Flixecourt

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Flixecourt
Flixecourt
La mairie.
Blason de Flixecourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes Nièvre et Somme
(siège)
Maire
Mandat
Patrick Gaillard
2020-2026
Code postal 80420
Code commune 80318
Démographie
Gentilé Flixecourtois
Population
municipale
3 173 hab. (2017 en diminution de 1,49 % par rapport à 2012)
Densité 268 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 49″ nord, 2° 04′ 55″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 105,3 m
Superficie 11,84 km2
Élections
Départementales Canton de Flixecourt
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Flixecourt
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Flixecourt
Liens
Site web http://mairieflixecourt.fr

Flixecourt est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à mi-chemin entre Abbeville et Amiens sur la RN 1 (actuelle RD 1001), Flixecourt est une ville-rue édifiée sur les deux coteaux de la Nièvre, affluent de la Somme.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le terrain de la commune est à dominante calcaire, argileux en bas de la côte sud. Dans la vallée, le sol est tourbeux à l'ouest[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'une vallée encaissée, encadrée de chaque côté par une colline. La vallée offre également un paysage de marais façonnés par l'homme[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Nièvre, affluent de la rive droite de la Somme traverse la commune d'est en ouest. Le canal de la Somme et la Somme traversent la commune au sud-ouest. Il est alimenté par des sources situées sur le territoire communal[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Grâce à l'industrie textile, la commune a connu un doublement de sa population au cours du XIXe siècle. Cette forte croissance a entraîné une extension du tissu urbain par la construction de cités ouvrières.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • La commune est traversée par la route départementale 1001 qui relie Amiens à Abbeville.
  • Transports en commun routiers : la localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80 (axe Abbeville - Flixecourt - Amiens, ligne no 17), chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune prendra les noms de Flessicort, Fleschicourt ou même Flichecourt avant de prendre le nom de Flixecourt à partir de la seconde période de la Révolution Française.

Il y a plusieurs versions quant à l'origine du nom de la commune.

Les habitants assignaient à Flixecourt une origine française, tirée selon eux de la tour de l'église qui se termine par une flèche très courte, d'où serait venu Flèchecourte, puis Flichecourt et enfin Flixecourt. Cependant la flèche de l'église, qui fut renversée par de très forts vents, était proportionnée à l'ensemble de l’édifice[Note 1]

Pour certains, Flixecourt est un terme de formation germano-romane. Le suffixe « court », serait un dérivé du terme latin Curtis désignant une cour de ferme, une ferme puis un village. Le préfixe « Flixe » serait lui un dérivé du nom germanique d'un des propriétaires du lieu après les Invasions barbares des Ve siècle et VIe siècle[3].

Pour d'autres, le nom de Flixecourt serait emprunté à la langue latine et tirerait sa signification de sa position topographique. Dans les chartes du XIIe siècle, on utilisait les deux mots Flexi-Curia pour désigner un endroit bâti entre deux collines sur un terrain formant une courbe. La locution Flexi-Curia aurait alors dérivé en Flixecourt au fil des siècles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des monnaies romaines, des casques, des épées et des tombeaux en pierre ont été trouvés en grande quantité. Ils font croire que Flixecourt a été le siège d'une « villa romaine »[1]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Flixecourt fut, au XIIe siècle, un fief de la châtellenie d'Amiens. En 1145 est créé à Flixecourt un prieuré dépendant de l'Abbaye Saint-Lucien de Beauvais, et qui bénéficiait de la totalité de la dîme collectée dans le village[4].

Le village est constitué en commune par une charte communale accordée Renaud d'Amiens, seigneur de Flixecourt. avant 1205, année où le mayeur et les échevins créent une maladrerie[5] pour permettre aux lépreux, en route pour l'hospice des Frères du Val, de passer la nuit.

Par alliance, le fief de Flixecourt fut ensuite partagé entre la famille de Louvencourt, puis entre la famille de Fieffes. Ces derniers y firent construire un prieuré, dont ils confièrent la gestion, comme il était d'usage, au vidame de Picquigny. Le village qui s'établit à cet endroit comptait 140 feux, selon un pouillé de 1301, à l'aube de la guerre de Cent Ans[1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1504, le village de Flixecourt est pillé par les Anglais[4]. En 1548, Flixecourt ne comptait plus que 40 feux.

En 1545, Charles d'Ailly obtient du roi la création d'un marché hebdomadaire ; privilège reconduit au bénéfice de son successeur, Louis d'Ailly, en 1567. En 1603, un grave incendie a détruit la moitié du village[4]. L'église, que l'on peut voir aujourd'hui, a été édifiée en 1721.

« En 1575, le vidame d'Amiens, seigneur de Flixecourt, réglait la justice de Flixecourt avec les mayeur et échevins, auxquels était attribuée la connaissance des cas civils en roture, saisines, etc[4] »

Des vestiges d'un château ont été retrouvés près de l'emplacement actuel de l'église. Ce château est mentionné dans un acte notarial de 1618, par lequel le seigneur, Philibert-Emmanuel d'Ailly, accorde l'édifice en viager à un certain Louis de la Massonière, à charge pour lui de financer les réparations. À la veille de la Révolution française, le château appartenait aux Croquoison de la cour de Fieffes[1].

Vers cette époque, une proto-industrie existe : on exploite la tourbe et on travaille au peignage de la laine.

En 1729, La dîme était perçue pour 2/3 de son montant par le prieur de Flixecourt et le dernier tiers par le curé de la paroisse[4].

En 1743, est construite une école pour jeunes filles, confiée à des religieuses de la Providence de Rouen[6].

En 1744, 1748 et 1751, des inondations de la Nièvre font des ravages considérables au villageref name="Dictionnaire"/>.

Circonscriptions d'Ancien Régime

Flixecourt était une paroisse du doyenné de Vignacourt, archidiaconé et diocèse d'Amiens. Sur le plan civil et militaire, elle relevait de la prévôté de Beauquesne et du bailliage d'Amiens jusqu'en 1748, puis du bailliage et siège présidial d'Amiens ; élections de Doullens et d'Abbeville, en partie, intendance de Picardie[4].


Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le château, construit par Louis de la Marsonnière en 1598, était en ruines à la Révolution[4].

Après la Révolution française, ce furent deux sœurs de la Sainte Famille qui assurèrent l'enseignement des jeunes filles à Flixecourt[7].

En 1815, on dénombre deux moulins à eau et deux moulins à vent.

Le chemin de fer fut à l'origine du développement industriel de Flixecourt et de ses environs. Le fut mise en service la section d'Amiens à Abbeville de la ligne Paris - Boulogne-sur-Mer. Un embranchement particulier raccordait Flixecourt à Longpré-les-Corps-Saints[8].

Naissance et développement de l'industrie de la toile de jute[modifier | modifier le code]

Ancienne manufacture des frères Saint.

C'est la découverte d'une fibre nouvelle, le jute, qui change le destin de la ville et de toute la région.

Vers 1840, les Saint, négociants en toile d'emballage établis à Rouen, découvrent cette toile importée des Indes et procèdent à des essais de tissage mécanique (1855-56). La machine, une fois mise au point, est installée à Flixecourt. Les patrons font venir des ouvriers écossais pour démarrer l'exploitation. En quelques décennies, le nombre d'employés, de quelques dizaines au début, explose.

Année Ouvriers et salariés Nb broches produites
1900 7 200 46 000
1913 14 000 65 000
1938 7 000 85 000
1952 5 000 174 500

L'usine est électrifiée dès 1907. La ville appartient dans les faits à la famille Saint, qui organise l'habitat des employés (premiers lotissements vers 1870), installe l'eau courante, propose l'électricité aux habitants, et met en place des commerces coopératifs (La Prévoyance), une « école industrielle » et des services sociaux (pharmacie, crèche en 1935, maternité en 1938)[8],[9].

Les usines connurent divers mouvements sociaux, particulièrement au moment de la crise de 1934-1936, mais conservèrent une compétitivité jusqu'en 1952.

Déclin et fermeture des usines Saint Frères[modifier | modifier le code]

Cette année-là, la toile industrielle connaît une crise de débouchés avec le développement des emballages en polymère qui fait s'effondrer en quelques années la demande en Europe. Les Saint mettent en vente les logements ouvriers. Les primes de compensation octroyées par les gouvernements successifs ne permettront pas une reconversion des emplois. De reventes (acquisition par la famille Willot en 1969, rachat de nouveau par Boussac-Saint Frères en 1982) en dépôts de bilan (banqueroute d'Agache-Willot en juin 1981), l'industrie poursuit son déclin jusqu'en 2004.

Cette année débute la production de l'usine DEFIAL (aujourd'hui BIGARD) de Flixecourt qui fabrique des produits élaborés à base de viande (steak haché, viande sous vide, tomates farcies) et emploie en 2008 près de 250 personnes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme, en région Hauts-de-France. Pour l'élection des députés, elle dépend depuis 1988 de la première circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Picquigny [10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune devient le bureau centralisateur du nouveau canton de Flixecourt.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté de communes du Val de Nièvre et environs, créée le .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du prescrit, dans le cadre de l'approfondissement de la coopération intercommunale, que les intercommunalités à fiscalité propre doivent, sauf exceptions, regrouper au moins 15 000 habitants.

Dans ce cadre, la petite communauté de communes de l'Ouest d'Amiens (CCOA) n'atteignant pas le seuil requis devait fusionner avec une autre, et le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyait que ce serait avec celle du Val de Nièvre et environs[11].

Cette fusion est intervenue le , formant la communauté de communes Nièvre et Somme, dont Flixecourt est désormais le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1808 1821 Louis Croquoison de La Cour de Fief   Ancien officier d'infanterie. Propriétaire.
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1944 Étienne Dubourguier Radical Artisan maçon,
Conseiller général de Picquigny (1926 → 1940)
mai 1945 mars 1965 Eugène Leclercq Radical Médecin
Conseiller général de Picquigny (1945 → 1964)
mars 1965 mars 1989 Roger Godard[12] PCF Instituteur
mars 1989 mars 2016[13] René Lognon[14] PCF Agent de maitrise
Conseiller général de Picquigny (1994 → 2015)
Conseiller départemental de Flixecourt (2015 → )
Président de la CC Val de Nièvre ( ? → 2016)
Président de la CC Nièvre et Somme (2017 → )
Démissionnaire
mars 2016[15],[16] En cours
(au 5 janvier 2020[17])
Patrick Gaillard PCF Informaticien à l'INSEE Amiens

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la France Puyoô (France) depuis 2012, autre ville marquée par l'entreprise Saint-Frères[18].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2017, la commune comptait 3 173 habitants[Note 2], en diminution de 1,49 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2181 1671 4271 4991 6401 7141 7291 7741 704
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6151 8031 8811 9532 0072 0912 1552 3862 892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2643 4543 7313 0913 1002 9502 8222 9613 137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 2853 4593 5463 2762 9312 9783 0793 2223 189
2017 - - - - - - - -
3 173--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le village comptait 675 habitants en 1698, 698, en 1726, 705, en 1772[4].

L'installation de l'industrie textile à Flixecourt, avec les « Éts Saint Frères », a marqué la ville de façon indélébile, et la démographie traduit la croissance et le déclin de cette activité. Les habitants de Flixecourt sont des Flixecourtois ou Flixecourtoises[22].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Le groupe scolaire Jacques-Prévert accueille l'école maternelle.
  • Le groupe scolaire Hector-Malot abrite l'école élémentaire.
  • Le collège et le lycée Alfred-Manessier accueillent les élèves pour la suite de leur scolarité.
  • L'école primaire et le collège Notre-Dame complètent le dispositif pédagogique local[23].

Sports et Loisirs[modifier | modifier le code]

La communauté de communes réalise un centre aquatique qui doit ouvrir à l'été 2020[17].

La commune compte plusieurs associations sportives :

  • Le SCF (Sporting Club de Flixecourt). Une association de football.
  • L'ANBB (Association de la Nièvre de Basket-Ball) : le club regroupe les communes de Flixecourt, Saint-Ouen, Ville-le-Marclet et Domart-en-Ponthieu.
  • Le Hockey Club de Flixecourt.
  • Le Judo Club de Flixecourt.
  • Le club d'escalade.
  • Le Tennis Club Flixecourt.
  • Le club de badminton.
  • Le club de tennis de table de Flixecourt/Ville-le-Marclet.
  • Le club de cyclisme de Flixecourt.
  • L'association de zumba et de gymnastique douce.
  • Le club "Whoops" de moto-cross de Flixecourt.
  • Les Dauphines de Flixecourt - Majorettes.
  • Les Francs Pêcheurs de Flixecourt.

Économie[modifier | modifier le code]

Malgré la disparition de l'activité textile, les activités tertiaires notamment le commerce et l'artisanat se sont quelque peu développées, les activités d'enseignement, de formation professionnelle et de loisirs. L'échangeur de l'autoroute A 16 par permis la création d'une zone activités à proximité.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2013, la médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 374 € pour 1 289 ménages et 2 997 personnes dans les ménages fiscaux[Insee 1].

En 2013, la proportion de foyers fiscaux imposables était de 41,2 %[Insee 2].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville possède plusieurs commerces et entreprises dont quatre supermarchés, une maison médicale, deux pharmacies, trois boulangeries, quatre salons de coiffure, deux cafés, deux agences immobilières et quelques restaurants sur place ou à emporter dont un restaurant McDonald's[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, malgré son absence de clocher classique, peut être aperçue depuis certaines rues de la localité.

La ville possède un patrimoine architectural remarquable, typique de la première révolution industrielle. Malheureusement, l'entretien de tous les édifices n'est pas à la hauteur des finances publiques et les dégradations sont inévitables. Quelques constructions ont pu être préservées en les convertissant en édifices publics.

  • L'imposant château Saint dit « Château de la Navette » (architecte Paul Delefortrie), avec son parc arboré, est une demeure industrielle privée mais qui propose des horaires d'ouverture au public.
  • Le château Blanc : aujourd'hui foyer de vie.
  • Le château Rouge : le bâtiment de style néo-Louis XIII en brique et pierre, est composé d'un corps central à sept travées, flanqué de deux pavillons de deux travées en avant-corps. Au nord, le « château » qui abritait l'école ménagère, est prolongé par une basse-cour avec un bâtiment principal en brique surmonté d'un pigeonnier octogonal à flèche[24].
  • Le château Hesse : en 1865, Charles François Alexandre Hesse (1807-1889) fit agrandir la maison héritée de sa sœur, lui donnant l'aspect d'un château. Le détournement de la route lui permit de faire aménager un parc autour de sa résidence qui fut complétée par des communs construits selon un plan circulaire. Le château est formé de deux bâtiments juxtaposés construits à deux moments différents. La partie la plus ancienne, de plan allongé, a une façade en brique. La façade côté jardin est ornée d'un portique, de style néoclassique et d'un balcon. La partie plus récente est composé d'un pavillon de style néo-Louis XIII, en brique et pierre[25].
  • L'Église Saint-Léger, datant à l'origine du XIVe siècle et refaite au XVIIIe siècle. Le clocher, qui était une tour carrée. du XIVe siècle, avec couronnement de la fin du XVe siècle a été transformé en 1940 en clocher à campenard.
En 1919, on mentionne qu'elle est constituée de « trois nefs séparées par des arcades en plein cintre, supportées par des colonnes cylindriques sans moulures; on remarque deux jolies crédences de style Louis XV, une chaire en bois sculpté du XVIIIe siècle, venant de l'abbaye de Berteaucourt-les-Dames et portant en écusson une tour surmontée d'une couronne de marquis, à fleurons et perles alternés[4] ».
  • Les bâtiments de La Prévoyance, situé près de la voie ferrée, furent construits en brique, en 1910, par l'architecte Anatole Bienaimé. La Société coopérative « La Prévoyance » fut inaugurée en janvier 1911, par Pierre Saint[26].
  • L'ancienne gare (construite en 1874).
  • L'usine Saint frères.
  • L'ancienne mairie : bâtie en 1827, sur les plans de Jean-Baptiste Marest, architecte amiénois, c'est un bâtiment de style néoclassique, construit en craie. La façade principale se compose d'un petit péristyle à deux colonnes doriques[27].
  • La « villa Mon Abri », aujourd'hui la mairie.
  • Le moulin Basile, moulin à vent en pierre, construit en 1776[4], a cessé de fonctionner avant la Première Guerre mondiale[28]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Flixecourt.svg

La commune a repris les armes de la famille de Vignacourt-Flixecourt issue des châtelains d'Amiens, dont plusieurs sceaux sont conservés aux Archives départementales de la Somme[29],[30]. Au début du XIIIe siècle, Renaut d'Amiens accorda une charte communale aux habitants de Flixecourt[31].

Blasonnement :

  • de gueules à trois chevrons de vair.

Ornement extérieur :

  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze. Citation décernée à 137 communes de la Somme : « Pour les actes de courage, d'abnégation et de résistance face à l'occupation. Pour les morts et les destructions suite aux violents combats de 1940 et les bombardements de 1944. Pour les habitants tués ou déportés »[32].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Édouard Jumel, Monographies picardes, études sur les communes, 1876 - réédition, Histoire de Flixecourt, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1988.
  • Hector Malot, En famille, 1893 - prix Montijon[33]de l'Académie française.
  • François Lefebvre, Saint Frères : Un siècle de textile en Picardie, Amiens, Encrage Édition, 2002 (ISBN 2 - 911 576 - 35 - 7).
  • R. Collier, D. Clerentin, Une fibre, des hommes - Vals de Nièvre et de Somme, Abbeville, Éditions François Paillart, 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette explication ne repose sur aucune étude linguistique sérieuse.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Revenus et pauvreté des ménages en 2013 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 septembre 2017).
  2. « Revenus et pauvreté des ménages en 2013 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 septembre 2017).

Autrs sources[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Notice géographique et historique sur la commune de Flixecourt, rédigée par M. Bourgeois, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme Lire en ligne, sur le site des archives départementales.
  2. « Trans80, Abbeville », sur trans80.hautsdefrance.fr.
  3. Charles Rostang, Les Noms de lieux, Paris, Presses universitaires de France,
  4. a b c d e f g h i et j Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, t. III : Arrondissement d'Amiens : cantons d'Oisemont, Picquigny, Poix et Villers-Bocage, Amiens, Yvert & Tellier, coll. « Société des antiquaires de Picardie », (lire en ligne), p. 256-266, lire en ligne sur Gallica.
  5. François-Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, Imprimerie de P. Briez, , 192 p. (lire en ligne), p. 127, lire en ligne sur Gallica.
  6. « L'ancienne école primaire de filles sur l'inventaire des Hauts-de-France ».
  7. https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ancienne-ecole-primaire-de-filles-de-flixecourt/06152747-633f-4dda-935c-705549e7a1bb
  8. a et b « Les Grandes industries - La maison Saint-Frères », Journal de l'exposition nationale et coloniale de Rouen, no 12,‎ , p. 4-6 (lire en ligne, consulté le 23 février 2020).
  9. « Nos grandes industries », La Revue diplomatique, no 11,‎ , p. 10 (lire en ligne, consulté le 23 février 2020), lire en ligne sur Gallica.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Schéma Départemental de Coopération Intercommunale 2016
  12. Julien Cahon, « GODARD Roger, Georges, Henri : Né le 8 décembre 1928 à Vignacourt (Somme), mort le 8 décembre 2002 à Amiens (Somme) ; instituteur ; militant communiste dans la Somme ; conseiller municipal (1959-1965) puis maire (1965-1989) de Flixecourt », Le Maitron en ligne, (consulté le 23 février 2020).
  13. Olivier Bacquet, « René Lognon ne sera plus maire en 2016 : Dans le courant du premier trimestre 2016, René Lognon démissionnera de son poste de maire. René Lognon estime qu'il est temps pour lui de passer la main », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juillet 2017).
  14. Réélu pour le mandat 2014-2020 :Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 10 avril 2014, p. 14.
  15. Marie-Gaëtane Comte, « Flixecourt : Patrick Gaillard élu nouveau maire : Une seule liste et un seul candidat. Sans surprise, Patrick Gaillard succède à René Lognon. L'emblématique maire communiste de Flixecourt a démissionné en janvier dernier. Il laisse sa place après 27 ans à la tête de sa commune. », France Bleu Picardie,‎ (lire en ligne, consulté le 23 février 2020) « Dans le détail, sur les 799 votants, la liste union des forces de gauche et de progrès pour l'avenir de Flixecourt a été élue avec 609 voix. Il y a eu 190 bulletins nul ».
  16. « Compte rendu du conseil municipal du 18 mars 2016 » [PDF], sur http://mairieflixecourt.fr (consulté le 9 juillet 2017).
  17. a et b Benoit Delespierre, « Des projets et une boutade aux voeux du maire de Flixecourt : « Je ne souhaite pas que la piscine porte le nom de Réné Lognon… car il ne sait pas nager », a plaisanté le maire lors de ses vœux samedi 4 janvier. Il a une autre idée... d’autant que les équipements, les projets et les créations d’emplois ne manquent pas dans ce territoire. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 23 février 2020).
  18. Jean Masmontet, « Ils partagent leur passé industriel », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 23 février 2020).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  22. habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises - Flixecourt » (consulté le 30 novembre 2008)
  23. Sur le site Journal des femmes.
  24. https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/demeure-d-industriel-dite-chateau-rouge-a-flixecourt/add7b9b4-1f4a-4b2a-87f9-56637db17109#description
  25. https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/demeure-dite-chateau-hesse-a-flixecourt/101256e7-7c16-498d-99d0-b3f79142b986
  26. https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ancien-magasin-cooperatif-saint-freres-dit-prevoyance-de-flixecourt/8ba60319-50aa-40bb-9217-027f2a10354c
  27. https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ancienne-mairie-de-flixecourt/7a9da95d-1199-455a-b857-0c2d1814a910
  28. Thierry Gavois, Un moulin à vent bientôt rénové pour servir de vitrine à la commune, Le Courrier picard, édition maritime, 19 mai 2015, p. 17.
  29. Demay, Sceaux de la Picardie, n° 87 à 81
  30. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme, Abbeville, imprimerie F. Paillart, 1972 p. 22.
  31. « Le blason sur l'Armorial des villes et villages de France » (consulté le 25 mai 2019).
  32. Jacques Béal, Hommes et combats en Picardie 1939-1945, Amiens, Martelle-Editions, 1998, (ISBN 2-87 890-035-9) pp. 162-163
  33. Cf. Notice n°: FRBNF43428635 de la Bibliothèque nationale de France (catalogue général)