rosieres en Santerre.svg
  • Les armoiries de Rosières-en-Santerre sont utilisées par la commune depuis le milieu du XIXe siècle, leur origine est inconnue[42]. Elles se blasonnent ainsi :
  • D'azur au pampre d'argent fruité de gueules, surmonté d'une couronne comtale d'or avec ses perles et ses gemmes au naturel accosté de deux fleurs de lys d'or et soutenu d'une autre du même.
Ornements extérieurs 

Croix de guerre 1914-1918 avec palme et croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent[43].

  • Citation à l'ordre de l'armée du  : « Située dans la zone de feu pendant la guerre et envahie en 1918, a été en grande partie détruite à la suite de violents combats dont elle a été le témoin. A bien mérité du pays par la belle attitude de ses habitants, sous les obus et pendant l'occupation ennemie. »[44]
  • Citation à l'ordre de la division du  : « Bourg vaillant et courageux, au patriotisme exemplaire. Dans la zone d'opération, début , de la 7e DINA, violemment bombardé, à demi détruit, cruellement éprouvé dans ses enfants, huit tués et dix-sept touchés a supporté dignement ses épreuves et ses souffrances, se remettant courageusement et avec ardeur au travail[43]. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2)
  • Olivier Garcin, Le Santerre à l'amont de la Luce, histoire des origines à 1900, tome second : Rosières-en-Santerre et ses alentours, Mortagne-au-Perche, La Vague verte, 2016 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 081 - 5).
  • Alcius Ledieu, Nouvelles et légendes recueillies à Démuin, Paris, A. Picard, 1895. Réédition sous le titre : Récits historiques et légendes du Santerre, deuxième partie, Woignarue, La Vague verte, 1999 (ISBN 978 - 2 - 908 227 - 84 - 0).
  • Jean-Paul Léfèbvre-Filleau, Vidocq contre les Chauffeurs de la Somme, Luneray (Seine-Maritime), 1999, Éditions Bertout (ISBN 2 - 86 743 - 308 - 8).
  • Marcel Queyrat, Journal des moissons sanglantes, août-septembre 1914, la Bataille de Proyart-Framerville-Rosières, Inval-Boiron (Somme), 2012, La Vague verte, collection "souvenance" (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 029 - 7).
  • Maurice Thiéry, La Guerre en Picardie 1914-1918, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, 2014, reprise de l'édition de 1920 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0 778 - 6)
  • Adrien Varloy, Les Chauffeurs du Santerre, Chaulnes, Res Universis, coll. « Le Livre d'histoire-Lorisse », (1re éd. 1907) (ISBN 2-87760-476-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après le panneau de sortie de Rosières en direction du nord-est, sur la route de Lihons.
  2. Toujours d'après le panneau de sortie de Rosières en direction du nord-est, sur la route de Lihons.
  3. Voir le § Histoire du présent article.

Références[modifier | modifier le code]

Insee (dont les Notes du § Démographie)[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  2. Géoportail, « Localisation de la commune de Rosières-en-Santerre entre Amiens et Saint-Quentin (échelle 1:545760), consulté le 18 octobre 2018) » .
  3. a b c d e f g h et i Notice géographique et historique sur la commune de Rosières, rédigée par M. Dhérissart, instituteur, en 189?, archives départementales de la Somme
  4. lieutenant Raynaud, Section photographique de l'armée, « Photo : Rosières-en-Santerre. Un coin du village et tranchée dans les ruines », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, sur argonnaute.u-paris10.fr, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 29 juillet 2017).
  5. Géoportail, « Territoire de la commune de Rosières-en-Santerre (échelle 1:68220, entouré de jaune, consulté le 18 octobre 2018) » .
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  40. « Usine de bonneterie Ets Fribourg, puis l'Amiénoise textile, puis Maréchal L. et J., puis D.S.A.T. Maréchal », notice no IA00076648, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  43. a et b Jacques Estienne et Mireille Louis 1972, p. 65-66.
  44. Jacques Estienne et Mireille Louis 1972, p. 65.