Saleux

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Saleux
Saleux
La mairie
Blason de Saleux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CA Amiens Métropole
Maire
Mandat
Isabelle Rambour
2020-2026
Code postal 80480
Code commune 80724
Démographie
Gentilé Saleusiens, saleusiennes
Population
municipale
2 805 hab. (2019 en augmentation de 4,63 % par rapport à 2013)
Densité 350 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 33″ nord, 2° 14′ 20″ est
Altitude Min. 30 m
Max. 116 m
Superficie 8,02 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Amiens
(banlieue)
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Amiens-7
Législatives 2e circonscription de la Somme
Localisation
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Liens
Site web http://www.ville-saleux.fr/

Saleux est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saleux est un bourg périurbain[1] picard de l'Amienois situé à environ 5 km au sud-ouest d'Amiens., à proximité immédiate du CHU Amiens Picardie

Pont-de-Metz et Salouel la séparent de la métropole amiénoise.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Selle, affluent du fleuve côtier la Somme

Quatre moulins y étaient établis dans les années 1730[2].

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Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

L'axe routier principal de la ville est la RD 8 qui la relie à Amiens. L'ex-route nationale 29 passe au nord du territoire communal, hors du tissu urbanisé.

Deux autoroutes traversent le territoire communal : l'A29 et l'A16. La sortie 18 Salouël donne un accès aisé à la commune.

La localité est desservie par la ligne d'autocars no 29 (Crévecœur-le-Grand - Conty - Amiens) du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[3], qui est un lointain successeur de la ligne de Saint-Omer-en-Chaussée à Vers, la petite ligne de chemin de fer qui reliait Beauvais à Amiens.

Elle est traversée par la ligne d'Amiens à Rouen, mais la gare est fermée au trafic voyageurs, tout en ayant un important trafic fret généré par des silos agricoles disposant d'un embranchement particulier.

La cour marchandises de la gare de Saleux, avec son silo NORIAP

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saleux est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Amiens, une agglomération intra-départementale regroupant 11 communes[7] et 164 433 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,5 %), forêts (17,1 %), zones urbanisées (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3 %), prairies (0,9 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Habitat[modifier | modifier le code]

Logements[14] Nombre en 2007 % en 2007 nombre en 2012 % en 2012 nombre en 2017 % en 2017
Total 1 029 100 % 1 097 100 % 1 289 100 %
Résidences principales 995 96,6% 1055 96,2 % 1225 95,3 %
→ Dont HLM 139 13,9 % 160 15,2 % 191 15,6 %
Résidences secondaires et
logements occasionnels
3 0,3 % 4 0,4 % 11 0,9 %
Logements vacants[Note 3] 32 3,1 % 38 3,4 % 49 3,8 %
Dont :
→ maisons 926 89,9 % 967 88,2 % 1 098 85,4 %
→ appartements 103 10,0 % 127 11,4 % 184 14,3 %

Projets[modifier | modifier le code]

À la suite de la fermeture en 2014/2015 de l'entreprise Sapsa Bedding, qui utilisait les locaux de l'ancienne filature Cosserat du XIXe siècle, le site de près de 9 ha traversé par la Selle est devenu une friche rachetée en 2017 par un investisseur qui prévoit d'y réaliser un nouveau quartier qui pourrait comprendre à terme environ 300 logements. Le promoteur ne prévoit pas de conserver les anciens bâtiments industriels, qu'il juge trop dégradés. Le projet a nécessité une révision du plan local d'urbanisme menée en 2019/2020. Il prévoit la construction de logements semi-collectifs, de maisons individuelles et de locaux d’activités[15],[16],[17]. Touefois, en 2021; l'opposition municipale s'inquiète de la pollution du site où ont été relevés la présence d’hydrocarbures, de métaux lourds (plomb, zinc, mercure) et de composés organiques volatils toxiques[18]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il est couramment admis que la commune tient son nom de Salla, le nom latin de la Selle (la rivière qui traverse la localité), et de leu, terme rappelant l'eau en picard[19].

Une autre origine pourrait venir du latin Salix qui a donné Saule en français[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En 2006, lors de la construction de logements, des fouilles ont permis de découvrir des sites mésolithiques[21] sur des positions d’anciennes berges de la Somme et de la Selle[22],[1].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un cimetière gallo-romain a fourni vases, poteries, pièces, à l'est de la bourgade, aux lieux-dits le Sépulcre et la Vierge Catherine[19].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Saleux est détruit par les Bourguignons de Charles le Téméraire en 1472[1].

Les invasions espagnoles de 1636 ont ravagé Saleux[1].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Usine Poiret, 1915[23].

Dans les premières décennies du XIXe siècle, le village, essentiellement agricole, se transforme et accueille les industries, qui utilisent l'énergie hydraulique de la Selle et conduisent à son développement. En 1839, Eugène Cosserat implante une filature à lin sur les bords de la rivière[19],[24],[15].

En 1827, le cadastre napoléonien mentionne sur le site qui deviendra la filature Cossera figurent plusieurs bâtiments (moulin, maison et dépendances) distribués par une cour, situés sur un îlot déterminé par un bras de la Selle (à l'est) et un canal de dérivation non cadastré (à l'ouest)[25]

La filature de lin Cosserat , agrandie vers 1848, par l'architecte Marest, est remplacée par une construction nouvelle en 1855 réalisée pour Eugène Cosserat ; elle est agrandie en 1862, 1865 et 1878[25]

En 1850, l'usine Poiret, qui emploie 150 ouvriers, comprend 1 moulin, 18 métiers, 40 machines et 1 forge[26]. L'usine Cosserat dispose d'un moulin à eau, une machine à vapeur, 23 métiers, 2880 broches utilisés par 200 ouvriers[25].

En 1854 est fermé l'ancien cimetière communal, proche de la Selle et de l'ancienne église[27],[28]. Le cimetière actuel est aménagé sur un terrain acquis en 1853, agrandi en 1901 après la scission d'avec Salouël[29]. Le terrain de l'ancien cimetière est utilisé pour y agrandir l'usine d'Ulysse Joly, blanchisseur[30]

En 1864, Salouel, qui jusqu'alors faisait partie de Saleux, est érigé en commune autonome[31].

En 1865, Charles Poiret-Trépagne installe une fabrique de savons à l'ouest de la Selle, à l'emplacement d'un ancien moulin à blé et dotée d'un magasin construit en 1876[26].

« En 1866, lors de l’épidémie de choléra, la qualité des sources alimentant les fontaines d’Amiens est mise en doute. Un usinier de Petit-Saint-Jean démontrera à partir de documents et de témoignages, qu’en fait, les eaux de la Basse-Selle qui alimentent ces fontaines sont altérées par les usines de Saleux et par la papeterie de Prouzel qui y jettent lessives et acides utilisés pour le blanchiment des chiffons[1] ».

En 1868, les plans cadastraux montrent les installations du Tissage Yvose, réalisées par le manufacturier parisien Laurent Yvose. Le site de production s'étend sur les deux rives de la Selle et sur les deux communes de Saleux et Salouël et se développe progressivement[32],[33].

En 1869 débute la construction de l'église paroissiale, sur les plans de Victor Delefortrie et de son fils. Elle est terminée en 1878 et témoigne de la prosp^érité d'une commune industrielle de la vallée de la Selle. Après un ouragan de 1876, l´église fait l´objet d´une reconstruction partielle, en 1878[34]

En 1870/71, l'usine Poiret emploie 152 ouvriers, dont 22 moins de 16 ans et dispose d'une force hydraulique de 30 ch et d'une machine à vapeur de 3 ch[26]. L'usine Cosserat se diversifie et traite le chanvre et l'étoupe. Elle emploie 378 ouvriers dont 38 moins de 16 ans[25].

la salle des machines de l'usine Poiret, en 1915.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 27 août 1916, lors de la bataille de la Somme, le train présidentiel s'arrête dans la gare de la commune, une réunion d'état-major y est organisée, avec le président Raymond Poincaré, le général Pierre Auguste Roques, le ministre Aristide Briand, général de Édouard de Castelnau, le général Philippe Pétain, le général Ferdinand Foch, le général Louis Franchet d'Espèrey et le général Douglas Haig[35].

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L'entre deux guerres[modifier | modifier le code]

L'usine Cosserat est agrandie en 1922 (matériel fixe), en 1923 (matériel fixe, maison et peignerie, peignerie, magasin, maison du directeur), en 1924 (peignage et buanderie), puis en 1926 (forge et ferblanterie, magasins, bâtiment abritant la machine à vapeur, filature à sec, bascule, atelier de menuiserie, atelier de préparation, séchoir à air libre, hangar, cheminée, chute d’eau, voie ferrée et pont tournant). Une forge et un atelier de réparation sont construits en 1930[25].

En 1926, les Filatures de Saint-Epin déclarent la construction de nouveaux bâtiments à l'emplacement de l'ancienne filature Poiret, abritant noitamment une force hydraulique, deux corderies, une filature cardée, teinturerie et dégraissage, forge, turbine et essence, séchoir, cheminée, générateur, machine à vapeur, filature et machinerie, savonnerie, menuiserie, éclairage, bureau, magasin à huile, quatre magasins, emballage et pliage, hangar[26]....

En 1939, l'usine Cosserat emploie 320 ouvriers[25].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze le [36].

Un camp de prisonniers de guerre allemands est aménagé à Saleux après la défaite nazie[37]

Trente glorieuses[modifier | modifier le code]

En 1962, plus de 100 salariés sont employés sur le site Poiret[26].

L'usine textile Cosserat et fils ferme en 1956 et ses installations ont reprises par Pirelli, transformée en usine d'articles de caoutchouc, avec une unité de literie construite au sud. En 1962, elle emploie plus de 100 salariés, et 235 en 1986[25].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2014 ferme l'entreprise Sapsa Bedding (ex Pirelli), une usine de matelas qui occupait le site de l'ancienne filature Cosserat[38], entraînant le licenciement de 143 salariés. Dans les années 1970, l'entreprise employait un millier de salariés.[39].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la deuxième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie du canton de Boves[40]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton d'Amiens-7.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saleux fait partie de la communauté d'agglomération Amiens Métropole, créée en 2000.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Avant 1865, voir Saleux-Salouël

Liste des maires successifs depuis la création de la commune[Passage problématique]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1865 juin 1866 Désiré Payen   Ancien négociant. Rentier.
novembre 1866 octobre 1876 Édouard Decaix   Propriétaire, cultivateur.
octobre 1876 juin 1878 Julien Prévost   Propriétaire.
Démissionne en juin 1878, car il quitte la commune.
juillet 1878 décembre 1919 Ernest Cauvin   Industriel (directeur de la Manufacture de bâches et de sacs de Saleux).
Conseiller d'arrondissement du canton de Sains (1877-1881).
Conseiller général de Boves (1881 → 1886 et 1892 → 1922).
Député de la Somme(1898 → 1907).
Sénateur de la Somme (1907 → 1922).
décembre 1919 mai 1929 Jules Caron   Docteur en médecine.
mai 1929 mai 1945 Gaston Lefèvre   Employé de banque.
mai 1945 mars 1969 Eugène Viandier   Ouvrier métallurgiste.
mars 1969 mars 1977 André Chauvin[41] PCF Fonctionnaire retraité.
Chevalier de la Légion d'honneur.
Médaille militaire. Médaille de la Résistance.
mars 1977 mars 1989 Guy Leulier PCF Agent technique d'entretien.
mars 1989 juin 1995 Michel Decouture    
juin 1995 mars 2001 Philippe Véret DVD Employé à la Caisse d'épargne
Vice-président d'Amiens Métropole (2003 → 2008).
mars 2001 2005 Teddy Covin    
2005 mai 2020 Ernest Candela[42],[43],[44] DVD Ancien lieutenant-colonel de gendarmerie
mai 2020[45] En cours
(au 23 mai 2020)
Isabelle Rambour SE Employée administratif d'entreprise

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Pendant les mandats d'Ernest Candela, maire de 2005 à 2020, Saleux a été pionnière sur le zéro pesticide, et, de 2018 à 2020, plus de 100 arbres ont été plantés[43].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[47].

En 2019, la commune comptait 2 805 habitants[Note 4], en augmentation de 4,63 % par rapport à 2013 (Somme : −0,2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
8328628719361 0031 0411 1831 1741 290
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5211 0189681 0581 2281 2661 2461 4511 379
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 4181 4021 3621 3771 2381 2251 1341 2081 289
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
1 4291 8562 0692 4882 4932 4522 3902 3802 815
2019 - - - - - - - -
2 805--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle Louise-Dégardin.

La commune est située en zone B pour les vacances scolaires, dans l'académie d'Amiens[49]

L'école primaire Irène Joliot-Curie accueille les enfants d'âge scolaire élémentaire dans ses 7 classes en 2020-2021[50].

Avec ses quatre classes de maternelle en 20-21, l'école Louise Dégardin est située derrière la mairie[50]. Vétuste et énergivore, elle est destinée à être remplacée par un nouvel édifice[43],[44],[51]

L'école élémentaire (du CP au CM2) Joliot-Curie/Jean Catelas se trouve rue Roger Salengro. Un restaurant scolaire situé à proximité ainsi qu'une halte-garderie a été mis en service en 2016[43]

Autres équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école de musique[43] et d'une harmonie.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Mögglingen (Allemagne)[52].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Fuscien-Saint-Victorix-et-Saint-Quentin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Fuscien-Saint-Victorix-et-Saint-Quentin[53], construite en style néo-gothique sur les plans des architectes amienois Victor Delefortrie et son fils de 1869 à 1878. après une campagne de travaux en 1900 et 1920. Bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est restaurée et rouvre en 1961[34],[54].
  • La plaine de jeux, au bord de la Selle[19]
  • Nombreux bâtiments industriels anciens, rappelant l'histoire économique liée aux filatures sur la Selle.
    • Filature de lin dite filature Cosserat et Marest, puis Marest et Cie, puis Cosserat Fils et Cie ; puis usine d'articles en caoutchouc Pirelli France Latex, puis Sapsa Bedding, 2 rue Jean-Jaurès[55],[56], sinistrée par un incendie après la faillite de l'entreprise. Ses installations pourraient être détruites dans le cadre d'un projet d'urbanisme.
    • Filature Poiret, puis Poiret Frères et Neveu, puis S.A. Saint-Epin Poiret Frères Neveu ; puis tissage Vernier, puis usine de confection MCB Sérac[26],[57],[58], 11 route de Conty, réhabilitée.
    • Tissage dit tissage Cauvin Yvose, puis S.A. des anciens Ets Cauvin Yvose, puis scierie Fox Frères, 8 rue Ernest Cauvin[59].
  • Cité ouvrière Saint-Maurice, rue Saint-Maurice construite entre 1858 et 1883 par la filature Marest, Marest et Cie / Cosserat[60].
  • Cité ouvrière Cosserat, dite Cité Saint-Pierre, rue Saint-Pierre, construite en 1884[61].
  • Cité ouvrière Cosserat, 172-182 rue Jean-Catelas, construite de 1866 à 1923[62]
  • Monument aux morts réalisé par le marbrier Louis Cloquier, au cimetière[63],[64]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saleux Blason
D'argent à l'épi de blé tigé de sinople posé en barre, au marteau de gueules contourné et posé en pal, à la roue crantée du même, chaque figure sur-brochant la précédente, à la bande d'azur brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Bertrand Le Boudec, Hélène Izembart, Atlas des paysages de la Somme, t. II : Six structures paysagères, Amiens, Direction régionale de l'environnement, , 320 p. (lire en ligne [PDF]), p. 114, 126, 128-129.
  2. M. Le Veneur, Ingénieur du Roy pour les Ponts et Chaussées de Picardie, « Dessin aquarellé : Plan et profils d'un des quatre moulins qui réduisent en poudre les bois des Indes appellez de Sandal et bois jaune pour les teintures, lesdits moulins etablis sur la riviere de Selle, dont trois au village du Pont de Metz a une petite lieüe de la Ville d'Amiens appartiennent a M. Morgan, et le quatrieme au village de Saleu a une demie lieüe au dela appartient a M. Claude de Cour, tous marchands aud. Amien », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville, (consulté le ).
  3. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Unité urbaine 2020 d'Amiens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. Tableaux LOG T2 et LOG T7, Recensement général de la population 2017, document mentionné en liens externes.
  15. a et b « Le site de l’ex usine Sapsa Bedding à Saleux racheté par des promoteurs : La friche Sapsa Bedding a été vendue à deux promoteurs. Les neuf hectares de cette ancienne usine de matelas devraient accueillir des logements d’ici quelques années », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. Jeanne Demilly, « Ancienne usine et futur quartier à Saleux : Des centaines de logements devraient être construits sur la friche Sapsa Bedding. De quoi attirer de nouveaux habitants dans cette commune en pleine expansion », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Ce terrain de 9 hectares se compose de deux parties : celle de l’usine récente donnant sur la rue Jean-Catelas et celle de la vieille usine, côté rue Jean-Jaurès. Dans cette ancienne filature, on trouve plusieurs bâtiments en brique, derniers témoins de ce qui fut la première grande acquisition d’Eugène Cosserat. Ces bâtiments seront-ils conservés ? Pour l’heure, le promoteur Ladislas de Simencourt ne pense pas les intégrer dans le projet ».
  17. Jeanne Demilly, « Un document important pour l’avenir de Saleux : Dans quelques jours, la commune de Saleux recevra le rapport du commissaire-enquêteur sur la révision du Plan local d’urbanisme. Ce document aura notamment un impact sur l’avenir de la friche Sapsa Bedding », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. Estelle Thiébault, « Des inquiétudes sur la dépollution de la friche Sapsa Bedding à Saleux : Des conseillers municipaux d’opposition à Saleux ont alerté les élues écologistes du Département et réclament la dépollution totale de cette friche industrielle vouée à la construction », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. a b c et d Site municipal, page histoire.
  20. Toponymies des lieux de Picardie
  21. Le mésolithique va de 9 600 à 5 500 avant notre ère.
  22. [PDF] rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 102
  23. a et b Archives municipales de Toulouse
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  43. a b c d et e Estelle Thiebault, « Le dossier de la nouvelle école maternelle bouclé avant les élections à Saleux : À Saleux, Ernest Candela ne se représente pas en mars prochain. Il part avec trois dossiers bouclés : la construction d’une nouvelle école maternelle, l’extension de l’école de musique et le PLU révisé », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Après deux mandats, Ernest Candela (73 ans, sans étiquette) ne se représente pas en mars. C’est une femme, Isabelle Rambour, jamais élue auparavant, qui mènera la liste « avec mon premier adjoint et 10 de mon équipe. » Sans opposition, Ernest Candela quitte son poste avec trois gros dossiers bouclés ».
  44. a et b Estelle Thiebault, « Ernest Candela, l’ancien maire de Saleux, est décédé : Maire de Saleux jusqu’en mai 2020, Ernest Candela est décédé mardi 14 juillet à l’âge de 73 ans », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  45. Estelle Thiebault, « Isabelle Rambour, première femme élue maire de Saleux : Élue le 15 mars avec 72,8 % des voix, Isabelle Rambour est officiellement devenue maire ce samedi 23 mai », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Isabelle Rambour succède à Ernest Candela, qui ne se représentait pas après deux mandats (...) Élue maire avec 20 voix, les trois autres allant à Alain Desmarquet, qui menait la liste « Agir ensemble ».
  46. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  47. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  50. a et b Bakhti Zouad, « Mobilisation générale contre la fermeture d’une classe à Saleux : Élus municipaux de tout bord, conseiller départemental du canton et parents d’élèves se sont mobilisés ce jeudi 11 février contre la fermeture envisagée par le rectorat d’une classe à Saleux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeannick Vaquez, Saleux, mon village..., Saleux, Impr. municipale, 1990, 1994, 32 + 30 p.
  • André Chauvin, Saleux, une cité et son passé..., Amiens, Ansel Impr., [après 1975], 10 p.
  • 100 ans d'école à Saleux, Saleux, Impr. municipale, , 64 p.
  • Inventaire général du Patrimoine culturel. Églises et chapelles des XIXe et XXe siècles (Amiens métropole). Textes : Isabelle Barbedor. Photographies : Thierry Lefébure (collection Parcours du Patrimoine no 331). Lyon : Lieux-Dits, 2008, 72 pages (ISBN 978-2-914528-47-4)
  • Saleux : préhistoire de la vallée de la Selle, Amiens, Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, coll. « Archéologie en Picardie », , non paginé p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]