Équennes-Éramecourt

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Équennes-Éramecourt
Équennes-Éramecourt
Sainte-Marie-Madeleine d'Équennes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CC Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Sabine Chelle-Poiret
2020-2026
Code postal 80290
Code commune 80276
Démographie
Gentilé Équenois
Population
municipale
291 hab. (2018 en diminution de 4,59 % par rapport à 2013)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 03″ nord, 1° 57′ 39″ est
Altitude Min. 107 m
Max. 187 m
Superficie 9,08 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Poix-de-Picardie
Législatives 4e circonscription de la Somme
Localisation
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Équennes-Éramecourt

Équennes-Éramecourt est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Elle a été formée en 1972 par la fusion des communes d'Équennes et d'Éramecourt.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Équennes-Éramecourt est une commune picarde rurale constituée de plusieurs hameaux : le chef-lieu, Équennes, sur le plateau, et Éramecourt ainsi que le Moulin de Taussacq, dans la vallée des Évoissons, séparés par une grande dénivellation de 70 m.

Elle est située dans la Somme, limitrophe du département de l'Oise, sur le tracé primitif de l'ex-route nationale 1 (actuelle RD 901), à 30 km au sud-ouest d'Amiens, à 35 km au nord de Beauvais et à 70 km au nord-est de Rouen.

Elle compte un important larri (pelouse calcicole) au lieu-dit « les Combles »[1]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par le ruisseau des Évoissons, sous affluent de la Somme par un ruisseau qui parcourt la vallée d'Éramecourt, au lieu-dit Moulin de Taussacq.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Équennes-Éramecourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (68,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,7 %), forêts (26,3 %), prairies (15,5 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %), zones urbanisées (3,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprend les hameaux d'Éramecourt (qui fut une commune jusqu'en 1972) et le Moulin de Taussacq.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est composé des noms accolés des deux anciennes communes d'Équennes et d'Éramecourt, fusionnées en 1972[9] dans le cadre des dispositions de la loi sur les fusions et regroupements de communes de 1971.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En 1881, au lieu-dit Les Combles d'Éramecourt, Louis Delambre effectua des fouilles archéologiques et identifia trois tumuli daté de l'âge du bronze ancien (1800-1500 av. J.C.), preuve de l'occupation humaine du site à cette époque. Un quatrième tumulus a été identifié en 1976[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune, constituée en 1972 par la fusion d'Équennes et Éramecourt[9], se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Poix-de-Picardie[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune reste intégrée, est modifié et agrandi.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[11],[12]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [13], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[14].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981   Michel Graux[Note 3]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Louis Landrein    
mars 2008[17] En cours
(au 8 octobre 2020)
Sabine Chelle-Poiret   Réélue pour le mandat 2020-2026[18],[19]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2018, la commune comptait 291 habitants[Note 4], en diminution de 4,59 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
322320373299380407387386386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
371370354325312303290279286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
257255231220218199204238208
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
190199235220199247314323306
2017 2018 - - - - - - -
296291-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes d'Équennes, Guizancourt et Thieulloy-l'Abbaye ont organisé l'enseignement primaire local en regroupement pédagogique intercommunal[23].

Lahaye-Saint-Romain et Méréaucourt sont aussi concernés par le regroupement.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune se dote en 2018 d'une nouvelle mairie. La structure en bois du bâtiment antérieur était trop fragile pour pouvoir être rénové. Le nouvel équipement comprendra la mairie et une salle multifonction, au rez-de-chaussée, ainsi que deux logements aux étages. L'équipement sera chauffé par géothermie[24].

Un terrain de longue paume est utilisé pour les manifestations du club d'Équennes-Poix (fusion des clubs d'Equennes-Eramecourt et Poix-de-Picardie).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Moulin de Taussacq (le site avait déjà un moulin au XIIe siècle).
  • Église Sainte-Marie-Madeleine d'Équennes, reconstruite en brique et encadrement de fenêtres en pierre, en 1895-1896 par l'architecte Alphonse-Augustin Richardière. Dotée d'un porche néo-flamboyant, elle détient un décor exceptionnel : peintures des voûtes, décor sculpté de la façade (du sculpteur amiénois Daragon), vitraux du maître verrier Léon Avenet[25].
  • Église Saint-Firmin d'Éramecourt, du XVIe siècle
  • Tilleul ancien, place d'Éramecourt, sans doute un tilleul de Sully, circonférence : 5,75 m, hauteur : 18 m, arbre déjà creux en 1918.
  • Chapelle Saint-Léon d'Équennes. Sa dernière reconstruction date de 1892[26].
  • Camping le long des Évoissons à Taussaq, sur la route d'Éramecourt.


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Gicquel, 25 ans et Claude Damois, 17 ans, résistants d'Aumale, membres des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) arrêtés le 29 août 1944 par l'occupant nazi et fusillés peu après au moulin de Taussacq, deux jours avant la libération du secteur. Une stèle y honore leur mémoire[27].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Équennes-Éramecourt Blason
D'argent à la feuille de chêne de sinople versée en bande[29].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Équennes-Éramecourt
De gueules aux trois lionceaux d'argent[28].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Delgove, Poix et ses seigneurs.
  • Père Daire, Histoire ecclésiastique du doyenné de Poix.
  • Georges Beaurain, Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, canton de Poix.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. La place de la mairie porte le nom de ce maire.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Un chantier pour nettoyer le larris à Équennes-Éramecourt », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Amiens », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Jean-Claude Blanchet, « Les tumulus des combles d'Éramecourt (Somme) dans leur contexte du Bronze Ancien et Moyen en France du Nord-Ouest », Cahiers archéologiques de Picardie, vol. 3, no 1,‎ , p. 39-55 (DOI 10.3406/pica.1976.1228, lire en ligne, consulté le ).
  11. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  12. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  14. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  15. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le ).
  16. « Les maires de Équennes-Éramecourt », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  17. Le réveil — Édition Bresle-Oise-Somme du 27 mars 2008
  18. Réélue pour le mandat 2014-2020 : « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  19. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Les parents du RPI Thieulloy-l'Abbaye - Équennes - Guizancourt attendent un geste du rectorat : réunis devant l'école mardi, les parents espèrent que la fermeture envisagée d'une classe sera annulée », Le Courrier picard,‎ ([https://www.courrier-picard.fr/art/169966/article/2019-03-06/les-parents-du-rpi-dequennes-guizancourt-thieulloy-labbaye-attendent-un-geste-du . lire en ligne], consulté le ).
  24. « Démolie et reconstruite : La commune voulait rénover l’ancienne mairie mais elle était en trop mauvais état », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3488,‎ , p. 20.
  25. « L'église d'Équennes », notice no PA80000012, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 151-152 (ASIN B000WR15W8).
  27. « Le souvenir du martyre de deux résistants d’Aumale reste vivace : Un hommage a été rendu samedi aux deux jeunes Francs-Tireurs et Partisans (FTP), originaires d’Aumale, qui avaient été exécutés en août 1944 par l’occupant allemand en déroute. Leurs corps avaient été retrouvés à Taussacq », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. « La banque du blason2 - Tous vos sujets en décoration ! », sur La banque du blason2 (consulté le ).
  29. « L'Armorial », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).