Essertaux

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Essertaux
Essertaux
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CC Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Jean Dubois
2020-2026
Code postal 80160
Code commune 80285
Démographie
Population
municipale
261 hab. (2018 en augmentation de 2,76 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 28″ nord, 2° 14′ 44″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 154 m
Superficie 6,6 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Noye
Législatives 4e circonscription de la Somme
Localisation
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Essertaux

Essertaux est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Essertaux est un village du Plateau picard, desservi par l'ancienne route nationale 1 (actuelle RD 1001) et l'ancienne route nationale 320 (actuelle RD 920), ainsi que par l'échangeur Sortie 17 de l'autoroute A16, autoroute qui limite à l'ouest le territoire communal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

En 2019, la localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Essertaux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (83,3 %), forêts (6,5 %), zones urbanisées (5,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tient son nom (Essertiaus) des défrichements (essartages) opérés dès les VIe et VIIe siècles[9].

Le nom du village en picard est Chartieu[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Stèle commémorative au combat du .

Les traces de deux villas gallo-romaines ont été retrouvées au lieu-dit l'Argilière, aux abords de la RD 920, et à proximité de deux anciennes voies romaines, celle reliant Amiens et Beauvais et celle entre Amiens et Paris[11].

Des céramiques médiévales ont été découvertes à proximité du cimetière[11].

Au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV, un titre de marquis attribué au seigneur local fait connaître le développement au village[9].

La commune, instituée lors de la Révolution française, a absorbé entre 1790 et 1794 celle de Rossignol[12].

Lors de la Bataille d'Amiens, au début de la Deuxième Guerre mondiale, 9 soldats français sont tués au village le en tentant d'empêcher l'avancée ennemie[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Conty[12]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Noye.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Conty, créée par un arrêté préfectoral du 23 décembre 1996, et qui s’est substituée aux syndicats préexistants tels que le SIVOM et le SIVU de la coulée verte. Cette intercommunalité est renommée communauté de communes du Contynois en 2015, à la suite de la disparition du canton.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[14],[15]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[16], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[17].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 En cours
(au 3 juin 2020)
Jean Dubois   Réélu pour le mandat 2020-2026[19],[20]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2018, la commune comptait 261 habitants[Note 3], en augmentation de 2,76 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
407364493408487525501493490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
512534475425352313290275262
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
256230211182170165167158128
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
130135153154197199236243264
2018 - - - - - - - -
261--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Petite enfance[modifier | modifier le code]

A la suite de difficultés financières, la crèche associative de 25 berceaux, Les sucres d'orge, créée en 1988, est reprise en 2019 par la communauté de communes Somme Sud-Ouest en partenariat avec la communauté de communes Avre Luce Noye[24],[25],[26].

Autres équipements[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en 2019 d'une salle multifonctions qui remplace l'ancienne et vétuste salle des fêtes[27].

Économie[modifier | modifier le code]

L'ancienne communauté de communes du canton de Conty a aménagé un pôle économique à Essertaux, ainsi qu’un atelier-relais pour la société Touquet Savour (conditionnement et vente de pommes de terre à chair ferme). Touquet-Savour, né en 1986, est une des principales entreprises du marché français de la pomme de terre haut de gamme, et distribue plus de 20 000 tonnes de ces tubercules, dont notamment la ratte, la Pompadour et la Roseval[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Trans80, Abbeville », sur trans80.hautsdefrance.fr.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Amiens », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b Panneau informatif sur la place Général de Guillebon.
  10. Ch’Lanchron, ech jornal picard, no 117-118, Courts-jours 2010.
  11. a et b Tahar Ben Redjeb, « La villa gallo-romaine d'Esserteaux (Somme), lieu-dit : « l'Argilière » », Cahiers archéologiques de Picardie, no 6,‎ , p. 238-243 (ISSN 2104-3914, DOI https://doi.org/10.3406/pica.1979.2922, lire en ligne, consulté le ).
  12. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Pierre Vasselle, La bataille au Sud d'Amiens 20 mai - 8 juin 1940 : combats des 7e D.I.C. et 16e D.I. sur le plateau de Dury et de la 24e D.I. sur la position d'Essertaux, Abbeville, Imprimerie F. Paillart, , 209 p..
  14. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  15. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  16. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  17. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  18. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le ).
  19. Réélu pour le mandat 2014-2020 : Le Courrier picard - édition Région d'Amiens du 5 avril 2008
  20. « Jean Dubois réélu maire, mes indemnités revues à la baisse », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3606,‎ , p. 24 « Ce dimanche 24 mai, Jean Dubois, maire sortant, élu depuis 34 ans au conseil municipal, a postulé pour un conquième mandat ».
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. Sylvie Godin, « Des parents se mobilisent pour préserver la crèche : Les parents craignaient pour la pérennité de la crèche associative. Une solution transitoire semble trouvée », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3415,‎ , p. 27 « Sucre d’orge fut une pionnière. Ouverte en 1988, cette crèche associative d’une capacité de 20 places a su répondre aux besoins de nombreuses familles pendant 28 ans. Pourtant l’avenir de la structure est sur la sellette depuis la démission du bureau annoncée en juillet ».
  25. « La crèche d’Essertaux veut accueillir plus d’enfants : L’association qui gère la crèche Les Sucres d’orge a demandé un agrément pour pouvoir recevoir des enfants jusqu’à 6 ans. Elle espère ainsi assurer l’avenir de la structure », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  26. « La crècge reprise par la CC2SO », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3575,‎ , p. 24.
  27. Monique Biéri, « Une salle multiculturelle toute neuve et ouverte à tous les projets à Essertaux : La commune dispose depuis quelques semaines d’un équipement rénové de fond en comble. Un chantier coûteux mais indispensable à la qualité de vie, selon le maire », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. Sylvie Godin, « Prouzel : Ils veulent sauver la Pompadour », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 33.
  29. « Le château d'Essertaux », notice no PA00116145, base Mérimée, ministère français de la Culture pour la famille de Guillebon.
  30. « Jardin d'agrément du château d'Essertaux », notice no IA80000430, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « L'église », notice no PA00116146, base Mérimée, ministère français de la Culture.