Ault (Somme)

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Ault
Ault 01.jpeg
Ault Monument 10.jpg Ault Côte picarde.jpg
Ault Panorama 10.jpg Ault Plage 10.jpg
Ault - Eglise Saint-Pierre d'Ault (1-2016) P1030997.jpg
De haut en bas et de gauche à droite : Vue de l'esplanade ; le monument aux morts ; la rue de Saint-Valéry ; panorama de la ville et de la plage depuis les hauteurs des falaises ; vue de la plage et des falaises côté nord ; l'église Saint-Pierre.
Blason de Ault
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CC des Villes Sœurs
Maire
Mandat
Marcel Le Moigne
2020-2026
Code postal 80460
Code commune 80039
Démographie
Gentilé Aultois
Population
municipale
1 397 hab. (2019 en diminution de 11,81 % par rapport à 2013)
Densité 233 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 07″ nord, 1° 26′ 58″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 107 m
Superficie 5,99 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Friville-Escarbotin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Friville-Escarbotin
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Ault
Liens
Site web https://www.ault.fr/

Ault [olt] est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Elle fait partie de la région naturelle du Vimeu. La commune est régulièrement labellisée Pavillon Bleu. Elle fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Ault, le Bois-de-Cise et les falaises.

Située au bord de la Manche, Ault est un point de transition côtière entre les falaises de craie commençant à Ault où elles surplombent une plage de galets, et se continuant vers le sud sans interruption jusqu'à l'estuaire de la Seine ; et, en direction du nord, une côte basse de galets (et de sable à marée basse) jusqu'à l'embouchure de la Somme, puis de sable au-delà. La falaise se termine au niveau de la plage d'Onival-sur-Mer qui dépend aussi de la commune d'Ault.

Immédiatement au nord d'Onival, on trouve le Hâble-d'Ault', espace naturel protégé composé principalement de terrains sédimenteux aux espaces enherbés plutôt marécageux, gagnés sur la mer et riches en espèces d'oiseaux diverses. En effet, le Hâble-d'Ault est à la limite sud de l'ancienne baie de la Somme, autrefois beaucoup plus étendue qu'aujourd'hui. À l'époque romaine, elle allait d'Ault au sud jusqu'à Quend au nord. Elle comportait des îlots qui ont permis l'installation de quelques foyers, donnant naissance ensuite à des villages (Cayeux, Le Crotoy). Ces îlots ont ensuite été reliés les uns aux autres par les dépôts d'alluvions, réduisant ainsi la surface de la baie. Cette évolution se poursuit de nos jours et semble même s'accélérer avec l'ensablement progressif de la baie[1].

Au sud de la commune se trouve un grand bois résidentiel, le Bois de Cise, dans une valleuse qui donne sur le littoral et possède son propre accès à la mer.

En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 2 (Mers-les-Bains - Friville - Abbeville) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Défense contre la mer[modifier | modifier le code]

La commune de Ault a payé un lourd tribut aux attaques de la mer, qui ont produit un important recul de ses terres et une fragilisation considérable de ses digues, et ce n'est pas fini. Le problème est toujours d'actualité car, même s'il y a plusieurs années de cela des travaux ont été entrepris, dotant notamment la commune du premier « balcon sur la mer » réalisé en béton afin de permettre quand même la circulation des riverains, le recul par l'érosion de la falaise est toujours là[3]. Il y a peu[Quand ?], un parking en épi entre Ault et Onival a dû être fermé et entouré de barrières pour éviter tout risque d'éboulement. Des signes d'usure de la digue sous le casino d'Ault sont régulièrement constatés. Les Aultois se sentent quelque peu impuissants face à ce phénomène naturel difficilement maîtrisable.

Hautes de 38 m, les parois de craie à Ault reculent en moyenne de 30 cm par an[3]. Elles ont perdu 70 m pour le seul XXe siècle. Le gel, le vent, les vagues et les tempêtes, qui avaient détruit le village d'Ault en 1770 et contraint ses habitants à peupler le haut de la falaise, continuent leur harcèlement. En février 1990, la conjonction de marées importantes, d'une tempête de quatre jours et de forts vents d'ouest - sud-ouest, a amené une inondation majeure de 3 000 ha des Bas-Champs. La mer, acculée derrière le cordon de galets, finit par se vidanger en emportant 100 m de cordon au niveau du Hâble-d'Ault. Le cordon de galets a été renforcé par des épis (79 épis installés entre 1997 et 2002) pour protéger les Bas-Champs des attaques de la mer. Ces épis doivent être régulièrement et souvent rechargés en galets à cause du travail de sape de la mer, qui en trois ans en emporte 450 000 m3 plus au nord. Les galets pour recharge sont donc récupérés plus au nord, vers Brighton (à 2 km au nord de Cayeux-sur-Mer), et ramenés sur les épis d'Onival et du Hâble-d'Ault. Pour les seuls épis de Woignarue ce sont 30 000 m3 de galets qui doivent être fournis chaque année[4].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Un projet de port en haute mer face à la base nautique fut proposé, rejeté et remis au goût du jour à l'été 2007 mais sans décision importante[5].

Projet de création d'un musée de la photographie et de la carte postale ayant pour thème : « Histoire des communes de la Côte Picarde » sur le site du château du Moulinet[réf. nécessaire].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ault est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Friville-Escarbotin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 33 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[11]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[12],[13].

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Plan du Bois-de-Cise.

La commune compte plusieurs quartiers :

  • Onival-sur-Mer (station balnéaire créée à la fin du XIXe siècle) est un quartier situé juste au nord de la ville, de nos jours sans réelle interruption de l'habitat. Le phare de haute mer d'Ault, situé sur la colline d'Onival, surplombe les bas-champs allant jusqu'à Cayeux-sur-Mer et qui marquent le début du Hâble-d'Ault. Le Hâble-d'Ault est fait d'emprises plus ou moins marécageuses gagnées sur la mer, protégées de celle-ci par une digue de galets naturelle. Cette zone humide a été rendue exploitable pour l'agriculture par le creusement de canaux. On y trouve des prairies pour vaches ou moutons, mais encore de nombreux étangs où l'on pratique la chasse au gibier d'eau[1].
  • Le Hâble-d'Ault, sur la commune de Cayeux-sur-Mer, autrefois relié à la mer et qui servait alors de refuge pour les bateaux (d'où son nom)[1].
  • Le Bois-de-Cise, au sud, et plus éloigné de la ville que ne l'est Onival-sur-Mer. Ce village-hameau est caractérisé, comme son nom l'indique, par l'implantation de jolies villas typiques dans un cadre très verdoyant car… boisé.

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 2 228, alors qu'il était de 2 203 en 2014 et de 2 130 en 2009[I 1].

Parmi ces logements, 32,9 % étaient des résidences principales, 60,5 % des résidences secondaires et 6,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 64,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 35,1 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ault en 2019 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (60,5 %) supérieure à celle du département (8,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 64 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (62,6 % en 2014), contre 60,2 % pour la Somme et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Ault en 2019.
Typologie Ault[I 1] Somme[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 32,9 83,2 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 60,5 8,3 9,7
Logements vacants (en %) 6,6 8,5 8,2

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune présente un risque de submersion marine[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Augusta Villa Ambianorum en 662, Augusta au VIIIe siècle[15], puis dans cette phrase latine « Augusta villa in pago Vinmaco », Altum en l'an 1109[16] et Alt vers 1130, Auth, Aulth.

Ault était, à son origine, un domaine gallo-romain dont la maitresse des lieux était qualifiée du titre honorifique d'Augusta.

Él Bourq-éd-Eut en picard.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ault obtient une charte communale[modifier | modifier le code]

En 1206, le bourg d'Ault est assez important pour recevoir une charte communale de Thomas, seigneur de Saint-Valery, qui possède le château d'Ault et dont le bourg dépend à l'époque. Elle permet au bourg d'instituer un conseil communal, la nomination d'un maïeur (maire), d'eschevins (conseillers municipaux), d'un sergent assermenté (prémices de la police municipale), et d'utiliser le clocher de l'église (surmonté d'une tourelle de guet) comme beffroi communal.

Thomas de Saint Valéry et son épouse Adèle de Ponthieu font construire une chapelle au château d'Ault quelques années après l'attribution de la charte[17]. La charte est confirmée en 1340 ou 1341 par Ide de Rosny et Mathieu de Trie, comte et comtesse de Ponthieu[18], et en 1382[17].

Ault, port de mer[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle Ault est un port dynamique. Le quartier du Perroir, composant la basse ville, est situé presque au niveau de la mer, près du port, et possède une église (l'église Notre-Dame), et une halle aux poissons à côté des maisons des pêcheurs. Sa population croissante fait s'étendre le bourg sur la valleuse vers le château en ce qui est appelé la haute ville, et amène Ide de Rosny et Mathieu de Trie à faire construire l'actuelle église Saint-Pierre sur l'emplacement de la chapelle fondée au château par Thomas de Saint-Valéry un siècle auparavant. La haute ville inclut ainsi le château et l'église Saint-Pierre, les maisons et ateliers des bourgeois, artisans, cordiers, et plus tard l'hôpital-hospice Saint-Julien. Jusqu'au XVIIIe siècle le bourg est donc divisé en deux quartiers distincts[17].

Les XIVe et XVe siècles voient la guerre de Cent Ans, au cours desquels Ault passe à deux reprises sous domination anglaise. Le bourg et la région souffrent particulièrement de ces affrontements - Crécy et Azincourt, dans le sud du Marquenterre, ne sont qu'à 40 km et 75 km respectivement, de l'autre côté de Saint-Valery et de la baie de la Somme au nord[17]. En 1583, le port d'Ault est englouti par la mer.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1579 c'est la première grande attaque répertoriée de la mer sur le bourg : une modification climatique et une grande tempête anéantissent la ville basse, son église, et comblent le port[18]. Cependant le bourg se relève, et de la fin du XVe siècle au début du XVIIIe, Ault se développe en tant que port de pêche et atteint le même ordre de grandeur que Dieppe et Boulogne de l'époque.

Disparition du port[modifier | modifier le code]

En 1700 Ault est un port de bonne réputation qui abrite cinquante deux bateaux, 600 matelots pêcheurs, des chantiers de construction, des corderies, une halle, un grenier à sel et 5 000 habitants. Les poissons en provenance d'Ault sont très renommés[17], à cause de la haute qualité des fonds sur lesquels ils sont pêchés[19]. Les mareyeurs faisaient livrer leur marée aux Halles de Paris à l'aide des chevaux Boulonnais, race puissante capable de porter rapidement de lourds chargements sur de longues distances[20].

Vers le milieu du XVIIIe siècle, l'érosion continue par les vents et la mer atteint le point de rupture : la falaise s'effondre sur la basse ville et le port. Leur ville ensevelie, les marins se réfugient au Tréport. L'absence d'anse, ne permet pas de rebâtir un autre port ni même d'avoir une grève d'échouage suffisante.

Développement de la serrurerie[modifier | modifier le code]

La population restante se tourne alors, avec succès, vers la serrurerie, une activité en plein essor dans le Vimeu et arrivée à Ault dès la fin du XVIIe siècle. Les ateliers familiaux du siècle suivant sont remplacés par des ateliers industriels dans le courant du XIXe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'industrie serrurière[modifier | modifier le code]

Un exemple type de ceux-ci est l'entreprise Derloche, fondée en 1860 par Olive Derloche. Incendiés en 1930, les ateliers sont reconstruits avec un étage et deux ailes de plus. Vendue à Bricard en 1979, l'entreprise cesse son activité en 1990. La population n'a pas attendu le XXe siècle pour voir ses nombres décroître : il n'y avait plus que 1 450 habitants au milieu du XIXe siècle.

En 1837, quand Victor Hugo passe pour la première fois dans le bourg, il est impressionné par la beauté du site et de la falaise qui lui inspireront quelques vers. Il raconte aussi les vestiges de l'ancien Ault : « Il n'était resté debout dans l'inondation qu'une ancienne halle et une vieille église dont on voyait encore le clocher battu des marées quelques années avant la Révolution[21],[17] ». Séduit par les lieux, il y revient en 1843 et 1849.

Victor Hugo a peut-être vu l'épi financé en 1834 par Louis-Philippe qui accorde alors « un secours de 300 francs pour exécuter des travaux qui doivent mettre la commune à l'abri des envahissements de la mer ». L'épi est formé de galets accumulés. Mais en peu d'années la mer l'a déjà partiellement détruit.

C'est en 1849 que, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. Quelques patronymes d'électeurs (répartis en nombre) :

CAUCHOIS, 1
CREPIN, 1
LECAT, 5
LECOMTE, 1
LEFEBVRE, 1
ROUSSEL, 3
SIMON, 1

VASSEUR, 3

(saisie non exhaustive !)

Naissance et essor de la station balnéaire au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les premiers amateurs de bains de mer à Ault sont signalés dès 1860, durant le Second Empire[17]. Un établissement de bains s'ouvre dans le bourg d'Ault en 1858, et un autre sur la plage d'Onival en 1862[22]. La première personnalité à s'y installer est le peintre Firmin-Girard vers 1870. Cependant l'élément principal dans le développement de cette activité, est l'achat des terres du hameau d'Onival par Louis Gros[23], caissier de banque à Paris[22], à la fin du XIXe siècle. Il revend après lotissement ces pâturages descendant en pente assez abrupte vers la mer, à des bourgeois amateurs de bains de mer et d'air vivifiant[17]. Deux autres promoteurs proposent aussi des lots en moindre quantité. De 1883 à 1900 on y voit se construire plus de 120 villas cossues, environ 50 entre 1900 et 1925[22], la plupart créées par de grands architectes parisiens. En 1887, il y a déjà 300 baigneurs par an[22]. A partir de 1889 arrivent les premiers enfants envoyés en vacances à Onival par l' Œuvre des colonies de vacances, branche spéciale de l' Oeuvre de la Chaussée du Maine fondé par Élise de Pressensé[24]. Une souscription privée est lancée dès 1897 pour la construction d'une chapelle, l'église Saint-Pierre étant trop éloignée. Louis Gros offre un terrain pour la construction de la chapelle[23].

Le cadastre de 1825 indique que le site d'Onival s'appelait alors « les Cottières des Hautes Rues ».

Les deux guerres mondiales et les nombreuses tempêtes ont détruit un tiers de ces villas de l'aube de la Belle Époque, l'hôtel Continental, l'ancien phare... Seule la chapelle a résisté, dernier témoin d'une époque brillante[23]. L'ancien lotissement est inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel[22].

Onival est situé au nord de la commune, à cheval sur les communes d'Ault et de Woignarue. Le centre-ville reste, de son côté, tourné principalement vers l'activité industrielle de serrurerie. Il y a donc deux agglomérations bien distinctes : le centre-ville majoritairement industriel, et Onival avec ses villas[17].

La station balnéaire au XXe siècle[modifier | modifier le code]

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Au début du XXe siècle, seul le chemin côtier permettait de passer de l'une à l'autre partie de la commune. La tranchée dans la falaise qui prolonge la rue Charles-Bréhamet et coupe le Moulin de Pierre de l'ancien site du Château, est réalisée ensuite pour faciliter le passage entre les deux quartiers du bourg. Ces deux activités permettent à Ault de se développer dans la première moitié du XXe siècle. Un chemin de fer est construit dans les années 1920 et permet d'arriver directement à Onival via un changement à Woincourt. La ligne sera fermée pour les voyageurs en 1940. Le développement des congés payés en 1936 donne un coup de fouet au tourisme, la proximité de Paris permettant alors à une clientèle plus populaire de profiter des bains de mer.

Après la Libération de la France, la station balnéaire reprend progressivement vie, notamment avec l'intervention du promoteur Guy Merlin, qui commence sa carrière à Ault en faisant l'acquisition de grandes villas du début XXe siècle et anciens hôtels, qui sont divisés et vendu en morceaux, la clientèle visée est relativement populaire.

Déclin économique d'Ault à la fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Et la serrurerie aultoise connaît un regain d'activité qui se poursuivit pendant une trentaine d'années.

Les années 1970 et 1980 voient un certain déclin du tourisme balnéaire en raison de l'attrait de destinations plus lointaines et réputées plus ensoleillées. De son côté, la serrurerie connaît aussi des difficultés. Les entreprises aultoises vont soit fermer soit déménager dans les locaux plus appropriés à la production moderne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton d'Ault[25]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Friville-Escarbotin dont elle fait désormais partie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré en 2003 à la communauté de communes du Gros Jacques, qui, à la faveur d'extensions, a pris la dénomination de communauté de communes interrégionale de Bresle maritime puis, en 2017, de communauté de communes des Villes Sœurs

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[26]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 1944 novembre 1944 Hector Machet    
1944 1945 Joseph Guillou    
1945 1947 Gaston Derloche    
1947 1971 Ernest Jamart    
1971 1977 Claude Togni    
mars 1977 juin 1995 Michel Couillet[27]
(1913-2004)
PCF Employé à la SNCF
Député de la Somme (3e circ.) (1962 → 1968 et 1978 → 1986)
Conseiller général d'Ault (1973 → 1992)
Conseiller régional de Picardie (1978 → 1986)
Maire de Longueau (1966 → 1973)
juin 1995 1996 Jacques Dumas PCF  
1996 mars 2001 Antoine de Wazières App. UDF Médecin
Conseiller général d'Ault (1992 → 1998)
mars 2001 mars 2008 Jean-Yves Cauchois[28] PCF Horticulteur
mars 2008 mai 2020[29] Marthe Sueur DVD Retraitée
Vice-présidente de la CC des Villes Sœurs (2014 → 2020)
Réélue pour le mandat 2014-2020[30]
mai 2020[31] En cours
(au 29 juin 2022)
Marcel Le Moigne DVG Vice-président de la CC des Villes Sœurs (2020 → )

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2019, la commune comptait 1 397 habitants[Note 3], en diminution de 11,81 % par rapport à 2013 (Somme : −0,2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5551 1321 4461 2271 4491 3601 3711 4521 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3861 4741 5481 4901 4541 4871 6231 6801 804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8491 8001 8311 5631 6001 6321 6161 6071 788
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 9962 0142 1922 0582 0542 0701 9351 9101 718
2014 2019 - - - - - - -
1 5391 397-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 24,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 44,8 % la même année, alors qu'il est de 26,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 699 hommes pour 732 femmes, soit un taux de 51,15 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,49 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[35]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
2,7 
12,0 
75-89 ans
17,2 
28,9 
60-74 ans
28,4 
20,5 
45-59 ans
20,1 
11,0 
30-44 ans
10,6 
14,5 
15-29 ans
10,2 
12,6 
0-14 ans
10,8 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2018 en pourcentage[36]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
6,3 
75-89 ans
9,2 
16,6 
60-74 ans
17,4 
20,1 
45-59 ans
19,3 
18,3 
30-44 ans
17,7 
19,4 
15-29 ans
18 
18,7 
0-14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le 3 novembre 2018, on inaugure l'école Simone Veil qui accueille les classes de maternelle et de primaire[37].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre, datant des XVe et XVIe siècles, a des murs en damiers de pierre et de galets de silex locaux. La nef de style gothique primitif se compose de quatre travées, les voûtes sont en croisées d'ogives quadripartites retombant sur des culots feuillagés. Le mardi 10 juillet 1475, surnommé « mardi piteux » (vers la fin de la guerre de Cent Ans), le roi Louis XI fait mettre le feu à la ville d'Eu ; ses habitants viennent se réfugier à Ault. La nef de l'église Saint-Pierre est alors agrandie de deux nefs latérales.
    En 1579, lors de la première destruction de la Basse-ville avec l'église Notre-Dame, l'église Saint-Pierre devient l'église principale de la ville ; un cimetière est alors commencé autour d'elle. Lorsque le cimetière sera transféré ailleurs pour des raisons sanitaires au XIXe siècle, il aura une surface de 3 690 m. Le chœur de l'église a été remanié au XVIe siècle en style gothique flamboyant ; le grand vitrail central évoque la vie de saint Pierre. Juridiquement, le clocher est un beffroi ; il est surmonté d'une tourelle de guet[18].
  • Le monument aux morts près de l'église Saint-Pierre, sculpture de Poilu datant du premier quart du XXe siècle par Paul Landowski. Inscrite à l'Inventaire général des Monuments Historiques[38].
  • La chapelle d'Onival date du XIXe siècle. Chaque année, le 15 août, elle est animée par la chorale locale en l'honneur de la Sainte Vierge. Depuis les années 80, elle est placée sous la tutelle de Thérèse et Bernard Bocquillon.
  • La chapelle Sainte-Edith du Bois-de-Cise date de 1912. Depuis 1978, elle a bénéficié d'importants travaux de rénovation et d'embellissements (notamment des vitraux provenant de la chapelle des Petites sœurs des pauvres d'Amiens, et un autre plus récent créé dans le même style dédié à la mémoire de l'abbé Bougon)[39].
  • De nombreuses maisons anciennes, et dès 1860 possèdent encore de fort jolies céramiques multicolores, grès ou plaques de nom de baptême de la maison tout à fait dignes d'intérêt.
  • La « Villa Verveine », demeure d'artiste décorée (www.carolinedahyot.com).
  • Le phare d'Ault, situé à Onival-sur-Mer, en céramique blanche, dont la lanterne de trouve à 106 mètres au-dessus du niveau de la mer.
  • Le Petit Musée d'Ault expose le passé balnéaire et industriel de la localité[40].
  • Le sémaphore de la marine nationale, construit sur les restes d'une ancienne colonie de vacances.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le « balcon sur la mer », au sommet des falaises, offre un point de vue sur la mer.
  • Les falaises (avec précautions et sans s'approcher du bord, ni marcher en contrebas en raison des éboulements fréquents). Ce sont les dernières falaises de la côte avant les dunes du Nord.
  • Les plages d'Ault, du Bois-de-Cise et d'Onival-sur-Mer (originellement un hameau au nord de la commune, à cheval sur celle-ci et la commune de Woignarue[17]). Cette dernière est une plage mixte de galets et de sable, entre les falaises au sud et les dunes au Nord. La pêche aux moules est interdite sur les plages d'Ault, Bois-de-Cise et Mers-les-Bains[41].
  • Le Hâble-d'Ault, propice aux promenades et randonnées sur sentiers et chemins de cailloux. Avec possibilité d'admirer la nature et les nombreuses espèces volantes.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François-Marie Firmin-Girard (1838-1921), artiste-peintre, fut un des premiers adeptes de la station d'Onival et y fit bâtir une villa vers 1875. C'est à Onival qu'il réalisa de nombreuses toiles des environs.
  • Paul Landowski (1874-1961), sculpteur : auteur de la sculpture du monument aux morts d'Ault.
  • Peter Lindbergh (Photographe-réalisateur) et Daft Punk (Musiciens) ont réalisé une séance photo exceptionnelle sur la digue d'Ault pour le supplément magazine du journal Le Monde du 7 décembre 2013.
  • Jacques Lestrille (1904-1985), artiste-peintre né à Ault, influencé par Bonnard, formé par Brianchon et Jean Aujame, il participa entre autres à l'Exposition française du Caire en 1938[42]. Il repose au cimetière de Passy (a vécu au 30, rue de Passy) à Paris. Il est présent dans la collection de tableaux modernes du Centre Pompidou à Paris.
  • Gabriele Basilico (italien, 1944 - 2013), photographe. A fait plusieurs photos d'Ault dont une nommée 'A la tentation' en 1985.
  • Benjamin Biolay a tourné le clip de sa chanson Comment est ta peine sur la plage d'Onival en 2020.
  • Louis-Ferdinand Céline évoque un court séjour à Onival dans Mort à crédit avant de se rendre à Dieppe d’où il traversera la Manche pour séjourner en Angleterre.

Ault au cinéma[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

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Blason de {{{commune}}} Blason
Écartelé, au premier d'azur à la croix ancrée d'or, cantonnée de quatre croissants d'argent, au deuxième cinq points d'azur équipolés à quatre d'argent, au troisième d'or aux trois chevrons de gueules, au quatrième d'argent à la croix de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ault et ses environs, Ernest Prarond, Le Livre d'histoire, Paris 1988 [1] (ISBN 2-904951-47-4)
  • Alain Minard, Le Bourg d'Ault / Voyage dans le temps, Aquadec 2006
  • Alain Minard, La Plage du Bois-de-Cise, Aquadec 2004
  • Alain Minard, Ault, Onival, Le Bois-de-Cise et ses environs, éd. Alan Sutton 2003 (ISBN 2-84253-892-7)
  • Jean Monborgne, Histoire du bourg d'Ault, éditions Bertout, Luneray, 1989
  • Jean Monborgne, Il était une fois le Bois de Cise : Perle de la côte Picarde, Luneray, la Mémoire normande, , 347 p. (ISBN 978-2-86743-206-4, BNF 35711060, SUDOC 192678361).
  • Sylvette Mathieu, 1583, Ault, la ville engloutie : roman historique, Douai, Engelaere éd., , 264 p. (ISBN 978-2-917621-07-3, BNF 42358652).
  • Anne Secret, Les villas rouges, Paris, Éd. du Seuil, coll. « Roman noir », , 189 p. (ISBN 978-2-02-099331-9, BNF 41497489).
  • Stéphane Bern, Le village préféré des français, 44 trésors incontournables, Paris, Albin Michel, , 249 p. (ISBN 978-2-226-25920-2)
    Ce livre est tiré de l'émission Le village préféré des français, diffusée par France Télévisions, conçue et produite par Morgane Production : Ault, pages 10 à 15. ** I - De la baie de Somme au littoral charentais en passant par la Bretagne; ** II – Des Flandres au Jura en passant par l'Alsace; ** III – De l' Île-de-France aux monts d'Auvergne en passant par la Bourgogne; ** IV – Du littoral atlantique aux Alpes en passant par la Méditerranée.
  • Jean-Louis Derche, Ault sous l'occupation 1940-1944 : récits et témoignages, Ault/66-Argelès-sur-Mer, Jean-Louis Derche / Impr. Vision-express, , 248 p. (ISBN 979-10-699-2695-0, BNF 45683183).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Ault », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Ault : Sa géographie, sur le site de la commune.
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. a et b (en) Retreat of chalk cliffs and downwearing of shore platforms in the Eastern channel during the last century. Compilation par U. Dornbusch, édité par D. Robinson. University of Sussex, février 2003 - janvier 2005.
  4. Le cordon littoral d'Ault au Hourdel et la protection des Bas-Champs par Jacques Beauchamp.
  5. Laurent DELABY Une vieille légende : le port d’Ault dans le département de la Somme (Picardie) (p. 921-928) DOI:10.5150/jngcgc.2010.100-D (Lire en ligne).
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Friville-Escarbotin », sur insee.fr (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  12. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Dossier départemental des risques majeurs - Préfecture de la Somme » [PDF], (consulté le ), p. 13/85.
  15. Marie Thérs̀e Morlet - Les Noms de personne sur le territoire de l'ancienne Gaule Tome 3 - Page 28 - (ISBN 2222034272).
  16. Dans le cartulaire de Bertaucourt
  17. a b c d e f g h i et j Ault : son histoire, sur le site de la commune.
  18. a b et c L'église St Pierre : Beffroi ecclésiastique, sur le site de la commune.
  19. Traité de la police, Nicolas Delamare, 3e éd. augmentée, Paris, 1729, 4 vol, t. III, p. 293.
  20. Le cheval Boulonnais sur la route du poisson 2012 (19-23 septembre).
  21. Récits et dessins de voyage sur Google Livres.
  22. a b c d et e « L'écart, actuellement le lotissement et la station balnéaire d'Onival », notice no IA80001390, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. a b et c Quartier d'Onival : La Chapelle Notre Dame, sur le site de la commune.
  24. Bernard Toulier: Les colonies de vacances en France, quelle architecture?, In Situ, 9, 2008, mis en ligne le 5 septembre 2013 (en ligne) consulté le 25 mars 2017
  25. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. « Les maires de Ault », http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  27. « Décès d'un ancien député communiste », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. Jérémy Hébras, « Décès de Jean-Yves Cauchois, maire d’Ault de 2001 à 2008 : Jean-Yves Cauchois est décédé à l’âge de 79 ans. Il avait dirigé Ault au début des années 2000, à une époque où les finances communales étaient limitées », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. Coralie Destroye, « Municipales 2020 à Ault : Patrick Richard, le premier adjoint de Marthe Sueur, est tête de liste : Marthe Sueur, maire d'Ault, ne souhaite pas se présenter aux élections municipales de 2020. Patrick Richard, premier adjoint, devient la tête de liste », L'Éclaireur du Vimeu,‎ (lire en ligne, consulté le ) « En octobre dernier, Marthe Sueur, maire d’Ault, commune de la Somme, l’annonçait : après deux mandats de maire, elle ne se représentera pas aux élections municipales de 2020 ».
  30. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  31. Benjamin Radeau, « L’alternance devient réalité à Ault avec l’élection de Marcel Le Moigne », L'Éclaireur du Vimeu,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Celui-ci, à la tête de la liste « Un autre regard sur Ault », avait largement remporté le scrutin municipal le 15 mars 2020 avec 71,94 % des suffrages des Aultois face à la concurrence d' »Agir ensemble pour Ault », équipe menée par Patrick Richard, premier adjoint sortant ».
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  35. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Ault (80039) », (consulté le ).
  36. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Somme (80) », (consulté le ).
  37. Magali Mustioli-Hercé, le Courrier picard, « Simone veille sur la jeune gération », « Samedi, parents, élus et enfants ont inauguré samedi l'école Simone-Veil qui accueille toutes les classes », 7 novembre 2018, édition Picardie maritime, p. 16.
  38. Mobilier national.
  39. La chapelle Sainte-Edith dans le Bois-de-Cise, sur le site de la commune.
  40. « Le Petit Musée d'Ault raconte l'histoire de la ville », Courrier picard,‎ , p. 12A.

  41. On ne peut plus cueillir de moules depuis 2001 sur le littoral, de Mers à Ault, à la suite d'un arrêté préfectoral. Toujours valable depuis 2001, cet arrêté avait été pris afin de lutter contre l'épuisement du gisement, vidé par les pêcheurs locaux et estivants. D'autre part, le fait que le site aultois n'atteigne pas la taille de cueillette, avec des moules inférieures à 40 mm, ne permet pas d'envisager une réouverture puisque l'arrêté de 2001 porte sur les deux secteurs. En l'état actuel, toute personne qui serait surprise en train de cueillir des moules s'expose à des amendes (vu dans Mers-les-Bains - Les bancs de moules encore fragiles, Le Courrier Picard 05 mars 2009).
  42. Exposition française du Caire, février 1938, catalogue en pdf
  43. Nathan Reneaud, « Cinéma », Étvdes, no 416,‎ , p. 252-260 (lire en ligne, consulté le ).