Essertaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Essertaux
Saint-Jacques-le-Majeur.
Saint-Jacques-le-Majeur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Somme-Sud-Ouest
Maire
Mandat
Jean Dubois
2014-2020
Code postal 80160
Code commune 80285
Démographie
Population
municipale
264 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 28″ nord, 2° 14′ 44″ est
Altitude Min. 100 m – Max. 154 m
Superficie 6,6 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Essertaux

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Essertaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Essertaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Essertaux

Essertaux est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Essertaux est un village picard du Plateau picard, aisément accessible par l'ancienne route nationale 1 (actuelle RD 1001) et l'ancienne route nationale 320 (actuelle RD 920), ainsi que par l'échangeur sortie 17 de l'autoroute A16.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tient son nom (Essertiaus) des défrichements (essartages) opérés dès les VIe siècle et VIIe siècle[1].

Le nom du village en picard est Chartieu[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV, un titre de marquis attribué au seigneur local fait connaître le développement au village[1].

La commune, instituée lors de la Révolution française, a absorbé entre 1790 et 1794 celle de Rossignol[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Conty[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Noye

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la Communauté de communes du canton de Conty, créée par un arrêté préfectoral du 23 décembre 1996, et qui s’est substituée aux syndicats préexistants tels que le SIVOM et le SIVU de la coulée verte. Cette intercommunalité est renommée Communauté de communes du Contynois en 2015, à la suite de la disparition du canton.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[4],[5]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[6], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[7].

La Communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean Dubois   Réélu pour le mandat 2014-2020[9], [10]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 264 habitants, en augmentation de 8,64 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
407 364 493 408 487 525 501 493 490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
512 534 475 425 352 313 290 275 262
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
256 230 211 182 170 165 167 158 128
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
130 135 153 154 197 199 236 243 264
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Petite enfance[modifier | modifier le code]

La commune dispose en 2017 d'une crèche associative créée en 1988 de 25 berceaux, financée avec l'aide de la communauté de communes Somme Sud-Ouest[14],[15].

Économie[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du canton de Conty a aménagé un pôle économique à Essertaux, ainsi qu’un atelier-relais pour la société Touquet Savour (conditionnement et vente de pommes de terre à chair ferme). Touquet-Savour, né en 1986, est une des principales entreprises du marché français de la pomme de terre haut de gamme, et distribue plus de 20 000 tonnes de ces tubercules, dont notamment la ratte, la Pompadour et la Roseval[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monument au général de Guillebon.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Panneau informatif sur la place Général de Guillebon.
  2. Ch’Lanchron, ech jornal picard, no 117-118, Courts-jours 2010.
  3. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  5. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  7. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  8. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  9. Le Courrier picard - édition Région d'Amiens du 5 avril 2008
  10. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Sylvie Godin, « Des parents se mobilisent pour préserver la crèche : Les parents craignaient pour la pérennité de la crèche associative. Une solution transitoire semble trouvée », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3415,‎ , p. 27 « Sucre d’orge fut une pionnière. Ouverte en 1988, cette crèche associative d’une capacité de 20 places a su répondre aux besoins de nombreuses familles pendant 28 ans. Pourtant l’avenir de la structure est sur la sellette depuis la démission du bureau annoncée en juillet ».
  15. « La crèche d’Essertaux veut accueillir plus d’enfants : L’association qui gère la crèche Les Sucres d’orge a demandé un agrément pour pouvoir recevoir des enfants jusqu’à 6 ans. Elle espère ainsi assurer l’avenir de la structure », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  16. Sylvie Godin, « Prouzel : Ils veulent sauver la Pompadour », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 33.
  17. « Le château d'Essertaux », notice no PA00116145, base Mérimée, ministère français de la Culture pour la famille de Guillebon.
  18. « Jardin d'agrément du château d'Essertaux », notice no IA80000430, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « L'église », notice no PA00116146, base Mérimée, ministère français de la Culture.