Rosières-en-Santerre

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Rosières-en-Santerre
Mairie de Rosières-en-Santerre.
Mairie de Rosières-en-Santerre.
Blason de Rosières-en-Santerre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Moreuil
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
José Sueur
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80680
Démographie
Gentilé Rosiérois
Population
municipale
2 995 hab. (2014)
Densité 231 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 54″ nord, 2° 42′ 11″ est
Altitude Min. 70 m – Max. 106 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Liens
Site web rosieres-santerre.fr

Rosières-en-Santerre est une commune française située dans le département de la Somme et la région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Rosiérois et les Rosiéroises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rosières-en-Santerre est un bourg picard du Santerre, situé à 30 km à l'est d'Amiens et à 40 km à l'ouest de Saint-Quentin, aisément accessible par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029) et les autoroutes A1 et A29.

La gare de Rosières est desservie par les trains TER Picardie.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation secondaire et tertiaire. Les 5/6e du territoire sont recouverts par le limon des plateaux de la période éocène. Au-dessous, se trouve la craie qui affleure sur les pentes de la vallée que l'on rencontre au sud de la commune (en limite des territoires des villages de Vrély et Caix). Ce limon est recouvert de terre arable. Une couche de sable verdâtre sépare deux couches de craie. À l'ouest de la commune, l'argile et la craie sont remplacées par des dalles de grès. Au sud, on rencontre de la glaise verte et, au nord-est, des galets et du sable tandis qu'au sud-est, ce sont des cailloux[2].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau assez uniforme qui s'abaisse assez brusquement au sud sur une petite vallée sèche - sans doute l'ancien lit de la Luce[2].

On ne rencontre aucun bois, aucun rideau d'arbres sur le territoire de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de cours d'eau qui traverse la commune. La nappe phréatique est située à 10 m de profondeur environ. L'eau de cette nappe est chargée en carbonate de chaux[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré océanique avec vents de nord et de sud-ouest dominants.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Rosières a été complètement détruit au cours de la Première Guerre mondiale[3], reconstruit dans l'entre-deux-guerres ; il a à nouveau subi d'importantes destructions en mai-juin 1940, durant la Bataille de France de la Seconde Guerre mondiale. Rosières-en-Santerre est donc une ville neuve.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rosières-en-Santerre
Harbonnières Vauvillers Lihons
Caix Rosières-en-Santerre
Vrély Méharicourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

On rencontre, dans les textes anciens, plusieurs formes pour désigner Rosières : Rosierias (en 877), Rosierie (1140), Rosieres (1159), Rousieres (1214), Rouziere (1507), Rouziers (1567), Rosier (1638), Rozières (1728), Rozière (1773), Rosières-en-Santerre (1838). Le nom proviendrait de terres plantées de roseaux selon certains, de rosiers pour d'autres[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • L'archéologie aérienne a révélé la présence de vestiges d'une villa gallo-romaine sur le territoire de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • 883 : premier document mentionnant l’existence de Rosières dans une donation de l'abbaye Saint-Bertin à Saint-Omer (Pas-de-Calais).
  • Rosières est un fief des comtes de Boves et de Corbie.
  • Thomas de Rozières est un des premiers seigneurs du lieu.
  • Des moines de l'abbaye d'Avesne dépendant de l'abbaye de Cluny ont habité Rosières.
  • Vers 1300, des templiers auraient séjourné à Rosières.
  • Au XIVe siècle, Rousseville, village situé entre Lihons et Rosières, est complètement brûlé. Les habitants se seraient réfugiés à Rosières dans le secteur de la rue Grelespois[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • XVIe siècle : pendant les Guerres de religion et les invasions espagnoles, existence de muches (souterrains refuges) entre l'église et le château.
  • 1567 : le procès-verbal de la coutume de Péronne mentionne Louis de Pas comme seigneur de Rosières, dépendant de la prévôté de Montdidier.
  • En 1579, Henri III accorde trois foires franches par an et un marché hebdomadaire.
  • 1600 : on relève l'existence d'une école de filles dans la commune.
  • 1658 : les archives de la fabrique mentionnent que quatre vicaires sont chargés de l'instruction des enfants sous l'autorité de l'abbé Leroux, curé-doyen de Rosières.
  • 1746 : reconstruction de l'église Saint-Omer.
  • Des incendies ravagent Rosières en 1733, 1775, 1785, 1795.
  • Au XVIIIe siècle, la bonneterie est déjà prospère à Rosières. Les seigneurs perçoivent des droits sur les laines (achat et vente)[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

  • Révolution française : les terres du prieuré de Lihons situées sur la commune de Rosières sont déclarées biens nationaux et vendues.
  • 1793 : la maison du sieur Joly, clerc laïc, maître d'école et considéré comme aristocrate est saccagée par les sans-culottes d'Harbonnières, venus prêter main forte à ceux de Rosières. Monsieur Joly quitte le pays[2].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale
La gare détruite pendant la Première Guerre mondiale.
  • Le 29 août 1914, le bourg subit un intense bombardement au cours des combats de Proyart. Pendant les combats, Adrienne Dumeige, organise à Rosières, une ambulance pour soigner les blessés. Pour cela, elle sera citée à l'ordre de la Nation le 27 octobre 1917[4]. Le bourg est libéré par l'armée française le 11 septembre 1914. Jusqu'en mars 1918, Rosières est située à l'arrière immédiat du front[5]. La voie ferrée sert à l'implantation de pièces de l'artillerie lourde sur voie ferrée[6].
  • Le 26 mars 1918, au cours de la bataille du Kaiser, l'armée allemande réoccupe Rosières qui est définitivement libérée à la fin août 1918.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [7].

Pendant quelques années après la fin de la guerre, la commune est desservie par un chemin de fer du système Péchot initialement construite par l'Armée française dans le cadre de la Bataille de la Somme, afin de desservir le front. La destructions des infrastructures amène à utiliser ce réseau pour les besoins civils de la reconstruction jusqu'en 1922-23.

Plan du réseau départemental à voie étroite de 60 cm de la Somme en 1923, exploité par le Ministère des Régions Libérées.


Seconde Guerre mondiale 
  • Le 22 mai 1940, Rosières-en-Santerre est le théâtre de violents combats entre des « cavaliers » (de l'arme blindée-cavalerie) du 2e groupe de reconnaissance de corps d'armée (7e Armée française) et un détachement allemand.
  • À la suite de bombardements aériens début juin, un incendie s'allume le soir du 6 juin 1940 qui ne peut être circonscrit et finit par détruire entièrement 250 maisons sur 850, dont la mairie, la gendarmerie et le presbytère ; au total, 60 % des bâtiments de la commune sont atteints[8].
  • En 1942, la colonie du Niger devient marraine de guerre de Rosières et lui octroie une subvention de 50 000 francs pour aider à sa reconstruction[8].
  • Le 4 janvier 1944, trois Juifs de Rosières, le docteur Benjamin Wajnberg, médecin, son épouse Assias et leur fils Jean-Louis, âgé de 9 ans, sont arrêtés puis incarcérés à la citadelle d'Amiens. Internés ensuite à Drancy, ils sont déportés le 20 janvier à Auschwitz-Birkenau par le convoi n° 66 et exterminés à leur arrivée le 23 janvier 1944[9].


Trente Glorieuses 
  • La reconstruction de la ville est dirigée par l'architecte Émile Brunet[8].
  • En 1952, la rue de l'Hôtel-de-Ville, reconstruite sur les plans des architectes Heulot et Boddecher[8], prend le nom de rue du Niger, en hommage au don de 1942.
  • En 1955, la reconstruction de la mairie est achevée selon les plans dressés par les architectes Heulot, Rabant et Parlos[8], approuvés en 1952.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[10]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle était le chef-lieu depuis 1793 du canton de Rosières-en-Santerre[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[12].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[13],[14],[15]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[16], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [17].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[18].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1981 Jean Millet PS Médecin
Conseiller général de Rosières-en-Santerre (1958 → 1982)
1981   Caron PS employé des PTT
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 en cours
(au 7 juillet 2017)
José Sueur UDI Médecin[19]
Conseiller général de Rosières-en-Santerre (2001 → 2015)
Conseiller régional (2015[20] → )
Président de la CC du Santerre ( 2001 → 2016)
Vice-président de la CC Terres de Picardie (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[21],[22]

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Drochtersen (Allemagne) depuis 1972, à l'origine : Assel.
    Drochtersen se trouve en Basse-Saxe à 45 km au nord-ouest d'Hambourg, sur l'Elbe et à environ 798 km de Rosières[23]. En fait, Rosières a à l'origine été jumelée avec la petite ville allemande de Assel[24], laquelle a été intégrée en à la commune de Drochtersen.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 995 habitants, en augmentation de 3,49 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 321 2 760 2 758 2 241 2 349 2 401 2 460 2 496 2 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 390 2 391 2 308 2 492 2 437 2 551 2 635 2 648 2 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 497 2 399 2 334 2 159 2 456 2 275 2 118 2 014 2 205
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
2 381 2 605 2 815 2 985 3 107 2 956 2 877 2 955 2 995
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

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Outre l'exploitation des terres agricoles environnantes, l'activité économique de Rosières a longtemps été vouée à la bonneterie comme nombre de communes du Santerre. Cette dernière activité a aujourd'hui complètement disparu. Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie agro-alimentaire s'est implantée, diversifiant quelque peu les activités et les emplois. Le commerce et l'artisanat constituent le complément de l'activité de la commune. Au commerce de détail assez diversifié, se sont ajoutées trois « grandes ou moyennes surfaces ».

Les services offerts par la commune sont principalement scolaires (établissements publics et privé : écoles maternelle, primaire et collège), administratifs (mairie, poste, Trésor public, etc.) et banques…

Rosières-en-Santerre, grâce à ses activités économiques et aux services qu'elle offre, « polarise » un territoire.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Rosières-en-Santerre.
  • L'église Saint-Omer
L'église Saint-Omer est reconstruite en style néo-roman en 1903. Le transept et les chapelles latérales ainsi que le clocher sont restaurés de 1921 à 1928 pour effacer les destructions de la Première Guerre mondiale. L'église est de nouveau restaurée de 1945 au début des années 1950, en raison de sa destruction partielle[8] à la suite de l'incendie du 6 juin 1940.
  • Statue de la Vierge, située à la sortie du bourg, sur la route de Caix, cette statue de la Vierge à l'Enfant, en pierre blanche repose sur un long socle parallélépipédique.
  • Chapelle du cimetière, en briques et dédiée à Saint Joseph dont la statue de bois orne l'autel. Le mur extérieur du chevet est décoré d'une scène représentant le calvaire.
  • Monument aux morts de 1922[28] de Rosières-en-Santerre est l’œuvre d'Auguste Carvin, élève d'Albert Roze. Il est construit en pierre blanche et composé de trois parties. Au milieu sont inscrits le nom des morts de 1914-1918. De chaque côté, sont représentées la mère et l'épouse agenouillées, en pleurs[29]. Au revers du monument sont représentés, un semeur[30] et une tombe surmontée d'une croix et d'un casque[31]. Au-dessus du monument, se dresse la statue d'un poilu portant une main sur sa poitrine[32].
Sur ce monument sont également gravés les noms de trois Juifs d'une même famille — la famille Wajnberg — déportés le 4 janvier 1944 et assassinés à leur arrivée à Auschwitz[Note 2].
  • Patrimoine industriel
    • Ancienne cidrerie, construite vers 1897 et située 18 rue de Pied-Selle[33] ;
    • Anciennes usines de bonneterie Fribourg, construite vers 1929 au 2 place de la République[34] et Sonntag Pion[35].
  • Le chemin de la Guillotine, qu'empruntèrent trois membres de la bande des Chauffeurs du Santerre dont leur chef, Prudence Pezé dite « La Louve de Rainecourt », avant leur exécution. Une croix est dressée à l'emplacement de la guillotine.
  • Cimetières militaires britanniques
    • British cemetery ;
    • Rosières Communal Cemetery Extension.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Vidocq (1775-1857), ancien bagnard devenu chef de la police de sûreté à Paris. Il vient dans la Somme pour démasquer et arrêter les Chauffeurs du Santerre. Il loge un temps, en 1819, à l'hôtel du Cygne de Rosières avant de s'infiltrer dans la bande de « La Louve de Rainecourt ».
  • Louis-Lucien Klotz[pourquoi ?] (1868-1930), maire d'Ayencourt le Monchel, conseiller général du canton de Rosières-en-Santerre de 1896 à 1928, député de la Somme (circonscription de Montdidier) de 1898 à 1925, puis sénateur de 1925 à 1928, plusieurs fois ministre des Finances et ministre de l'Intérieur.
  • André Debry (1898-2005), né à Villers-Bocage, s'est marié à Rosières avec Marguerite Céline Pingand le  ; a été enseignant, est mort plus que centenaire et a ainsi été un des derniers poilus vivants.
  • Jacques Debary (1914-2011), acteur de théâtre, cinéma et télévision, surtout connu pour son rôle du commissaire Cabrol de la série télévisée « Les Cinq Dernières Minutes », a été instituteur à Rosières avant d'exercer son métier de comédien. Une école de la commune porte désormais son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Rosieres en Santerre.svg
  • Les armoiries de Rosières-en-Santerre sont utilisées par la commune depuis le milieu du XIXe siècle, leur origine est inconnue[36]. Elles se blasonnent ainsi:
  • D'azur au pampre d'argent fruité de gueules, surmonté d'une couronne comtale d'or avec ses perles et ses gemmes au naturel accosté de deux fleurs de lys d'or et soutenu d'une autre du même.


Ornements extérieurs

Croix de guerre 1914-1918 avec palme et Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent[37].

  • Citation à l'ordre de l'armée du 2 novembre 1920 : « Située dans la zone de feu pendant la guerre et envahie en 1918, a été en grande partie détruite à la suite de violents combats dont elle a été le témoin. A bien mérité du pays par la belle attitude de ses habitants, sous les obus et pendant l'occupation ennemie. »[37]
  • Citation à l'ordre de la division du 11 novembre 1948 : « Bourg vaillant et courageux, au patriotisme exemplaire. Dans la zone d'opération, début juin 1940, de la 7e DINA, violemment bombardé, à demi détruit, cruellement éprouvé dans ses enfants, huit tués et dix-sept touchés a supporté dignement ses épreuves et ses souffrances, se remettant courageusement et avec ardeur au travail[36]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2)
  • Olivier Garcin, Le Santerre à l'amont de la Luce, histoire des origines à 1900, tome second : Rosières-en-Santerre et ses alentours, Mortagne-au-Perche, La Vague verte, 2016 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 081 - 5).
  • Alcius Ledieu, Nouvelles et légendes recueillies à Démuin, Paris, A. Picard, 1895. Réédition sous le titre : Récits historiques et légendes du Santerre, deuxième partie, Woignarue, La Vague verte, 1999 (ISBN 978 - 2 - 908 227 - 84 - 0).
  • Jean-Paul Léfèbvre-Filleau, Vidocq contre les Chauffeurs de la Somme, Luneray (Seine-Maritime), 1999, Éditions Bertout (ISBN 2 - 86 743 - 308 - 8).
  • Adrien Varloy, Les Chauffeurs du Santerre, 1907, réédition, Chaulnes, Res Universis, 1991 (ISBN 2 - 87 760 - 476 - 4).
  • Marcel Queyrat, Journal des moissons sanglantes, août-septembre 1914, la Bataille de Proyart-Framerville-Rosières, Inval-Boiron (Somme), 2012, La Vague verte, collection "souvenance" (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 029 - 7).
  • Maurice Thiéry, La Guerre en Picardie 1914-1918, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, 2014, reprise de l'édition de 1920 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0 778 - 6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Voir le § Histoire du présent article.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Notice géographique et historique sur la commune de Rosières, rédigée par Monsieur Dhérissart, instituteur, en 189?, Archives départementales de la Somme
  3. lieutenant Raynaud, Section photographique de l'armée, « Photo : Rosières-en-Santerre. Un coin du village et tranchée dans les ruines », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 29 juillet 2017).
  4. Marcel Queyrat, Le Journal des moissons sanglantes, Inval-Boiron, Éditions de la Vague verte, 2010 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 029 - 7)
  5. Section photographique de l'armée, « Photo : Rosières-en-Santerre. Une rue : corvée de tirailleurs sénégalais », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 29 juillet 2017).
  6. Section photographique de l'armée, « Photo : Rosières-en-Santerre (près). Pièce de marine de 194 sur voie ferrée », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 29 juillet 2017).
  7. Journal officiel du 7 novembre 1920
  8. a, b, c, d, e et f Chronologie complète commandée par la Mairie à la suite de la révision du Plan d’Occupation des Sols de 1997.
  9. Serge Klarsfeld, Mémorial de la déportation des Juifs de France, Paris, 1978
  10. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  14. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  15. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  16. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  17. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  18. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  19. Julien Gris, « Haute-somme : Élus et médecins, ils jonglent : Ces élus ont un point commun : en marge de leur(s) mandat(s), ils sont ou ont été médecins. Ils nous expliquent comment concilier deux activités très prenantes », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  20. « José Sueur veut abandonner un mandat en 2017 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  21. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 12 août 2008)
  22. « José Sueur retrouve son siège : Sans surprise, le maire sortant a été réélu pour la quatrième fois consécutive. Sa nouvelle équipe a pris place à ses côtés », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  23. D'après le panneau de sortie de Rosières en direction du Nord-Est, sur la route de Lihons.
  24. Toujours d'après le panneau de sortie de Rosières en direction du nord-est, sur la route de Lihons.
  25. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  28. « Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 et de la guerre de 1939-1945 », notice no IA80000058, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « 2 reliefs : la Mère et l'épouse du soldat mort », notice no IM80000057, base Palissy, ministère français de la Culture.
  30. « relief : le semeur », notice no IM80000058, base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. « relief : Tombe de soldat », notice no IM80000071, base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. « statue : poilu debout dit le Sacrifice », notice no IM80000056, base Palissy, ministère français de la Culture.
  33. « Cidrerie S.A. de la distillerie de Nesle, puis fonderie S.A. des usines du Pied Selle, puis usine Bordelaise et Picarde d'engrais, puis Entrepôt Ferinox », notice no IA00076647, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Usine de bonneterie Ets Fribourg, puis l'Amiénoise textile, puis Maréchal L. et J., puis D.S.A.T. Maréchal », notice no IA00076648, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Usine de bonneterie Sonntag Pion », notice no IA00076652, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. a et b Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
  37. a et b Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la régopn Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart p. 65-66