Ailly-sur-Noye

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Ailly-sur-Noye
Panorama en venant d'Amiens.
Panorama en venant d'Amiens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Marie-Hélène Marcel
2015-2020
Code postal 80250
Code commune 80010
Démographie
Population
municipale
2 870 hab. (2014)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 25″ nord, 2° 21′ 51″ est
Altitude Min. 43 m – Max. 143 m
Superficie 25,35 km2
Localisation

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Ailly-sur-Noye

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Ailly-sur-Noye

Ailly-sur-Noye est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

  • Ses habitants s'appellent les Aillysiens et les Aillysiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au Sud de la Somme puisqu'à une dizaine de kilomètres de l'Oise, la petite ville picarde d'Ailly-sur-Noye est située au carrefour :

et est facilement accessible par la sortie sortie 17 de l'autoroute A16

Comme son nom l'indique, elle est située dans le vallon de la Noye, qui est l'une des brisures du Plateau picard.

Elle est desservie par la gare d'Ailly-sur-Noye TER Picardie.

Quartiers, hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune d'Ailly-sur-Noye est formée de trois anciennes communes :

  • Ailly-sur-Noye
  • Berny-sur-Noye, au sud
  • Merville-au-Bois, village bien plus éloigné et complètement à l'est
    • L'Argilière, entre Ailly-sur-Noye et Merville-au-Bois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ailly-sur-Noye
Jumel,
Guyencourt et
Remiencourt
Rouvrel
Essertaux et
Flers-sur-Noye
Ailly-sur-Noye Mailly-Raineval
Chaussoy-Epagny et
Lawarde-Mauger
Louvrechy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie, avant les destructions des guerres.

Certains écrits relèvent qu'Ailly aurait d'abord appartenu aux comtes de Vermandois au XIIe siècle, ainsi Ebrard de Breteuil se qualifiait "seigneur de Tartigny et d'Ailly". La seigneurie fut cédée par succession, mariage ou vente tout au long du Moyen-Âge jusqu'à l'époque révolutionnaire.

Notamment, elle passa par mariage des comtes de Breteuil aux Clermont, puis aux Flandre-Dampierre-Termonde et aux Luxembourg-Ligny-St-Pol : on trouvera le schéma généalogique aux articles Clermont-Nesle, Guillaume, Jean, Guy, Waléran III.

Une maladrerie fut fondée au XVe siècle par Jean de Luxembourg (1400-1466), fils du connétable Waléran III, dit le Bâtard de Saint-Pol ou Hennequin, chevalier de la Toison d'or, et Jacqueline de la Trémoille, sa femme.

La suite des seigneurs est sans doute les Luxembourg-Ligny comtes de Saint-Pol, puisqu'on trouve Marie de Luxembourg comme dame d'Ailly-sur-Noye (femme du comte François de Bourbon-Vendôme : les arrière-grands-parents d'Henri IV).

En 1650, un ouragan terrible dévasta la contrée, en 1665, un incendie détruisit tout le village, seule l'église resta debout.

La contrée était une prévôté de Montdidier et bailliage de Vermandois jusqu'en 1749; à cette date, la prévôté de Montdidier fut supprimée et réunie au bailliage de Vermandois.

Un marché franc tous les mois et un marché ordinaire tous les jeudis furent établis par lettres patentes en 1750.

En 1757 Charles-François d'Hervilly se qualifiait comte de Canisy, seigneur de Deniécourt, Ailly-sur-Noye et autres lieux. Une foire ayant lieu le 12 octobre de chaque année fut créée par le comte. Son fils, Marc-Pierre-Antoine-Augustin-César d'Hervilly, mort en 1796, fut le dernier seigneur d'Ailly-sur-Noye[1].

Il y avait un notaire à la fin du XVIIIe siècle, à cette même époque l'activité les habitants excellaient dans la serrurerie et on y remarquait aussi une manufacture de papier gris.

L'église actuelle date de la fin du XIXe siècle, elle remplace un clocher du XIIIe siècle qui s'était écroulé en 1870, un sarcophage, des poteries et verreries remontant de l'époque gallo-romaine furent découverts sur les lieux. Le monument le plus remarquable de l'ancienne église a été conservé et replacé dans la nef actuelle, il s'agit du tombeau en pierre bleue de Tournai de Jean de Luxembourg qui trépassa le 28 juillet 1466, et de sa femme Jacqueline de la Trémoille.

En 1965, la commune absorba administrativement celles de Berny-sur-Noye et de Merville-au-Bois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 1944 avril 1945 Jean Fournier   Résistant, maire provisoire, cheminot[2].
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 2008 Freddy Vérecque PS  
mars 2008[3] mai 2015[4],[5] Marie-Hélène Marcel DVD Élection municipale de 2014 annulée par le Conseil d'État
juin 2015[6] en cours Marie-Hélène Marcel DVD
Réélue pour le mandat 2015-2020 [7]

Le 6 mai 2015, le Conseil d'État annule les élections municipales de mars 2014[5], ce qui amènera l'organisation d'élections municipales partielles. D'ici là, la préfète notifiera à la commune l'arrêt du Conseil d'État et installera une délégation spéciale, chargée de l'administration courante de la commune jusqu'à l'élection de la nouvelle municipalité[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 870 habitants, en augmentation de 3,84 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
828 796 846 815 861 906 933 1 009 1 039
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 071 1 100 1 101 1 023 1 181 1 232 1 148 1 225 1 178
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 189 1 138 1 147 1 415 1 511 1 502 1 363 1 559 1 434
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 650 2 008 2 134 2 596 2 647 2 643 2 653 2 847 2 870
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006 [12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin d'Ailly, construite sur les plans de Paul Delefortrie en 1898 en styles néo-roman et néo-gothique en remplacement de l'édifice précédent[13]. Compte tenu du terrain disponible, la façade principale est orientée au nord, ce qui est compensé par la présence d'un grand portail et du clocher vers l'ouest, orienté vers la rue principale du bourg. Elle contient la sépulture de Jean de Luxembourg et de son épouse, Jacqueline de la Tremoille du XVe siècle[14], un triptyque sculpté en bas-relief et un ecce homo également du XVe siècle[15].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ailly-sur-Noye (80) Somme-France.svg "D'argent au lion de gueules armé et couronné d'or."

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités associatives, culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1986, l'association Les Spectacles d'Ailly-sur-Noye organise un spectacle nocturne en plein air appelé Le Souffle de la Terre. Il raconte la vie du peuple picard depuis le paléolithique supérieur jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 2015, l'association a célébré les 30 ans de son spectacle et dépassé pour la première fois les 800 bénévoles.
  • Possibilité de sports nautiques sur le plan d'eau de Berny-sur-Noye.
  • Club de moto-cross disposant de deux terrains.
  • Vie associative importante (environ 45 associations).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d’Ailly-sur-Noye est jumelée depuis 2000 avec la ville allemande d’Altforweiler, située en Sarre, à 20 km de la frontière française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Boyenval, René Debrie, René Vaillant, Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849, 232 pages, éd. Éklitra (Amiens, 1972)
  • François Poulain, Histoire d'Ailly-sur-Noye, éd. Res Universis (1993), (ISBN 978-2-7428-0182-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie - Canton D'Ailly-sur-Noye
  2. « L'espace Jean-Fournier inauguré », Le Courrier picard, édition région d'Amiens.,‎
  3. « Élections municipales », Le Courrier picard, édition Région d'Amiens,‎ .
  4. Mandat 2014-2020 : « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  5. a et b Alexandre Boudard, « Ailly-sur-Noye : Il faudra revoter pour les municipales : Alors que le tribunal administratif d’Amiens avait validé les élections municipales en juillet dernier, le conseil d’État vient de les annuler », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. Christophe Berger, « AILLY-SUR-NOYE La maire sortante rempile en remportant les municipales », sur http://www.courrier-picard.fr/,‎ (consulté le 28 juin 2015)
  7. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  8. Section 6 : Délégation spéciale sur legifrance.gouv.fr
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Le clocher de l'ancienne église s'était effondré le 20 décembre 1870 à la suite des ébranlements provoqués par le passage des trains d'artillerie de l'armée prussienne pendant la Guerre de 1870
  14. « Dalle funéraire de Jean de Hautbourdin, bâtard de Saint-Pol, et de son épouse, Jacqueline de La Trémoille à Ailly-sur-Noye (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 14 août 2008)
  15. « Statue : Ecce Homo avec le donateur et sa femme, socle à Ailly-sur-Noye (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 14 août 2008)
  16. Source : affichette placée sur le côté de l'église.