Longpré-les-Corps-Saints

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Longpré-les-Corps-Saints
Image illustrative de l'article Longpré-les-Corps-Saints
Blason de Longpré-les-Corps-Saints
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Gamaches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Baie de Somme
Maire
Mandat
René Cailleux
2014-2020
Code postal 80510
Code commune 80488
Démographie
Gentilé Longiprates
Population
municipale
1 657 hab. (2014)
Densité 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 47″ nord, 1° 59′ 46″ est
Altitude Min. 6 m – Max. 98 m
Superficie 8,06 km2
Localisation

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Longpré-les-Corps-Saints est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Longiprates.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au milieu des tourbières, au confluent de l'Airaines et de la Somme, sur la rive gauche de celle-ci et en aval d'Amiens. Elle se trouve à mi-chemin entre Abbeville, à l'ouest, et Picquigny, à l'est.

Transport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Longpré-les-Corps-Saints.

La ville est desservie par la ligne SNCF reliant Paris-Nord à Calais via Abbeville.

Il existait une autre ligne, essentiellement pour le fret, qui desservait Longpré et ses coopératives. Cette ligne de Canaples à Longroy - Gamaches[1], fut ouverte le 9 mai 1872 et déclassée le 10 novembre 1993, au regret de ses voyageurs.

Tracé de l'ancienne ligne de Longpré-les-Corps-Saints à Gamaches.

Économie et commerces[modifier | modifier le code]

C'est une petite ville où toutes les commodités sont installées tels que boulangeries, cafés, épiceries, libraires et autres activités commerciales liées aux besoins du quotidien.

Diverses entreprises sont aussi présentes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Corps Saints (reliques acquises par le seigneur parti aux Croisades)[modifier | modifier le code]

Le maïeur d'Abbeville, Aléaume de Fontaines[2], seigneur et chevalier d'illustre maison (apparentée aux comtes de Ponthieu), fonda une collégiale à Longpré. La première prébende date de 1190. L'acte de fondation mentionne les tourbes d'un marais dont le chanoine aura l'usage. Ce document atteste ainsi qu'à cette époque reculée, on exploitait déjà les tourbières qui contribuèrent à la richesse de la vallée de la Somme.

Aléaume, parti en croisade pour accompagner Philippe Auguste[3], se conduisit vaillamment à Saint-Jean-d'Acre, et resta en Orient après le départ du roi. Après avoir rejoint à Constantinople l'armée commandée par Villehardouin, ce bon chevalier du Christ regagnait Jérusalem, quand après seize années passées en Terre sainte, il mourut de la peste.

L'évêque d'Amiens, Richard de Gerberoy, prévenu de l'arrivée de Constantinople d'un messager du seigneur picard défunt, porteur de précieuses reliques, vint solennellement à sa rencontre. Le 4 août 1205, Vibert, arriva à Longpré pour doter, au nom d'Aléaume de Fontaines, la collégiale de certaines des inestimables reliques que les dignitaires croisés s'étaient partagées[4],[5]. L'année 1205 est donc capitale dans l'histoire de Longpré, dont la réputation s'accrut depuis le Moyen Âge. La collégiale bénéficia de nombreuses autres donations, plusieurs papes et notamment Innocent III et Grégoire IX lui accordèrent leur protection. La ferveur attira les foules dans le sanctuaire de la paroisse devenue, grâce à ses reliques, « Longpré-les-Corps-Saints ».

La crypte, remaniée, un des rares vestiges de l'édifice initial.

C'est ainsi que, de nos jours encore, quelques reliques, ayant pu échapper aux outrages du temps et des révolutions, sont promenées chaque année, le , en procession dans le bourg.

L'église collégiale initiale date donc des dernières années du XIIe siècle, et n'était sans doute pas complètement achevée à la mort d'Aléaume, dont la veuve, Laurette de Saint-Valery, et le fils, Hughes, créèrent de nouvelles prébendes. Laurette abandonna à Hughes le château de Long, pour résider avec ses deux filles à Longpré, près de l'église abritant les précieuses reliques. Très pieuse, selon le père Ignace, elle partagea désormais son temps entre l'entretien de l'église et la visite des malades, étudiant même la médecine afin de mieux les soulager.

Développement lié à la dévotion[modifier | modifier le code]

Le comte de Ponthieu, désirant posséder une des reliques de Longpré et ne pouvant offrir en échange qu'une côte de saint Vulfran, gratifia d'une prébende la collégiale instituée il y a peu. L'église compta alors bientôt douze chanoines, auxquels vinrent se joindre d'abord cinq chapelains, puis les deux titulaires aux cures de Longpré et de Wanel (ceux-ci prenant place dans le chœur avec les chanoines et récitant avec eux les heures canoniales). Dès lors, 19 ecclésiastiques officièrent auprès des saintes reliques.

L'église, uniquement collégiale à l'origine, donc réservée aux offices capitulaires, vit sa nef ouverte à l'exercice du culte de la paroisse, à la suite d'un accord passé en 1365 devant l'official d'Amiens entre les paroissiens et le chapitre. La vieille église paroissiale, Saint-Martin, fut dès lors peu à peu délaissée : on n'y officia plus que deux fois par an, le 4 juillet et le 11 novembre. De cette église Saint-Martin, ne subsistent plus aujourd'hui que les traces toponymiques : la rue Saint-Martin et le Voyeul Saint-Martin.

Le chapitre possédait quatorze maisons. Treize d'entre elles, groupées autour de l'église, ont donné leur nom à l'actuelle rue des Cloîtres.

Périodes troublées[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, le bourg de Longpré fut incendié deux fois par les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans, la première fois avant la bataille de Crécy, la deuxième fois avant celle d'Azincourt.

Son église, ayant cruellement souffert, menaçait de tomber en ruine quand le pape Eugène IV en fut informé et accorda, en 1437, de nombreuses indulgences aux fidèles qui feraient des aumônes pour la réparation et l'entretien de l'édifice[6].

A l'angle nord-ouest de l'église, vestiges des colonnes qui soutenaient le déambulatoire à l'intérieur de la collégiale.

Après avoir été fort mutilée, la collégiale dut donc être remaniée. C'est probablement pour en couronner les importants travaux que l'évêque d'Amiens en fit en 1505 une consécration solennelle.

De nouveaux désastres et ravages n'épargnèrent pas la localité lors des affrontements avec les huguenots. À leur approche, les habitants de Longpré émigrèrent en masse, les chanoines se réfugièrent à Abbeville, à Saint-Vulfran. Le calme rétabli, la collégiale d'Aléaume retrouva son chapitre, mais elle avait vécu ses meilleurs jours : ses revenus diminuèrent peu à peu, les libéralités devinrent insuffisantes ou cessèrent, dans la période de déclin de la foi. À la veille de la Révolution, elle ne comptait plus que dix chanoines.

Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Cinq Longiprates furent victimes des soldats prussiens opérant à proximité de l'église.

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, le 28 décembre 1870, les Prussiens investirent la localité : on dénombra alors huit tués (combattants ou civils), quinze blessés et une soixantaine de prisonniers du côté français.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le bourg fut anéanti à 90 % pendant la Seconde Guerre mondiale, la flèche de l'église fut détruite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1941 1958 Armand Leblond    
1958 1967 Simon Miannay    
1967 1976 Daniel Flandre    
1976 1981 Louis Catelas    
mars 1981 mars 2008 Alain Drouvin    
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
René Cailleux   Vice-président de la CC de la Région d'Hallencourt (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le village dépend du Canton de Gamaches[8] et de la Communauté de communes de la Région d'Hallencourt[9],[10]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 657 habitants, en diminution de -0,6 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 138 1 211 1 265 1 398 1 605 1 614 1 622 1 632 1 786
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 729 1 841 1 922 1 914 1 851 1 841 1 776 1 727 1 680
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 666 1 526 1 549 1 559 1 524 1 556 1 572 1 160 1 567
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 858 1 902 1 857 1 641 1 519 1 561 1 650 1 664 1 657
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte une école maternelle et élémentaire. Un collège rénové en 2005 et une crèche complètent les services locaux en matière d'enseignement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Collégiale Notre-Dame de l'Assomption[modifier | modifier le code]

Le portail de l'église est très dégradé.

L'édifice a perdu son clocher et les sculptures de son portail sont très dégradées. Le tympan est une illustration des scènes de la mort et de l'assomption de la Vierge. Sous le portail sont fixées, de part et d'autre, deux stèles à la mémoire non d'ecclésiastiques mais d'habitants ayant vécu dans la première moitié du XIXe siècle :

  • celle de gauche mentionne Henri Cauchy, charron, décédé en 1858, à 58 ans.
  • sur celle de droite sont cités, sous l'abréviation D.O.M., Philibert Réthoré, décédé en 1827 à 47 ans, et Célestine Cauchi, décédée en 1855 à 69 ans.

Description de Pierre Dubois[15] vers 1937 :

  • église :
  • portail :
Si les marteaux de révolutionnaires de 1793 ne les avaient si ardemment « bûchés », le trumeau et le tympan de ce portail seraient des documents précieux de la sculpture au début du XIIIe siècle, peu d'années avant que soit entreprise la façade de la cathédrale d'Amiens. Adossée au trumeau, colonne qui sépare les 2 portes, la Vierge, qui jadis portait l'Enfant, est la sœur à peine aînée de la Vierge Dorée au portail de droite d'Amiens. À Longpré, la tête est moderne et mauvaise. Trois reliefs couvrent le tympan. Il évoquent, en bas à gauche, la mort de la Vierge dont les apôtres sont les témoins ; à droite, sa résurrection : des anges s'inclinent et l'assistent ; en haut, le couronnement de Marie par son Fils : c'est la partie la moins détériorée […]
  • deux angelots :
deuxpetits témoins, à peu près épargnés par les vandales de 1793, prouvent la valeur technique acquise par les sculpteurs dès le temps où l'art gothique apparaissait en Picardie. Ce sont deux charmants angelots agenouillés dans des écoinçons, des anges, entre les chambranles du portail et son linteau. Ils semblent prêts à prendre leur essor, à apporter de l'aide à l'ascension de la Vierge, à battre l'air de leurs ailes menues curieusement repliées sous une saillie de l'architecture de leur étroit abri. Les visages, encadrés de boucles, ne sont pas d'une beauté conventionnelle et fade comme beaucoup plus tard. […] Ces visages sont individualisés […]
Henri Macqueron avait retrouvé, dans des minutes notariales à Abbeville, et a publié en 1892 deux inventaires des reliques de Longpré, établis en 1667. Ils mentionnent notamment "un drapeau (lange) que Notre Seigneur eut à l'entour des reins à la Nativité ; un fragment de la colonne de la Flagellation ; une épine de la couronne que portait Jésus pendant la marche au Calvaire...". Quant au fragment de la Croix ou aux Cheveux de la Vierge, il y en eut d'épars dans toute la chrétienté. Voici de plus grandes raretés puisqu'elles étaient des "pièces à conviction" relatives à l'Ancien Testament : "des rameaux du buisson que Moïse vit s'allumer ; la pierre du Sinaï où Dieu était assis lorsqu'il donna à Moïse les Tables de la Loi...". Certaines reliques exposées à Corbie et dans bien d'autres lieux n'étaient pas moins surprenantes. Les ossements de saints, martyrs et confesseurs emplissaient à Longpré des vaisseaux de toutes matières et formes, des bras, des chefs (ou têtes), des croissants pour les côtes, au total, d'après les inventaires, 51 reliquaires qui presque tous datent seulement des XVe et XVIe siècles. Il en reste 7 seulement.
Petite châsse d'une relique de saint Éloi. C'est une chapelle minuscule, longue de 10 centimètres, large de 6, haute de 10, en bois revêtu d'argent. Le pied est en cuivre. Le saint est figuré sur une des petites faces en costume d'évêque, sa crosse est posée derrière lui et il tient à la main son long manteau d'orfèvre.
Du trésor jadis abondant, subsiste toutefois au presbytère une pièce de haute qualité : une statuette-reliquaire (0,53 m de hauteur) de saint Christophe portant le Christ enfant pour lui faire traverser un gué du Jourdain. Le bon géant mesure avec son grand bâton feuillu la profondeur de l'eau. Ce groupe de la fin du XVe est en bois recouvert de lames d'argent. Quelques parties, comme le bord du manteau, sont de vermeil. Un poinçon de l'orfèvre qui n'a pu être identifié est frappé trois fois sur les épaules de l'enfant et de son porteur. Le logement rectangulaire de la relique est soudé sur le genou gauche du saint. Les descripteurs qui ont étudié cette orfèvrerie, soit à Longpré, soit à Paris lors de grandes expositions d'art ancien, lui donnent une origine allemande. Leur hypothèse est fondée sur le franc réalisme, presque caricatural, du visage, la minutieuse indication de l'anatomie, muscles et veines de la jambe droite seule visible, le tumulte des draperies. La popularité de saint Christophe était grande pendant les derniers siècles du Moyen Âge. C'est qu'il suffisait d'avoir aperçu le matin sa représentation pour être garanti contre tout accident jusqu'à la nuit. Aussi mettait-on sa grande image en place très visible près d'une porte à l'intérieur, comme à Saint-Riquier, à l'extérieur comme à la cathédrale.

Chapelle Notre-Dame des Sept-Douleurs[modifier | modifier le code]

Construite en 1862, chemin de Condé[16].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Érigé dans l’actuel cimetière, ce monument à l’honneur des combattants du 28 décembre 1870 rappelle que les combats sur le territoire de la commune firent huit tués, quinze blessés et plus de soixante prisonniers pris dans l’ancien cimetière où la résistance s'était concentrée.

Inscriptions sur la face avant : À la mémoire des Français morts pour la défense de la patrie, 28 X 1870, souscription des jeunes de Longpré.
Sur la face gauche : Gardes Mobiles du Pas-de-Calais, 4e Bon, Houssart caporal, Carpentier Charles, Dedouiges Louis, Dubois Henry, Dufour Zéphir.
Sur la face droite : Gardes Nationaux Mobilisés du Nord, Delval Baptiste, Piquet, Saintolie'’.
Il ne s’agit donc pas de gens de la commune morts au combat.
  • Monument aux morts 1914-1918 :
Un coq se dresse au sommet du monument.

Se dressant à l'angle nord-est de l'église, il est encadré, à droite et à gauche, d'un mortier. Sa face avant est décorée par la statue grandeur nature d'un soldat moustachu, tenant son fusil par le canon, la crosse posée sur le sol, entre ses pieds. Le journal La Somme du 13 mars 1920 écrivit : « Il existe à Longpré un monument commémoratif, qui donne lieu, chaque année, à une manifestation patriotique. Aussi n’est-il pas question d’élever un second monument. Toutefois, pour honorer les héros de la grande Guerre, le Conseil municipal a décidé d’affecter une somme de 5 000 F, pour l’agrandissement et l’embellissement du monument actuel. Des plaques sur lesquelles seront inscrits les noms de nos glorieux morts y seront ajoutées et une souscription à domicile complétera la somme nécessaire. » La commune remit donc en état le monument dit des « Mobiles de 1870 » " pour y ajouter un hommage aux 42 morts de la guerre de 1914-1918. Arthur de Saint-Germain, entrepreneur à Hangest-sur-Somme, s'engagea à réparer et déplacer cet édicule tout en lui ajoutant un coq gaulois et des plaques de marbre portant le nom des défunts. En décembre 1920, ces travaux de remise en état étaient en cours d'exécution, mais, en 1921, un projet plus ambitieux semble avoir été choisi, celui des architectes amiénois Mallet et Carpentier.

  • Cimetière anglais 1914-1918 :

En avril 1918, au tournant de l'offensive allemande vers Amiens, les 12e et 55e de dégagement d'accident ont combattu près de Longpré. Ils ont ouvert un cimetière appelé cimetière britannique no 1. Fermé à la fin d'avril 1918, il contenait 35 tombes. Le cimetière actuel qui portait le nom de cimetière britannique no 2 fut fermé en mai 1918. Les deux cimetières ayant été rassemblés en 1919, les 35 tombes du cimetière no 1 forment les rangées C et D. Aujourd'hui, le cimetière anglais possède quatre rangées, pour un total de 79 tombes, 58 Anglais, 20 Australiens et 1 Français y reposent. Chaque année, une cérémonie a lieu, suivie par la dépose d'une gerbe de fleurs.

  • Monument du souvenir des 5 et 6 juin 1940 :

Les événements du 28 mai au 6 juin 1940 ayant été tragiques (la localité fut détruite à 90 %), le lourd tribut à la bataille de France payé ici, et les vaillants combattants de la 1re compagnie du 1er bataillon du 53e RICMS qui ont défendu la ville face aux panzer du général Rommel lors de leurs percées des 5 et 6 juin 1940, sont mentionnés ainsi :

Épitaphe du souvenir

5 et 6 juin 1940

Ils sont morts pour que les hommes s'aiment.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Longpré-les-Corps-Saints Blason Parti: au 1er d'or à trois écussons de vair, au 2e d'azur à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable et accompagnée de trois croissants d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Longpré-les-Corps-Saints
D'or aux trois écussons de vair.

Personnalités liées à la commune (aviation, littérature)[modifier | modifier le code]

  • Louis Louchet né le 21 juillet 1753 à Longré et mort le 15 janvier 1815, était un homme politique français qui fut député de l’Aveyron à la Convention. Adversaire résolu de Robespierre, il laisse sa trace dans l'Histoire le 27 juillet 1794 en réclamant à la Convention le décret d'arrestation contre l'Incorruptible alors qu'aucun des conjurés n'ose formuler cette proposition décisive : Le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre fut empêché de s’exprimer à la Convention et invectivé de toutes parts quand un des représentants « à mauvaise conscience », [null Louchet], qui était proche de Fouché, demanda le décret d’accusation contre lui. La proposition fut votée à main levée et Robespierre arrêté en compagnie de Saint-Just et de CouthonAugustin Robespierre et Le Bas se joignirent volontairement à eux et le groupe fut emmené par les gendarmes. Cependant, Louchet ne souhaite pas pour autant la fin de la Terreur, dont il demande le maintien dans un discours le 19 août 1794.
  • Philippe Marty, né le 18 avril 1893 à Longpré et décédé le 26 avril 1914 à Hendon (Angleterre). Aviateur formé par les frères Caudron au Crotoy, il se tua aux commandes de son avion Morane, en faisant une descente en spirale.
    Il est inhumé dans la partie ouest du cimetière de Longpré (obsèques célébrées par l'abbé Thierry).
  • La poète et universitaire Francine Caron est attachée à Longpré, depuis un XVIIIe siècle attesté en archives, de par toute sa famille maternelle, formée d'abord d'agriculteurs et d'artisans (meuniers, forgerons), d'instituteurs. Son grand-père maternel, Eugène Caron (1858-1936), fut 1er adjoint au maire de Longpré. Latiniste et helléniste, il créa le terme « longiprate » (signifiant donc originaire de ce « grand village ») - 18 titres parmi l'œuvre de F.C. ont été conçus, médités, élaborés dans la maison de famille dite « La Sylve », sise à Longpré : ses haïkus récents, la plupart de ses livres d'amour viscéral et spirituel envers /aussi/ les paysages de Picardie. Trois d'entre eux ont été préfacés par le poète Pierre Garnier, picard et universel : La Somme de Joie (1975), Picardie-Poésie (1981), Grandeur Nature (1989), presque tous épuisés, publiés aux éditions Eklitra d'Amiens. Le Paradis terrestre, vécu dans ses jeunes étés à Longpré, a reçu le prix Froissart 1976 de Valenciennes. En plus de Pierre Garnier, de « La Sylve » ont été familiers : Pierre Marchand proviseur du lycée de Calais, ainsi que les poètes wikipédistes : Jean Dauby, Jacques Darras, Serge Brindeau. Francine Caron fut invitée avec ce dernier en 1996 au collège de Longpré - Nouvelles créations in situ : Jardin de simples paru à Donner à Voir, Le Mans (2007), et Arbres /z'/ amants (/z'/Amiens), avec l'artiste Chantal Denis, un livre de bibliophilie aux éds L'Œil pour l'Œil (2008) - Enfin Longpré-les-corps-saints apparaît dans les poèmes de F. C., soit par ses paysages (L'Eauette, Chasse Fontaine, Chasse du vieux château, Grande Chasse), soit par ses dédicaces à ses habitants, soit en réévocations (titre : Les Corps... sourciers), soit à la fin du poème Tiers État : « Longpré / et son jardin carré / pour goûter à l'endroit / l'envers du monde ». Ce vers fut choisi pour son enseignement en IUFM par un poète collègue de Francine Caron (cf. son œuvre à son nom sur wikipedia).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Longpré-les-Corps-Saints – Longroy-Gamaches », sur page personnelle de Blaise Pichon.
  2. page 286, Tome I de « Histoire des Cathédrales, Abbayes, Châteaux-forts et Villes de la Picardie et de l'Artois », Paul Roger, Éditions Duval et Herment, Amiens, 1842 (Réimpression Éditions La Découvrance, 2003) - (ISBN 2-84265-206-1)
  3. page 117, « (Résumé de) l'histoire de la Picardie », P. Lami, 326 pages (1825, reprint Les Éditions du Bastion 1998)
    __La dévotion pour les reliques semblait s'accroître avec leur nombre. Depuis la Première Croisade, il n'y avait plus un bourg de la Picardie qui n'en possédât d'infiniment précieuses. L'espoir d'en rapporter de nouvelles de l'Orient ne contribua pas peu à entraîner sur les pas de Philippe Auguste, Renauld, comte de Boulogne, Jean, comte de Ponthieu, Ive, comte de Soissons, Raoul, comte de Clermont, Raoul, sire de Coucy, beaucoup d'autres seigneurs moins puissants, et une foule de communs.
  4. page 120, « (Résumé de) l'histoire de la Picardie », P. Lami, 326 pages (1825, reprint Les Éditions du Bastion 1998)
    __Le goût du merveilleux se répandait dans les châteaux comme dans les chaumières. Il y était nourri par le retour des pèlerins qui n'avaient pour richesses que des reliques […] De là aussi, cette foule de reliques qui, après la troisième croisade, inonda la Picardie. On voyait en tous lieux des morceaux de la « Vraie Croix », des crânes et d'autres ossements de saints.
  5. Site Histoire et généalogie à Longpré les Corps Saints, par Eric Bailly
  6. Document conservé aux Archives Départementales
  7. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 4 avril 2014, p. 11.
  8. « Canton d'Hallencourt »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  9. « Intercommunalité »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  10. « Communauté de commune d'hallencourt »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Panorama du "Pays Picard" au milieu du 20e Siècle » : "Journal Magazine édité spécialement par Le Progrès de la Somme" - Diffusé à une date non identifiée (entre 1937 et 1939), au prix de 3,50 Francs (format 43,5 cm x 59 cm), et regroupant 48 pages, à propos de la Somme.
  16. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 110 (ASIN B000WR15W8).
  17. « Canton d'Hallencourt », Mémorial, sur Les Morts pour la France - Somme.