Nesle

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Nesle
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Nesle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
José Rioja-Fernandez
2014-2020
Code postal 80190
Code commune 80585
Démographie
Gentilé Neslois
Population
municipale
2 355 hab. (2014)
Densité 305 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 31″ nord, 2° 54′ 38″ est
Altitude Min. 57 m – Max. 82 m
Superficie 7,72 km2
Localisation

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Liens
Site web site officiel : ville de Nesle

Nesle [nɛl][1] (Nèle en picard) est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France. Centre de la communauté de communes du Pays Neslois. La cité est, avec sa communauté de communes, un centre actif du Santerre. La densité de son réseau associatif en fait un point de convergence important en matière d'échanges et de relations humaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canton de Nesle au sud-est de la Somme.
Le canton de Nesle au sud-est de la Somme.

Nesle est une petite ville picarde dans la région naturelle du Santerre, située à l'est du département de la Somme, au sud de Péronne, à l'est d'Amiens, à l'ouest de Saint-Quentin et au nord de Compiègne.

Faubourgs et quartiers[modifier | modifier le code]

  • Faubourg Saint-Marcoult.
  • Faubourg Saint-Nicolas.
  • Faubourg Saint-Jacques.
  • Faubourg Saint-Léonard : Saint-Léonard-de-Morlemont est rattaché à Nesle entre 1790 et 1794 et devient un de ses quartiers.
  • Les lieudits Morlemont : lieux également rattachés à Nesle entre 1790 et 1794. Actuelle réserve locale au bord de l’Ingon, ils sont le poumon vert de l’ouest de la ville.
  • Centre-ville : entouré au nord par le quartier dit des Remparts (anciens fossés de la ville), au sud par la collégiale, à l’ouest par l’emplacement de l’ancien château des marquis et à l’est par l’ancienne porte de la Vierge.
  • Quartiers est : Blondel de Nesle/Léonce Leroy et Germaine Vallet/Marie Curie.
  • Quartiers sud : Fournier et Malin.

Vallée de l'Ingon[modifier | modifier le code]

L'Ingon (ou Grand Ingon) est la rivière du sud-est du département. Elle prend sa source dans le canton voisin de Roye et se jette dans la Somme dans le canton neslois. Cet ancien fleuve qui, jadis entourait les murailles de la ville, est aussi un affluent de la Somme en rive gauche et passe dans la cité.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Nigella en 1076[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Selon les recherches archéologiques de Duhamel-Decejean[3], la ville primitive possédait des souterrains préhistoriques. Ces lieux permettaient d'y vivre sainement, la température était plutôt douce et affichait une régularité pendant les quatre saisons. La cité remonte à l'âge du bronze (1800 à 700 av. J.-C.) et du fer (700 à 52 av. J.-C.).

Nesle est une ancienne cité gauloise qui s'est illustrée par son chapitre indépendant, son marquisat et aussi pour les désastres qui l'ont désolée. La cité a subi des pillages, des saccages et la destruction de ses fortifications[4].

Seigneurie[modifier | modifier le code]

L'histoire de la ville, au Moyen Âge, est liée à celle de la Maison des sires de Nesle et Falvy (apparus peut-être vers l'an mille ; de père en fils se seraient alors succédé jusque vers 1100 : deux Yves, puis Drogon, enfin Raoul Ier ; Raoul épouse l'héritière du comté de Soissons, Raintrude/Ermentrude d'Eu-Soissons, ce qui permet à leur fils Yves III le Vieux de Nesle de devenir comte de Soissons (Yves Ier) en 1146, puis après lui, comme il était sans postérité, ses neveux Conon Ier et Raoul III-Ier, fils de son frère Raoul II châtelain de Bruges et de Gertrude de Montaigu (fille de Lambert de Montaigu et possible nièce maternelle du comte de Flandre Thierry d'Alsace) : de Raoul III-Ier vient la suite des comtes de Soissons, fondus dans les Avesnes-Hainaut-Beaumont puis dans les comtes de Blois.

Mais Nesle et Falvy ont suivi un autre destin et sont allés au frère cadet de Conon et Raoul III : Jean, châtelain de Bruges, sire de Nesle, Falvy et La Hérelle, mari d'Elisabeth Van Peteghem de Lambersart, † 1214 ; alors que le fils de Jean, Raoul, continue les seigneurs de Falvy et La Hérelle[5], sa fille Gertrude transmet Nesle à son deuxième mari Raoul II de Clermont-en-Beauvaisis, alias Raoul Ier comme sire d'Ailly, Paillart et Tartigny, et Raoul IV comme sire de Nesle, fils de Simon Ier et de Mahaut de Breteuil (-sur-Noye) dame d'Ailly-sur-Noye, Paillart et Tartigny, membre d'une branche cadette de la Maison de Clermont-en-Beauvaisis [la branche aînée des Clermont, titulaire du comté de Clermont-en-Beauvaisis, est représentée par l'oncle paternel de Raoul II-Ier : le comte Raoul Ier le Roux de Clermont, connétable de France, frère aîné de Simon beau-père de Gertrude, et mari d'Alix de Breteuil la sœur de Mahaut ; leur fille Catherine transmet Clermont aux comtes de Blois jusqu'en 1218 en épousant Louis].

Le rameau cadet des Clermont prend alors le nom de Maison de Clermont-Nesle[6],[7].

Le fils aîné de Raoul et Gertrude est Simon II de Clermont-Nesle, seigneur de Nesle et d'Ailly, régent de France en 1270, mari d'Adèle de Montfort-l'Amaury fille du connétable Amaury VI < Raoul II connétable de France : sa première femme, Alix, fille de Robert de Dreux-Beu et Clémence de Châteaudun (fille du vicomte Geoffroy VI), vicomtesse de Châteaudun, dame de Mondoubleau et St-Calais, lui donne : < Alix, † 1315, qui transmet Nesle, Ailly-sur-Noye, Mondoubleau, St-Calais et Châteaudun à son époux Guillaume Ier de Flandre-Dampierre-Termonde < Jean de Flandre-Termonde-Crèvecœur x Béatrice fille de Jacques de Châtillon-St-Pol [le frère cadet de Jean, Guy de Flandre-Termonde, reçoit Ailly et Richebourg : succession aux Luxembourg-Ligny-St-Pol ; Marie de Flandre, sœur de Jean et Guy, vicomtesse de Châteaudun en partie épouse Robert VII d'Auvergne et de Boulogne : en 1320, Marie et son mari Robert VII cèdent leur part de la vicomté de Châteaudun à Amaury III de Craon, dont la deuxième femme Béatrice de Roucy-Pierrepont était l'arrière-petite-fille de Jeanne de Châteaudun fille du vicomte Geoffroy VI et sœur de Clémence ci-dessus : le fils d'Amaury III et Béatrice, Guillaume Ier de Craon, sera vicomte de Châteaudun et réunira l'essentiel de la vicomté, cf. ci-dessous].

< la fille aînée de Jean de Flandre-Termonde et Béatrice de Châtillon : Marie vicomtesse de Châteaudun en partie (le principal de la vicomté passe à sa sœur Marguerite femme de Guillaume Ier de Craon : cf. ci-dessus), dame de Termonde (rétrocédé au comte de Flandre en 1355), Mondoubleau, St-Calais et Nesle x Ingelger d'Amboise < Jeanne d'Amboise dame de Nesle et Mondoubleau x Charles Ier de Trie comte de Dammartin † 1394 < Blanche/Isabelle comtesse de Dammartin, dame de Nesle et Mondoubleau, † sans postérité vers 1402 de son mariage avec Charles Bureau de La Rivière conseiller-chambellan de Charles VI et Souverain Maître des Eaux et Forêts en 1428, † en 1429/1432 (Mondoubleau est cédé à Louis de Bourbon-Vendôme en 1406 ; St-Calais est cédé vers 1395 à Jean IV de Bueil-Sancerre par une sœur de Jeanne d'Amboise, Marie d'Amboise dame de St-Calais, et son mari Olivier d'Ussé : en 1491, Antoine de Bueil, petit-fils de Jean IV, le vend à François de Bourbon-Vendôme petit-fils de Louis ci-dessus) ;

Puis Marguerite d'Amboise, sœur de Marie de St-Calais et de Jeanne de Nesle et Mondoubleau ci-dessus, dame de Nesle après sa sœur Jeanne et sa nièce Blanche/Isabelle de Trie-Dammartin, femme de Pierre II de Sainte-Maure sire de Montgaugier < Jean Ier x Jeanne des Roches < Jean II x Jacquette de Puiseul < Charles Ier de Ste-Maure comte de Nesle en 1466 x Catherine d'Estouteville < Adrien comte de Nesle et de Joigny, † 1507 x Charlotte de Chalon-Vitteaux comtesse de Joigny issue des Chalon-Arlay princes d'Orange < Jean de Ste-Maure x Anne d'Humières < Charles II comte de Nesle ; puis son frère Louis marquis de Nesle vers 1545-1548 et comte de Joigny, † 1572, alias Guy XVIII comte de Laval par son premier mariage avec Guyonne, puis remarié à Madeleine Olivier fille du chancelier François < Charles III, † 1576 petit enfant ;

Puis la tante de Charles III, Louise de Ste-Maure, sœur de Charles II et Louis ci-dessus, femme de Gilles de Laval-Loué vicomte de Brosse < Jean de Laval-Loué x Renée de Rohan-Guéméné fille de Louis V < Guy III, marquis de Nesle, comte de Joigny, vicomte de Brosse, † 1590 sans postérité à 24 ans ; puis sa tante Gabrielle de Laval-Loué, sœur de Jean, marquise de Nesle et comtesse de Joigny, dame de Pisy, épouse de François Aux-Epaules < René dit de Laval, marquis de Nesle, qui vend avec sa mère Gabrielle Joigny à Pierre de Gondi en 1603, époux de Marguerite de Montluc < Madeleine Aux-Epaules dite de Laval x Bertrand-André de Monchy[8] marquis de Montcavrel < Jeanne de Monchy dite la Bécasse, † 1713 (son frère Jean-Baptiste continue les marquis de Montcavrel) x Louis Ier Charles, d'une branche cadette des Mailly[9], prince titulaire d'Orange (à noter que le frère aîné de Louis-Charles, René III baron de Mailly, chef de la branche aînée et donc chef de Maison, épousa d'abord Madeleine de Monchy, la sœur de Bertrand-André et donc la tante paternelle de Jeanne, puis Madeleine Aux-Epaules veuve dudit Bertrand-André ! d'où du premier lit la suite de la branche aînée : les marquis de Mailly vers 1729-32).

La Maison de Mailly-Nesle est issue de l'union de Jeanne de Monchy et Louis Ier Charles :

< leur fils Louis II x Marie de Coligny, † 1688 < Louis III, marquis de Nesle et de Mailly-Montcavrel en Boulonnais, époux d'Armande Félicité de La Porte-Mazarin petite-fille d'Hortense Mancini (nièce du cardinal Mazarin), † 1767 < les cinq sœurs de Nesle, dont quatre maîtresses de Louis XV ; les marquisats de Nesle et de Mailly-Montcavrel passent à Louis IV de Mailly († 1767 ; cousin germain de Louis III par son père Louis frère puîné homonyme de Louis II, seigneur de Rubempré et comte de Mailly, mari d'Anne-Marie Françoise de Ste-Hermine petite-cousine de Mme de Maintenon), époux d'Anne-Françoise L'Arbaleste de Melun < Louis-Joseph, marquis de Nesle et prince titulaire d'Orange, † 1810, d'où postérité par sa fille Anne-Adélaïde, épouse du prince Louis-Marie d'Arenberg fils du duc Charles-Marie Raymond < Amélie-Louise d'Arenberg, femme de Pie Auguste duc en Bavière < duc Maximilien < Sissi...

Le sac de Nesle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Nesle (1472).

Le sac de Nesle de 1472 est une opération militaire de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, contre la ville de Nesle et le roi de France Louis XI.

Le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, grand adversaire du roi Louis XI, mena une véritable opération militaire contre la ville de Nesle le 14 juin 1472. À la tête de 80 000 hommes, le duc passa la Somme à Bray, entra en Santerre, assiégea la cité nesloise et massacra sa population. Il s’empara ensuite de Roye et de Montdidier puis marcha sur Beauvais.

Une des rues de la ville est d'ailleurs nommée rue du Sac ; c'est en fait le témoignage parvenu à nos jours du sac de Nesle.

Marquisat[modifier | modifier le code]

Nesle se relève de toutes les désolations qui se sont abattues sur elle et devient un comté en 1466 puis est élevée marquisat pour Louis de Sainte-Maure en janvier 1545 (enregistré en novembre 1548). Cette puissante seigneurie devient même le premier marquisat du royaume de France. Près de 2 000 fiefs sont alors sous son contrôle.

1914-1918[modifier | modifier le code]

Dès le début de l'occupation allemande, le curé dirige les deux écoles dans les murs du patronage. L'école publique est démolie par les Allemands. « Ce sera très bon pour vous ! », déclare le commandant de la place[10].

1939-1945[modifier | modifier le code]

La ville est libérée le 1er septembre 1945 par les alliés et les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI)[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
Les données manquantes sont à compléter.
1855 1861 Hippolyte Enne   Conseiller général du canton de Nesle (1848-1861)
1861 1870 Louis Noé    
1870 1878 Albert Lallouette   Conseiller général du canton de Nesle (1867-1878)
1878 1889 Jules Savary   Distillateur à Nesle, diplômé de l'École des arts industriels et des mines en 1869, conseiller général du canton de Nesle 1880-1889
1889 1892 François Aubry    
1892 1897 Jules Lemaire    
1897 1912 Arsène Lamotte   Conseiller général du canton de Nesle (1892-1928)
1912 1914 René Vergelot    
1919 1925 Arsène Lamotte   Conseiller général du canton de Nesle (1892-1928)
1925 1933 René Vergelot   Conseiller général du canton de Nesle (1928-1934)
1933 1936 Raoul Carlier    
    Boutechoque    
  1944 Denis-Jacques Longuet   Directeur de la Distillerie de Nesle, arrêté par les Allemands le 25 janvier 1944, décédé lors du bombardement de la prison d'Amiens, (Opération Jéricho) le 18 février 1944.
1944 1945 Sainte-Marie Namuroy   notaire
1945   Camille Gaultier    
1965 1971 Jacques Gronnier Divers droite Conseiller général du canton de Nesle de 1961 à 1967, de 1973 à 1979, puis de 1985 à 1998
1971 1983 Jack Pinçonnet Divers gauche Conseiller général du Canton de Nesle de 1967 à 1973
1983 1989 Jacques Gronnier Divers droite Conseiller général du canton de Nesle de 1961 à 1967, de 1973 à 1979, puis de 1985 à 1998
1989 1996 Jack Pinçonnet Divers gauche Conseiller général du canton de Nesle de 1967 à 1973
1996 2014 Paul Pilot[12] Apparenté PCF Conseiller général du canton de Nesle

(1998-2015)

2014 en cours José Rioja Fernandez[12] Sans étiquette Chef d'entreprise - vice-président de la communauté de communes du Pays Neslois

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de cette cité se nomment les Neslois[13]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 355 habitants, en diminution de -5,99 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 684 1 567 1 692 1 606 1 643 1 705 1 755 1 850 1 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 926 2 135 2 214 2 237 2 377 2 406 2 455 2 393 2 285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 436 2 602 2 631 2 251 2 491 2 322 2 229 1 927 2 075
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 417 2 483 2 811 2 643 2 642 2 451 2 499 2 366 2 355
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville gère une école maternelle et une école primaire élémentaire[18].

Manifestations culturelles et festives[modifier | modifier le code]

Foire d'Oculi[modifier | modifier le code]

Du latin Oculi (yeux), est une foire du mois de mars. Elle a lieu le troisième dimanche de carême dont l'introït[Note 2] de la messe commence par ce mot. Le roi Philippe V dit le Long (1291-1322) en accorda le privilège à la ville. La manifestation n'a pas de calendrier fixe et se déroule en fonction de la date de Pâques. La datation de la première foire d'oculi reste inconnue. L'histoire retient qu'elle a été interrompue lors du sac de Nesle en 1472 puis rétablie en 1583 par Henri III et confirmée par Louis XIII en 1621. Le successeur d'Henri IV revint d'ailleurs séjourner à Nesle en septembre 1640, accompagné du cardinal de Richelieu.

Foire aux poulains[modifier | modifier le code]

Foire créée en octobre 1899. Cette manifestation a lieu chaque troisième dimanche d'octobre.

Fête Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Manifestation fêtée à la fin juin.

Marché de Noël[modifier | modifier le code]

Marché de produits du terroir (gourmandises pour enfants, décorations de Noël artisanales, produits du terroir picard...) sur la place du Général-Leclerc en fin d'année. Manifestation créée en 1994.

Nuits celtiques de Nesle[modifier | modifier le code]

Nuits celtiques de Nesle : Festival musical créé en 2009 alliant parades, concerts et fest-noz à caractère celte. Deux soirées riches en musiques traditionnelles et rock folk. Chaque année, le festival prend de l'ampleur et attire un public de quasiment 800 personnes par soir, fin avril. La ville de Nesle reçoit l'évènement devenu une institution en Haute-Somme, terre de musiques celtiques, en raison des champs de bataille de la Somme 1914-1918 où sont tombées des dizaines de milliers de soldats britanniques. Pour les festivités, un village celtique est établi avec des marchands venant de différents pays européens.

Expositions[modifier | modifier le code]

La médiathèque Georges-Brassens, lieu dit de culture au sens le plus large, se prête à une exposition permanente et plusieurs autres tout au long de l'année. La bibliothèque offre la possibilité de consulter ou d'emprunter des ouvrages (romans, documentaires, revues, CD rom, CD audio), et d'utiliser Internet ou encore de s’initier aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Sports[modifier | modifier le code]

Rendez-vous sportifs[modifier | modifier le code]

  • Duathlon de Nesle ; Manifestation sportive annuelle, créée en 2001, alliant course à pied et course à vélo dans les rues de la cité et dans les alentours campagnards. La compétition avait lieu en novembre, elle est suspendue depuis qu'il n'y a plus d'association pour organiser l'événement.
  • Coupe Cassel ; Tournoi fédéral de jeu de longue paume créé par Jules Cassel (ancien président du club neslois) en 1929. Chaque année, le tournoi est lancé par le (ou la) plus jeune paumiste avec la lecture… du serment du jeu de Paume.

Le jeu de paume est un jeu traditionnel picard. Au commencement, la balle est frappée par la paume de la main. Puis pour se protéger, avec un gant et, enfin, avec un battoir tendu de peau, pour permettre une plus grande force de frappe. Au milieu du XIXe siècle, les cordes remplacent la peau, petit à petit la raquette se forme. Nesle est la ville où est exposé le trophée récompensant chaque année depuis 1892 le vainqueur du championnat de France de longue paume.

  • Tournoi annuel du Tennis Club Neslois, généralement sur trois semaines au mois d'octobre.

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

La tarte à l'œillette : dessert confectionné à base de graines de pavot blanc, sorte de génoise. Autrefois à Nesle, étaient fabriqués les coéchons d'œillette. Ces desserts au nom amusant étaient des chaussons garnis d'une farce aux graines de pavots. La tarte à l'œillette en est tout simplement issue[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie à Nesle.

Le territoire de Nesle se caractérise par un tissu économique diversifié. En plus de son potentiel agricole, son tissu industriel se distingue par sa spécialisation agroalimentaire et l'implantation de grands groupes français ou étrangers. De même, les filières caractéristiques de l'industrie picarde, à savoir les industries chimiques, la métallurgie, le textile et les équipements mécaniques y sont bien représentés[20].

Le site industriel qui produit du glutamate de sodium a été créé en 1873 par Jules Savary, ingénieur IDN et distillateur[21]. Cette industrie fabrique alors de l'alcool à partir de betteraves.

Nesle est le siège de la communauté de communes du pays neslois. Elle est chargée de la gestion d'une zone industrielle et d'un pôle d'activités composé d'un hôtel d'entreprises, d'une zone commerciale et dans un futur proche (à échéance 2017) d'une plateforme multimodale et d'un port fluvial.

La ville et son échangeur routier (rocade de contournement, dessertes des zones d'activités) sont proches des autoroutes A1 et A29.

Énergie biomasse[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2014, une centrale et une plateforme biomasse sont en service sur le territoire neslois. La capacité de production de cet ensemble, à partir de bois et de paille, est de 16 mégawatts de puissance électrique, l'équivalent de la consommation de 50 000 habitants[22]. Ce projet de la région Picardie s'inscrit à la fois dans une démarche de respect des contraintes environnementales, de préservation des ressources naturelles et de promotion du savoir-faire industriel français.

Canal Seine-Nord[modifier | modifier le code]

Nesle et son pôle d'activités se trouve le canal Seine Nord Europe dont les travaux d'aménagement débuteraient en 2018 pour environ 6 ans[23],[24].

Entre 13,3 et 15 millions de tonnes de marchandises seront transportées sur ce canal, équivalant à 500 000 véhicules poids lourds chaque année (pour rappel, un seul convoi de 4 400 tonnes équivaut à 220 camions). Le nouveau canal doit contribuer aux objectifs de la France en matière de lutte contre le réchauffement du climat[25].

Le , le président Nicolas Sarkozy lance, à Nesle, en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet (ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement), de Thierry Mariani (secrétaire d'État chargé des Transports) et de Jean-Louis Borloo (ancien ministre d'État), le dialogue compétitif pour la réalisation du canal Seine-Nord Europe.

Depuis 2012, sous la présidence de François Hollande, le projet (sous la forme d’un comité de pilotage) est reconfiguré techniquement avec le soutien des représentants des collectivités territoriales qui sont concernées. Le but est de réexaminer le projet dans ses aspects techniques et réglementaires pour optimiser le coût d’investissement global et son mode de réalisation. Le nouveau projet est amené à être présenté dès le premier semestre 2014 à La Commission européenne dans le cadre des financements européens 2014-2020[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason des armes de Nesle : « De gueules semées de trèfles d'or aux deux poissons adossés du même brochant sur le tout »

Le plus ancien sceau connu de la commune date de 1303 (Archives nationales, J 488 no 548).

Ornements extérieurs[modifier | modifier le code]

  • Croix de guerre 1914-1918 avec palme
  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil
  • Citation à l'ordre de l'armée du 27 octobre 1920 : " A supporté sans faiblesse des bombardements qui l'ont en grande partie détruite. Par sa belle attitude morale, les dommages subis, les souffrances de sa population, a mérité la reconnaissance du pays."
  • Citation à l'ordre de la division du 11 novembre 1948 : " Commune de la Somme dont la conduite a été particulièrement méritante, tant au cours des opérations de 1940, que pendant l'Occupation. Bien que durement touchée par les bombardements et les destructions, s'est opposée aux entreprises de l'ennemi constituant des groupes de Résistance et hébergeant de nombreux évadés et des patriotes traqués. Dix-neuf de ses enfants, dont son maire, ont été fusillés ou tués au cours des bombardements."[27]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption de Nesle.
Maison Art déco
Cabaret-spectacle P'tit Baltar
  • La collégiale romane Notre-Dame[28] du XIe siècle consacrée par Hardouin de Croÿ fut détruite en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale. Une nouvelle collégiale a été reconstruite en 1930. À une époque antérieure, un monastère occupait le même emplacement depuis le VIe siècle.
  • La collégiale actuelle (Notre-Dame-de-l'Assomption) a été édifiée en 1930 par l'architecte Georges Sibilot, architecte parisien. La particularité de cette œuvre monumentale repose sur le fait que la sacristie est enterrée en souvenir d'une remarquable crypte romane édifiée en 1401 par Jeanne d'Amboise, dame de Nesle, fille d'Igerber 1er, seigneur d'Amboise et de Marie de Flandre. Cette crypte, remplacée par la nouvelle sacristie, avait été inscrite aux Monuments historiques en 1879. L'édifice a subi les effets de la Seconde Guerre mondiale et a été endommagé. Il n'a été rouvert aux fidèles que dans les années 1950. Il abrite actuellement des pierres tombales inscrites aux Monuments historiques en 1993 provenant de l’ancienne collégiale.
  • Statue de saint Pierre, XVIe siècle, à l'intérieur de la collégiale.
  • Calvaire Saint-Marcoult ; une légende révèle que le transfert de ses cendres à Nesle aurait provoqué des miracles de guérison.
  • Vestiges d'un château détruit avec la collégiale romane en 1918.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours[29] érigée en 1761, rebâtie en 1869 en lieu et place d'un oratoire du XVIIe siècle. La construction présente une rosace empierrée, un porche triangulaire, une croix et une niche dans laquelle se trouve la statue d'une sainte. Cette chapelle est détachée de son environnement car elle est située en centre-ville.
  • L'hôtel de ville : bâti en 1930 par Georges Sibilot (l'architecte de la nouvelle collégiale). C'est une haute construction avec un beffroi qui offre un mélange de pierre blanche et de brique rouge.
  • Place du Général-Leclerc, une des places de la ville de conception Art déco.
  • Le Jeu de paume (seul vestige des fossés du nord de la vieille ville) est l'un des plus grands de la Somme. C'est en ce lieu qu'a été créée la coupe Cassel.
  • La promenade des remparts, sur l'emplacement des anciens fossés également au nord de la vieille ville.
  • Le stade Auffeve. La construction est située en périphérie Est du centre-ville.
  • Présence d'un pavillon de l'exposition universelle de 1889 à Paris. Cette construction métallique a été démontée, transportée puis reconstruite à Nesle en 1900. Elle abrite aujourd'hui un cabaret-spectacle.
Monuments aux morts pour la patrie.
Monuments aux morts pour la patrie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Pierre, saint patron de la ville.
  • Ives de Nesle ; seigneur de la ville au XIIe siècle.
  • Drogon, seigneur de Nesle (1030-1097)
  • Raoul Ier, seigneur de Nesle et Falvy (1060-1121)
  • Raoul II de Nesle, comte de Clermont (1095-1157)
  • Raoul III de Nesle, comte de Soissons comte de Soissons (1150 - 1235) -
  • Blondel de Nesle (entre 1175 et 1210), trouvère de Richard Cœur de Lion, né à Nesle. Il parvient à faire libérer le roi d'Angleterre alors prisonnier de Léopold V de Babenberg - le duc d'Autriche - qu'il lui permet de reprendre possession du trône convoité par Jean sans Terre.
  • Amaury de Nesle (†1180), patriarche latin de Jérusalem. Prélat picard, prieur du Saint-Sépulcre.
  • Mars 1231. Acte notoriété établi par le chevalier Jean de Béthencourt pour garantir à tout jamais d'une vente de plusieurs pièces de terre appartenant à Symon de Coquerel, son homme lige, à l'abbesse de Beaulieu et sises sur le chemin de Béthencourt à Nesle dans le fief de Jean de Nesle, seigneur dominant ; vente effectuée par autorité seigneuriale pour liquider honorablement les dettes laissées à acquitter par ledit Symon de Coquerel (Cokerel) à ses enfants mineurs[30].
  • Jean-Antoine Leclercq de Lannoy (1728-Moyenneville / 1812-Nesle) député des États généraux pour le tiers état du Vermandois.
  • Louis III de Mailly-Nesle, marquis de Nesle et de Mailly.
  • Les Sœurs de Nesle ; filles de Louis III. Louise Julie de Mailly-Nesle (1710-1751), Pauline Félicité de Mailly-Nesle (1712-1741), Diane Adélaïde de Mailly-Nesle (1713-1760) et Marie-Anne de Mailly-Nesle (1717-1744) ; favorites de Louis XV. Seule Hortense-Félicité de Mailly n'a pas partagé la couche du roi. Charles André van Loo, dit Carle, les choisit en 1763 pour poser pour le tableau Les Trois Grâces, actuellement au château de Chenonceau.
  • Félix Franchette (1856-1929). Un des protagonistes de l'école de dentisterie (profession non officielle, fin XIXe) de Paris. Homme passionné de littérature, de reliure, de sculpture, du travail des métaux et du cuir, de téléphonie, de mécanique et d'électricité. Conception d'un appareil de radiographie en 1902.
  • René Vergelot (1866-1934) : notaire, conseiller du canton de Nesle 1907-1914), conseiller général de Nesle (1928-1934). Maire de Nesle de 1912à 1914 puis de 1925 à 1933. Mérite agricole. Officier d'académie (archives départementales de la Somme / dictionnaire du personnel politique, annexe au répertoire détaillé de la sous-série 3 M, plébiscites, élections). Il relève la ville au sortir du premier conflit mondial.
  • Germaine Vallet ; pendant la Seconde Guerre mondiale, cette femme a participé au parrainage de Nesle par Grasse dont elle était originaire.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier Hélary, « L’édition électronique du cartulaire de la seigneurie de Nesle - http://www.cn-telma.fr/nesle/ », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre,‎ (lire en ligne)
  • Pierre Leroy, Nesle, Histoire de ville Histoire de France (Tome 1 : 1996, Tome 2 : 1998).
  • Paul Decagny (Abbé), Nesle et ses environs (parution de 1844, réimprimée en 1988).

Liens[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Prière ou psaume chanté à l'entrée (début) d'une grande messe

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 493b
  3. Duhamel-Decejean, Description archéologiques du canton de Nesle, 1884.
  4. http://lepaysneslois.com/home/decouvertes/les-communes/32-nesle.html
  5. « Nesle Falvy », sur Racines & Histoire
  6. Maisons Clermont-Nesle (Racines et histoire) http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Clermont-Beauvaisis-Nesle.pdf
  7. http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Soissons.pdf
  8. « Monchy », sur Racines & Histoire
  9. « Mailly », sur Racines & Histoire
  10. La Somme sous l'occupation allemande - 27 août 1914-19 mars 1917, Charles Calippe, 1994, office de diffusion et d'édition du livre d'histoire, Chaulnes, p. 170.
  11. Plaque commémorative sur le mur de la mairie.
  12. a et b Arnaud Brasseur, « José Rioja officiellement maire de Nesle : Vendredi 28 mars se tenait un conseil municipal à Nesle. Il devait mettre en place la nouvelle équipe, sans surprise José Rioja a été élu maire de la ville succédant ainsi à Paul Pilot en place depuis 1996. », Le Journal de Ham, no 14,‎ , p. 10
  13. Habitants.fr, « Somme, Nesle (80190) » (consulté le 9 avril 2011)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Site de la mairie.
  19. Cuisine picarde
  20. Autour de Nesle : un territoire rural ouvert sur l'Europe Insee Picardie Regards, septembre 2008
  21. Archives départementales de la Somme, Jules SAVARY, ingénieur IDN diplômé en 1869, distillateur, maire de Nesle 1900-1920, conseiller général http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011308867882rQQCiC
  22. Projet Kogeban ( Cogénération Biomasse Ajinomoto de Nesle )
  23. Voies navigables de France http://www.vnf.fr/vnf/img/cms/Tourisme_et_domainehidden/chapitre_sept_sne_200909151314.pdf
  24. http://www.vnf.fr/vnf/content.vnf?action=content&occ_id=36663
  25. Actualités de la Communauté de communes de Nesle - colloque du 10 décembre 2009
  26. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Mission-de-reconfiguration-du.html
  27. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du département et des communes de la Somme (préface de Pierre-Marcel Wiltzer, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme), Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
  28. clochers.org, « Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption » (consulté le 9 avril 2011)
  29. clochers.org, « Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dite aussi Notre-Dame-des-Remparts » (consulté le 9 avril 2011)
  30. Une charte rare et inédite de Jean de Béthencourt (1231) par Jürgen Klötgen, in : Revue historique et archéologique du Maine, t.CLVI, Le Mans, 2005, p. 321-330 (ill.)