Molliens-Dreuil

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Molliens-Dreuil
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Molliens-Dreuil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Somme
Intercommunalité Communauté_de_communes_Somme-Sud-Ouest
Maire
Mandat
Sylvain Charbonnier
2014-2020
Code postal 80540
Code commune 80554
Démographie
Population
municipale
869 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 02″ nord, 2° 01′ 12″ est
Altitude Min. 40 m – Max. 129 m
Superficie 22,8 km2
Localisation

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Molliens-Dreuil est une commune française, située dans le département de la Somme, et la région Hauts-de-France.

Le 1er août 1972, Dreuil-lès-Molliens est rattachée à Molliens-Vidame (fusion-association) qui devint Molliens-Dreuil.

Géographie[modifier | modifier le code]

Molliens-Dreuil est située dans la haute vallée du ruisseau de Saint-Landon, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest d'Amiens, au croisement des routes départementales 38 et 211.

Écologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Montagne de Montenoy.

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Marie-école de l'ancienne commune de Dreuil-lès-Molliens.
  • Dreuil-lès-Molliens, ancienne commune indépendante (code Insee : 80257) de l'ex-Molliens-Vidame (code 80554), est accessible depuis le bourg (désormais nommé Molliens-Dreuil) par la route départementale no 69 qui continue en direction du nord, en longeant alors la petite rivière, vers Riencourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

La châtellenie relevait de Picquigny du XIIe siècle à la Révolution ; Molliens fut érigée en commune en 1209.

Dreuil était une pairie de la châtellenie de Picquigny.

  • Destruction du 7e cuirassier (lt-colonel de Langle) le 6 juin 1940 par la 7e Panzerdivision de Rommel.
  • Libération de Molliens-Vidame le 1° septembre 1944 par la 4e brigade blindée britannique (escadron C du 11e hussard écossais[1]).
  • Fait divers : le 5 novembre 1954, on observa un O.V.N.I. à Molliens-Vidame[2].

Par arrêté du (Journal officiel du ) avec effet au 1er août 1972, Dreuil-lès-Molliens fut rattachée à Molliens-Vidame (fusion-association) qui devint Molliens-Dreuil.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de la commune fusionnée
Période Identité Étiquette Qualité
1972 1989 Victor Delezenne sans étiquette médecin
mars 1989 2001 Francis Becquet sans étiquette contrôleur laitier
mars 2001 2014 Victor Delezenne[3] sans étiquette médecin retraité
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Sylvain Charbonnier    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 869 habitants, en diminution de -0,11 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
798 836 845 810 836 868 819 791 805
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
812 813 807 754 738 684 683 650 614
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
607 605 584 537 549 567 564 594 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
529 525 582 789 878 830 863 818 869
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
  • Présence d'une motte féodale.
  • Église Saint-Pierre-aux-Liens (XVIe siècle)
  • Église Saint-Martin (XVIIIe siècle) : elle abrite un bas-relief (XVe siècle) représentant le Christ aux limbes, en bois peint, polychrome, de 70 cm de hauteur et propriété de la commune depuis le 1er avril 1915).


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le reclus de Molliens : (première moitié du XIIIe siècle)[9]
    Appelé reclus parce qu'il avait choisi de vivre dans une cellule accolée à l'église Sainte-Marie à Molliens-Vidame, le moine Barthélémy est l'auteur de deux ouvrages moralisateurs. Le Roman de Carité, écrit vers 1224, est une critique des états du monde. Le Roman de Miserere, composé autour de 1230, est une exhortation à la pénitence, s'achevant par une invocation à la Vierge[10].

Activités économiques et équipements collectifs[modifier | modifier le code]

  • Le bourg a toujours eu une vocation agricole. Le maintien jusqu'à nos jours d'une foire l'atteste. Bien évidemment, la vie économique de la localité a évolué, comme partout depuis les années 1970, avec le développement des moyens de locomotion et la mécanisation poussée de l'agriculture. Les modes de production se sont standardisés et industrialisés et les remembrements ne contribuent pas peu à faire disparaître l'aspect bocager de la campagne environnante. Parmi les plus récents exemples de ce monde rural en pleine mutation, à l'heure où se pose de plus en plus le problème d'une « économie durable », et que les villages près d'Amiens se transforment en zones résidentielles de pavillons-dortoirs, un sursaut protestataire s'est manifesté au sein la population de la région, suite à l’application de l’arrêté préfectoral du 2 mai 2007. Un G.A.E.C du village proche de Cavillon tentant, par une enquête publique, d’obtenir l’autorisation d’exploiter une porcherie de 16 300 porcs, le bourg de Molliens et tous les villages voisins devraient être concernés par différentes nuisances, qui soulèvent les craintes de près de 3 000 pétitionnaires dénombrés dès avant la dernière semaine de juin 2007.

Activités cultuelles, festives, culturelles, associatives et sportives[modifier | modifier le code]

  • Foire agricole : Le dernier dimanche d'octobre. Foire dite Saint-Simon anciennement dénommée Foire aux poulains, elle n'a malheureusement pas conservé son aspect agricole. À quelques années de là, on pouvait encore y trouver quelques animaux et du matériel agricole. Aujourd'hui, le déballage de brocanteurs et camelots en tous genres constitue l'attraction de cette journée. Une présentation d'artisanat artistique a lieu dans la salle du Vidame.
  • Fête patronale : le premier dimanche de juillet. L'église actuelle étant dédiée à saint Martin, la fête patronale correspond à l'anniversaire de la consécration épiscopale de saint Martin de Tours le 4 juillet, fête appelée Saint-Martin le Bouillant au Moyen Âge.


  • La paroisse Saint-Simon[11]du Molliénois comprend désormais les 23 communes suivantes :

Bougainville, Bovelles, Briquemesnil-Floxicourt, Camps-en-Amiénois, Cavillon, Clairy-Saulchoix, Creuse, Ferrières, Fluy, Fresnoy-au-Val, Guignemicourt, Le Mesge, Molliens-Dreuil, Montagne-Fayel, Namps-Maisnil, Oissy, Pissy, Quevauvillers, Revelles, Riencourt, Saint-Aubin-Montenoy, Saisseval, Seux.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Charlier et L. Ledieu - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome II, Canton de Molliens-Vidame, pages 271 à 282 (1912, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives historiques britanniques
  2. ovni - Les OVNIS vus de près: France 1954, 5 novembre, Molliens-Vidame, Somme
  3. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 21 février 2009)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Le Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie indique, page 273, qu'il « avait été moine de Saint-Fuscien » et « vivait au XIIe siècle ».
  10. Carité et Miserere
  11. Simon le Zélote