Naours

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Naours
L'église, entourée du cimetière, a une silhouette particulièrement massive.
L'église, entourée du cimetière, a une silhouette particulièrement massive.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Jean-Michel Bouchy
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80584
Démographie
Population
municipale
1 075 hab. (2014)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 10″ nord, 2° 16′ 39″ est
Altitude Min. 61 m
Max. 154 m
Superficie 16,55 km2
Localisation

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Naours est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 18 km d'Amiens, la commune est traversée par un petit ruisseau qui coule le long du mur du cimetière, en contrebas de l'église.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Naours est liéee à celle de l'abbaye de Corbie qui possédait la majorité des terres et des bois, issus des propriétés des comtes de Corbie[1].

Naours est connue grâce à la présence de carrières-refuges ou muches supposées commencées à l'époque des invasions normandes du IXe siècle[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Geneviève Cazin    
mars 2008[2] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Michel Bouchy   Réélu pour le mandat 2014-2020 [3]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 075 habitants, en diminution de -6,6 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 475 1 517 1 605 1 777 1 896 1 904 1 918 1 929 1 835
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 786 1 724 1 741 1 586 1 574 1 417 1 357 1 274 1 223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 158 1 132 1 039 842 765 717 646 659 662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
636 683 721 962 1 050 1 124 1 143 1 088 1 075
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Réseau taillé dans la craie et les bancs de silex.

Située jusqu'à 33 mètres de profondeur dans le flanc de la colline, la cité souterraine compte 20 galeries (soit 2 km de longueur), près de 130 « chambres » d'après le plan de l'abbé Danicourt, six cheminées, des places publiques, une chapelle (ces deux derniers éléments ont été créés par l'abbé Danicourt), et est ouverte au public. Elle fut utilisée particulièrement durant les guerres de religion.

Les deux moulins à vent visibles sur la colline font partie de ce domaine privé et ne sont pas du village. L'un, le moulin de Belcan[9] provient de Linselles (département du Nord) et l'autre, le moulin de Westmolen[10], fut importé de Stavele, en Belgique.
Un modeste musée présente une petite quinzaine de personnages en cire rappelant les professions locales traditionnelles.
  • Le château de Naours [11]est issu d’un site féodal très ancien qui remonte vraisemblablement au Haut Moyen Âge et qui aurait pris la place d’un établissement de l’époque romaine.

Les murs :

Le château était entouré de douves qui ont été comblées. Il était protégé par une muraille complète avec tours d’angle. À l’emplacement approximatif de la grille se trouvait un pont-levis. Les murs ont été modifiés depuis. Les parties les plus anciennes sont le mur (brique et pierre) style Louis XIII et les restes d’un ancien donjon (sans doute du XVe siècle) sur la face nord.

Le château :

Plusieurs constructions se sont succédé. Après les guerres du XVIIe siècle, au cours desquelles il fut en partie détruit, il fut reconstruit (au début du XVIIIe siècle) et a subsisté dans son ensemble jusqu’à nos jours.

Le pigeonnier :

Il menaçait de tomber en ruine et n’était plus en harmonie avec le nouveau château : en 1737, l’abbé Corbie fit dresser un projet par divers artisans (archives départementales). Il fut achevé en 1738 puis partiellement restauré en 1987.

Propriétaires successifs :

Il était une dépendance de la très puissante abbaye de Corbie, qui selon les périodes, laissa plus ou moins d’autonomie à son représentant. Il semble même que celui-ci ait fini par jouir d’une véritable indépendance car, en 1435, l’abbaye dut racheter le fief de Naours à un seigneur voisin (archives départementales). À la Révolution, le château fera partie des biens nationaux et sera vendu en adjudication le 31 janvier 1783 à un Amiénois. Aux XIXe siècle et XXe siècle, le château sera la plupart du temps la propriété des notaires résidant à Naours.

Ses visiteurs illustres :

On se doute qu’ils furent très nombreux. Il faudrait dépouiller un très grand volume d’archives pour les connaître tous. Lors de chaque guerre offensive ou défensive, les principaux chefs des armées et même les souverains d’états ont pu y séjourner comme c’était l’habitude jusqu’au XIXe siècle. On peut toutefois citer avec certitude : les Écorcheurs au XVe siècle (archives nationales), le prince Thomas, général impérial, Mazarin et tout récemment les chefs militaires allemands et anglais.

Aujourd'hui, le château de Naours est transformé en lieu de réception pour les professionnels et les particuliers.

  • Églises.
  • Monument aux morts. Dressé à l'intérieur du cimetière, juste à l'une des deux entrées de celui-ci, en contrebas de l'église, il est dans l'axe de la rue qui remonte en direction de Flesselles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités associatives, culturelles, festives et sportives[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 118 (ASIN B000WR15W8).
  2. Quotidien « Le Courrier picard », édition Région d'Amiens du 1er avril 2008
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Les muches de Naours
  9. « Moulin de Belcan à Naours (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 21 mai 2009)
  10. « Moulin à vent dit Westmolen à Naours », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 21 mai 2009)
  11. bignet, « Home - Château de Naours », sur Château de Naours (consulté le 21 juillet 2015)