Beaucamps-le-Jeune

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Beaucamps-le-Jeune
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption et le château de Beaucamps-le-Jeune.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption et
le château de Beaucamps-le-Jeune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme-Sud-Ouest
Maire
Mandat
Alain Desbiendras
2014-2020
Code postal 80430
Code commune 80061
Démographie
Population
municipale
220 hab. (2014 en augmentation de 15,18 % par rapport à 2009)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 01″ nord, 1° 46′ 22″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 211 m
Superficie 6,72 km2
Localisation

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Beaucamps-le-Jeune est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Beaucamps-le-Jeune est un village picard situé aux confins des départements de la Somme, de l'Oise, et de la Seine-Maritime.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaucamps-le-Jeune
Neuville-Coppegueule Beaucamps-le-Vieux
Saint-Germain-sur-Bresle Beaucamps-le-Jeune Lafresguimont-Saint-Martin/
Lafresnoye
Saint-Germain-sur-Bresle/Guémicourt Lafresguimont-Saint-Martin/Montmarquet

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village fut desservie par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des chemins de fer départementaux de la Somme de 1901 à 1940. Elle reliait Aumale à Amiens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Hornoy-le-Bourg[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois, créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[2],[3]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[4], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[5].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Yves Fenot   Éleveur de chevaux
mars 2008[8] 2014 James Tarratte    
2014[9] en cours
(au 6 mai 2014)
Alain Desbiendras   Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2014, la commune comptait 220 habitants[Note 1], en augmentation de 15,18 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
598 502 624 621 651 614 570 598 573
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
555 560 530 477 445 392 387 370 319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309 271 252 249 276 235 246 204 239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
221 214 203 177 193 187 188 188 188
2013 2014 - - - - - - -
217 220 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un projet de restauration est en cours[16],[17]. Une association de sauvegarde du château s'est constituée et organisa, le , une fête qui vit la participation d'une compagnie de fauconnerie équestre réputée, l'Hippogriffe[18],[19].


  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Le chevet de l'église.

Les documents anciens nous apprennent qu'en 1300 une église existait. Une reconstruction eut lieu au XVe siècle pour agrandir celle du XIIIe siècle. L'église fut détruite par un incendie en 1704. Quelques années plus tard, une nouvelle église est construite et il faut attendre 1736 pour voir le clocher installé (sur la charpente du clocher, gravée dans les poutres la date de 1736 est visible), sans vitraux. À la base de la construction, il ni avait pas de vitraux ; ce n'est qu'en 1850 que des familles argentés en firent poser autour de l'église. La famille Baude la famille De mazis sont ces donateurs. Ces vitraux représentent l'annonciation, la visitation, l'assomption, et saint Louis portant la couronne d'épine. Plus tard, vers 1910, un nouveau vitrail, plus grand que tous les autres, fut posé dans le chœur représentant Jésus en croix avec Marie (couleurs dominantes : bleu et vert).

Une relique de la croix de Jésus est dans l'église, ramenée par un seigneur de Beaucamps, en revenant des croisades. Une confrérie d'hommes existant depuis un temps immémorial escorte cette relique aux principales fêtes, et ces membres ont comme marque distinctive un chaperon blanc et rouge parsemé de croix de malte de mêmes couleurs. Quand un membre meurt, les confrères portent son corps à l'église et au cimetière, et sonnent chacun une volée en son honneur. Cette coutume n'est plus d'actualité depuis plusieurs dizaines d'années.

Trois cloches sont dans le clocher. Un peu d'histoire : en 1620, Jacques de Runes seigneur de Beaucamps fit don de deux cloches à l'église, et en 1699 Charlotte Le Normand, épouse de Louis Godefroy, comte D'Estrades fit fondre une troisième cloche. Anéanties lors de l'incendie de 1704, deux cloches furent reconstituées en 1724 aux frais de Charlotte Le Normand, et une autre cloche fut coulée en 1731. Ces cloches subsistèrent jusqu'à la Révolution. Celles en place aujourd'hui datent de 1841 et 1882. La grosse cloche sur laquelle est inscrit : j'ai été bénite par M Gonse, curé, et nommée Julie Olympe par M Adrien Bruneau en l'an 1841. COUSSOT, propriétaire et maire, et dame Olympe Rougemas (marraine) épouse de Michel Fournier, propriétaire . La moyenne cloche sur laquelle est inscrit : L'an 1882 j'ai été bénite par M Delormel doyen d'Hornoy et nommée Marie Guillaume par M Guillaume des Mazis et demoiselle Marie des Mazis. Charles Piteux curé, Isidore Bourgois maire, cette cloche pèse 471 kg. La petite cloche sur laquelle est inscrit : j'ai été bénite par M Gonse curé et nommée Eléonore, Alexandrine par M Jean Baptiste Desire, en l'an 1841, Talva propriétaire,et dame Alexandrine Boyenval (marraine) épouse de M Bruneau Baude propriétaire et adjoint. Quelques informations sont encore disponibles allant du XIIIe siècle au XVIe siècle.


Financement mairie, les travaux en cours : réfection complète de la couverture en ardoise inclus le clocher pose d'un coq le 25 novembre 2017 inauguration ce jour, messe avec Monseigneur Olivier Leborgne évêque d'Amiens. Ravalement complet des façades avec reprise des joints.

Organisation : association de la sauvegarde de l'église de Beaucamps le Jeune : entretien de l'intérieur de l'église, travaux réalisés,rénovation de deux vitraux, mise en peinture de la grille de l'autel, rénovation de la porte d'entrée, rénovation de la chapelle intérieure murs boiserie, électricité complète partant d'un compteur neuf, travaux extérieurs reprise des joints fait par le cantonnier et le maire, débuté en 2016 continué en 2017.

Prévision 2018/2020 : réfection de la deuxième chapelle (boiserie, maçonnerie, peinture, réfection de tableaux, électrification). Remise en état de l'escalier menant au balcon, menuiserie, enduits, électrification, traitement des bois).

L'association pour la sauvegarde a mis en place une demande de dons auprès des paroissiens, plus de 2000 euros ont été recueillis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  3. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  4. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  5. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  6. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  7. « Les maires de Beaucamps-le-Jeune », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 27 avril 2017).
  8. Le réveil du 27 mars 2008
  9. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  13. « Le château de Beaucamps-le-Jeune », notice no PA00135577, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Château de Beaucamps. », sur http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu,
  15. LeTeffou, « Album photos Beaucamps-le-Jeune », (consulté le 2 avril 2011)
  16. http://www.courrier-picard.fr/region/nouvelle-vie-pour-le-bel-endormi-ia168b0n152433
  17. Audrey Genjusz, « Les travaux s’enchaînent au château de Beaucamps-le-Jeune : Il y a douze ans les propriétaires ont acheté une bâtisse en ruine. Depuis ils se sont lancés le défi de tout rénover. Malgré les chantiers, le château sera ouvert au public cet été », Le Courrier picard, vol. Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  18. Site de la Compagnie de l'Hippogriffe
  19. Quotidien régional Le Courrier picard, n° 20519, jeudi 13 août 2009, édition Grand Amiens, page 16