Cerisy-Buleux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cerisy-Buleux
Croix de tuf typique du Vimeu : la croix d'Arleux, XIIIe siècle[1].
Croix de tuf typique du Vimeu : la croix d'Arleux, XIIIe siècle[1].
Blason de Cerisy-Buleux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Dominique Bayart
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80183
Démographie
Gentilé Cerisyiens
Population
municipale
263 hab. (2014)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 37″ nord, 1° 44′ 23″ est
Altitude Min. 96 m – Max. 127 m
Superficie 5,6 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Cerisy-Buleux

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Cerisy-Buleux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cerisy-Buleux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cerisy-Buleux

Cerisy-Buleux est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cliquer sur la carte pour agrandir.

Par la route, le village est situé à 3 km d'Oisemont, 22 km d'Abbeville (dont 12 km d'autoroute A28) et 44 km d'Amiens.

Reliant Oisemont à Martainneville, la RD 190 traverse le village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La localité est entourée par les territoires de :

- Ramburelles,
- Fresnes-Tilloloy,
- Saint-Maxent
- Villeroy,
- et Oisemont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 1217, la forme de Cerisy est relevée dans un écrit d'Évrard de Fouilloy, évêque d'Amiens. La forme latinisée Cherisiacum est signalée en 1255, émanant d'Ancher de Cerisy, selon Dom Grenier. Cerisy Bulleux apparait en 1692 (pouillé)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1849 , comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.

Voici la répartition (en nombre) de quelques patronymes des 149 électeurs figurant sur la liste électorale établie cette année-là[3] :


Bellebouche Berthe Cauet Mabille Routier de Cerisy
3 6 5 5 4
Seigneur Ternisien de Bouville Tirmont Acquet de Férolles
4 4 6 1

Les déplacements sont facilités par la mise en service en 1872 par la ligne de chemin de fer à voie unique Canaples à Longroy-Gamaches, avec une halte dans la commune (au point kilométrique 22,275 depuis la gare de Longpré-Les-Corps-Saints). La ligne desservait Longpré-les-Corps-Saints / Bettencourt-Rivière / Airaines / Allery / Wiry-au-Mont / Forceville / Oisemont / Cerisy-Buleux / Martainneville - Saint-Maxent / Vismes-au-Val / Maisnières / Gamaches et Longroy - Gamaches

Cette ligne faisait essentiellement du trafic fret en desservant les coopératives mais aussi quelques voyageurs. La fin du service voyageurs a lieu dès la fin de la Seconde Guerre mondiale la section Oisement-Longroy ferme a tout service le .

Ligne Longpré-les-Corps-Saints Longroy-Gamaches.png

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait jusqu'en 2016 dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme, avant d'intégrer le l'arrondissement d'Amiens[4]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Gamaches[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes de la Région d'Oisemont (CCRO), créée au .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[6],[7]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[8], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[9].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  en cours en l'An VII[11] Jacques Delenclos   agent communal
  en cours en 1812[11] Nicolas Louis Boniface Dallery    
  en cours en 1875 Alexandre Frévin[11]    
  en cours en 1889 et 1916[11] Louis de Witasse-Thézy    
Les données manquantes sont à compléter.
  juin 1995 Paul Bellegueulle    
juin 1995 mars 2014[12] Gérard Dalle    
mars 2014[13] en cours
(au 6 mai 2014)
M. Dominique Bayart    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 263 habitants, en augmentation de 3,54 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 474 506 483 512 490 516 518 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
504 498 475 455 465 465 440 460 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 429 386 361 365 461 361 356 341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
336 342 281 272 278 260 252 258 263
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En matière d'enseignement élémentaire, les enfants du village relèvent du regroupement pédagogique concentré organisé à l'école publique d'Oisemont, qui est destinée à accueillir 300 élèves. La compétence scolaire est mise en œuvre par la Communauté de communes Somme Sud-Ouest[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité. La façade du clocher abrite trois statues de la Vierge dont une dans le clocher. La date de 1586 figure sur le cintre. L'intérieur renferme des éléments du XIIe siècle[18].
  • Oratoire route d'Oisemont. Il a été construit par la famille Ternisien de Boiville[18].
  • Chapelle funéraire derrière l'église, propriété des Douillet de Cerisy[18].
  • Château sur la place du village. Ce château est construit au XIXe siècle, avec son jardin d'agrément[19]. En mai 1945, un ouvrier polonais, domestique de la ferme, est tué par un engin de guerre dans le parc[réf. nécessaire].
  • Château rue de la Cavée, face à la rue d'Arleux.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Tagault (?-1546), docteur en médecine, médecin ordinaire du roi François Ier, né à Buleux. Il est l'auteur d'un traité écrit en latin ("Les institutions chirurgiques") qui reste recherché des historiens de la médecine et des bibliophiles (première édition en français à Lyon, chez Guillaume Rouillé en 1549). En tant que doyen de la faculté des Arts de l'Université de Paris (élu le 7 novembre 1534), Jean Tagault fut le maître de Jacques Houllier, commentateur majeur d'Hippocrate, et fut l'adversaire du médecin et astrologue anversois Jean Thibault ainsi que du médecin et théologien espagnol Michel Servet, tous deux soutenant que la médecine se devait de faire appel à l'astrologie. Des historiens attribuent ainsi à Jean Tagault la réfutation de l'astrologie titrée "De vanitate astrologiae judiciariae et divinatricis" qui fut composée et offerte au président du Parlement en 1536, année précisément où le Parlement prononça un arrêt réglementant la pratique médicale, la réservant strictement aux docteurs et aux licenciés de la Faculté de Paris. Il est le père de l'homonyme Jean Tagault, philosophe amiénois[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr CerisyBuleux (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
d'azur au chef d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Abel Lequien, Croix de pierre, 1996.
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire biographique du département de la Somme, t. I : De Aaron-le-Fontaine à Luzière-lès-Conty, Paris et Amiens, Imprimeries de J.B. Dumoulin et Lemer, coll. « Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, troisième série », , 528 p. (lire en ligne), p. 223 sur le site des archives départementales de la Somme.
  3. Archives départementales de la Somme, Amiens, liste électorale de 1849 Lire en ligne.
  4. « Arrêté du Préfet de région du 23 décembre 2016 portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme », Recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-France, no 200,‎ , p. 321 (lire en ligne [PDF]).
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  7. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  8. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  9. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  10. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  11. a, b, c et d Source : Registres d'état-civil
  12. Blandine Thoreux, « Quels maires du canton seront candidats en mars prochain ? », L'Informateur - L'Éclaireur,‎ (lire en ligne) « Entré au conseil municipal de Cerisy-Buleux en 1989 puis élu maire en 1995, Gérard Dalle, 72 ans, ne brigue pas de nouveau mandat. « Cela fait près de vingt ans que je suis maire, je laisse la place maintenant ».
  13. Blandine Thoreux, « Élection du maire : Dominique Bayart succède à Gérard Dalle : Suite au premier tour des municipales, tous les sièges ont été pourvus à Cerisy-Buleux. Le nouveau conseil s'est donc réuni il y a quelques jours et a élu maire Dominique Bayar », L'Informateur - L'Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. Émilie Da Cruz, « Une cantine et une maternelle pour 2018 à Oisemont : Les projets de la communauté de communes de la région d’Oisemont seront repris par la nouvelle Intercommunalité. Entre autres, la construction d’équipements scolaires », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  18. a, b et c André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, éditeur :Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 68 (ASIN B000WR15W8).
  19. « Jardin d'agrément du château de Cerisy », notice no IA80000731, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. René Normand, La Picardie intellectuelle et littéraire dans l'ouvrage collectif Visages de la Picardie, éditions "Horizons de France", 1949. Sur Jean Tagault et sa naissance à Buleux, voir page 120.