Chaulnes

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Chaulnes
La Grand Place, statue de Lhomond, devant l'hôtel de ville.
La Grand Place, statue de Lhomond, devant l'hôtel de ville.
Blason de Chaulnes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
Thierry Linéatte
2014-2020
Code postal 80320
Code commune 80186
Démographie
Gentilé Chaulnois
Population
municipale
1 990 hab. (2014)
Densité 235 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 59″ nord, 2° 48′ 17″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 104 m
Superficie 8,46 km2
Localisation

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Chaulnes

Chaulnes est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Chaulnois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chaulnes est un bourg picard du Santerre situé à égale distance (39 km) d'Amiens et Saint-Quentin d'une part, de Paris et Lille d'autre part, en bordure de l'autoroute A1.

La ville est desservie par la gare de Chaulnes sur la ligne d'Amiens à Laon et est à 3 km de la gare TGV Haute-Picardie qui la relie aux principales villes françaises, à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, et à Bruxelles et Londres.

Compte tenu de cette excellente desserte, un projet de troisième aéroport d'Île-de-France a été envisagé à Chaulnes en 2001. Fortement contesté par les riverains, ce projet a été abandonné au profit d'un accroissement des capacités de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chaulnes
Vermandovillers Ablaincourt-Pressoir Marchélepot et
Hyencourt-le-Grand
Lihons Chaulnes Omiécourt
Chilly et
Maucourt
Punchy et
Hallu
Puzeaux

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol

Le sous-sol est composé de galets ou de cailloux et de sables. Il est recouvert d'une argile épaisse et grasse qui retient à la surface les eaux pluviales. Un courant d'eau souterrain intermittent appelé « veines aqueuses de Lihons » peut provoquer quelques inondations[2].

Relief et paysages

Situé sur le plateau du Santerre, le relief de Chaulnes est celui d'un plateau, bordé au sud, à l'est et au nord-est de la ville par des vallons peu marqués[3]. Des espaces boisés se rencontrent à l'ouest et au nord-ouest. À l'est du territoire communal, le passage de l'autoroute du Nord et de la ligne LGV Nord, voies parallèles distantes de quelques dizaines de mètres, constitue une frontière visuelle. Le point culminant de la commune se situe à 110 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de cours d'eau qui traverse le territoire communal. La nappe phréatique se situe à 33 mètres de profondeur[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Chemin de fer

Implantée au sud de la commune sur la ligne d'Amiens à Laon, la gare de Chaulnes est aujourd’hui desservie par les TER de la SNCF qui en trente minutes environ la relient vers l'ouest à Amiens, préfecture du département et de la région, et vers l'est à Tergnier puis à Laon dans le département voisin de l'Aisne. Elle est également desservie par des cars de la SNCF qui la relient, au nord à Péronne puis Roisel et, au sud à Montdidier.

À environ 3 km au nord de Chaulnes, se situe la gare de TGV Haute-Picardie qui la relie aux principales villes françaises, mais aussi à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, et ainsi à Bruxelles et Londres. Dans ces conditions, l'aéroport de Paris, au sud, et Lille, au nord, sont à moins de trente minutes[a].

Routes

Le déclin du trafic ferroviaire n'a pas pénalisé Chaulnes car la commune est située à distance équivalente — une dizaine de kilomètres — des deux sorties « Roye » et « Péronne » de l'autoroute « Paris–Lille / Paris–Valenciennes–Bruxelles / Paris–Calais–Londres[b] » (autoroute « A1 »[c] »). En outre, sa position s'est trouvée renforcée par la construction dans les années 1990 et 2000, à 3 km de Chaulnes, de la gare de TGV Haute-Picardie — sur la ligne TGV Paris-Lille-Bruxelles-Londres — et d’un accès à l'autoroute Le Havre-Amiens-Saint-Quentin (autoroute « A29 »).

Chaulnes est également un carrefour routier secondaire : la commune est traversée d’une part par la route départementale 337 qui la relie vers l'ouest à Amiens et vers le sud-est à Nesle, et d’autre part au sud elle est le point de départ de la départementale 132 qui permet de rejoindre Roye et, au nord-est, elle est le point de départ de la départementale 150 qui permet de rejoindre Péronne, ou Saint-Quentin si l'on poursuit vers l'est par la départementale 1029. La départementale 337 permet aussi d'accéder, à une distance de 4 km en direction de Nesle, à la départementale 1017 qui est la liaison routière historique entre Paris et Lille puis la Belgique : l'« ex-nationale 17 », d’axe sud-nord évidemment.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine

L'urbanisation de Chaulnes s'étale essentiellement le long de la route départementale 337, qui traverse et structure ainsi la commune. De ce fait, il est difficile de dégager nettement un centre. La mairie et l'église sont situées face à face, de part et d'autre d'une longue et belle place, typique de la Picardie, mais pratiquement sans animation commerciale sauf les jours de marché. Les commerces sont situés de façon disséminée dans le secteur qui va du chevet de l'église jusqu'à l'ancienne gendarmerie, et dans la longue rue qui mène à la gare.

Logement

Depuis les années 1960-1970, des lotissements de maisons individuelles sont venus densifier l'occupation humaine à l'ouest de cette longue artère.

Projets d'aménagement

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve dans les textes anciens, les formes suivantes pour désigner Chaulnes : Cenla, Centla, Centula, Chanle, Chaule, Chaula, Chaules, Chaulles ou Chaunes[4].

L'origine pourrait être :

  • la frontière : calx (« car il se trouvait à l’extrémité du Vermandois et du diocèse de Noyon[5] ») ;
  • la chaussée : calceia (« parce que le grand chemin de Chaulnes à Nesle traverse Puiseaux dédié à saint Vaast[5] ») ;
  • Charles : chaalis (« qui serait le nom du fondateur[5],[6] »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge

On ne trouve pas trace écrite de l'existence de Chaulnes avant le XIIe siècle. Dans une charte de l'évêque de Noyon, Baudry, datant de 1103, il est fait mention de l'autel de Chaulnes[6], ce qui induit la présence d'une église pour l’abriter.

Dans une charte de 1116], il est fait mention des premiers seigneurs de Chaulnes, qui « paraissent issus des châtelains de Péronne[7] ».

Dans un dénombrement de 1214, il est dit que Nevelon de Chaule, « homme-lige du roi de France », « tient du roi suzerain la forteresse de Chaule avec la terre arable qui en dépend[8] ».

En 1288 le trouvère Sarrasin[9] relate la participation du « sire Jehan de Chanle » au « tournoi de Hem ». Le , Gilles de Chanle fonde la chapelle de la paroisse[9].

« Messire de Boissy, seigneur de Chaulnes » meurt à la bataille d'Azincourt[9] en 1415, ainsi que « Jean de Chaule, seigneur de Bretigny ».

« Marguerite de Mailly, veuve de Messire de Boissy », « dame de Chaulnes et du grand manoir de Lihons », épouse en « secondes noces Gilles III de Soyécourt[10] » ; elle laisse la seigneurie de Chaulnes à sa belle-sœur Marie de Boissy qui a épousé Jean de Brimeu : leur fille unique Jeanne épouse Antoine d'Ongnies, « d’une famille originaire des Pays-Bas », qui prend par cette alliance le titre de » seigneur de Chaulnes[10] ». Leur fils Gilles d’Ongnies, seigneur de Chaulnes et époux d’Antoinette de Beaufort, meurt à la bataille de Montlhéry en 1465. Le fils de Gilles et Antoinette, Philippe d’Ongnies, épouse Suzanne Lhuillier, fille du seigneur de Manicamp[10].

Le château de Chaulnes est détruit par les Bourguignons en 1471[11].

Époque moderne

Le baron Louis Ier d’Ongnies — fils de Philippe d’Ongnies et de Suzanne Lhuillier — et son épouse Antoinette de Rasse font construire à partir de 1555 le magnifique château de Chaulnes[12].

Par lettres patentes enregistrées le , la baronnie de Chaulnes est érigée en [[Comté (domaine) |comté]] pour Louis Ier d'Ongnies[10]. Il se fait remarquer aux sièges de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque et à la bataille de Dreux. Il est ensuite gouverneur de Saint-Quentin[10].

Le roi Charles IX reçoit en 1567 au château de Chaulnes le serment d'obéissance du maire et des échevins d'Amiens[11].

Louis II d'Ongnies, comte de Chaulnes, « lieutenant-général de Picardie et chevalier des ordres du roi », petit-fils de Louis Ier, meurt en 1604 sans postérité[12]. Comme Louise la sœur de Louis II est également sans descendance — bien que mariée à Philibert-Emmanuel d’Ailly — c’est la sœur de ce dernier, Claire-Charlotte d'Ailly, qui hérite du comté[13].

Claire-Charlotte d'Ailly épouse en 1619 Honoré d'Albert (1581-1649), lieutenant-général de Picardie et maréchal de France, et lui porte en dot le comté[13] qu'elle vient elle-même de recevoir. La même année, Honoré d’Albert est créé 1er duc de Chaulnes « par une nouvelle faveur » de Louis XIII[13].

En outre, en 1621, Chaulnes est érigé en duché-pairie au profit du même Honoré d'Albert[13].

Le château de Chaulnes est agrandi et embelli au XVIIe siècle. Il comprend alors, autour d'une cour carrée, quatre corps de bâtiment cernés de douves, entourés d'un parc à la française de 70 hectares, parc équipé de pompes hydrauliques pour alimenter les bassins[d],[e]. Il reçoit la visite de Louis XIII et de la reine Anne d'Autriche en 1632, Richelieu en 1640[16], Louis XIV et la reine Marie-Thérèse d'Espagne en 1671, Madame de Sévigné en 1689[17].

Charles d'Albert d'Ailly (1625-1698), fils d’Honoré d’Albert, est le 3e duc de Chaulnes à la suite de son frère, mort en 1653[18]. Il est successivement lieutenant-général des armées du Roi Louis XIV, commandant en chef pour le Roi en Bretagne, puis en Guyenne. Il n’a pas de descendance et, à la demande de sa mère, Claire-Charlotte Eugénie d'Ailly, le titre est transféré à la maison d'Albert de Luynes, en l'occurrence à Charles-Honoré d'Albert de Luynes, duc de Chevreuse, sinon à la descendance de ce dernier. Charles-Honoré d’Albert devient ainsi le 4e duc de Chaulnes ; il meurt en 1717 à l'âge de 67 ans[19].

Jean-Marc Nattier, Portrait d'Anne-Josèphe Bonnier de La Mosson, duchesse de Chaulnes en Hébé, 1744, Paris, musée du Louvre. Il s'agit de l’épouse de Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly, 6e duc de Chaulnes.

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly (1676-1744), devient à son tour le 5e duc de Chaulnes en 1717. Il est aussi pair de France[20],[21]. Officier, il termine sa carrière militaire en étant élevé en 1741 à la dignité de maréchal de France[22]. Il épouse Marie Anne Romaine de Beaumanoir-Lavardin (1688-1745). Le titre de duc de Picquigny est transféré de son vivant à ses fils, dès 1729, en l'occurrence au premier de ceux-ci, Charles-François. Le titre de duc de Chaulnes aurait également été transféré à la même occasion[20].

Charles-François d'Albert d'Ailly (1707-1731), fils du précédent, porte également le titre de duc de Chaulnes pendant deux ans, de 1729 à sa mort prématurée car il n'a que vingt-quatre ans.

Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly (1714-1769), devient le 5e duc de Chaulnes en 1744 à la mort de son père[20]. Il est officier, lieutenant général des armées du roi Louis XV, gouverneur et lieutenant général pour le roi de la province de Picardie. Il s'intéresse aussi aux sciences, notamment comme astronome et physicien. Membre de l'Académie des sciences, il collectionne les instruments scientifiques, dont certains qu'il fait fabriquer suivant ses propres directives. Il installe à Chaulnes un observatoire, où il convie ses amis. Il possède aussi une importante bibliothèque, partie à Chaulnes, partie dans son hôtel particulier parisien, aujourd'hui siège de l'École des Mines de Paris. Il épouse le 23 février 1734 Anne-Josèphe Bonnier de La Mosson, dame du palais de Marie Leszczynska, reine de France, que l'on peut voir aujourd’hui au Louvre dans un célèbre tableau de Nattier. Le portrait de son époux en Hercule, peint également par Nattier, est également au Louvre.

Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly, duc de Chaulnes, fait construire sur la gauche de l'avant cour du château de Chaulnes, le grand commun, vaste édifice en brique et pierre, qui subsistera jusqu'à la Première Guerre mondiale. Il fait aussi reconstruire en brique et pierre l'église paroissiale de Chaulnes, dans un élégant style néo-classique. Cette église sera aussi détruite pendant la Première Guerre mondiale. Ces importantes dépenses obèrent sa fortune, dont une partie est saisie par ses créanciers lorsqu'il meurt. Le duché de Picquigny, notamment, est alors vendu et sort définitivement de la famille.

Le fils de Michel Ferdinand, Louis Joseph d'Albert d'Ailly (1741-1792), est le 6e duc de Chaulnes et le dernier ayant vécu à Chaulnes. Également passionné par les sciences, il est chimiste et vit dispendieusement. Après son mariage en 1758 avec sa cousine Marie Paule Angélique d'Albert de Luynes, il entreprend un long voyage en Égypte[23] en 1763. En 1775, il met au point un procédé pour préparer de l'eau acidulée et, peu après, une méthode pour porter secours aux asphyxiés au gaz carbonique.

Peu avant la Révolution Française, il revient à Chaulnes où il termine sa vie, ruiné et en mauvaise santé physique et mentale : il y meurt dans l'isolement le [23].

Après lui, le titre de duc de Chaulnes est porté par la Maison d'Albert de Luynes, qui n'a plus de lien direct avec la ville de Chaulnes.

Époque contemporaine

En 1806, le château et son domaine sont vendus par adjudication au tribunal de la Seine à la requête des créanciers. Le château est adjugé à Monsieur Bourdon qui le fait démolir en grande partie, pour servir à la construction de son château d'Omiécourt, dans la commune limitrophe[15].

L'ancien grand commun est conservé et devient le "château" de Chaulnes.

En 1811, le reste du domaine — 350 hectares — est acquis par un ancien notaire de Beauvais, monsieur Boulanger, qui en fait don à son petit-neveu le comte Félix-Bellator de Beaumont à l'occasion de son mariage[15],[f].

Le développement de Chaulnes s'affirme au XIXe siècle avec, le , la mise en service de la voie ferrée Amiens-Tergnierpar la Compagnie des chemins de fer du Nord et la gare de Chaulnes est inaugurée. Celle-ci a été un important nœud ferroviaire jusque dans les années 1960. Elle était située au croisement de la Ligne d'Amiens à Laon et de l'ancienne Ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, les Chaulnois ont à souffrir des rigueurs de l'occupation prussienne : ils doivent acquitter un tribut financier et subissent les réquisitions en nature.

Première Guerre mondiale

1914 : 24 et 25 septembre, premiers combats, les Allemands installent leur poste de commandement au château, la ville est détruite et pillée ; la population restante de Chaulnes est déportée en trois vagues :

  1. Le , à h du matin, 54 personnes sont dirigées sur Vermandovillers puis Soyécourt, Belloy-en-Santerre, Misery où elles sont enfermées dans l'église ;
  2. Le , 60 Chaulnois les rejoignent :
    • ils sont ensuite tous dirigés sur Villers-Carbonnel et Péronne,
    • le , les femmes, les vieillards et les jeunes enfants sont libérés,
    • les hommes sont déportés dans des wagons à bestiaux à Mons en Belgique où, après un arrêt de deux jours, ils reprennent leur périple pour l'Allemagne ; ils sont détenus au camp de Darmstadt ;
  3. un troisième groupe de 30 Chaulnois est déporté en Allemagne le 16 octobre, trois d’entre eux meurent en captivité ; certains sont libérés en 1915.

Chaulnes devient le principal point d'appui allemand de deuxième ligne. Le parc du château est occupé par l'armée allemande qui y construit des ouvrages souterrains, des abris de mitrailleuses et des observatoires bétonnés[24]. Des blockhaus, toujours visibles sont construits près de la gare.

1er juillet - 16 décembre 1916 : bataille de la Somme. Les Allemands retranchés dans Chaulnes résistent à tous les assauts. La ville est libérée le à la suite du repli planifié de l'armée allemande sur la ligne Hindenburg.

1918 : bataille du Santerre, dans le cadre de la bataille du Kaiser. Début de l'offensive allemande le , les Britanniques évacuent Chaulnes le 25, les Allemands y arrivent le 26. Le , début de la contre-offensive alliée : les Allemands retranchés dans Chaulnes repoussent les assauts britanniques pendant vingt jours. Les Australiens encerclent Chaulnes et la libèrent le [25],[26].

À l'issue de la guerre, Chaulnes, située dans la « zone rouge » du Santerre et totalement ruinée[27], ne doit pas, comme les villages environnants, être reconstruite. Elle l'est néanmoins grâce à la ténacité de ses habitants[28].

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Seconde Guerre mondiale

du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940, pendant la « drôle de guerre », Chaulnes est située sur la ligne de guet "R", ligne d'alerte pour Paris en cas d'attaque aérienne.

15 mai 1940 : première attaque aérienne allemande sur la gare de Chaulnes.

17 mai 1940 : l'ordre préfectoral d'évacuer les communes est diffusé par télégramme à l'ensemble des maires du Santerre.

18 mai 1940 : second bombardement allemand de la gare de Chaulnes.

22 mai 1940 : les troupes françaises arrivent à Chaulnes.

5 juin 1940 : attaque générale allemande sur le Santerre.

6 juin 1940 : Chaulnes encerclée tombe aux mains des Allemands. Le lieutenant Roger Terpraut de l'état-major du 210e Régiment d'artillerie lourde divisionnaire et le sous-lieutenant Charles Grenier, radio télégraphiste du 8e Régiment du génie, sont faits prisonniers puis sont exécutés par les soldats allemands[29].

23 juillet 1940 : retour des évacués, 250 personnes arrivent à Chaulnes. Les réfugiés des villages situés au nord du fleuve Somme ne peuvent rentrer chez eux. Un camp d'accueil est ouvert à Chaulnes. Par ailleurs, le Frontstalag 204, camp de prisonniers français, est installé par les Allemands dans la ferme de l'ancien château.

1942 : des câbles téléphoniques de la Wehrmacht ayant été coupés clandestinement, la Kommandantur met en demeure le maire de Chaulnes, Jules Bourry, d'établir la liste nominative des hommes de la commune qui sont âgés de 15 à 65 ans. Un tour de garde auprès de chaque poteau téléphonique est imposé aux habitants.

mars 1944 : Jacques Bourry, du réseau de résistance Libération-Nord (« Libé-Nord ») et fils du maire de Chaulnes de l'époque Jules Bourry, entend un message de la BBC prévenant la Résistance du secteur de Chaulnes qu'un parachutage d'armes doit avoir lieu à Éclusier-Vaux, village situé environ 15 km au nord, dans la vallée de la Somme. Le parachutage réussit, les armes sont réparties entre les groupes et évacuées après les avoir enfouies dans des tombereaux de fumier. Plus tard pendant l’été, Jacques Bourry participe à la libération de Péronne. Il apprend à ce moment-là que son père, le maire de Chaulnes, était lui aussi membre de « Libé-Nord ».

23 mai 1944 : attaque aérienne anglaise sur des trains en gare de Chaulnes.

6 juin 1944 : Débarquement de Normandie, la Résistance du secteur de Chaulnes-Péronne reçoit pour mission de freiner au maximum les transports allemands au moyen de coupures de voies ferrées sur les lignes Amiens-Tergnier et Montdidier-Saint-Quentin.

17 juin 1944 : l’avion du pilote américain William de Bose est abattu au cours d'un bombardement de la gare de Chaulnes. Pris en charge par Stacho et Georges Chuilek, ouvriers agricoles à la ferme du château, il est caché et soigné par mademoiselle Rouge puis chez Edouard Leblanc. Muni de faux papiers, il peut ensuite gagner Lens, sous la conduite de deux résistants.

20 juillet 1944 : 120 bombes sont larguées sur la gare de Chaulnes ; à titre de coïncidence, il s'agit du jour de l’attentat contre Hitler dans son quartier général de Rastenburg à l'est de la Pologne.

Les 7 et 13 août 1944 : mitraillage de la gare.

8 août 1944 : vingt bombes sont larguées sur la gare ; sur juillet et août, sept cheminots ont été tués pendant les attaques aériennes.

Fin août 1944 : retraite des troupes allemandes, les soldats prennent de force les vélos des habitants. Chaulnes est libérée par l'Armée américaine l'après-midi du .

25 juin 1950 : cérémonie de remise de la Croix de guerre 1939-1945 à la commune de Chaulnes en présence des autorités civiles et militaires du département et de l'Armée, des Anciens Combattants et de toute la population[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Chaulnes[31]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de Communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de Communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[32].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[33],[34],[35]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[36], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [37].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[38].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1929 Gaston Jules   Agriculteur et négociant en vin
1929 1939 À compléter    
À compléter À compléter Jules Bourry   Maire pendant la Seconde Guerre mondiale
À compléter À compléter Reuet    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1989 Serge Bayard S.F.I.O.
puis U.D.F.-M.D.S.F.
Agent de maîtrise à la SNCF, secrétaire du syndicat Force ouvrière des cheminots de Chaulnes,
conseiller général (1973 → 1994)
mars 1989 mars 1995 René Caron   Directeur du collège de Chaulnes
mars 1995 en cours
(au 6 mai 2014)
Thierry Linéatte PS Instituteur
Vice-président de la Communauté de communes Terre de Picardie (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020 [39]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Chaulnes bénéficie depuis le début des années 2010 d’une nouvelle station d’épuration traitant les eaux usées de la ville, construite à proximité de la précédente qui a été désaffectée.

Le ramassage des ordures ménagères et des déchets recyclables et la gestion de la déchetterie, située entre les bourgs de Rosières-en-Santerre et Vauvillers, à environ 6 km de Chaulnes sont gérés par la communauté de communes Terre de Picardie.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1969, Chaulnes est jumelée à la ville allemande de Edemissen, en Basse-Saxe, au centre de la partie nord de l'Allemagne, entre Brunswick (à environ 25 km) et Hanovre, la capitale du Land de Basse-Saxe (à environ 40 km). Jusqu'en 1990, avant la réunification des deux Allemagnes, Edemissen se trouvait à proximité de la frontière avec la République démocratique allemande.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[41],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 990 habitants, en augmentation de 2,16 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 236 1 243 1 249 1 229 1 258 1 174 1 159 1 111 1 113
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 100 1 059 1 170 1 165 1 380 1 307 1 242 1 126 1 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 267 1 312 1 238 1 399 1 764 1 626 1 571 1 530 1 475
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 495 1 483 1 550 1 616 1 785 1 901 1 892 1 954 1 990
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de la commune dépendent de l’académie d'Amiens. La commune dispose sur son territoire de l’école maternelle Au pays des enfants sages et de l’école élémentaire Robert-Doisneau[43]. Elle accueille aussi sur son territoire le collège Aristide-Briand[44].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaulnes est le lieu où se déroule un festival de metal, le « Killer Fest ». Chaque année, il regroupe plus de cinq-cents passionnés sur un week-end.
    • Le Killer fest de 2007 a accueilli le groupe Obituary, groupe de death metal.
    • En 2008, le festival change de nom et s'appelle désormais le « Chaulnes Metal Fest » avec la participation les et de groupes comme Hacride, Immolation ou Kronos.
    • Début 2013, le « Chaulnes Metal Fest » est élu « festival le plus sympa de France » par le mensuel Hard Rock Magazine. L'édition 2013 réunit le groupe lillois Loudblast, le groupe compiégnois No Reason for Living — vainqueur du tremplin 2012 — et le groupe allemand Sodom, qui fête ses trente ans de carrière[45].
  • Organisation d'un marché campagnard tous les deuxièmes dimanches du mois, de 9 h à 12 h 30, par l'association « Les Trésors du Santerre» et les producteurs locaux.

Équipements de santé[modifier | modifier le code]

Chaulnes, étant une petite ville rurale, ne possède pas d’établissement hospitalier ; elle dépend pour cela des installations du chef-lieu d’arrondissement, Péronne, ou de celles du chef-lieu de département, Amiens.

Sur la commune, exercent[Quand ?] deux cabinets médicaux et deux cabinets infirmiers, ainsi qu'une société de transport par ambulance[réf. nécessaire].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Chaulnes dispose d'une médiathèque intercommunale Antoine-de-Saint-Exupéry, créée au milieu des années 2000, qui est gérée par la communauté de communes de Haute Picardie.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune dispose[Quand ?] d’installations sportives :

Un club d’équitation existe aussi dans la commune, installé dans les écuries de la ferme dite « Le Château[g] ».

Médias[modifier | modifier le code]

Le principal journal local est Le Courrier picard, installé à Amiens.

Les autres moyens d’information locale sont les bulletins des collectivités locales et leurs sites Internet.

Cultes[modifier | modifier le code]

Seul le culte catholique est célébré chaque fin de semaine à Chaulnes dans l'église Saint-Didier.

La paroisse « Notre-Dame de Haute-Picardie » qui gère ces activités cultuelles est créée en est située à Chaulnes. Elle regroupe les anciennes paroisses de Chaulnes, Rosières-en-Santerre et Roye.

Économie[modifier | modifier le code]

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L'activité économique de Chaulnes repose d’une part sur l'agriculture, de la petite industrie mécanique et de l'industrie agro-alimentaire et, d’autre part, sur les services : logistique, commerce, poste, banque, office notarial, établissements scolaires — maternelle, primaire et collège —, cabinets médicaux et infirmiers, services d’ambulance et de taxi, aide à domicile…

Chaulnes est une bourgade qui offre un tissu commercial au rayonnement local : du commerce de détail de proximité et deux moyennes surfaces situées dans le centre ville.

Ainsi, en dehors des magasins de vente au détail, les principales entreprises sont :

  • quelques vastes exploitations agricoles pratiquant l’agriculture intensive ou raisonnée (pommes de terre, blé, betteraves…) ;
  • Lunor, une usine de production de pommes de terre conditionnées sous vide et cuites à la vapeur (5e gamme) ;
  • les Établissements Régnier dans le domaine de la mécanique (production de vérins hydrauliques, treuils et palans) ;
  • les Établissements Pinet dans le domaine de la petite mécanique, serrurerie, métallerie ;
  • les bases logistiques : Intermarché, Transports frigorifiques européens, CLD (Chaulnes Logistique distribution), qui étend en 2017 ses sept cellules d'entrepôt logistique de deux nouvelles cellules, portant ses installations à 43 000 m2[46].

À proximité de Chaulnes, à moins de 10 km, on trouve également d’autres pôles d’activité :

  • le parc d’activités de la gare TGV Haute-Picardie, en cours de développement ;
  • d'importantes usines agro-alimentaires dans les villes voisines de Nesle et Rosières-en-Santerre ;
  • les aires est et ouest d’Assevillers sur l’autoroute A1 : distribution de carburants, hôtellerie et restauration.

À moins de 15 km, soit environ quinze minutes en voiture, se situent les pôles d’activité de Péronne et Roye.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place principale où se dresse la statue de Lhomond, devant l'hôtel de ville.
  • Le Monument à l'abbé Lhomond
La statue de l'abbé Charles François Lhomond, grammairien et latiniste, auteur du célèbre manuel De viris illustribus se dresse devant la mairie, sur la grand-place. Elle est due au ciseau d'Eugène-Louis Lequesne, érigée en 1860 par souscription publique. Une réplique, réalisée par Albert Roze en 1930, remplace aujourd'hui la statue originale détruite pendant la Grande Guerre.
  • Le Monument aux morts
Le monument aux morts[47] est une œuvre datant de 1920 due au sculpteur Jules Déchin et à l'entreprise Delleur d’Amiens[28]. Sur une stèle longue où sont inscrits les noms des morts de la commune, une allégorie féminine assiste un soldat couché à ses pieds, mourant. Cette femme tient de la main gauche une Victoire ailée de taille réduite. Le sculpteur a su rendre pathétique la scène par l'expression des personnages et les détails précis de l'équipement du poilu. Le monument est en pierre calcaire, les statues en bronze.
Derrière le monument figure une inscription gravée en 1929 : « Une pensée aux soldats français et alliés tombés sur le sol de notre patrie durant la Grande Guerre et aux jours de délivrance. [48] ».
  • Le Monument à la Croix-Rouge
Au carrefour des rues Aristide-Briand, Ernest-Boitel et Roger-Salengro, sur un mur, une fontaine décorée rend hommage à la collaboration des Croix-Rouge américaine et française pendant la Première Guerre mondiale. Elle est due à la statuaire Berthe Girardet et a été inaugurée en 1922. Au centre, se trouve la stèle sur laquelle est inscrite la dédicace « En souvenir de la collaboration de la Croix Rouge américaine et de l'Union des Femmes de France — Croix Rouge française — À Chaunes ressuscité 1917-1919 ». Cette stèle est décorée, en bas, d'une couronne de lauriers au milieu de laquelle se trouve le robinet de la fontaine. À gauche de la stèle, sur la pierre peinte, sont représentées des ruines. À droite, une statue en bas-relief figure une infirmière portant un enfant dans ses bras[49].
  • Le Monument allemand

Ce monument a été élevé à proximité de leur cimetière militaire par les Allemands, pendant leur occupation de la commune au cours de la Première Guerre mondiale, occupation qui a duré de à . Le cimetière a été retrouvé en 1920 au moment de la reconstruction de la ville. Ce monument est dédié à la mémoire des soldats du 117e Régiment de Hesse. Il a été déplacé en 1992 et se trouve désormais en bordure de la rue de la Sablonnière, en limite est de la ville. Il contenait une bouteille à l'intérieur de laquelle se trouvait une liste de noms de soldats, désormais conservée à l'Historial de la Grande Guerre à Péronne. Le monument en pierre blanche a la forme d'un petit obélisque tronqué dont le socle est décoré d'un lion couronné à deux queues, de couronnes et d'inscriptions en allemand[50].

  • L'Église Saint-Didier
Après les destructions de la Première Guerre mondiale, elle a été reconstruite en béton armé et brique, sur les plans de l'architecte Godefroy Teisseire[h],[51]. Sa reconstruction, en 1927, fut rendue difficile par la découverte d'une sape sous l'édifice. Plusieurs artistes et artisans sont intervenus pour l'aménagement intérieur, jusqu'en 1930.
Article détaillé : Église Saint-Didier de Chaulnes.
  • La Chapelle et statue de la Vierge
Détruite pendant la Première Guerre mondiale, la petite chapelle Notre-Dame de Liesse, située à la sortie de la ville en direction de Vermandovillers, est reconstruite en 1925 en briques avec fronton à pas de moineau. Elle est restaurée en 2000 par des bénévoles soutenus financièrement par la municipalité. Le plafond lambrissé a été refait, une grille en fer laisse apercevoir une petite statue de la Vierge. En 1988, la statuette Notre-Dame du Bon Secours a été replacée sur une colonne et dans une cage grillagée comme elle l'était à l'origine[52].
  • La Mairie fut construite en 1924 par les architectes royens J. Jupin et A. Pilet. C'est un bâtiment en briques surmonté d'un petit beffroi. La décoration intérieure n'a été terminée qu'en 1932[53].
  • La Maison dite Le Château (1929) : ferme, dont la reconstruction a débuté en 1927 probablement sur les plans d’Arthur Régnier, architecte à Roye pour l'entrepreneur Alfred Chouard. C'est un bâtiment édifié dans l'axe historique du domaine et sensiblement à l'emplacement de l'ancien château féodal[54].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Chaulnes.svg

Les armes de la commune, adoptées par le conseil municipal le , se blasonnent ainsi :

  • De gueules au château d'argent, ouvert, maçonné et crénelé de sable, issant d'une terrasse palée de sinople vergetée de gueules de dix pièces[55]
  • Ornements extérieurs : Croix de guerre 1914-1918 avec palme et Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze
  • Citation à l'ordre de l'Armée du , avec d’autres localités : « Situées en pleine zone de bataille, ont été entièrement détruites par les bombardements incessants et à la suite de combats opiniâtres dont elles ont été témoins au cours de la guerre. Ont fait preuve malgré les souffrances endurées d'un magnifique courage et d'une patriotique fermeté, méritant ainsi la reconnaissance de la France[56]. »
  • Citation à l'ordre du Régiment le  : « Commune très éprouvée au cours de la Première Guerre mondiale et décorée de la Croix de guerre 1914-1918. Dès 1940 a de nouveau connu les rigueurs du combat puis celles de l'Occupation. A subi des bombardements et des destructions. Malgré ses ruines et ses deuils a fait courageusement face à l'ennemi, hébergeant des parachutistes, des réfractaires et prenant une part essentielle aux combats de la Libération[30]. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Abbé Paul Decagny, L'arrondissement de Péronne : Recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, Péronne, Imprimerie et librairie de J.Quentin, (réimpr. 1865 (J. Quentin), 22 février 2010 (Nabu Press)), 1e éd., 607 p. (ISBN 978-1144868251 et 1144868254, lire en ligne [PDF]).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, t. 2, Péronne, Imprimerie et librairie de J.Quentin, (réimpr. 12 octobre 2011 (Nabu Press)), 2e éd. (1re éd. 1844), 808 p. (ISBN 978-1248241271 et 1248241274, lire en ligne [PDF]). 
  • Abbé Paul Decagny, Chaulnes et ses environs, Paris, Éditions « Res Universis », Rassorts Lorisse, coll. « Le Livre d'histoire » (réimpr. 1988-2004) (1re éd. 1865) (ISBN 978-2-877-60916-6, présentation en ligne).
  • Jean Estienne et Mireille Louis, Armorial des chefs-lieux de canton et des communes de la Somme, Abbeville (Somme), F. Paillart Éditeur, .
  • Francine François-Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron (Somme), Éditions « La Vague verte », coll. « Souvenance », , 187 p. (ISBN 978-2-913-92499-4). 
  • Francine François-Dejuine, 1935-1955, Mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron (Somme), Éditions « La Vague verte », coll. « Souvenance », (ISBN 978-2-356-37035-8).
  • Henri Douchet « Fasol », L'Arrondissement de Péronne sous l'occupation (1914-1918), collection Jusant, Inval-Boiron, La Vague verte, 2014 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 059 - 4)
  • André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville (Somme), F. Paillart, , 397 p., p. 238.
  • Christophe Levantal, Ducs et Pairs et Duchés-Pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), Paris, Maisonneuve & Larose, , 1220 p. (ISBN 2-7068-1219-2)
  • Christian du Passage, Châteaux disparus dans la Somme ou histoire de 75 châteaux picards détruits : Accompagnés de généalogies inédites de plusieurs familles picardes, Amiens, C.R.D.P., , 149 p. (ISBN 978-2-866-15008-2).
  • Joseph Picavet, La Bataille de la Somme, , Inval-Boiron (Somme), Éditions « La Vague verte », coll. « Souvenance » (réimpr. 2006) (1re éd. 1926), 174 p. (ISBN 978-2-913-92499-4).
  • Simon Surreaux, Les Maréchaux de France des Lumières, Histoire et Dictionnaire d'une élite militaire dans la société d'Ancien Régime, Paris, L'Harmattan, , 1126 p. (ISBN 978-2-917232-10-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 NO, Laon [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le service direct de « Paris-Nord » a fonctionné environ dix ans et a été abandonné au début des années 2000 pour des raisons de densité trop importante de trafic sur cette ligne TGV Nord ; le centre de Paris était alors également à moins de trente minutes de Chaulnes.
  2. Les véhicules pour Londres empruntent les navettes du Tunnel sous la Manche.
  3. En effet, l'« A1 » qui, vers le nord, mène à Lille — située à environ 120 km — permet de rejoindre aussi, quelques dizaines de km plus au nord de Chaulnes, l'embranchement avec l'autoroute « A2 » vers Bruxelles au nord-est ; en outre, en gardant la direction de Lille, il est possible de rejoindre un peu plus au nord l'embranchement avec l’autoroute « A26 » qui mène à Londres au nord-ouest.
  4. Il est possible de voir une représentation de ce château, sous forme de croquis probablement réalisé au milieu du XVIIIe siècle, dans l'ouvrage de l'abbé Decagny[14].
  5. Aujourd’hui, la route droite et ombragée le long de la grande place centrale de Chaulnes est probablement un des vestiges de ce grand parc car Decagny écrit « Le beau pavé qu'ils avaient construit, à grands frais, pour communiquer avec la route de Flandre, n'a dû sa conservation qu’à son nouveau titre de route départementale[15] ».
  6. Il s'agit probablement du comte Félix de Beaumont qui a été le conseiller général et le député local, et le soutien indéfectible de Napoléon III ; à ce propos, voir aussi le § Personnalités liées à la commune du présent article.
  7. Voir le § « Autres monuments » du présent article.
  8. Il est également l'architecte des églises de Lamotte-Warfusée et d'Hangest-en-Santerre.
  9. Probablement le 3e duc de Chaulnes : Charles d'Albert d'Ailly.

Références[modifier | modifier le code]

Insee (dont les Notes du § Démographie)[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Communiqué de presse à la suite de la réunion interministérielle du jeudi .
  2. a, b et c Notice géographique et historique sur la commune de Chaulnes rédigée par Monsieur Pauchet, instituteur en 1899, Archives départementales de la Somme.
  3. Cf. carte IGN sur le site gouvernemental « géoportail »].
  4. Decagny 1844, p. 253.
  5. a, b et c Decagny 1844, p. 254.
  6. a et b Decagny 1865, p. 603.
  7. Decagny 1865, p. 605.
  8. Decagny 1865, p. 606.
  9. a, b et c Decagny 1865, p. 607.
  10. a, b, c, d et e Decagny 1865, p. 608.
  11. a et b Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1992 (ISBN 2 87 760 - 916 - 2), p. 27
  12. a et b Decagny 1865, p. 609.
  13. a, b, c et d Decagny 1865, p. 610.
  14. Decagny 1865, p. 619.
  15. a, b et c Decagny 1865, p. 621.
  16. Decagny 1865, p. 620.
  17. Decagny 1865, p. 618.
  18. Decagny 1865, p. 612.
  19. Decagny 1865, p. 613.
  20. a, b et c Decagny 1865, p. 614.
  21. Levantal 1996, p. 515-516.
  22. Surreaux 2013, p. 857-860.
  23. a et b Decagny 1865, p. 616.
  24. « Château disparu de Chaulnes », notice no IA80000788, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Dejuine 2007, p. 68.
  26. Voir aussi "Official History of Australia in the War of 1914–1918", ouvrage historique qui peut être téléchargé en format "pdf" sur le site http://www.awm.gov.au/histories/first_world_war/ ; plus précisément, l'opération évoquée se trouve dans le "Volume VI – The Australian Imperial Force in France during the Allied Offensive, 1918 (1st edition, 1942)", pp. 617-684 de cet ouvrage, "Chapter XV – Lihons", chapitre qui évoque essentiellement la prise de Lihons, 2 km à l'est, entre les et .
  27. « Cartes postales de Chaulnes », 14-18 en Somme (consulté le 18 juin 2017).
  28. a et b Dejuine 2007, p. 70.
  29. D'après le récit d'Ovide Poquet, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, vice-président du réseau de résistance « Libé-Nord », président des sections de Chaulnes F.N.D.R. et L.D.H..
  30. a et b Dejuine 2011.
  31. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  33. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  34. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  35. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  36. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  37. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  38. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  39. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014).
  40. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  41. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  42. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  43. Liste des écoles de la Somme sur le site de l’inspection académique. Consulté le 16/07/2012.
  44. Liste des établissements du second degré sur le site de l’inspection académique. Consulté le 16.07.2012.
  45. Le Courrier picard du 27 mars 2013 p. 44.
  46. « Bientôt 10.000m2 d’entrepôts supplémentaires à Chaulnes : Deux nouveaux hangars seront construits et un parking créé. La zone industrielle s’étend », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  47. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 et de la Guerre de 1939-194 », notice no IA80000063, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. Dejuine 2007, p. 71.
  49. Dejuine 2007, p. 71-72.
  50. Dejuine 2007, p. 72.
  51. « L'église paroissiale Saint-Didier », notice no IA80000792, base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. Guerville 2003.
  53. « La mairie », notice no IA80000793, base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Maison dite Le Château », notice no IA80000790, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. Estienne et Louis 1972.
  56. Dejuine 2007, p. 69.