Lœuilly

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Lœuilly
Église Saint-Martin.
Église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Somme-Sud-Ouest
Maire
Mandat
Valérie Mouton
2014-2020
Code postal 80160
Code commune 80485
Démographie
Population
municipale
849 hab. (2014)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 36″ nord, 2° 10′ 34″ est
Altitude Min. 42 m – Max. 152 m
Superficie 17,21 km2
Localisation

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Lœuilly est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière Selle.

Lœuilly, petit bourg situé à une quinzaine de kilomètres au sud d'Amiens, sur la route reliant la métropole régionale à Conty, est édifié le long de la Selle.

L’eau affleure partout dans le village, en dehors des différents bras de la Selle, plusieurs petits rus serpentent dans l’herbe, rue Madame, rue de la Fontaine, entre la rue des Chapelains et la rue Verte, au fond des jardins derrière la rue des Bleuets.

Lœuilly est concernée par un plan de prévention des risques d'inondation[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Si la carte IGN mentionne, encore aujourd’hui l’O euilly en deux mots, c'est sans doute que ce toponyme vient, soit de l’ollium qui signifie une terre inculte, soit de la fontaine : l’œil de l’eau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lœuilly aurait été habitée depuis l’époque gallo-romaine. Les premières zones d'habitat, au bord de l’eau, le long de la rivière, furent d’abord autour de l’abreuvoir, et ce qui est la fontaine Blaire (source) se situant au niveau de la rue de la Fontaine. Le village se développa progressivement, rue de la Fontaine, Outreleau, place du Caty, puis les deux hameaux de la rue principale sont apparus : le Hamel (rue d’Amiens), et de l’autre côté vers l’abbaye Saint-Lucien (actuellement rue du Marais).

En 1472, les soldats bourguignons de Charles le Téméraire détruisirent le château. En 1593, les habitants tentèrent en vain de s'opposer à l'entrée des Ligueurs dans le village, qui fut partiellement incendié.

L'avenue de la Gare, au début du XXe siècle.

La commune disposait d'une halte de chemin de fer sur la ligne Beauvais - Amiens qui transporta les voyageurs de 1876 à 1939. La plate-forme de cette ligne a été transformée en chemin de promenade, la Coulée verte, qui relie Crèvecœur-le-Grand à Vers-sur-Selles.

L’eau de la fontaine Blaire, réputée pour ses qualités digestives, était jadis vendue jusqu’à la mise en place du service public d’adduction de l’eau.

Le niveau des eaux semble baisser lentement depuis des siècles. Il existait autrefois une mare rue d’Amiens et à la place du parking de la mairie. L'eau assura la prospérité de Lœuilly pendant des siècles en alimentant moulins, puis usines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Conty[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Noye

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la Communauté de communes du canton de Conty, créée par un arrêté préfectoral du 23 décembre 1996, et qui s’est substituée aux syndicats préexistants tels que le SIVOM et le SIVU de la coulée verte. Cette intercommunalité est renommée Communauté de communes du Contynois en 2015, à la suite de la disparition du canton.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[3],[4]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[5], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[6].

La Communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 juin 2011[8] Gilberte Pomart   Décédée en fonction
23 septembre 2011[9] en cours
(au 6 mai 2014)
Valérie Mouton   Assistante maternelle
Réélue pour le mandat 2014-2020 [10]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 849 habitants, en augmentation de 2,78 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
607 511 663 692 824 863 889 873 894
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
879 900 852 792 750 672 644 571 555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
678 640 678 686 639 621 574 626 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
602 621 657 831 831 809 832 826 849
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Lœuilly.
  • Le château de Lœuilly.
  • Plusieurs anciens moulins sur la Selle.
  • L'église Saint-Martin.
Cette église date du (XVIIe siècle), son clocher a la particularité d'avoir une horloge décentrée. Elle possède une avant nef qui est donc séparée de la nef par une porte. Les bas-côtés y sont inexistants contrairement à l'église de Conty (village se trouvant à côté de Lœuilly) tout comme le transept.
Sur les murs extérieurs, on peut observer des contreforts, organes d'épaulement qui permettent de maintenir l'édifice en place.
Concernant ensuite la porte de la façade, elle est surmontée d'un arc surbaissé et au-dessus, on observe un occulo gigantesque.
Dénomination des rues 
- rue Madame : Les propriétaires du château, place du Caty, ont emprunté le sentier zigzaguant vers la place de l'église en longeant le ruisseau, sans doute chaque matin à l'heure de la messe.
- rue des Chapelains : Les Chapelains, dont la maison devait se trouver dans les marais du côté de la rue Verte, allaient à l'église en passant par la rue qui descend de la Poste .
- Outrel'eau a une signification aussi limpide que la petite Selle qui sépare le village de son hameau (surnommé autrefois l'Angleterre).
-chemin des Vignes : Sur un coteau assez bien exposé pour qu'autrefois on y ait cultivé des vignes. Une façade l'atteste encore aujourd'hui.
- chemin des Vœux : est-ce une voie où les moines venaient prononcer leurs vœux ? Un chemin qui menait au lieu-dit les Vœux ? Certains préfèrent l'idée que les amoureux aiment s'y promener tranquillement en murmurant des mots doux.
- rue de la gare - aujourd'hui rue Verte - traversait-elle aussi les pâtures plantées de peupliers quand au siècle dernier, les maisons s'arrêtaient avant le pont.
- rue de l'Argilière : menant jadis effectivement à une zone d'extraction d'argile.
- rue d'Enfer : nommée ainsi sans doute à cause de sa pente très raide pour attelages.
- Didier Lucet est un ancien maire de Lœuilly.
- place Pau- Melen (devant le camping de l'Abbaye) : ancien propriétaire du moulin qui était également un inventeur de renom en radio, en électricité comme en hydraulique. Lœuilly a été une des premières communes de France à avoir l'électricité.
- rue de la Recette : là où se tenait la ferme des moines de l'abbaye, receveurs de la dîme.

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

L'un des étangs.
La coulée verte croisant le GR 123 (circuit du Mont de Velennes).
  • Camping municipal du Pré de l’Abbaye : tout confort, disposant de 88 places et point bleu pour camping-car (eau - vidange), ouvert du 1er mars au 31 octobre.
  • Localité renommée pour ses nombreux étangs et emplacements de pêche, base nautique où l'on peut pratiquer le kayak.
  • Base nautique,avec parcours de santé, boulodrome, tables de pique-nique.
  • Lœuilly se trouve sur la Coulée verte, chemin de promenade créé à l'emplacement de l'ancienne ligne de chemin de fer qui reliait Beauvais à Amiens.
  • Aérodrome de Lœuilly N 49°.075 - E 02°12.970

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Dubois, médecin (1478–1555), né à Lœuilly. Ses ouvrages, tous en latin, paraissaient sous le nom de « Jacobus Sylvius Ambianus » (Jacques Dubois d'Amiens).
  • Paul Mélen est l'ancien propriétaire du moulin qui était également un inventeur de renom en radio, en électricité comme en hydraulique. Lœuilly a été une des premières communes de France à avoir l'électricité.
  • Pierre Schmartz, médecin à Lœuilly, président depuis 2009 de l'association humanitaire Afrique Découverte Solidarité (ADS), qui aide les régions du sud marocain en acheminant des matériels principalement destinés aux enfants et aux handicapés[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Lœuilly.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De sable aux deux pals dentelés d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. de Witasse et L. Ledieu - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome I, Canton de Conty, pages 315 à 322 (1909, reprint Editions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté préfectoral du 26 septembre 2005 prescrivant un plan de prévention des risques naturels prévisibles d'inondations sur les communes de Lœuilly, Neuville-lès-Lœuilly, Nampty, Fossemanant et Prouzel.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  4. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  5. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  6. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  7. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  8. Sylvie Godin, « Le maire de Lœuilly nous a quittés », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3139,‎ , p. 3
  9. David Guillot, « Valérie Mouton élue maire du village », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3152,‎ , p. 32
  10. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Thierry Griois, « Près d’une tonne et demie d’aide humanitaire part de Loeuilly pour le Maroc : Trois véhicules de l’association Afrique découverte Solidarité (ADS), présidée par le docteur Pierre Schmartz et à but humanitaire, seront d’ici lundi 3 avril dans le sud marocain », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).