Roye (Somme)

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Roye
L'Hôtel de ville.
L'Hôtel de ville.
Blason de Roye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Roye (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Roye
Maire
Mandat
Pascal Delnef
2017 – 2020
Code postal 80700
Code commune 80685
Démographie
Gentilé Royens
Population
municipale
6 014 hab. (2014)
Densité 387 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 52″ nord, 2° 47′ 21″ est
Altitude Min. 67 m – Max. 96 m
Superficie 15,55 km2
Localisation

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Liens
Site web roye80.fr

Roye est une commune française, chef lieu de canton et siège de la communauté de communes du Grand Roye, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les riches plaines du Santerre. Elle est accessible par la sortie no 12 de l'autoroute A1 et se trouve à 110 km de Paris, à 120 km de Lille et à 45 km d'Amiens. L'Avre, un affluent de la Somme, la traverse.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol des plateaux qui environnent la commune au nord et au sud est formé de couches argileuses du limon des plateaux. Au-dessous, le sous-sol est composé de la craie blanche qui affleure sur toutes les pentes des vallées. En surface, la terre végétale très fertile est perméable à l'infiltration des eaux. Les terrains de la vallée de l'Avre sont composés d'alluvions modernes formés de mauvaises tourbes et de dépôts terreux amenés par les eaux des coteaux voisins[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le plateau est coupé d'est en ouest par la vallée de l'Avre et du nord au sud jusqu'à cette rivière par le ruisseau de Saint-Firmin. Une colline s'incline vers l'Avre au sud et à l'ouest vers le ruisseau de Saint-Firmin. Sur le bord opposé de ces deux cours d'eau, prennent naissance d'autres collines qui dominent la vallée marécageuse[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Roye est sur l'Avre au sud du bassin de la Somme.

La nappe aquifère se situe à 25 mètres de profondeur environ. La commune est arrosée par deux cours d'eau. l'Avre, qui prend sa source à 7 km de Roye, près d'Avricourt. Ce ruisseau se trouve grossi des eaux descendant des « montagnes de Lagny » et celles provenant de la forêt de la Bonveresse. Cette rivière serpente dans un lit étroit creusé sur la partie déclive des collines. Elle longe les marais de Roiglise et arrive au hameau de Saint-Georges. À la sortie de la ville, l'Avre coule dans un lit de 4 mètres de large et reçoit les eaux du ruisseau de Saint-Firmin[1].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et équipements[modifier | modifier le code]

La ville de Roye est construite en amphithéâtre sur une colline qui descend au sud vers l'Avre. Le faubourg Saint-Gilles a été construit au sud et le faubourg Saint-Médard à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roye
Goyencourt Gruny
Villers-lès-Roye

Saint-Mard
Roye Carrépuis

Roiglise
Laucourt Beuvraignes Verpillières

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant de prendre son nom actuel, la localité a été successivement mentionnée sous les formes suivantes[2] :

Rodium sur la table de Peutinger reproduction d'une ancienne carte romaine, Rodrina sur le Manuel de géographie de Ptolémée vers 150, Roudium [identification incertaine] sur l'itinerarium de Tongres vers 200, Rauga en 933, Rogia, Regia et Rugia vers 1190, Roya en 1103, Roga en 1149, Roye en 1175, Roie en 1196, Roae en 1256, Ruya en 1278, Villa Royensis en 1280, Roye-en-Vermandois en 1373, Roye-en-Santerre en 1420, puis Roye-sur-l'Avre, Raga dans le dictionnaire de Vosgien et Avre-Libre en l'an III de la République.

Les habitants s'appellent les Royens[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence de l'homme sur le territoire de la commune de Roye est attestée au Néolithique.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Les Romains créèrent le vicus de Rodium (Roiglise) à l'intersection de la via Agrippa de l'Océan qui reliait Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer) et de la voie romaine reliant Caesaromagus (Beauvais) à Bagacum Nerviorum (Bavay). Roye dépendait alors de la civitas Viromanduorum, en Gaule belgique, dont la ville principale était Augusta Viromanduorum (Saint-Quentin).

L'archéologie aérienne a permis de révéler la présence de vestiges de deux villas gallo-romaines situées à l'ouest de la ville à proximité de l'autoroute A 1 et de la ligne TGV Paris-Lille[4]. Au lieu-dit le Vieux-Catil, à l'ouest de Roye, subsistaient jusque la Première Guerre mondiale, les vestiges d'un camp romain[5]-[6].

Les invasions barbares[modifier | modifier le code]

Il est vraisemblable que le vicus de Roiglise ayant été dévasté par les incursions germaniques, le site fut délaissé par les habitants au profit de Roye.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • En 486, Clovis traverse Roye en se dirigeant vers Soissons.
  • En 891, après avoir pillé Balâtre, les Vikings sèment la terreur dans la région puis arrivant sur Roye, incendient la chapelle Saint-Firmin et le faubourg de Thoule puis Roiglise et se dirigent ensuite sur Noyon.

Moyen Âge classique[modifier | modifier le code]

  • En 1030 une terrible famine décime la population.
  • À la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, Barthélemy de Roye conseiller du roi de France Philippe II Auguste embellit la cité.
  • En 1214, le seigneur de Roye et les milices royennes s'illustrent lors de la bataille de Bouvines, mais y perdent six chevaliers.
  • Le roi Philippe le Long avait épousé Jeanne II de Bourgogne, la fille d’Othon IV de Bourgogne et de la fameuse comtesse Mahaut d'Artois. À la mort de Mahaut, la reine Jeanne – par ailleurs rendue célèbre dans l’affaire dite de la tour de Nesle – se rendant en Artois pour prendre possession de son comté, fit étape à Roye, dans une hostellerie fort en renom qui se situait sur la place du Marché. La Reine se fit servir un splendide festin et se mit à boire, peut-être outre mesure, d’une liqueur sucrée faite de vin et d’épices appelée « claré » ou « clairet » que lui versait son « bouteiller » Huppin. Elle passa la nuit à se divertir et le lendemain, [8], elle expirait soit par l’excès de libation soit par le poison. Si l’on en croit l’auteur de la Chronique de Flandre, il semblerait plutôt que ce soit le poison : « Tantôt que la Reine fut en son lit, il luy prit la maladie de la mort et assez tôt rendit son esprit et coula du venin par la bouche, par les yeux, par le nez et par les oreilles et devint son corps tout taché de blanc et de noir. » On soupçonna Robert d’Artois d’être l’auteur de cet empoisonnement[9].
Organisation ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle et XIIIe siècle, les paroisses de la ville et de ses faubourgs formaient un doyenné particulier[2].
Outre la collégiale de Saint-Florent, la ville possédait quatre paroisses : Saint-Pierre dans l'enceinte de la cité, Saint-Georges dans le faubourg Saint-Georges, Saint-Médard de Toulle et Saint-Gilles dans les faubourgs de même nom.

Collégiale de Saint-Florent[modifier | modifier le code]

Le chapitre de la collégiale fut fondé en 990 par Herbert III comte de Vermandois et sa femme Hermengarde, sous le vocable de Saint-Georges pour 25 chanoines. La fondation fut confirmée en mai 1184 par une bulle du pape Luce III.
Au XIe siècle, la collégiale adopta le nom de saint Florent, prêtre solitaire en Anjou, lorsque le corps de ce saint y fut transféré le par Hugues-le-Grand comte de Vermandois qui l'avait enlevé à l'abbaye Saint-Florent de Saumur au cours d'une expédition militaire.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • En 1634, des réfugiés illuministes originaires de Séville tentent de s'établir en France. Deux religieuses rejoignent l'abbaye de Maubuisson au début de 1628, mais leur prosélytisme les désigne à l'attention de la mère supérieure, Angélique Arnauld, qui les fait arrêter. Poursuivant leur route, ces Alumbrados convertissent Pierre Guérin, curé de la paroisse Saint-Georges. Se prétendant directement inspiré par des messages célestes, Guérin fait de nombreux disciples, appelés les Guérinistes. Systématiquement recherchés, ils seront finalement tous exécutés en 1635.
  • Pendant la Guerre de Trente Ans, en 1636, les Impériaux et les Espagnols commandés par Thomas de Savoie, Jean de Werth et Jean de Nassau s'emparent de la ville. Elle est reprise l'année suivante par les troupes françaises.
  • Le , la ville est investie par les Espagnols conduits par Condé, qui envahissent la Picardie[12].
  • Jusqu’en 1659, année de la signature du traité des Pyrénées, Roye était très proche de la frontière, qui passait par Marché-Allouarde. Elle était donc en première ligne lors des guerres de l’Ancien Régime.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Gracchus Babeuf, un royen célèbre[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Gracchus Babeuf.
François-Noël Gracchus Babeuf.

Né à Saint-Quentin le 23 novembre 1760, François Noël Babeuf se fera appeler plus tard Gracchus Babeuf en hommage aux Gracches, les deux tribuns de Rome qui avaient proposé une réforme agraire et payé de leur vie cette audace. Après avoir travaillé au creusement du canal de Saint-Quentin, il était devenu clerc chez Me Hullin, notaire à Flixecourt, puis « feudiste » chez le seigneur de Damery, une commune voisine de Roye. C’est là qu’il rencontre sa future femme, Marie Anne Victoire Lenglet, au service du châtelain de Damery. Il l’épouse en 1782.

Il s’installe à Roye, d’abord au 80, rue de Paris et, plus tard, au 11, rue Saint-Gilles. Il est alors « feudiste » et « commissaire à terrier » (géomètre). Son rôle, comme « feudiste » est de recenser pour le compte des seigneurs qui l’emploient, les droits et privilèges liés à leur condition seigneuriale et dont certains sont tombés en désuétude.

C’est ce qui l’amènera à imaginer un « cadastre perpétuel » sur lequel serait fondé, sans contestation possible la perception des droits. Dans son métier, il acquiert une bonne connaissance des questions foncières et fiscales et de leurs conséquences humaines dans les usages de l’époque. D’origine modeste, mais autodidacte passionné Babeuf s’intéresse à tout, l’aérostation, la vaccination, le magnétisme, l’électricité… et entretient des relations avec les esprits éclairés de son époque, avec l’Académie d’Arras à laquelle appartiennent Robespierre et Carnot.

Dès 1785, il préconise l’exploitation des terres en fermes collectives, le travail en commun et la répartition des fruits du travail. Il demande que la dîme soit payée par tous. Il propose de remplacer les gabelles et les aides par un impôt unique proportionnel aux revenus. Le 17 juillet 1789, peu après la prise de la Bastille, il se trouve à Paris où il cherche à éditer son « cadastre perpétuel ». Les événements révolutionnaires l’enthousiasment mais il déplore, dans une lettre à sa femme, la cruauté exercée par le peuple contre les défenseurs de la Bastille. En abolissant les privilèges, la Révolution réduit à néant le métier de Babeuf. Qu’importe, il se reconvertit un temps dans le journalisme puis revient à Roye le 18 octobre 1789.

Ce jeune homme de 29 ans va se heurter à la municipalité modérée de Roye. Les cabaretiers de Roye s’opposent au versement des impôts d’ancien régime. Babeuf, à son retour de Paris, se montre solidaire du combat des cabaretiers, des tanneurs, des tisserands, dénonçant l’injustice des anciens impôts. Il adresse un libelle à la municipalité de Roye. Il adresse un message de félicitations à l’Assemblée Nationale qui a supprimé les gabelles, message qui est qualifié de « libelle incendiaire » par l’Assemblée nationale. Babeuf est emprisonné une première fois à Paris le 19 mai 1790. Il n’est libéré quelques semaines plus tard qu’à la suite d’une campagne de soutien du révolutionnaire Marat. Mais Longuecamp, le maire de Roye, profitera de cette condamnation pour faire annuler l’élection de Babeuf au « conseil général » de la commune.

Après un accueil triomphal à Roye, Babeuf récidive. Devant la municipalité de Roye, il défend à nouveau les cabaretiers et l’idée que « tous les impôts doivent être répartis sur chaque citoyen en proportion de ses facultés ».

Lorsqu'en juillet 1791, le maire Longuecamp organise l’élection du juge de paix, il mobilise la garde pour empêcher Babeuf d’accéder à la salle de vote, de peur qu’il ne soit candidat et qu’il ne soit élu.

À partir d’octobre 1790, Babeuf rédige et imprime le Correspondant Picard, dont il fait une tribune politique. Il y réclame le suffrage universel, la suppression du droit de déshériter les enfants, celle du droit de champart qui permettait aux seigneurs de prélever une partie des récoltes.

Pour l’abolition effective des privilèges, Babeuf se rend, à la tête de quelques patriotes, au château de Champien pour y brûler les papiers de famille. A Roye, il fait dresser un bûcher de tous les actes féodaux de la noblesse locale. Il soutient les habitants de la commune de Davenescourt contre leur châtelaine, la comtesse Philipinne de la Myre.

En février 1791, il se lance dans un nouveau combat tendant à faire reconnaître les marais de Bracquemont qui appartenaient aux Célestins d’Amiens, comme propriété communale. À la tête d’un groupe de citoyens, il occupe la mairie jusqu'à ce que soit signé un écrit déclarant que les marais sont « propriété communale appartenant au peuple » ; Babeuf est à nouveau arrêté, incarcéré à Montdidier le 8 avril, libéré le 13 et accueilli triomphalement à Roye.

Il est élu conseiller général de la Somme en 1792, par un électorat pourtant modéré, mais pour peu de temps, car, devenu administrateur du district de Montdidier, il est poursuivi pour un faux commis dans un acte de procédure. Il s’enfuit à Paris.

Arrêté en 1793, élargi grâce aux Jacobins, il est libre quand tombe Robespierre. Il conspire contre le Directoire avec des hommes comme Drouet — l’homme qui avait reconnu Louis XVI à Varennes — et Buonarroti. Il est l’animateur de ce qu’on appellera la « Conjuration des Égaux » et mourra guillotiné le 28 mai 1797 à Vendôme.

Cet homme aux idées avancées et généreuses — on parlera de « babouvisme » — le feront désigner comme le premier « communiste ». Il est, à ce titre, connu dans le monde entier.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Panzer allemand à Roye, 21 mars 1918 (photo d'archive allemande).

Roye est durement touchée par les combats de l'été 1914, en 1916 et surtout en 1918, au cours de la bataille du Kaiser et de l'Offensive des Cent-Jours.

Pendant la bataille de la Somme et le repli allemand sur la ligne Hindenburg, selon l'abbé Calippe, alors que la bataille n'a causé que des dégâts réparables, les Allemands organisent la ruine systématique de toutes les industries. Ils pillent tout ce qui peut être envoyé en Allemagne, saccageant les arbres et détériorant tout le matériel[13].

Carte partielle de l'offensive alliée des Cent-jours.

Le 21 mars 1918, au début de la bataille du Kaiser, l'armée allemande pénètre dans Roye.

La ville de Roye est libérée de l'occupation allemande par la grande offensive des Alliés dite offensive des Cent-Jours entre Amiens et Mons qui commence le 8 août 1918.

Dans le secteur de Roye, c'est la 56e division d'infanterie (DI) commandée par le général Demetz qui est chargée de mener l'offensive contre les forces allemandes. Le 16 août, le 65e bataillon de chasseurs à pied (BCP) s'empare de Villers-lès-Roye.

Le 20 août 1918, « la 56e DI ayant reçu l'ordre d'attaquer dans la direction de Roye — d'où on suppose que l'ennemi va se replier — le 65e BCP reçoit la mission de suivre la progression et d'assurer le nettoyage de Roye. L'attaque, déclenchée à 14 heures, échoue […]. La 3e compagnie (Le Couppey) du 65e BCP occupe durant toute la nuit les rives nord de l'Avre en première ligne devant les ponts de Saint-Mard[14] ».

La ville de Roye, durement bombardée, est libérée dans les jours suivants, après de terribles combats.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la Bataille de France, Roye est sévèrement bombardée du 18 mai au , puisque étant dans l'axe d'attaque de deux divisions blindées allemandes. Quarante pour cent des immeubles de la ville sont détruits[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Roye[15]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié et étendu.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège depuis 1972 du syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) du canton de Roye, composé de 29 des 33 communes de l'ancien canton de Roye. Ce SIVOM se transforme en communauté de communes en 2012 et prend la dénomination de communauté de communes du Grand Roye.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[16], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Grand Roye et du canton de Montdidier », le nouvel ensemble de 24 805 habitants regroupant 62 communes[17],[18]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités concernées[19] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[20], la préfecture a sollicité l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [21].

La nouvelle intercommunalité, qui conserve la dénomination de communauté de communes du Grand Roye, est créée par un arrêté préfectoral du , et la commune en demeure le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 André Coël SFIO Architecte
Conseiller général de Roye (1945 → 1973)
1947 1953 Bodin RPF  
1953 1977 André Coël SFIO
puis PS
Architecte
Conseiller général de Roye (1945 → 1973)
mars 1977 23 mai 2017 Jacques Fleury[22] PS
puis SE
Avocat
Député de la Somme (6e circ.) (1986→ 1993 et 1997 → 2002)
Conseiller général de Roye (1973 → 1981 et 1998 → 2001)
Vice-président de la CC du Grand Roye (2014 → )
Démissionnaire[23]
23 mai 2017 en cours
(au 23 mai 2017)
Pascal Delnef PS Conseiller départemental[24]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Les premiers contacts entre la ville de Roye et la ville allemande de Wedemark ont lieu en 1978, le jumelage est officialisé en 1984[25]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Roye compte 6 233 habitants (soit une diminution de 5 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 557e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 405e en 1999, et le 7e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Roye depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1982 avec 6 650 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 014 habitants, en diminution de -2,29 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 112 3 176 3 273 3 300 3 636 3 670 3 727 3 944 3 775
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 736 3 797 3 993 3 915 3 973 4 028 3 888 3 931 4 304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 349 4 381 4 515 4 372 5 309 5 352 4 956 4 390 4 635
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
4 912 5 211 6 265 6 650 6 333 6 529 6 199 6 061 6 014
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 19,6 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 26,4 %).
Pyramide des âges à Roye en 2007 en pourcentage[29]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,4 
7,0 
75 à 89 ans
11,5 
12,3 
60 à 74 ans
13,5 
19,6 
45 à 59 ans
18,5 
20,2 
30 à 44 ans
18,7 
19,9 
15 à 29 ans
18,0 
20,7 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville de Roye est surtout liée à l'agro-industrie et aux services.

  • L'industrie-agro-alimentaire est représentée par la sucrerie du Groupe Saint-Louis et la conserverie Bonduelle. (L'industrie Bonduelle n'est plus en activité).
  • La position de Carrefour de Roye et la sortie de l'autoroute du Nord ont développé les services automobiles.
  • Le tissu commercial, artisanal et bancaire de Roye est assez étoffé en centre ville, les moyennes surfaces se situant à la périphérie.
  • Les services éducatifs sont représentés par les écoles maternelles, collèges et lycée professionnel publics et privés.
  • Les services de santé par les cabinets médicaux et paramédicaux, le centre hospitalier et la maison de retraite.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Roye.

Elle fut reconstruite partiellement en béton en 1930, après les destructions de la Première Guerre mondiale, mais elle a conservé son chœur du XVIe siècle[31],[32]. Logo monument historique Classé MH (1908, 1924, 1997)

Église Saint-Gilles[modifier | modifier le code]

Édifice en brique du XVe siècle qui succéda à une première église de la fin du XIIIe siècle incendiée en 1475. En 1490, on entreprit sa reconstruction.

À la Révolution, déclarée bien national, elle devait être démolie mais la population s'y opposa.

Elle subit de graves dommages pendant la Grande Guerre mais fut restaurée en 1926 par les architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse. Elle a gardé son clocher à toit à quatre pans caractéristique de la Picardie. Jean Gaudin réalisa les vitraux et les mosaïques du chemin de croix.

Les remparts et la tour Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Les remparts à l'époque de la Première Guerre mondiale.
Article détaillé : Remparts de Roye.

La construction des remparts de la ville remonte au XIe siècle. Ils ont été remaniés au XVe siècle. Les vestiges sont encore imposants. Sept tours et trois portes fortifiées donnant accès à la ville complétaient le dispositif. La tour Saint-Laurent porte encore les traces des boulets lancés par l'artillerie du Grand Condé lors du siège de Roye de 1653. Cette tour ainsi que les vestiges de l’enceinte ont été  Inscrit MH (1992)[33].

Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix[modifier | modifier le code]

La chapelle actuelle en brique et pierre dont la construction serait antérieure à 1600 était située dans un cimetière qui fut déplacé. Vers le milieu du XIXe siècle, la chapelle reçut un pavage en marbre. En 1994, le clocheton et sa croix de fer ont été refaits de même que la plaque en marbre sur laquelle a été gravé : « Passants qui passez, priez pour les trespassez ». La Vierge en mosaïque de l'oculus du fronton a été rénovée de même que les deux vantaux de la porte d'entrée ornés d'ancres marines[34].

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de ville de Roye.

L'Hôtel de ville reconstruit après la Grande Guerre, n'est plus situé au bord de la rue de Paris mais à l'intérieur de la place d'Armes, qui deviendra plus tard la place de l'Hôtel-de-Ville, et si de par sa silhouette il rappelle la maison commune de Pierre Dercheu (le beffroi est placé au même endroit), son traitement et son aspect extérieur sont typiques de l'architecture de l'entre-deux-guerres et du style régionaliste issu de la Renaissance nordique.

Le parc Demouy[modifier | modifier le code]

Espace de détente et de promenade d'environ un hectare, ouvert au public grâce à l'achat par la ville de Roye de la propriété de monsieur Demouy. Traversé par un bras de l'Avre, le parc est composé de plusieurs îlots sur lesquels on pénètre par des ponts de bois. On peut y observer diverses essences d'arbres feuillus et résineux, des oiseaux palmipèdes, canards, oies, etc.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Situé place des Combattants, le monument aux morts fut réalisé en pierre de Romanèche par Jules Déchin et l'architecte Rubin. La composition, sur deux côtés opposés, représente deux allégories de la guerre (la veuve et l'orphelin) et de la paix (la ville de Roye reconstruite). Le monument fut inauguré en 1927 par Édouard Herriot.

Cimetière militaire allemand[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

-Musée Général installé dans une maison jouxtant le parc Demouy

  • Reconstitution d'une salle de classe sous la IIIe République.
  • Exposition permanente d'archéologie, fruit des fouilles effectuées à Beuvraignes et à Roye lors des travaux de construction du TGV Paris-Lille.

-Bibliothèque municipale située au 7 boulevard du Général-Leclerc

-Théâtre de l'Avre, inauguré en septembre 2016, situé boulevard du Général Leclerc. Proposant par exemple des concerts, représentations théâtrales et disposant d'un grand écran pour des projections cinématographiques

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Roye (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules à la bande d'argent, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Ce sont les armes de la famille de Roye qui possédait la ville et le château jusqu'à la fin du XVIe siècle.

  • Ornements extérieurs
    • Croix de guerre 1914-1918 avec palme : citation à l'ordre de l'armée du 3 novembre 1920 : « Envahie dès le début de la guerre, a été en grande partie détruite par les nombreux bombardements, et à la suite des violents combats de 1914-1918, dont elle a été témoin, a stoïquement supporté les pires rigueurs de l'ennemi sans avoir vu ébranler la foi de sa vaillante population dans le triomphe final de la France ».
    • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent : citation à l'ordre de la division du 11 novembre 1948 : « Carrefour important, violemment bombardé du 18 mai au 5 juin 1940, s'est trouvé dans l'axe de l'attaque de deux divisions blindées allemandes. Témoin des furieux et durs combats menés à ses lisières les 6 et 7 juin 1940 par la 29e D.I.A. vu les 2/5 de ses immeubles détruits, huit de ses fils tués et vingt autres touchés. Bourg vaillant et courageux, au cœur magnifique et au patriotisme exemplaire, qui a dignement surmonté sa douleur et s'est remis avec foi et ardeur à l'ouvrage[36] ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Coët : Histoire de Roye - Paris, Champion Éditeur, 1880
  • Jean Bruhat : Gracchus Babeuf et les Egaux ou le premier communiste agissant - Librairie académique Perrin
  • Robert Legrand : Babeuf et ses compagnons de route - Paris Sté des études des antiquaires de Picardie 1971

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Notice géographique et historique sur la commune de Roye, rédigée par Monsieur Souverain, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme.
  2. a et b Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie T5
  3. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  4. Henri de Saint-Blanquat, Archéo-TGV, 450 km d'histoire, Paris, Casterman, 1992 (ISBN 2 - 203 - 23 303 - 6)
  5. Louis d'Allonvile, Dissertation sur les camps romains du département de la Somme, Clermont-Ferrand, Thibaud(Landroit, 1828
  6. Michel de La Torre, Guide de l'art et de la nature Somme, Paris, Éditions Nathan, 1985 (ISBN 9 782 092 863 800)
  7. Lorsque les Huns d'Attila traversèrent le Clermontois
  8. Foundation for Medieval Genealogy, « Jeanne de Bourgogne » (consulté le 12 juillet 2008)
  9. E. Coët, Histoire de Roye, éditions Champion 1880
  10. a et b Histoire de la ville de Roye, département de la Somme par Grégoire d'Essigny
  11. Henri Martin, Histoire de France, Volume 7, Furne, (lire en ligne)
  12. Henry Méchoulan, L'État classique : Regards sur la pensée politique de la France dans le second XVIIe siècle, Vrin, (ISBN 9782711612758, présentation en ligne)
  13. Charles Calippe, La Somme sous l'occupation allemande - 27 août 1914-19 mars 1917, 1994, office de diffusion et d'édition du livre d'histoire, Chaulnes, p. 214
  14. Journal des marches et des opérations (JMO) du 65e BCP en date du 20 août 1918.
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Cécile Latinovic, « Haute-Somme : Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux ? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  17. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  18. Aude Collina, « haute-somme - Fusion des intercommunalités: une dette en guise de dot : Des intercommunalités doivent se marier, charriant leurs dettes, qui varient de quelques dizaines d’euros par habitant à 700€, avec une mention hors catégorie pour Moreuil », Le Courrier picard, édition Albert et environs,‎ (lire en ligne).
  19. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « haute-somme - La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard, édition Péronne et sa région,‎ (lire en ligne).
  20. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  21. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du Grand Roye et de la communauté de communes du canton de Montdidier », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 88-90 (lire en ligne [PDF]).
  22. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  23. « Jacques Fleury démissionne de ses fonctions de maire de Roye », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  24. « Pascal Delnef élu maire de Roye », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  25. Jumelage sur le site de la ville
  26. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  29. « Évolution et structure de la population à Roye en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  30. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  31. Source : quotidien Le Courrier picard (édition de la Somme) du .
  32. « L'église Saint-Pierre de Roye », notice no PA00116231, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Les anciens remparts de Roye », notice no PA00116286, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, 2003, F. Paillart Éditeur
  35. Brantôme, (7e discours du 2d recueil des Dames) et E. Coët (Histoire de Roye)
  36. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart