Sainte-Segrée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sainte-Segrée
Sainte-Segrée
L'église de Sainte-Segrée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CC Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Olivier Desmarest
2020-2026
Code postal 80290
Code commune 80719
Démographie
Population
municipale
54 hab. (2018 en diminution de 10 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 22″ nord, 1° 54′ 48″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 189 m
Superficie 2,27 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Poix-de-Picardie
Législatives 4e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Sainte-Segrée
Géolocalisation sur la carte : Somme
Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Sainte-Segrée
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sainte-Segrée
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sainte-Segrée

Sainte-Segrée est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Segrée est un village picard situé à 5 km au sud-ouest de Poix-de-Picardie et à 12 km à l'est d'Aumale, sur le flanc de coteau de la vallée de la Rivière de Poix, sous-affluent de la Somme.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La station de Sainte-Segrée, sur la ligne Amiens-Rouen, n'est constituée que par deux quais accessibles par un passage à niveau, sans bâtiment ni distributeur de tickets.

Transports routiers et ferroviaires[modifier | modifier le code]

Sainte-Segrée est aisément accessible par les anciennes routes nationales RN 29 (actuelle RD 1029) et 319 (actuelle RD 919).

En venant d'Amiens ou de Rouen, elle l'est aussi par l'autoroute A 29 et ses sorties d'Haudricourt ou Poix de Picardie ; en venant de Paris ou de Calais par l'autoroute A 16 et sa sortie d'Hardivillers

Le territoire communal est traversé par la ligne de chemin de fer Amiens - Rouen [1]. Une station sur cette ligne a permis jusqu'en 2012, la desserte ferroviaire pour les voyageurs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est bordé par ceux de Thieulloy-la-Ville, Caulières, Eplessier, Saulchoy sous Poix, Meigneux et Hescamps.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Segrée est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60 %), prairies (22,8 %), forêts (17,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte Sigrade[modifier | modifier le code]

Le village tire son nom de Saint Sigrade, sœur de l'évêque de Poitiers, Didon, sœur aussi de Bereswinthe, mariée avec Etichon Adalric, duc d'Alsace. Ces derniers sont les parents d'Odile de Hohenbourg, qui sera canonisée au XIe siècle.

Certains rattachent Sigrade à la dynastie des Hugobertides.

Sigrade épouse Bodilon, dont elle a au moins Léger, qui sera évêque d'Autun dans la seconde moitié du VIIe siècle, et Guérin, auteur des comtes de Vergy. Tous trois s'opposent au maire du Palais Ebroïn, qui souhaite étendre son influence dans les provinces voisines des siennes, en particulier en Bourgogne. Ebroïn, les persécute et fait assassiner Guérin, vers 669 ou 674, puis Léger, en 678 ou 679. Pour assurer sa protection, Sigrade se retire à l'abbaye Notre-Dame de Soissons, récemment fondée, où elle mène une vie de sainteté et meurt finalement après ses fils. Sa mémoire y sera ensuite vénérée[9]. Leur piété, leur refus de la violence et leur défense des droits de l'Eglise valent à Sigrade et à ses deux fils d'être canonisés par l'Eglise catholique.

Depuis le moyen-âge[modifier | modifier le code]

Le village est brûlé par Charles le Téméraire en 1472 et l'église reconstruite à la suite.

La seigneurie de Sainte-Segrée, mouvante de celle de Poix, s'est transmise successivement aux familles de Monsures (depuis le milieu du XVe siècle), d'Hébert (depuis 1653) et du Passage (depuis 1760), sans sortir de la descendance des Monsures.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Poix-de-Picardie[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune reste intégrée, est modifié et agrandi.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[11],[12]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [13], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[14].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 mai 2020[17] Gérard Desmarest    
mai 2020[18] En cours
(au 29 mai 2020)
Olivier Desmarest   Fils du précédent

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2018, la commune comptait 54 habitants[Note 3], en diminution de 10 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
176173202168157160153160150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
138154134136111109115111102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
898475809679708676
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
759288765056575960
2018 - - - - - - - -
54--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école locale ferme en 1960. La commune en fait sa mairie[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Sigrade [23], du début du XVIe siècle, en calcaire sur soubassement en brique. On remarque à l'intérieur la corniche en bois de chêne ornée de sculptures, à la base de la voûte ; au dessus du maître autel, le grand portrait de Sainte Sigrade, patronne du village, peint par l'artiste amiénois Aubin Normand [24] ; les fragments de la litre armoriée, peinte autour de l'église, au décès de Louis Bernard d'Hébert, en 1760 [25]. Sainte Segrée appartient aujourd'hui au regroupement paroissial de Notre-Dame de Poix de Picardie.
  • Château de Sainte-Segrée : partie centrale construite dans la première moitié du XVIIe siècle, réaménagée sous Louis XV, parties latérales des XVIIIe et XIXe siècles[26], son parc [27] et le sous-bois qui le jouxte. Dans le parc, chapelle de l'Assomption de la Sainte Vierge, édifiée en 1876 par Maurice du Passage à la demande de son épouse [28].
  • Circuits de randonnée pédestre des Évoissons [29] (35 km) et de Sainte-Segrée [30] (9 km).
  • La gare de chemins de fer et la maison de garde-barrière attenante ont été détruites lors de l'électrification de la ligne de chemin de fer, en 1984.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche de synthèse  : Axe Amiens-Rouen 2012 » [PDF], Train Picardie, le site des usagers du train en Picardie, (consulté le 26 mai 2017).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Mgr Paul Guérin, Les Petits bollandistes, vie des saints, tome 9, Paris, Bloud & Barral, (lire en ligne), p. 407-408.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  12. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  14. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  15. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  16. « Les maires de Sainte-Segrée », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 26 mai 2017).
  17. « Une dizaine de maires ne se représentent pas », Le Réveil, édition Bresle Oise Somme, no 3646,‎ , p. 33.
  18. « Olivier Desmarest est le nouveau maire de Sainte-Segrée : Olivier Desmarest succède à son père Gérard Desmarest en tant que maire de Sainte-Segrée, près de Poix-de-Picardie », Le Réveil,‎ « Olivier Desmarest succède à son père Gérard Desmarest, qui a l’âge de 75 ans a souhaité passé la main. Ce dernier a effectué 49 années au service de sa commune dont 43 années en tant que maire ».
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « À la découverte des châteaux », Courrier picard,‎ , p. 13.
  23. Léopold Hodent, Histoire de Sainte Segrée, Amiens, , tome 1, p.34-41..
  24. Daniel Carbonnel, « Aubin Normand, un artiste amiénois oublié. », Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie,‎ , p. 78-105.
  25. Léopold Hodent, Histoire de Sainte Segrée, Abbeville, , tome 2, p.99.
  26. 100 autres châteaux en Somme)
  27. « Jardin d'agrément du château de Sainte-Segrée », notice no IA80000672, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 148 (ASIN B000WR15W8).
  29. Circuit des Évoissons : suivez la libellule
  30. pdf Plan du circuit pédestre de Sainte-Segrée