Saint-Maulvis

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Saint-Maulvis
L'église domine le village, du haut du plateau.
L'église domine le village, du haut du plateau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Jean-Philippe Bauden
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80709
Démographie
Gentilé Malvisiens, Malvisiennes
Population
municipale
260 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 21″ nord, 1° 50′ 11″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 157 m
Superficie 6,21 km2
Localisation

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Saint-Maulvis est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Deux vallons parallèles et orientés nord-ouest, sud-est donnent du relief au village. L'un de ces vallons se nomme le fond Féret (ou Duval). Le point culminant se trouve au moulin Féret, à 147 m d'altitude, déjà inhabité en 1899[1].

Un écart où se trouve une petite industrie, la Pannerie ou Panneterie (tuilerie et briqueterie : les pannes sont les tuiles picardes), ne compte plus que trois habitants en 1899[1].

Une couche de craie marneuse, traversée par des bancs de silex, s'étend sous la terre végétale, argileuse et assez épaisse. Au sud-ouest du village, l'argile est d'un aspect ferrugineux. Un chemin en a reçu le nom de « chemin rouge »[1].

Une nappe d'eau alimentant les puits se trouve généralement vers 35 mètres de profondeur. Saint-Maulvis est complètement déshéritée par la nature qui ne lui a même pas donné un mince filet d'eau[1].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fresnoy-Andainville et Frettecuisse Frettecuisse et Vergies Épaumesnil Rose des vents
Fresnoy-Andainville N Épaumesnil
O    Saint-Maulvis    E
S
Andainville Fresneville Avesnes-Chaussoy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Mauvil, Saint-Mauvils, Saint-Mauvilz serait la corruption de Saint-Mesnelé, du nom du patron de la paroisse[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un casque ancien, trouvé lors de travaux de terrassement prouverait une occupation à l'époque gauloise. Ce casque est déposé au musée de Picardie à Amiens[1].

Le pays a été évangélisé par un abbé d'Auvergne, saint Mesnelé[1].

Une importante commanderie appartenant à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem y existait dès avant 1179. Son commandeur était le seigneur de Saint-Maulvis et y exerçait « toutes justices » sur 22 villages.

Lors de la guerre de Cent Ans, le village fut totalement incendié (seule la forteresse abritant des gens d'armes en 1350 ne fut pas détruite) et resta inhabité durant seize ans. Dès lors, les revenus de la commanderie s'en trouvèrent tellement réduits que le grand prieur de France, Guillaume de Mailloc, convoqua un chapitre général à Paris en 1357.

En 1447, au moment de la trêve entre Français et Anglais, le commandeur, frère Jean du Fay, fit constater dans un censier que toutes les maisons avaient été brûlées[1].

Les coutumes locales sont rédigées le 15 septembre 1507[1].

Florimond de Biencourt fait construire un château en 1540. On le voit encore en 1710[1].

À la Révolution française, les domaines de la commanderie et de la seigneurie sont morcelés et vendus[1].

Durand la guerre franco-allemande de 1870, deux jeunes du village sont morts au combat[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait jusqu'en 2009 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. De 2009 à 2016, elle est intégrée à l'arrondissement d'Abbeville, avant de réintégrer le l'arrondissement d'Amiens[2]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Oisemont[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes de la Région d'Oisemont (CCRO), créée au .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[4],[5]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[6], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[7].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Renée Goffetre    
mars 2008[10] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Philippe Bauden   Réélu pour le mandat 2014-2020 [11]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 260 habitants, en augmentation de 1,17 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
807 768 812 753 798 786 758 697 720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
722 684 638 599 574 554 525 502 483
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
455 431 394 392 371 316 314 303 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
350 293 294 242 205 226 246 259 260
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En matière d'enseignement élémentaire, les enfants du village relèvent depuis 2014 du regroupement pédagogique concentré organisé à l'école publique d'Oisemont destinée à accueillir 300 élèves. La compétence scolaire est mise en œuvre par la Communauté de communes Somme Sud-Ouest[15],[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Pierre l'Ermite de Gédéon de Forceville à Amiens.

Sculpteur des statues de Pierre l'Ermite, Lhomond, Gresset... et du monument des illustrations picardes place du Maréchal-Joffre à Amiens.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maulvis,Saint-Mesnelé ou Saint-Mendé[17].
  • Chapelles familiales funéraires, route d'Épaumesnil :
    • familles calippe-Pruvost, en brique, datée de 1872 ;
    • famille Delamotte de 1872.
  • Chapelle de dévotion et funéraire, route de Fresnoy-Andainville, datée de 300 ans. Dédiée à Notre-Dame de la Bonne Mort, elle est bâtie en brique et torchis. Un chirurgien y a été inhumé en 1849[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Notice historique et géographique réalisée par l'instituteur, M. Toulet, en 1899, Archives départementales, Amiens
  2. « Arrêté du Préfet de région du 23 décembre 2016 portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme », Recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-France, no 200,‎ , p. 321 (lire en ligne [PDF]).
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  5. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  7. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  8. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  9. « Les maires de Saint-Maulvis », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 11 juin 2017).
  10. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 16 mars 2009)
  11. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Première rentrée des classes au RPC : Lundi 3 novembre, le regroupement pédagogique concentré d’Oisemont a vécu sa première rentrée des classes. Deux mois après avoir repris le chemin de l’école, près de 250 élèves », L'Informateur - L'Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  16. Émilie Da Cruz, « Une cantine et une maternelle pour 2018 à Oisemont : Les projets de la communauté de communes de la région d’Oisemont seront repris par la nouvelle Intercommunalité. Entre autres, la construction d’équipements scolaires », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  17. « L'église Saint-Mendé », notice no PA00116242, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 90 (ASIN B000WR15W8).