Naours

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Naours
Naours
La mairie
Blason de Naours
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire Nord Picardie
Maire
Mandat
Jean-Michel Bouchy
2020-2026
Code postal 80260
Code commune 80584
Démographie
Gentilé Noriens
Population
municipale
1 080 hab. (2017 en diminution de 2,53 % par rapport à 2012)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 10″ nord, 2° 16′ 39″ est
Altitude Min. 61 m
Max. 154 m
Superficie 16,55 km2
Élections
Départementales Canton de Corbie
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web naours.com

Naours [prononcer: Nor] est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Naours - 2019 (00).jpg

Localisation[modifier | modifier le code]

Naours est un village picard de l'Amienois, situé à 18 km au nord d'Amiens, 33 km à l'est d'Abbeville et 46 km au sud-ouest d'Arras.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La source de la Nièvre, affluent du fleuve côtier la Somme, se trouve dans la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Naours est aisément accessible depuis la RN 25.

Il est desservi en 2019 par la ligne d'autocars no 56 (Havernas - Flesselles - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés et la ligne no 25, le jeudi, jour de marché à Doullens[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Gaëtan de Witasse indique que, sous l'Ancien Régime, la seigneurie appartenait « à l'abbaye de Corbie. On trouve deux versions sur l'origine de cette possession : l'une l'attribue à la charte de 662, comme faisant partie de la forêt de la Vicogne ; l'autre à la donation de l'abbé Mordrame, au VIIIe siècle. Le domaine comprend deux moulins et deux fours (banaux) en 1387, 442 journaux 1/4 de terre en 1388, 458 en 1547, 418 en 1640, 563 journaux 85 verges en 1742, non compris les biens de la prévôté qui sont 10 journaux 56 verges de prés et 56 journaux 34 verges de terre. Il y a une cense en 1547 et un château au commencement du XVIIe siècle, ruiné en 1640[2] »

Naours est connue grâce à la présence de carrières-refuges ou muches supposées commencées à l'époque des invasions normandes du IXe siècle[3].

Durant la Première Guerre mondiale, Naours est situé à l'arrière du front, et sert de lieu de visite touristique pour les soldats alliés au repos. De nombreux grafitis de soldats australiens ont été découverts dans les muches de Naours en 2014[4].

En , la commune a subi d'importantes inondations à la suite d'orages exceptionnels[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la première circonscription de la Somme.

Après avoir été chef-lieu de canton en 1793, Naours intègre le canton de Domart-en-Ponthieu en 1801[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Corbie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Naours était membre de la communauté de communes Bocage Hallue, créée fin 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité fusionne contre son gré[7] avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes du Territoire Nord Picardie dont Naours est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Geneviève Cazin    
mars 2008[8] En cours
(au 25 mars 2019[9])
Jean-Michel Bouchy[10]   Vice-président de la CC du Territoire Nord Picardie (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Le fleurissement de la commune est reconnu par deux fleurs au concours des villes et villages fleuris depuis 2016, et la ville espère les conserver en 2019, malgré les fortes inondations de 2018, qui ont occasionné beaucoup de dégâts[12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2017, la commune comptait 1 080 habitants[Note 1], en diminution de 2,53 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4751 5171 6051 7771 8961 9041 9181 9291 835
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7861 7241 7411 5861 5741 4171 3571 2741 223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1581 1321 039842765717646659662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
6366837219621 0501 1241 1391 1411 143
2013 2017 - - - - - - -
1 0881 080-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Réseau taillé dans la craie et les bancs de silex.
L'église, entourée du cimetière, a une silhouette particulièrement massive.
Cet ensemble de carrières aménagées et de muches[19] (ou souterrains-refuges), creusées dans la craie pour protéger les populations civiles lors des guerres, est mentionné à partir du XIVe siècle. En 1887, l'abbé Danicourt, curé du village redécouvrit l'entrée du site.
Située jusqu'à 33 mètres de profondeur dans le flanc de la colline, la cité souterraine compte 20 galeries (soit 2 km de longueur), près de 130 « chambres » d'après le plan de l'abbé Danicourt, six cheminées, des places publiques, une chapelle (ces deux derniers éléments ont été créés par l'abbé Danicourt), et est ouverte au public. Elle fut utilisée particulièrement durant les guerres de Religion.
Un modeste musée présente une petite quinzaine de personnages en cire rappelant les professions locales traditionnelles.
  • Les moulins :
    Pour rappeler les anciens moulins ayant existé route d'Amiens à Naours (sur le lieu-dit le moulin), la cité souterraine de Naours a acquis un moulin à Linselles, "le moulin du Belcan[20]", puis un autre en 1963 "le moulin de Stavele"[21] en Belgique, pour servir de pièces détachées à la rénovation du premier.
Cependant, les deux furent conservés et montés sur la colline du Guet[22].
Le moulin de Stavele, dit de « Westmolen » a été construit en et y a fonctionné pendant plus de trois siècles. En mauvais état, il a dû être démonté en 2017, et est en attente de restauration[23],[24].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Château de Naours
    Le château de Naours[25]est issu d’un site féodal très ancien qui remonte vraisemblablement au haut Moyen Âge et qui aurait pris la place d’un établissement de l’époque romaine.
Le château était entouré de douves qui ont été comblées. Il était protégé par une muraille complète avec tours d’angle. À l’emplacement approximatif de la grille se trouvait un pont-levis. Les murs ont été modifiés depuis. Les parties les plus anciennes sont le mur (brique et pierre) style Louis XIII et les restes d’un ancien donjon (sans doute du XVe siècle) sur la face nord.
Plusieurs constructions se sont succédé. Après les guerres du XVIIe siècle, au cours desquelles il fut en partie détruit, il fut reconstruit (au début du XVIIIe siècle) et a subsisté dans son ensemble jusqu’à nos jours.
Le pigeonnier menaçait de tomber en ruine et n’était plus en harmonie avec le nouveau château : en 1737, l’abbé Corbie fit dresser un projet par divers artisans (archives départementales). Il fut achevé en 1738 puis partiellement restauré en 1987.
Le château était une dépendance de la très puissante abbaye de Corbie, qui selon les périodes, laissa plus ou moins d’autonomie à son représentant. Il semble même que celui-ci ait fini par jouir d’une véritable indépendance car, en 1435, l’abbaye dut racheter le fief de Naours à un seigneur voisin[26]) À la Révolution française, le château fait partie des biens nationaux et est vendu en adjudication[27] le 31 janvier 1783 à un Amiénois. Aux XIXe et XXe siècles, le château sera la plupart du temps la propriété des notaires résidant à Naours.
Le château de Naours est transformé en lieu de réception pour les professionnels et les particuliers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Naours Blason
D'azur à l'épée basse d'or posée en bande, à la lampe à huile du même, allumée de gueules, la flamme à senestre (au comble de sable chargé de l'inscription « NAOURS » d'or)[30].
Détails
La lampe à huile allumée et l'épée évoquent le village souterrain creusé pour protéger les villageois lors des guerres depuis le IXe siècle.

Blason utilisé dans les années 1960 et 1970 dont le statut actuel reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. Gaëtan de Witasse, Géographie historique du département de la Somme : état religieux, administratif et féodal des communes et de leurs dépendance, t. II, Abbeville, Imprimerie Veuve Lafosse, coll. « Mémoires de la société d'émulation d'Abbeville », , 717 p. (lire en ligne), p. 371-373, lire en ligne sur Gallica.
  3. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 118 (ASIN B000WR15W8).
  4. Zoé Varier, « 12 mai 2014, Gilles Prilaux découvre des graffitis de la Grande Guerre dans la cité souterraine de Naours », France Inter / Une journée particulière,‎ (lire en ligne [audio], consulté le 24 août 2019).
  5. « À Naours, le jour d’après semble bien long », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2019).
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Benoît Delespierre, « Bocage-Hallue apporte une belle corbeille avant la fusion », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  8. Quotidien « Le Courrier picard », édition Région d'Amiens du 1er avril 2008
  9. « Gastronomie en sous-sol à la Cité souterraine de Naours : Cinquante convives ont dégusté dimanche soir le premier repas gastronomique servi dans la cité souterraine. Un événement voulu comme exceptionnel… mais qu’il faut déjà songer à renouveler », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2019).
  10. « Un maire, les pieds dans la boue », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2019) « Élu depuis 2001, maire depuis 2008, il vit désormais chaque printemps dans la hantise des orages ».
  11. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  12. « Vignacourt, Naours: deux communes, un seul enjeu fleuri : Ils n’ont pas le même nombre de fleurs, et pourtant l’objectif est le même pour Vignacourt et Naours : conserver leur classification lors du passage du jury Villes et Villages fleuris 2019, ce jeudi 1er août », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2019).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. « Les souterrains-refuges de Naours. - Imp.-Lith. E. Winckler-Hiver, Abbeville (Extrait du "Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie", pl. IX, n° de février 1888) », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 24 août 2019).
  17. « A) L'église de Naours. B) Plan des souterrains-refuges de Naours modifié d'après les fouilles opérées depuis dis ans, 1905. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 24 août 2019).
  18. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Entrée des souterrains de Naours, canton de Domart-en-Ponthieu, d'après nature, 15 sept. 1889. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 24 août 2019).
  19. Les muches de Naours
  20. « Moulin de Belcan », notice no PA00116209, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Moulin à vent dit Westmolen », notice no PA00116210, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. https://le-moulin-de-naours.000webhostapp.com/ Le réveil du moulin de Stavele (de Westmolln)]
  23. Émilie Da Cruz, « Nouvelle vie pour le moulin de Stavele : Norpatrimoine et la Fondation du patrimoine lancent une souscription de financement pour rebâtir l’édifice à Naours. Le but ? Le faire tourner et l’animer », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2019).
  24. Anthony Hoyer, « Naours : pour le moulin de Stavèle, jusqu’à présent, pas d’effet loto du patrimoine », L'Abeille de la Ternoise,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2019).
  25. bignet, « Home - Château de Naours », sur Château de Naours (consulté le 21 juillet 2015)
  26. Archives départementales
  27. « Vente du vieux château de Naours », Tableau des biens particuliers et journal des domaines nationaux qui sont à vendre,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le 24 août 2019), lire en ligne sur Gallica.
  28. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Naours, d'après nature, 19 mai 1876. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 24 août 2019).
  29. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Naours. Partie absidiale, canton de Domart-en-Ponthieu, d'après nature, 1889 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 24 août 2019).
  30. « Naours (Somme) », sur armorialdefrance.fr (consulté le 23 novembre 2019)