Courcelles-sous-Moyencourt

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Courcelles-sous-Moyencourt
Courcelles-sous-Moyencourt
L'église dans le lointain
Blason de Courcelles-sous-Moyencourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Jean-Pierre Chopin
2014-2020
Code postal 80290
Code commune 80218
Démographie
Population
municipale
133 hab. (2016 en augmentation de 3,91 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 51″ nord, 2° 02′ 43″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 162 m
Superficie 6,78 km2
Localisation

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Courcelles-sous-Moyencourt

Courcelles-sous-Moyencourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Courcelles-sous-Moyencourt se trouve, par la route, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest d'Amiens.

Le territoire communal est traversé de manière parallèle par l'autoroute A29 et la départementale 1029.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fresnoy-au-Val Rose des vents
Bussy-lès-Poix N Quevauvillers
O        E
S
Moyencourt-lès-Poix

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu a été désigné : Goulecueles en 1166; Golecheules en 1184; Courcetlae en 1234; Courcheles-desous-Moiencourt en 1281, Colcellae et Corcel en 1300; CourceIles-Iez-Poix en 1609[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie romaine de Rouen à Amiens, après avoir dépassé Poix, passait à Courcelles, où elle est citée dès 1234[2].

Des traces de constructions étaient assez importantes, à la fin du XVe siècle, au lieu-dit Tassarville, pour que l'imagination populaire y vit une ancienne « ville ». A cette époque un chemin reliait Tassarville à Courcelles[2].

La paroisse disposait de son propre droit coutumier, rédigé en 1507, et dérivé de celui du baillage d'Amiens. La seigneurie relevait de Famechon et comprenait, en 1495, 23 masures et 280 journaux de terre. Des fiefs s'étant réunis au domaine, elle comprenait en 1725, 267 journaux de domaine non fieffés, exploités directement par le seigneur, plus 81 masures amasées ou non et 416 journaux fieffés. Le seigneur avait toute justice[2].

Le château du village a été construit dans la première moitié du XVIIIe siècle par Pierre Langlois de Septenville, administrateur des Postes.

Circonscriptions d'Ancien Régime

Le village relevait en 1749 en partie de la prévôté royale de Beauvaisis à Grandvilliers et de celle foraine et du présidial de Clermont, du bailliage d'Amiens, de l'élection d'Amiens, intendance de Picardie, grenier à sel d'Amiens[2],

La paroisse Saint Jean-Baptiste dépendait du doyenné de Poix, archidiaconé et diocèse d'Amiens[2]

Le curé était nommé par l'évêque d'Amiens. La dîme était perçue en 1788 pour trente et un quarante-cinquièmes par le curé, neuf quarante-cinquièmes par le prieur de Conty, cinq quarante-cinquièmes au prieur de Notre-Dame de Poix[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Poix-de-Picardie[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune reste intégrée, est modifié et agrandi.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[4],[5]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[6], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[7].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Jean de Franssu    
avril 2014[10] En cours
(au 10 janvier 2017[11])
Jean-Pierre Chopin[12]   Écrivain, philosophe, essayiste, dramaturge et critique d'art

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

La commune a été distinguée en 2018 par le prix du fleurissement remarquable, le prix du village picard et le prix de la biodiversité[13].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2016, la commune comptait 133 habitants[Note 1], en augmentation de 3,91 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364361349324349335325327292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
282281242246228225217199199
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
191153147121124146132117131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
115118103119133141136135125
2016 - - - - - - - -
133--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sous l'Ancien Régime, le village comptait en 1379 17 hostises ou masures ; en 1698, 400 habitants ; en 1709, 87 feux ; en 1724, 81 feux et 255 habitants ; en 1760, 93 feux et enfin en 1772, 80 feux et 267 habitants[2].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La compétence scolaire est prise en charge par la communauté de communes au niveau de la scolarité primaire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mare fleurie, devant l'entrée du château.

La structure du village, situé dans un paysage vallonné et boisé, est inhabituelle, avec sa place en carrousel, sa mare et la majorité de ses rues en impasses qui limitent la circulation[13].

On peut signaler[13] :

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  • L'église saint-Jean-Baptiste du XVIe siècle[20]. Les fenêtres sont du XIXe siècle; réalisées sur le modèle de celle du chevet, dont les remplages paraissent anciens[2].
  • Calvaire du XVe siècle.
  • La halle[21].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Il exista une famille de Courcelles dont on trouve des représentants aux XII e et XIIIe siècles. On ne sait comment la seigneurie arriva à Jean Le Carpentier, d'abord dit simplement bourgeois d'Amiens, puis bientôt écuyer,en 1353.
En 1490, Jeanne Carpentier, évidemment une descendante, fille de Jean, seigneur de.Courcelles, épousa Artus de Sarcus et lui porta la seigneurie.
La famille de Sarcus (1507-1718), le 31 décembre 1718, la vendit à la famille Langlois de Septenville, qui la conserva jusqu'à la Révolution française[2].
  • Armand-Alexandre-René Speri, conseiller à la Cour royale de Poitiers, né le 10 novembre 1790 à Courcelles-sous-Moyencourt, décédé en 1849. Chevalier de la Légion d'honneur en 1847[22].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Courcelles-sous-Moyencourt Blason Tiercé en pairle renversé : au 1er d'azur à trois fleurs de lys d'or, au 2e de gueules à l'agneau passant contourné d'argent, au 3e d'argent à trois merlettes de gueules mal ordonnées.
Détails
Adopté par la municipalité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Beaurain (pour le chapitre consacré au canton de Poix), Société des antiquaires de Picardie, Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, t. III : Arrondissement d'Amiens : cantons d'Oisemont, Picquigny, Poix et Villers-Bocage, Amiens, Yvert & Tellier, , 721 p. (lire en ligne), p. 385-393, disponible sur Gallica, réimpression : Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Trans80, Hauts-de-France », sur trans80.hautsdefrance.fr.
  2. a b c d e f g h i et j Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, op. cit. en bibliographie.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  5. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  7. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  8. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  9. « Les maires de Courcelles-sous-Moyencourt », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 13 mai 2017).
  10. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 11 avril 2014, p. 19.
  11. Monique Bieri, « Un village plus sûr et plus beau : Au programme de l'année 2017 : la sécurité, l'embellissement, le confort et le lien entre les habitants », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 12 décembre 2018).
  12. Monique Biéri, « Un maire sur les traces de Montaigne… : Jean-Pierre Chopin, le maire de Courcelles-sous-Moyencourt, vient de publier un septième ouvrage chez L’Harmattan », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2019).
  13. a b et c Matthias Schweisguth, « Trois prix de fleurissement - La beauté du village pour donner du bonheur », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3528,‎ , p. 25.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. « Le Château », notice no PA00116126, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Cartes postales anciennes : A) Courcelles-sous-Moyencourt - Le Château B) Courcelles - Château - Groupe Le Piqueur (Bronze de Jacquemart). L. Caron, phot.-édit., Amiens C) Courcelles-sous-Moyencourt (Somme) - Le Château », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 6 juillet 2019).
  19. « Jardin d'agrément et jardin botanique du château de Courcelles-sous-Moyencourt », notice no IA80000422, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Courcelles-sous-Moyencourt, canton de Poix, d'après nature, 2 juin 1868 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 6 juillet 2019).
  21. « Balade commentée dans la commune ce vendredi soir » (Au programme de la visite, le château, l'église, la croix et la halle), Courrier picard,‎ , p. 16.
  22. « Armand Alexandre René Spéri », base Léonore, ministère français de la Culture