Warlus (Somme)

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Warlus
Warlus (Somme)
Église Saint-Apré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Bruno Mariage
2020-2026
Code postal 80270
Code commune 80821
Démographie
Population
municipale
221 hab. (2018 en diminution de 3,07 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 29″ nord, 1° 56′ 43″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 130 m
Superficie 8,12 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Somme
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Warlus

Warlus est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

À quelques kilomètres au sud d'Airaines, le village est légèrement à l'écart de la départementale 901. Il est traversé par la départementale 18, appelée rue du Général-Leclerc dans la traversée de l'agglomération.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Warlus est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,5 %), forêts (15,7 %), zones agricoles hétérogènes (5,5 %), zones urbanisées (3,5 %), prairies (1,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 1109, Pascal, pape, cite Warlus dont l'orthographe subira quelques variantes pour revenir finalement à cette forme[8].

Warlus est dit-on d'origine néerlandaise (nom d'un ancien évêque). Selon d'autres il proviendrait de l'anglo-saxon war (dépôt ou guet) et lux (lumière). En effet un ancien clocher (XIIe siècle), ou une grosse et haute tour, était, dit on, un lieu d'observations pendant les guerres.[réf. souhaitée]

Histoire[modifier | modifier le code]

Rien n'indique que Warlus soit très ancien. Il parait s'être formé autour d'un ancien couvent dont il ne reste que peu de vestiges (quelques murailles et, dit-on, des souterrains). Les prieurs venaient de l'abbaye de Selincourt.

Au XIIe siècle, les serfs se groupent autour du monastère et construisent une église. Il n'y a aucun vestige de château féodal. La seigneurie a appartenu à la famille des Créquy, de Poix aux XVe et XVIe siècles.

Durant la guerre de Cent Ans, les Anglais ont traversé le territoire (chemin des Anglais dans le bois de Warlus), allant de Poix-de-Picardie à Airaines.

En 1698, de Cornet, adjudant du Roi, était seigneur de Warlus.

La dîme appartenait aux abbayes de Saint-Martin-aux-Jumeaux d'Amiens, Saint-Pierre de Selincourt et de Sainte-Marie de Berteaucourt ainsi qu'au couvent des Célestins[Lequel ?].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Molliens-Dreuil[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Somme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[10],[11]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [12], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[13].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Octave Duminil DVG  
mars 2001 2014 André-Jean Colin[15] PS  
2014[16] En cours
(au 8 octobre 2020)
Bruno Mariage LREM[17],[18] Chef de pôle au rectorat d’Amiens
Réélu pour le mandat 2020-2026[19]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2018, la commune comptait 221 habitants[Note 3], en diminution de 3,07 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450473442448449427433440464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
477472473471411390376347304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
281292262248210193204248214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
229238218249219225221229230
2018 - - - - - - - -
221--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Warlus a toujours une école en RPI avec Quesnoy-Sur-Airaines. La compétence scolaire est prise en charge par la communauté de communes.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le foyer rural Avelesges-Tailly-Warlus anime la commune par ses activités, notamment pédestres[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue du clocher.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, archives départementales de la Somme, Amiens, tome 2, p. 416, Vue 211/267.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  11. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  12. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  13. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  14. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  15. Réélu pour le mandat 2008-2014 : [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 24 mai 2009).
  16. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014).
  17. « Le maire de Warlus, près d’Airaines, candidat En Marche dans la 3e circonscription », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mai 2017).
  18. Johann Rauch, « Qui est Bruno Mariage, le candidat "En marche" sur la 3e circonscription.… : Bruno Mariage, maire de Warlus (près d'Airaines) est le candidat "République en marche" sur la 3e circonscription de la Somme… », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2020) « Élu à la tête de la commune en 2014, Bruno Mariage était, lors du mandat 2008-2014, premier adjoint. À 58 ans, Bruno Mariage est chef de pôle au rectorat d’Amiens, où il dirige un service d’une dizaine de personnes ».
  19. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le 16 octobre 2020).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Une sortie pédestre ce matin avec le foyer rural », Courrier picard,‎ , p. 13.
  24. « L'église Saint-Apré », notice no PA00116269, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Claude Deroletz - Clochers de France, « Église de Warlus » (consulté le 8 mai 2008).
  26. « Pierre Martin Boyard des Marchais », base Léonore, ministère français de la Culture.