Rue (Somme)

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Rue
Rue (Somme)
Le beffroi.
Blason de Rue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CC Ponthieu-Marquenterre
(Siège)
Maire
Mandat
Jacky Thueux
2020-2026
Code postal 80120
Code commune 80688
Démographie
Gentilé Ruens
Population
municipale
3 096 hab. (2018 en diminution de 0,77 % par rapport à 2013)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 16′ 23″ nord, 1° 40′ 07″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 12 m
Superficie 29,06 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Rue
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Rue
(bureau centralisateur)
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Rue
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Rue
Liens
Site web http://www.ville-rue.fr/

Rue est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Très proche de la baie de Somme, cette commune bénéficie d'atouts majeurs : le beffroi inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, l'histoire des frères Caudron et la chapelle du Saint-Esprit, véritable trésor gothique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Rue est une ville picarde du Ponthieu, capitale du Marquenterre proche de la baie de Somme, drainée par un fleuve côtier, la Maye.

Désormais située dans les terres, Rue fut un port de pêche au XIIe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

Traversée par l'ancienne route nationale 40 (l'actuelle D 938), elle est aisément accessible par l'autoroute A16 (Sortie 24 Côte Picarde, puis la route départementale no 32).

Pour détourner les flux routiers se dirigeant notamment vers les stations balnéaires de la côte picarde, une rocade a été aménagée au sud de l'agglomération.

La gare, sur la ligne de chemin de fer Ligne Longueau - Calais dessert la ville, desservie par des trains régionaux (TER Hauts-de-France qui effectuent des missions entre les gares de Paris-Nord, ou d'Amiens, et de Calais-Ville.

Les lignes de bus n°9 (Rue - Le Crotoy - Abbeville) et n°10 (Fort-Mahon - Rue- Abbeville) du réseau Trans'80 desservent en 2019 la ville[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par des très nombreux fossés et ruisseaux, et le sud du territoire communal est marqué par la présence de marais[réf. nécessaire].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprenait en 1899 six hameaux :

  • Becquerel,
  • Canteraine avec la Garenne,
  • Lannoy,
  • Saint-Jean avec Froise,
  • Larronville avec Flandre,
  • Herre[2],[3].

Aujourd'hui, les cartographies distinguent Héré, Flandre, Larronville, Canteraine, Lannoy

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rue est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rue, une unité urbaine monocommunale[7] de 3 101 habitants en 2017, constituant une ville isolée[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (35,9 %), terres arables (28,8 %), zones humides intérieures (15,1 %), zones urbanisées (5,3 %), forêts (5,3 %), eaux continentales[Note 2] (4,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), mines, décharges et chantiers (1,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Rua en 1042 (diplôme Henrici Regis Gall. Christ), puis Rugua en 1090 - 1110, Rue en 1184[14],[15].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale de signification apparente « rue », mot issu du latin ruga[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Rue, en Picardie, ne consista d'abord qu'en un groupe de huttes au milieu d'un marécage bordant la mer.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon des ouvrages anciens, la ville de Britannia pourrait-être l'antique ville de Rue[17]. « Britannia » était un port du pays des Morins. On a retrouvé à Lannoy des tuiles, des ruines de tumulus, des vases funéraires, des médailles... le tout daté de l'époque romaine[2]... En 1988, un trésor archéologique composé de 7 000 pièces de monnaies romaines datant du IIIe siècle a été découvert dans une cruche sur un chantier de construction à Rue[18].

Le territoire de Rue fut soustrait à la domination romaine sous le roi franc Clodion, et fit alors partie du comté de Ponthieu.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville de Rue et la région eurent à subir des raids Vikings avant d'être ravagées par les guerres féodales.

Un port fut construit et celui-ci fut longtemps prospère car il constituait une place forte du comté de Ponthieu. En 1101, le crucifix miraculeux du Saint-Esprit déposé dans une barque s'échoua dans le port. Le bourg reçut du comte de Guy II de Ponthieu une charte communale en 1220[19].

Une léproserie est établie à Lannoy au XIe siècle[2].

Occupée par les Anglais durant la Guerre de Cent Ans, la ville fut prise, en mai-, par une troupe française de 300 combattants commandée par Guillaume Bressay de Braquemont, arrivant du Vimeu après avoir franchi le gué de Blanquetaque. Ils pénétrèrent secrètement dans la ville avec des échelles et la prirent rapidement. Les prisonniers furent libérés contre une forte rançon[20].

Elle passa ensuite dans les mains du duc de Bourgogne. À la suite de la mort de Charles le Téméraire, le roi Louis XI confirma, en , les privilèges de la ville par ses lettres patentes[21].

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

Vue de Rue par J. Peeters in Topographia Galliæ, 1656.

Durant les guerres de religion, la ville subit plusieurs sièges. Après l'ensablement du port, la place forte fut démantelée en 1668, condition liée au traité d'Aix-la-Chapelle[2],[22].

Du XVIe siècle à la Révolution, la seigneurie comportait moulins, censives, garennes et étangs. Le revenu procuré par les marais et mollières se montait à 400 livres[2].

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, la chapelle du Saint-Esprit fut saccagée et le crucifix miraculeux enlevé.

Durant la campagne de France de 1814 puis celle de 1815, la ville fut occupée par les troupes des puissances coalisées.

En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. Voici la répartition (en nombre) de quelques patronymes des électeurs :

Abraham, 1
Caudron, 1
Crépin, 1
Deschamps, 1
Fontaine, 3

Lefebvre, 1
(saisie non exhaustive !)

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, le préfet de la Somme Jules Lardière, nommé par le Gouvernement de la Défense nationale fut contraint de fixer le siège préfectoral à Rue, après l'armistice du [23]. La ville fut occupée et subit des réquisitions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune (au sens contemporain), instituée sous la Révolution française, absorbe dès 1790-1794 celles de Beauvoir-lès-Rue et de Saint-Jean-des-Marais[24].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Rue[24]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 17 à 55 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Rue était le siège de la communauté de communes Authie-Maye, créée fin 2007.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prescrit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir, sauf cas particuliers, un minimum de 15 000 habitants,cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour crééer, le , la communauté de communes Ponthieu-Marquenterre dont Rue est le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections municipales de 2014, la liste DVD menée Richard Renard — qui bénéficiait du soutient du maire sortant Philippe Mas[25], élu en 2013 après le décès de Serge Deschamps — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 794 voix (51,09 %, 18 conseillers municipaux élu dont 7 communautaires), devançant très largement les listes menées respectivement par :
- Philippe Dupuis (DVG, 479 voix, 30,82 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Dany Hareux (DVG, 281 voix, 18,08 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, 31,09 % des électeurs se sont abstenus.

Lors du premier tour des élections municipales de 2020, la liste menée par Jacky Thueux, jusqu'alors ancien adjoint[26] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 647 voix (51,14 %, 18 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires), devançant de 29 voix celle du maire sortant Richard Renard (DVD, 618 voix, 5 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 41,75 % des électeurs se sont abstenus[27].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1798 1799 Louis François Augustin Robert Loisel   Notaire
1830 1851 Norbert Loisel   Notaire, propriétaire
Conseiller général de Rue (1848 → 1851)
1865 1886 Louis Wulphy Norbert Loisel   Conseiller d'arrondissement (1868 → 1886)
1886 1892 Nicolas Béthouart   Propriétaire-agriculteur
Conseiller général de Rue (1890 → 1892)[28]
Conseiller d'arrondissement d'Abbeville (1886 → 1890)
Décédé en fonctions
1893 1903 Anatole Gosselin RG Notaire
Conseiller général de Rue (1893 → 1925
Les données manquantes sont à compléter.
1925 décembre 1944 Ernest Dumont[28] RG Imprimeur
Conseiller général de Rue (1925 → 1940)
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 mars 1959 Ernest Dumont    
mars 1959 1981 Gabriel Deray SFIO puis DVG
puis UDF-MDSF
Instituteur puis Directeur de collège
Conseiller général de Rue (1945 → 1949 et 1955 → 1982)
Conseiller régional de Picardie [Quand ?]
1981 mars 2001 Charles Deloge DVD  
mars 2001 30 octobre 2012[29] Serge Deschamps UDF puis NC Coiffeur
Vice-président de la CC Authie-Maye [Quand ?]
Décédé en fonction
1er février 2013[30] mars 2014[25] Philippe Mas    
28 mars 2014[31] mai 2020[26] Richard Renard DVD Fonctionnaire
Vice-président de la CC Authie-Maye (2014 → 2016)
Vice-président de la CC Ponthieu-Marquenterre (2017 → 2020)
mai 2020[32],[33] En cours
(au 9 juin 2021)
Jacky Thueux DVG Directeur de supermarché retraité
Vice-président de la CC Ponthieu-Marquenterre (2020 → )

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Ruens[35].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].

En 2018, la commune comptait 3 096 habitants[Note 3], en diminution de 0,77 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1971 3461 4211 6551 7701 8382 0392 1942 262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2602 3382 3662 4442 4762 5202 6672 8262 902
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9302 9382 8812 7752 8072 7262 7912 6562 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 9672 9523 1223 1702 9423 0753 1043 1023 099
2013 2018 - - - - - - -
3 1203 096-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune occupe en 2007 le 3 240e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 036e en 1999, et le 20e au niveau départemental sur 782 communes. Le maximum de la population a été atteint en 1982 avec 3 170 habitants.

Pyramide des âges en 2007[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,1 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,9 % d'hommes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 26,8 %) ;
  • 54,1 % de femmes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 16,2 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 38,4 %).
Pyramide des âges à Rue en 2007 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
3,6 
10,2 
75 à 89 ans
16,2 
16,2 
60 à 74 ans
18,6 
21,1 
45 à 59 ans
17,7 
17,3 
30 à 44 ans
16,2 
17,0 
15 à 29 ans
12,1 
17,7 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La compétence scolaire primaire est confiée à la communauté de communes. Rue dispose d'une école maternelle (4 classes) et d'une école élémentaire (8 classes en 2011-2012) au sein du groupe scolaire Gabriel-Deray.

La ville dispose d'un collège public et d'un lycée professionnel.

Culture[modifier | modifier le code]

La bibliothèque Charles-Deloge organise des expositions, des lectures publiques, des animations et participe au Prix des Incorruptibles (manifestation nationale) etc.

Santé[modifier | modifier le code]

Les professions de médecin généraliste, dentiste, masseur-kinésithérapeute, infirmier(e), pharmacien, opticien, orthophoniste, pédicure-podologue sont représentées sur la commune[41].

Centre médico-social, dispensaire, hôpital local (EHPAD : établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et maison de retraite sont également à la disposition des habitants[41].

Sports[modifier | modifier le code]

Les associations sportives répondent aux besoins locaux :

  • Association de kung-fu,
  • Cercle de yoga du Marquenterre,
  • Club Vitagym - gymnastique d'entretien adultes (option volley),
  • La pétanque ruenne,
  • Tennis club de Rue,
  • US RUE Basket-ball,
  • Billard club ruen,
  • Club de danse de Rue - École de modern'jazz,
  • Judo club de Picardie
  • Les coccinelles de Rue - Twirling club
  • Union des pongistes de Rue
  • US Rue Le Crotoy, football.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien le Courrier picard et l'hebdomadaire le Journal d'Abbeville relatent les évènements locaux.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique relève de la paroisse du Marquenterre.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La zone industrielle de Rue s'étend sur 21 ha[41].

Deux foires annuelles se tiennent le 1er mai et le 1er octobre[2].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1840), construite entre 1440 et 1515, c'est un bijou de l'art gothique flamboyant picard, bâtie afin d'accueillir des pèlerins venus vénérer un crucifix miraculeux venant de Jérusalem trouvé dans une barque qui s'échoua au port en 1101. Elle est décorée d'une dentelle de sculptures décoratives, et comprend de remarquables voûtes élevées, ornées de clés de voûte pendantes[46].
  • Le beffroi
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2005) Logo monument historique Inscrit MH (1926)
Témoin des libertés communales accordées à la ville en 1220, le beffroi est reconstruit après la guerre de Cent Ans. Il était autrefois nommé « Tour de la prison »[2] et a été récemment classé (avec les beffrois de Belgique et de France) sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Il abritait autrefois l'hôtel de ville de Rue. Deux ailes de style néogothique ont été construites au XIXe siècle pour satisfaire aux besoins de la commune[47].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Musée des Frères-Caudron :
    Face à la chapelle du Saint-Esprit, dans le même local que l'office de tourisme, il retrace les débuts de l'aviation en Picardie maritime, en particulier la vie et l'action des frères Caudron.
Beffroi et chapelle de l'Hospice.
  • Le château du Broutel, son lac et son parc. Datant d'avant 1714, c'est désormais un hôtel trois étoiles qui sert également de centre résidentiel pour des enfants britanniques sous le nom de Château Aventure.
  • Le monument aux morts. Datant de 1921, c'est une réalisation du sculpteur abbevillois Emmanuel Fontaine (1856 -1935)[50].
  • Parcours historique dans la ville : des panneaux d'informations sont présents sur le tracé des anciennes fortifications et permettent de découvrir la ville et les évènements qui ont marqué son histoire[41].
  • Marais de Larronville , qui rend la découverte possible d'un marais classé, préservé dans sa biodiversité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Wulphy, ermite né à Rue à la fin du VIe siècle et mort en 630 ou 643 au Bois de Celle à Regnière-Écluse.
  • Louis François Augustin Norbert Loisel (1767-1836), révolutionnaire, anticlérical, responsable départemental[51].
  • Les frères Gaston et René Caudron, pionniers de l'aéronautique, ont permis à l'aviation de prendre un important essor dans la première moitié du XXe siècle[52].
  • Le général Antoine Béthouart, dont la famille est originaire de Rue et où il est inhumé. Il participa à la bataille de Narvik en 1940 (un étang porte le nom de Narvik sur la propriété familiale des Béthouart au lieu-dit de Saint-Jean) et à la libération de la France, depuis la Provence, en 1944. Il existe une place du Général-Béthouart à Rue.
  • Albert Siffait de Moncourt, peintre dont la famille est originaire de Rue et où il est inhumé. Une rue porte son nom. Il existe un château dit de Moncourt à Rue, toujours propriété de la famille Siffait de Moncourt.
  • Sylvain Hanquez, ancien footballeur, est né à Rue en 1958.
  • Dominique De Beir, artiste plasticienne née à Rue en 1964.
  • Alexis Abraham, athlète champion de France d'athlétisme et double champion de France de cross-country, né en 1976 à Rue.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emile Delaporte, Quelques Notes sur l'histoire de Rue, 1925, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2002, (ISBN 2-84373-171-2)
  • Florentin Lefils, Histoire civile, politique et religieuse de Rue et du pays de Marquenterre, 1860, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2007 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0132 - 6)
  • Ernest Prarond, Histoire de cinq villes, tome 2, 1862, réédition, Histoire de Rue, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1988 (ISBN 2-904951-39-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Rue », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le site de Trans'80, Hauts-de-France ».
  2. a b c d e f et g Notice géographique et historique sur la ville de Rue, réalisée par l'instituteur, M. Duvauchelle, 1899, Archives départementales de la Somme.
  3. Lire la notice de 1899 en ligne, sur le site des Archives départementales.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Unité urbaine 2020 de Rue », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 2, Archives départementales de la Somme, p. 242, vue 124/267.
  15. Lire le dictionnaire topographique en ligne sur le site des archives départementales de la Somme.
  16. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 579a.
  17. Estancelin, Mémoires de la Société d'émulation d'Abbeville, 1833.
  18. « Découverte de sept mille pièces romaines du IIIe siècle à Rue »
  19. E. de Marsy, « 1) Sceau communal de Rue. 2) Combat d'Enguerrand de Coucy. 3) Armes de la Ville de Rue (Lithographie tirée de la "Sigillographie du Ponthieu, recueil de sceaux concernant Abbeville et les environs) », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville, (consulté le ).
  20. Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet page 146
  21. Lettres patentes de Louis XI, Péronne, février 1477 (1476 avant Pâques). (lire en ligne).
  22. Alex Degardin, « Plan de Rue : Autographie du Plan de Rue chef-lieu de Canton Arrondt d'Abbeville avant 1670, époque du demantèlement », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le ).
  23. Ferdinand Mallet, Abbeville pendant l'invasion - 19 juillet 1870 - 5 juin 1871, , 230 p. (ISBN 978-2-346-12657-6, lire en ligne).
  24. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. a et b Johann Rauch, « Philippe Mas passe la main à Richard Renard à la tête de la majorité sortante », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Lors d’un point presse, Philippe Mas, actuel maire, a confirmé ce dont chacun se doutait depuis plusieurs semaines maintenant : il ne sera pas candidat à la tête de liste de la majorité sortante. C’est Richard Renard, actuel président de l’office de tourisme, qui conduira donc la liste « Unis pour Rue et ses hameaux ».
  26. a et b « Les surprises de l’acte I en Picardie maritime », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « C’est un score particulièrement serré qui clôt les municipales en un tour à Rue. 29 voix séparent le maire sortant Richard Renard (618 voix) de son opposant et ancien adjoint, Jacky Thueux (647 voix) ».
  27. « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  28. a et b Dictionnaire du personnel politique de la Somme (1800-1945), Jean-Michel Schill, 2011, Archives départementales de la Somme
  29. Johann Rauch, « Rue : le maire, Serge Deschamps, est décédé », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Serge Deschamps (68 ans) avait été élu maire de Rue pour la première fois en mars 2001, succédant à Charles Deloge. Il fut réélu maire en mars 2008. Coiffeur de profession, Serge Deschamps avait pris le relais de son père à la tête de l’harmonie et de l’école de musique, dont il était particulièrement fier ».
  30. Johann Rauch, « Rue : Philippe Mas élu nouveau maire de Rue », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Depuis le décès de Serge Deschamps, le 30 octobre 2012, Léon-Guy Schaeplynck, premier adjoint, assurait l’intérim (...) Au terme d’une campagne de municipales partielles particulièrement « raide » et même nauséabonde, la majorité de 2008, qui ne tenait qu’à une voix et donc remise en question, a été confortée par l’élection d’Huguette Loy qui rejoint les rangs de la majorité de son compagnon défunt, Serge Deschamps. La réunion de vendredi a livré, sans surprise, des résultats de la majeure partie des scrutins par 12 voix contre 11. Ainsi, Philippe Mas (ex-deuxième adjoint) est élu maire, contre Philippe Dupuis, désormais tête de proue de l’opposition, qui lui obtient 10 voix, un vote blanc ».
  31. Claude Cailly, Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 31 mars 2014, p. 36.
  32. Magali Mustioli-Herce, « Quatre membres du conseil municipal de Rue créent leur liste : Jacky Thueux, actuel 5e adjoint, se présente comme tête de liste aux municipales de mars prochain », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Le 5e adjoint délégué aux bâtiments communaux, aux affaires économiques et finances de Richard Renard ne soutiendra donc pas son maire, si celui-ci se représente (...) La liste, apolitique, est constituée ».
  33. Johann Rauch, « Rue : Jacky Thueux et son conseil installés… temps variable à orageux attendu pour les 6 ans à venir : Le conseil municipal de la mandature 2020-2026 est installé, mais le ton des 6 ans à venir est donné et ça va piquer... », Le Journal d'Abbeville,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Rappelons que la victoire aux dernières municipales est revenue à la liste « Une équipe pour l’avenir » de Jacky Thueux, adjoint au maire sortant, face à celle de Richard Renard, le même maire sortant sous la bannière « Ensemble continuons pour Rue et ses hameaux ».
  34. d'Abbeville, 30 ans de jumelage.
  35. Habitants.f, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le ).
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  50. Notice no IA80000017, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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