Flixecourt

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Flixecourt
Entrée dans Flixecourt en venant d'Amiens.
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Blason de Flixecourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Flixecourt
Intercommunalité Communauté de communes Nièvre et Somme
Maire
Mandat
Patrick Gaillard
2016-2020
Code postal 80420
Code commune 80318
Démographie
Gentilé Flixecourtois(es)
Population
municipale
3 189 hab. (2014)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 49″ nord, 2° 04′ 55″ est
Altitude Min. 6 m – Max. 105 m
Superficie 11,84 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairieflixecourt.fr

Flixecourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à mi-chemin entre Abbeville et Amiens sur la RN 1 (actuelle RD 1001), Flixecourt est une ville-rue édifiée sur les deux coteaux de la Nièvre, affluent de la Somme.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village prendra les noms de Flessicuria, Flessicort, Fleschicourt avant de devenir Flixecourt[1].

Pour certains, l'origine du nom serait liée à sa situation entre deux « collines »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des monnaies romaines, des casques, des épées, trouvés en grande quantité font croire que Flixecourt a été le siège d'une « villa romaine »[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Flixecourt fut, au XIIe siècle, un fief de la châtellenie d'Amiens. En 1205, une maladrerie est ouverte à Flixecourt pour permettre aux lépreux, en route pour l'hospice des Frères du Val, de passer la nuit. Par alliance, le fief de Flixecourt fut ensuite partagé entre la famille de Louvencourt, puis (1276) la famille de Fieffes. Ces derniers y firent construire un prieuré, dont il confièrent la gestion, comme il était d'usage, au vidame de Picquigny Le village qui s'établit à cet endroit comptait 140 feux à l'aube de la guerre de Cent Ans.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1548, Flixecourt ne comptait plus que de 40 feux[1]. En 1545, Charles d'Ailly obtient du roi la création d'un marché hebdomadaire ; privilège reconduit au bénéfice de son successeur, Louis d'Ailly, en 1567. On a retrouvé les vestiges d'un château près de l'emplacement actuel de l'église : le fait qu'en 1603, un grave incendie ait pu détruire la moitié du village donne à penser que les maisons devaient être mitoyennes et serrées à l'intérieur des fortifications. Ce château est mentionné dans un acte notarial de 1618, par lequel le seigneur, Philibert-Emmanuel d'Ailly, accorde l'édifice en viager à un certain Louis de la Massonière, à charge pour lui de financer les réparations. L'église, que l'on peut voir aujourd'hui, a été édifiée en 1721. À la veille de la Révolution, le château appartient aux Croquoison de la cour de Fieffes.

Vers cette époque, une proto-industrie existe : on exploite la tourbe, et on travaille au peignage de la laine.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1815, on dénombre deux moulins à eau et deux moulins à vent.

Industrialisation locale[modifier | modifier le code]

C'est la découverte d'une fibre nouvelle, le jute, qui change le destin de la ville et de toute la région.

Vers 1840, les Saint, négociants en toile d'emballage établis à Rouen, découvrent cette toile importée des Indes et procèdent à des essais de tissage mécanique (1855-56). La machine, une fois mise au point, est installée à Flixecourt. Les patrons font venir des ouvriers écossais pour démarrer l'exploitation. En quelques décennies, le nombre d'employés, de quelques dizaines au début, explose.

Année Ouvriers et salariés Nb broches produites
1900 7 200 46 000
1913 14 000 65 000
1938 7 000 85 000
1952 5 000 174 500
Ancienne manufacture des frères Saint.

L'usine est électrifiée dès 1907. La ville appartient dans les faits à la famille Saint, qui organise l'habitat des employés (premiers lotissements vers 1870), installe l'eau courante, propose l'électricité aux habitants, et met en place des commerces coopératifs (La Prévoyance), une « école industrielle » et des services sociaux (pharmacie, crèche en 1935, maternité en 1938).

Les usines connaîtront divers mouvements sociaux, particulièrement au moment de la crise de 1934-1936, mais conservent une compétitivité jusqu'en 1952. Cette année-là, la toile industrielle connaît une crise de débouchés avec le développement des emballages en polymère qui fait s'effondrer en quelques années la demande en Europe. Les Saint mettent en vente les logements ouvriers. Les primes de compensation octroyées par les gouvernements successifs ne permettront pas une reconversion des emplois. De reventes (acquisition par la famille Willot en 1969, rachat de nouveau par Boussac-Saint Frères en 1982) en dépôts de bilan (banqueroute d'Agache-Willot en juin 1981), l'industrie poursuit son déclin jusqu'en 2004. Cette année débute la production de l'usine DEFIAL (aujourd'hui BIGARD) de Flixecourt qui fabrique des produits élaborés à base de viande (steak haché, viande sous vide, tomates farcies) et emploie en 2008 près de 250 personnes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme, en région Hauts-de-France. Pour l'élection des députés, elle dépend depuis 1988 de la première circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Picquigny [2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune devient le bureau centralisateur du nouveau canton de Flixecourt.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la Communauté de communes du Val de Nièvre et environs, créée le .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du prescrit, dans le cadre de l'approfondissement de la coopération intercommunale, que les intercommunalités à fiscalité propre doivent, sauf exceptions, regrouper au moins 15 000 habitants.

Dans ce cadre, la petite communauté de communes de l'Ouest d'Amiens (CCOA) n'atteignant pas le seuil requis devait fusionner avec une autre, et le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyait que ce serait avec celle du du Val de Nièvre et environs[3].

Cette fusion est intervenue le , formant la communauté de communes Nièvre et Somme, dont Flixecourt est désormais le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 mars 1965 Eugène Leclercq Radical Médecin
Conseiller général de Picquigny (1945 → 1964)
mars 1965 mars 1989 Roger Godard PCF  
mars 1989 mars 2016[4] René Lognon [5] PCF Conseiller général de Picquigny (1994 → 2015)
Conseiller départemental de Flixecourt (2015 → )
Président de la CC Val de Nièvre ( ? → 2016)
Président de la CC Nièvre et Somme (2017 → )
Démissionnaire
mars 2016[6],[7] en cours Patrick Gaillard PCF Informaticien à l'INSEE Amiens

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'installation de l'industrie textile à Flixecourt, avec les « Éts Saint Frères », a marqué la ville de façon indélébile, et la démographie traduit la croissance et le déclin de cette activité. Les habitants de Flixecourt sont des Flixecourtois ou Flixecourtoises[8].

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Flixecourt, cela correspond à 2004, 2009[9], etc. Les autres dates de « recensements » (comme 2006, etc.) sont des estimations légales.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 189 habitants, en diminution de -1,02 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 218 1 167 1 427 1 499 1 640 1 714 1 729 1 774 1 704
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 615 1 803 1 881 1 953 2 007 2 091 2 155 2 386 2 892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 264 3 454 3 731 3 091 3 100 2 950 2 822 2 961 3 137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 285 3 459 3 546 3 276 2 931 2 978 3 079 3 222 3 189
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Le groupe scolaire Hector Malot abrite l'école élémentaire.
  • Le collège et le lycée Alfred Manessier accueillent les élèves pour la suite de leur scolarité.
  • L'école primaire et le collège Notre-Dame complètent le dispositif pédagogique local[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2013, la médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 374 € pour 1 289 ménages et 2 997 personnes dans les ménages fiscaux[Insee 1].

En 2013, la proportion de foyers fiscaux imposables était de 41,2 %[Insee 2].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville possède les commerces de proximité essentiels[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, malgré son absence de clocher classique, peut être aperçue depuis certaines rues de la localité.

La ville possède un patrimoine architectural remarquable, typique de la première révolution industrielle. Malheureusement, l'entretien de tous les édifices n'est pas à la hauteur des finances publiques et les dégradations sont inévitables. Quelques constructions ont pu être préservées en les convertissant en édifices publics.

  • L'imposant château Saint dit « château de la Navette » (architecte Paul Delefortrie), avec son parc arboré, est une demeure industrielle privée mais qui propose des horaires d'ouverture au public.
  • Les bâtiments de La Prévoyance, près de la voie ferrée (transformée en magasin d'électro ménager).
  • L'église Saint-Léger, datant à l'origine du XIVe siècle et refaite au XVIIIe siècle. Le clocher a été reconstruit en 1940 dans un style exogène (« clocher à peigne »).
  • La gare date de 1875 (détruite par un incendie début du XXIe siècle).
  • Le château Rouge qui abritait l'école ménagère.
  • La villa Mon Abri, aujourd'hui la mairie.
  • Le moulin Basile, moulin à vent en pierre, construit en 1776, a cessé de fonctionner avant la Première Guerre mondiale[15].

Sports[modifier | modifier le code]

L'ANBB (Association de la Nièvre de Basket-Ball) évolue dans le gymnase de la commune. Le club regroupe les communes de Flixecourt, Saint-Ouen, Ville-le-Marclet et Domart-en-Ponthieu

Une patinoire a été installée au sein du complexe sportif.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Edouard Jumel, Monographies picardes, études sur les communes, 1876 - réédition, Histoire de Flixecourt, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1988.
  • Hector Malot, En famille, 1893 - prix Montijon[16]de l'Académie française.
  • François Lefebvre, Saint Frères : Un siècle de textile en Picardie, Amiens, Encrage Édition, 2002 (ISBN 2 - 911 576 - 35 - 7).
  • R. Collier, D. Clerentin, Une fibre, des hommes - Vals de Nièvre et de Somme, Abbeville, Éditions François Paillart, 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  1. « Revenus et pauvreté des ménages en 2013 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 septembre 2017).
  2. « Revenus et pauvreté des ménages en 2013 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 septembre 2017).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Bourgeois, 1899, archives départementales de la Somme, Amiens. Lire en ligne, sur le site des archives départementales.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Schéma Départemental de Coopération Intercommunale 2016
  4. Olivier Bacquet, « René Lognon ne sera plus maire en 2016 : Dans le courant du premier trimestre 2016, René Lognon démissionnera de son poste de maire. René Lognon estime qu'il est temps pour lui de passer la main », Le Journal d'Abbeville [lien périodique=Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne).
  5. Réélu pour le mandat 2014-2020 :Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 10 avril 2014, p. 14.
  6. « Compte-rendu du conseil municipal du 18 mars 2016 » [PDF], sur http://mairieflixecourt.fr (consulté le 9 juillet 2017).
  7. Marie-Gaëtane Comte, « Flixecourt : Patrick Gaillard élu nouveau maire », France Bleu Picardie,‎ (lire en ligne).
  8. habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises - Flixecourt » (consulté le 30 novembre 2008)
  9. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 9 mars 2012)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Sur le site Journal des femmes.
  14. Voir sur le site de la mairie.
  15. Thierry Gavois, Un moulin à vent bientôt rénové pour servir de vitrine à la commune, Le Courrier picard, édition maritime, 19 mai 2015, p. 17.
  16. Cf. Notice n°: FRBNF43428635 de la Bibliothèque nationale de France (catalogue général)