Bosquel

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Bosquel
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Somme-Sud-Ouest
Maire
Mandat
Gérard Glorieux
2014-2020
Code postal 80160
Code commune 80114
Démographie
Population
municipale
324 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 23″ nord, 2° 13′ 09″ est
Altitude Min. 74 m – Max. 157 m
Superficie 9,48 km2
Localisation

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Bosquel est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bosquel est un village rural du plateau picard, situé entre Beauvais et Amiens, sur un petit promontoire formé par les vallées de la Selle et de la Noye, situé sur l'ancienne route nationale 320 (actuelle RD 920) de Dieppe à Moreuil.

La commune est desservie par la sortie sortie 17 de l'autoroute A16.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bosquel dérive de Bosc et signifie petit bois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traces d'une villa gallo-romaine ont été retrouvées près du Mont Martin (en direction de Rogy).

Vers le VIe siècle, un prieuré s’installe au Bosquel, défriche la forêt de la Selle et crée un domaine agricole.

Du XIe au XIIIe siècle, les défrichements se poursuivent, menés par des nobles dépendant des seigneurs de Conty. Une paroisse regroupe les habitants autour du prieuré.

À partir de 1820, le village s'industrialise autour de l'activité textile à domicile, entraînant une forte croissance démographique, puisque le Bosquel passe de 250 habitants en 1800 à 1178 en 1850. L'évolution économique de l'industrie textile amène à une baisse d'activité, qui réduit l'effectif de la commune à 716 habitants en 1867.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, pendant la bataille de France, le , l'armée française essaie de résister face à l'avancée de l'armée allemande, et le village est défendu par le 50e régiment d'infanterie.

À l'issue des combats, 95 % du village est détruit[1] : sur 117 maisons, 85 sont anéanties, 21 sont très sinistrées et 4 demandent des travaux de consolidation[2]. Les habitants, évacués le 6 juin, rentrent entre la deuxième quinzaine de juin et septembre 1940. Pour se loger, ils aménagent des caves restées intactes et construisent des baraques avec des planches, des tôles ondulées et des matériaux découverts dans un dépôt voisin. Ils remettent leurs terres en culture, non sans danger en raison des grenades et des obus non explosés[3]

Dès 1941[4], le village a été concerné par un plan de reconstruction conçu par l'architecte Paul Dufournet[5],[6], assisté de Jean Bossu[7],[8], destiné à permettre de réinstaller les habitants, mais également à permettre le développement agricole du pays, tel que prôné par le gouvernement de Vichy. Ce projet, dont la mise en œuvre a été permise par un remembrement achevé en 1944, s'est poursuivi après la Libération[2].

Dans ce cadre, ont été réalisés les bâtiments publics (église Saint-Blaise et mairie-école) ainsi que la plupart des fermes. Diverses expériences de constructions économiques ont alors été menées, telles que la réalisation de deux habitations, dont la Ferme Quesnel, une étable et un bâtiment agricole en béton de terre stabilisée[9]. Le résultat de certains essais n'étant pas satisfaisant, la reconstruction se poursuit de manière plus traditionnelle en ciment, béton armé et briques ou parpaings de terre (pour les dépendances).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Conty[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Noye

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la Communauté de communes du canton de Conty, créée par un arrêté préfectoral du 23 décembre 1996, et qui s’est substituée aux syndicats préexistants tels que le SIVOM et le SIVU de la coulée verte. Cette intercommunalité est renommée Communauté de communes du Contynois en 2015, à la suite de la disparition du canton.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[11],[12]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[13], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[14].

La Communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 30 mars 2014)
Gérard Glorieux   Réélu pour le mandat 2014-2020[16]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 324 habitants, en augmentation de 8,72 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 530 615 704 688 742 739 769 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
786 789 716 689 671 587 556 515 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394 399 361 299 257 249 244 365 276
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
250 296 254 280 303 293 290 298 324
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le village a essentiellement une activité agricole, mais on note également la présence des Constructions Métalliques Bosquelloises.

L'ex-communauté de communes du Contynois a commencé à aménager une zone d'aménagement concerté (ZAC) à vocation économique près de la sortie d'autoroute, mais n'a pas les moyens d'achever ce projet, qui devrait être mis en œuvre par la nouvelle Communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont la taille et les moyens sont supérieurs[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Par suite de la destruction de la commune en 1940, il n'y subsiste pas de constructions anciennes. De nombreuses constructions datent de la Reconstruction.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aux Armes (no 19 - juin 1946) - Revue du peuple français et de son armée : l'expérience du Bosquel (Somme) - 6 pages illustrées (article sur la reconstruction à la suite de la Seconde Guerre mondiale).
  • Louis Miquel, Paul Dufournet, Jean Boussu, Maurice Grandjean, Christian Trudon et Le Ricollais, MRU, Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, Le village du Bosquel, Liège, Institut francais d'architecture & Mardaga, , 271, 283-284 p..
  • Film réalisé par Paul Dufournet (1941-1946) : [vidéo] Le Bosquel, un village renaît sur Dailymotion.
  • Marie-Christine Zelem, 1991, « Reconstruction ou modernisation ? Un village après la tempête : le Bosquel en Picardie ». Paris, Mission du Patrimoine ethnologique, 93 p.
  • Xavier Dousson, « La reconstruction du village témoin du Bosquel dans la Somme après 1940. Récit, ambitions et paradoxes d’une opération singulière », In Situ, revue des patrimoines, no 21 « De l'art de bâtir aux champs à la ferme moderne »,‎ (lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Resurrection », Time,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Source : panneaux touristiques du Pays Somme Sud Ouest implantés dans le village.
  3. « Le Bosquel : un projet rural urbaniste d'après guerre » [vidéo], sur ina.fr, France 3, (consulté le 21 avril 2016)
  4. « La reconstruction du Bosquel », Le progrès de la Somme,‎
  5. « Fonds Dufournet, Paul (1905-1994). 293 AA », sur le site de la Cité de l'Architecture et du patrimoine (consulté le 24 août 2008)
  6. [PDF] Dimitri Claudéon, Jean-Yves Kind, Ludovic Klawinski, « Archives départementales de la Somme : Plans de reconstruction et d'urbanisme (Inventaire de la sous série 70W_CP) », (consulté le 24 août 2008)
  7. « Fonds Bossu, Jean (1912-1983). 368 AA », sur le site de la Cité de l'Architecture et du patrimoine (consulté le 24 août 2008)
  8. « Village de Bosquel (Somme) : reconstruction. 1941-1953 », Fonds Bossu, Jean (1912-1983). 192 Ifa, Archiwebture, Cité de l'architecture et du patrimoine (consulté le 21 avril 2017).
  9. « Construction en pisé », sur le site d'écotopie (consulté le 24 août 2008)
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  12. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  14. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  15. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  16. « Gérard Glorieux élu sans souci au poste de maire », Le Courrier picard, édition de l'Oise, no 22190,‎ , p. 17
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Le Bosquel : Plus de 600 000 € dépensés pour une ZAC désespérément vide : Le néant de la zone d’aménagement concerté du Contynois alimente la discorde entre un administré et les élus, qui eux, défendent le projet bec et ongles », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).