Longpré-les-Corps-Saints

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Longpré-les-Corps-Saints
Longpré-les-Corps-Saints
Mairie de Longpré.
Blason de Longpré-les-Corps-Saints
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Gamaches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Baie de Somme
Maire
Mandat
René Cailleux
2014-2020
Code postal 80510
Code commune 80488
Démographie
Gentilé Longiprates
Population
municipale
1 656 hab. (2016 en diminution de 0,48 % par rapport à 2011)
Densité 205 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 47″ nord, 1° 59′ 46″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 98 m
Superficie 8,06 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-longprelcs.fr/

Longpré-les-Corps-Saints est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. La commune fait partie du projet de parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Ses habitants sont les Longiprates.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Longpré-les-Corps-Saint est située dans la vallée de la Somme, à peu près à mi-chemin par la route, entre Abbeville (une vingtaine de kilomètres[1]), à l'ouest, et Picquigny (une quinzaine de kilomètres), à l'est.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est de nature tourbeuse dans la vallée et calcaire sur le plateau.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le paysage de la commune est celui d'une vallée où l'homme a creusé des étangs pour extraire la tourbe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au milieu des tourbières, au confluent de l'Airaines et de la Somme, sur la rive gauche de celle-ci et en aval d'Amiens.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé. Détruit à 90 %, le bourg a été entièrement reconstruit dans les années 1950.

Activité économique et de services[modifier | modifier le code]

L'activité industrielle textile a disparu de la commune à la fin du XXe siècle. Subsistent les activités artisanales et commerciales, les services de santé de proximité, les établissements scolaires primaire et secondaire.

Transport et voies de communication[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Longpré-les-Corps-Saints.

La ville est desservie par la ligne SNCF reliant Paris-Nord à Calais via Abbeville.

Il existait une autre ligne, essentiellement pour le fret, qui desservait Longpré et ses coopératives. Cette ligne de Canaples à Longroy - Gamaches[2], fut ouverte le 9 mai 1872 et déclassée le 10 novembre 1993, au regret de ses voyageurs.

Tracé de l'ancienne ligne de Longpré-les-Corps-Saints à Gamaches.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Longpré-les-Corps-Saints
Long L'Etoile
Fontaine-sur-Somme Longpré-les-Corps-Saints Condé-Folie
Airaines Bettencourt-Rivière


Rose des vents Fontaine-sur-Somme Long L'Étoile Rose des vents
N Condé-Folie
O    Longpré-les-Corps-Saints    E
S
Airaines Bettencourt-Rivière

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve différentes formes pour désigner Longpré dans les textes anciens : Longum pratum (1066), Longpré (1138), Longpré-sur-Somme (1689), Longpré-Corps-Saints (1705), Longpré-les-Corps-Saints (1850). Composé du préfixe long et du radical pré (du latin pratum, signifiant « pré allongé », le complément du nom les Corps-Saints fait référence aux reliques qu'Aléaume de Fontaine, seigneur de Longpré[3], fit rapporter en Picardie après le sac de Constantinople par les croisés lors de la quatrième croisade[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des silex taillés et des ossements ont été mis au jour dans la gravière Merque sur le territoire de la commune de Longpré-les-Corps-Saints[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Fondation de la collégiale[modifier | modifier le code]

Aléaume de Fontaines, seigneur de Longpré et mayeur d'Abbeville[6], fonda une collégiale à Longpré et la dota d'une première prébende en 1190. L'acte de fondation mentionne les tourbes d'un marais dont le chanoine aurait l'usage. Ce document atteste ainsi qu'à cette époque, on exploitait déjà la tourbe dans la vallée de la Somme.

Le seigneur de Longpré participe aux croisades[modifier | modifier le code]

Aléaume de Fontaines accompagna le roi Philippe Auguste en croisade[7]. Il se conduisit vaillamment à Saint-Jean-d'Acre, et resta en Orient après le départ du roi.

Il participa à la quatrième croisade en rejoignant l'armée de croisés commandée par Geoffroi de Villehardouin, et prit part au sac de Constantinople Il regagna ensuite Jérusalem et après seize années passées en Terre sainte, mourut de la peste, en 1205.

« Les corps saints »[modifier | modifier le code]

Aléaume de Fontaines reçut, en tant que l'un des principaux chefs croisés, une part du butin. Il chargea son chapelain, Wibert, de rapporter en Picardie, des reliques prises dans les églises de Constantinople pillées par les croisés[8],[9]. Les reliques furent placées dans une chasse scellée du sceau du seigneur qui écrivit une lettre à son épouse et une autre à son fils Hugues pour leur expliquer la provenance et le contenu de ces pieuses reliques.

La collégiale et le culte des reliques[modifier | modifier le code]

La crypte, remaniée, un des rares vestiges de l'édifice initial.

Le 4 août 1205, Vibert, chapelain d’Aléaume de Fontaines arriva à Longpré. Il venait de Constantinople, porteur des reliques qui venait d'être authentifiées par l'évêque d'Amiens, Richard de Gerberoy.

Depuis cette date de multiples donations furent faites à la collégiale de Longpré. Plusieurs Papes dont Innocent III et Grégoire IX lui accordèrent protection. Des pèlerins vinrent en nombre vénérer ces saintes reliques. Le village de Longpré devint de ce fait « Longpré-les-Corps-Saints ».

C'est ainsi que, de nos jours encore, quelques reliques, ayant pu échapper aux outrages du temps et des révolutions, sont promenées chaque année, le , en procession dans le bourg.

L'église collégiale initiale date donc des dernières années du XIIe siècle, et n'était sans doute pas complètement achevée à la mort d'Aléaume, dont la veuve, Laurette de Saint-Valery, et le fils, Hughes, créèrent de nouvelles prébendes. Laurette abandonna à Hughes le château de Long, pour résider avec ses deux filles à Longpré, près de l'église abritant les précieuses reliques. Très pieuse, selon le père Ignace, elle partagea désormais son temps entre l'entretien de l'église et la visite des malades, étudiant même la médecine afin de mieux les soulager.

Le comte de Ponthieu, désirant posséder une des reliques de Longpré et ne pouvant offrir en échange qu'une côte de saint Vulfran, gratifia d'une prébende la collégiale instituée il y a peu. L'église compta alors bientôt douze chanoines, auxquels vinrent se joindre d'abord cinq chapelains, puis les deux titulaires aux cures de Longpré et de Wanel (ceux-ci prenant place dans le chœur avec les chanoines et récitant avec eux les heures canoniales). Dès lors, 19 ecclésiastiques officièrent auprès des saintes reliques.

L'église, uniquement collégiale à l'origine, donc réservée aux offices capitulaires, vit sa nef ouverte à l'exercice du culte de la paroisse, à la suite d'un accord passé en 1365 devant l'official d'Amiens entre les paroissiens et le chapitre. La vieille église paroissiale, Saint-Martin, fut dès lors peu à peu délaissée : on n'y officia plus que deux fois par an, le et le . De cette église Saint-Martin, ne subsistent plus aujourd'hui que les traces toponymiques : la rue Saint-Martin et le Voyeul Saint-Martin.

Le chapitre possédait quatorze maisons. Treize d'entre elles, groupées autour de l'église, ont donné leur nom à l'actuelle rue des Cloîtres.

Guerre de Cent ans, Longpré-les-Corps-Saints incendié[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, le bourg de Longpré fut incendié deux fois par les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans, la première fois avant la bataille de Crécy, la deuxième fois avant celle d'Azincourt.

Son église, ayant cruellement souffert, menaçait de tomber en ruine quand le pape Eugène IV en fut informé et accorda, en 1437, de nombreuses indulgences aux fidèles qui feraient des aumônes pour la réparation et l'entretien de l'édifice[10].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

A l'angle nord-ouest de l'église, vestiges des colonnes qui soutenaient le déambulatoire à l'intérieur de la collégiale.

Après avoir été fort mutilée, la collégiale dut donc être remaniée. C'est probablement pour en couronner les importants travaux que l'évêque d'Amiens en fit en 1505 une consécration solennelle.

De nouveaux désastres et ravages n'épargnèrent pas la localité lors des affrontements avec les huguenots. À leur approche, les habitants de Longpré émigrèrent en masse, les chanoines se réfugièrent à Abbeville, à Saint-Vulfran. Le calme rétabli, la collégiale d'Aléaume retrouva son chapitre, mais elle avait vécu ses meilleurs jours : ses revenus diminuèrent peu à peu, les libéralités devinrent insuffisantes ou cessèrent, dans la période de déclin de la foi. À la veille de la Révolution, elle ne comptait plus que dix chanoines.

Jeanne de Crésecques épousa Jean de Croÿ, la seigneurie de Longpré fut transmise, le , à la famille de Croÿ par acte passé à Hesdin.

Le mariage de Marie de Croÿ-Roeulx avec Adrien De Boulainvillers fit passer la seigneurie de Longpré à la famille de Boulainvillers.

La seigneurie de Longpré passa à la famille de Montigny par la mariage d'Anne de Dangueulles, nièce d'Abraham de Boulainvillers avec Philippe de Montigny. En 1698, Joseph de Montigny, chevalier, capitaine de cavalerie au régiment de Berry, seigneur de Long, Longpré et autres lieux, endetté, vendit les seigneuries de Long et de Longpré à Honoré de Buissy.

Pierre de Buissy vendit le fief de Longpré à Jean-François de Louvenvcourt, le 13 juillet 1773, pour la somme 13 280 livres[11].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution et de l'Empire, Longpré mis à contribution[modifier | modifier le code]

Sous la Ire République et l'Empire, la commune de Longpré-les-Corps-Saints subit des réquisitions en hommes et en denrées agricoles (avoine, paille, chevaux...). Les cloches de la collégiale furent descendues du clocher et envoyées à la fonte pour la fabrication de canons.

Après la défaite de Napoléon Ier à Waterloo, le 18 juin 1815, les troupes anglaises cantonnèrent à Longpré et les réquisitions continuèrent jusqu'à leur départ.

Guerre de 1870, le combat de Longpré-les-Corps-Saints[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire des Longiprates tués le 28 décembre 1870

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, les uhlans arrivèrent à Longpré, le 1er décembre 1870, 1030 soldats prussiens s'installèrent chez l'habitant imposant des réquisitions à la population. Mais le 2 décembre, l'ordre de départ arriva pour les troupes ennemies.

Après la prise d'Amiens, le 28 novembre 1870, les Prussiens s'établirent à Picquigny, les avant-postes français étaient cantonnés à Longpré. L'armée française était composées de mobiles des département du Nord et du Pas-de-Calais. Le 24 décembre 1870, ils partirent en reconnaissance jusque l'abbaye du Gard ce qui eut pour conséquence la venue des uhlans à Longpré le 28.

Les combats se déroulèrent dans la neige entre 1 heure et 3 heures de l'après-midi. Après la prise du château par les Prussiens, la résistance s'organisa côté français. On se battit à l'angle de la rue du château et de la cavée Vincent, dans le cimetière autour de la Collégiale. 8 mobiles furent tués, 4 civils furent tués et un grièvement blessé. La majeure partie des mobiles se replia vers Abbeville. Les Prussiens se retirèrent vers 16 heures à Airaines emmenant avec eux 244 prisonniers et 22 civils longiprates, qu'ils qualifiaient de francs-tireurs. Les civils furent libérés le lendemain[12].

L'arrivée du chemin de fer et le développement de l'industrie à Longpré[modifier | modifier le code]

80-Longpré-les-Corps-Saints-Vue du Marquelet-ND.JPG

Le chemin de fer de la ligne de Longueau à Boulogne-Ville entra en service en 1847. La gare de Longpré-les-Corps-Saints. En 1872, la gare de Longpré devint le lieu de bifurcation de la ligne Gamaches-Frévent.

La Société Saint Frères implanta une usine de fabrication de bâches à Longpré et une unité de tissage de jute à Condé-Folie, village tout proche.

Première Guerre mondiale, le camp d'aviation de Longpré[modifier | modifier le code]

Un terrain d'aviation fut aménagé sur le territoire de la commune en 1914 : Six hangars « Bessonneau » furent construits pour abriter les avions. L'escadrille stationnée sur ce terrain, était composée en octobre 1914, de 6 avions, 9 pilotes, 9 observateurs et 9 mécaniciens.

Le , les avions allemands L.V.G. bombardèrent Longpré et Condé-Folie. Dans la nuit du 2 au 3 juin 1918 des bombardements reprirent sur Longpré aux alentours du terrain d'aviation. La défense aérienne était organisée par des avions anglais, américains et français qui avaient leur camp à Ergnies et à Longpré.

Le , un avion Voisin triplace s'écrasa sur le terrain d'aviation de Longpré. Tous les occupants furent tués. Dans la nuit du 23 au 24 juin 1918, des avions allemands attaqués par des avions français, n'ayant pu aborder Abbeville, tentent de bombarder le camp d'aviation de Longpré. Trois maisons du village furent détruites, une personne fut blessée. Un nouveau bombardement a lieu dans la nuit du 29 au 30 juin.

En juillet 1918, l'escadrille était composée de 15 appareils. La base comprenait environ une centaine de personnes. Le , le camp d'aviation fut une nouvelle fois bombardé, un soldat fut tué et deux avions incendiés.

Pendant la guerre, un hôpital militaire permettait de soigner une trentaine de blessés à Longpré[13].

Seconde Guerre mondiale, Longpré-les-Corps-Saints anéanti[modifier | modifier le code]

Longpré-les-Corps-Saints fut particulièrement meurtrie au cours de la bataille de France. Le , Longpré et Condé-Folie furent bombardées par l'aviation allemande, le nœud ferroviaire fut détruit. Le 24 mai, les blindés français repoussent les troupes allemandes vers le pont de L'Étoile. Du 25 au 30 mai, toutes les tentatives d’infiltration allemandes furent repoussées. Les 26 et 27 mai, l’aviation allemande bombarda de nouveau Longpré et Condé-Folie. Les 28 et 29 mai l'artillerie française stationnée à Longpré bombarda vers le nord. Le 1er juin, nouveaux tirs de l'artillerie française. Les hussards sont relevés le 4 juin par le 53e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais (53e RICMS) pour relever les cavaliers du 4e Hussards. Le 5 juin, le 53e RICMS stoppa la progression d’une colonne ennemie qui cherchait à s’infiltrer entre Condé Folie et Longpré. Le village de Longpré fut incendié par les bombardements. Au lever du jour, les Allemands de la 5e division de Panzer tentèrent sans succès d'enfoncer le front français. L’artillerie allemande bombarda de nouveau le village. Les tirailleurs résistèrent dans les maisons transformées en fortins mais, rapidement les pertes devinrent lourdes. Dans les caves qui n'étaient pas effondrées, on soignait les blessés. Des combats acharnés furent livrés jusqu’au soir. Le capitaine Magnien et plusieurs autres officiers furent tués. Le 6 juin, à l’aube un nouvel assaut fut mené de tous côtés par les Allemands. On se battit maison par maison. À 19 heures, deux percées furent tentées par les Français, elles échouèrent et les derniers survivants furent capturés.

À l'issue des combats, 90 % du village de Longpré-les-Corps-Saint étaient détruits[14].

Le village se vit attribuer la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil avec la citation suivante à l'ordre du corps d'armée :

« Théâtre des violents combats soutenus fin mai et début juin 1940 par la 5e D.I.C.A., vu 90 % de ses immeubles et monuments détruits. A supporté et surmonté vaillamment ces dures épreuves en se remettant courageusement et avec ardeur au travail[15]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1941 1958 Armand Leblond    
1958 1967 Simon Miannay    
1967 1976 Daniel Flandre    
1976 1981 Louis Catelas    
mars 1981 mars 2008 Alain Drouvin    
mars 2008 En cours
(au 6 mai 2014)
René Cailleux   Vice-président de la CC de la Région d'Hallencourt (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[16]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le village dépend du canton de Gamaches[17] et de la communauté de communes de la Région d'Hallencourt[18],[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2016, la commune comptait 1 656 habitants[Note 1], en diminution de 0,48 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1381 2111 2651 3981 6051 6141 6221 6321 786
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7291 8411 9221 9141 8511 8411 7761 7271 680
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6661 5261 5491 5591 5241 5561 5721 1601 567
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 8581 9021 8571 6411 5191 5611 6501 6641 650
2016 - - - - - - - -
1 656--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte une école maternelle et élémentaire publique : l'école Édouard Branly qui accueille 117 élèves à la rentrée 2017[24]. L'établissement dispose d'un espace numérique de travail ; la langue vivante enseignée est l'anglais[25].

Le collège des Cygnes[26], rénové en 2005, et une crèche complètent les services locaux en matière d'enseignement.

Économie[modifier | modifier le code]

La maison des marais dans son environnement.

Le tourisme est un élément moteur de l'économie locale. La maison des marais oriente les amateurs de sites naturels[27].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'édifice a perdu son clocher et les sculptures de son portail sont très dégradées. Le tympan est une illustration des scènes de la mort et de l'assomption de la Vierge. Sous le portail sont fixées, de part et d'autre, deux stèles à la mémoire non d'ecclésiastiques mais d'habitants ayant vécu dans la première moitié du XIXe siècle :

  • celle de gauche mentionne Henri Cauchy, charron, décédé en 1858, à 58 ans.
  • sur celle de droite sont cités, sous l'abréviation D.O.M., Philibert Réthoré, décédé en 1827 à 47 ans, et Célestine Cauchi, décédée en 1855 à 69 ans.

Description de Pierre Dubois[28] vers 1937 :

  • église :
  • portail :
Si les marteaux de révolutionnaires de 1793 ne les avaient si ardemment « bûchés », le trumeau et le tympan de ce portail seraient des documents précieux de la sculpture au début du XIIIe siècle, peu d'années avant que soit entreprise la façade de la cathédrale d'Amiens. Adossée au trumeau, colonne qui sépare les 2 portes, la Vierge, qui jadis portait l'Enfant, est la sœur à peine aînée de la Vierge Dorée au portail de droite d'Amiens. À Longpré, la tête est moderne et mauvaise. Trois reliefs couvrent le tympan. Il évoquent, en bas à gauche, la mort de la Vierge dont les apôtres sont les témoins ; à droite, sa résurrection : des anges s'inclinent et l'assistent ; en haut, le couronnement de Marie par son Fils : c'est la partie la moins détériorée […]
  • deux angelots :
deux petits témoins, à peu près épargnés par les vandales de 1793, prouvent la valeur technique acquise par les sculpteurs dès le temps où l'art gothique apparaissait en Picardie. Ce sont deux charmants angelots agenouillés dans des écoinçons, des anges, entre les chambranles du portail et son linteau. Ils semblent prêts à prendre leur essor, à apporter de l'aide à l'ascension de la Vierge, à battre l'air de leurs ailes menues curieusement repliées sous une saillie de l'architecture de leur étroit abri. Les visages, encadrés de boucles, ne sont pas d'une beauté conventionnelle et fade comme beaucoup plus tard. […] Ces visages sont individualisés […]
Henri Macqueron avait retrouvé, dans des minutes notariales à Abbeville, et a publié en 1892 deux inventaires des reliques de Longpré, établis en 1667. Ils mentionnent notamment "un drapeau (lange) que Notre Seigneur eut à l'entour des reins à la Nativité ; un fragment de la colonne de la Flagellation ; une épine de la couronne que portait Jésus pendant la marche au Calvaire...". Quant au fragment de la Croix ou aux Cheveux de la Vierge, il y en eut d'épars dans toute la chrétienté. Voici de plus grandes raretés puisqu'elles étaient des "pièces à conviction" relatives à l'Ancien Testament : "des rameaux du buisson que Moïse vit s'allumer ; la pierre du Sinaï où Dieu était assis lorsqu'il donna à Moïse les Tables de la Loi...". Certaines reliques exposées à Corbie et dans bien d'autres lieux n'étaient pas moins surprenantes. Les ossements de saints, martyrs et confesseurs emplissaient à Longpré des vaisseaux de toutes matières et formes, des bras, des chefs (ou têtes), des croissants pour les côtes, au total, d'après les inventaires, 51 reliquaires qui presque tous datent seulement des XVe et XVIe siècles. Il en reste 7 seulement.
Petite châsse d'une relique de saint Éloi. C'est une chapelle minuscule, longue de 10 centimètres, large de 6, haute de 10, en bois revêtu d'argent. Le pied est en cuivre. Le saint est figuré sur une des petites faces en costume d'évêque, sa crosse est posée derrière lui et il tient à la main son long manteau d'orfèvre.
Du trésor jadis abondant, subsiste toutefois au presbytère une pièce de haute qualité : une statuette-reliquaire (0,53 m de hauteur) de saint Christophe portant le Christ enfant pour lui faire traverser un gué du Jourdain. Le bon géant mesure avec son grand bâton feuillu la profondeur de l'eau. Ce groupe de la fin du XVe est en bois recouvert de lames d'argent. Quelques parties, comme le bord du manteau, sont de vermeil. Un poinçon de l'orfèvre qui n'a pu être identifié est frappé trois fois sur les épaules de l'enfant et de son porteur. Le logement rectangulaire de la relique est soudé sur le genou gauche du saint. Les descripteurs qui ont étudié cette orfèvrerie, soit à Longpré, soit à Paris lors de grandes expositions d'art ancien, lui donnent une origine allemande. Leur hypothèse est fondée sur le franc réalisme, presque caricatural, du visage, la minutieuse indication de l'anatomie, muscles et veines de la jambe droite seule visible, le tumulte des draperies. La popularité de saint Christophe était grande pendant les derniers siècles du Moyen Âge. C'est qu'il suffisait d'avoir aperçu le matin sa représentation pour être garanti contre tout accident jusqu'à la nuit. Aussi mettait-on sa grande image en place très visible près d'une porte à l'intérieur, comme à Saint-Riquier, à l'extérieur comme à la cathédrale.

Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs[modifier | modifier le code]

Construite en 1862, chemin de Condé[29].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Érigé dans l’actuel cimetière communal, ce monument à l’honneur des combattants du 28 décembre 1870 rappelle que les combats sur le territoire de la commune firent huit tués, quinze blessés et plus de soixante prisonniers pris dans l’ancien cimetière où la résistance s'était concentrée.

Inscriptions sur la face avant : À la mémoire des Français morts pour la défense de la patrie, 28 X 1870, souscription des jeunes de Longpré.
Sur la face gauche : Gardes Mobiles du Pas-de-Calais, 4e Bon, Houssart caporal, Carpentier Charles, Dedouiges Louis, Dubois Henry, Dufour Zéphir.
Sur la face droite : Gardes Nationaux Mobilisés du Nord, Delval Baptiste, Piquet, Saintolie.
Il ne s'agit donc pas de gens de la commune morts au combat.
    • Monument aux morts 1914-1918 :

Se dressant à l'angle nord-est de l'église, il est encadré, à droite et à gauche, d'un mortier. Sa face avant est décorée par la statue grandeur nature d'un soldat moustachu, tenant son fusil par le canon, la crosse posée sur le sol, entre ses pieds, la sculpture est l'oeuvre d'Auguste Carvin. Le journal La Somme du 13 mars 1920 écrivit : « Il existe à Longpré un monument commémoratif, qui donne lieu, chaque année, à une manifestation patriotique. Aussi n’est-il pas question d’élever un second monument. Toutefois, pour honorer les héros de la grande Guerre, le Conseil municipal a décidé d’affecter une somme de 5 000 F, pour l’agrandissement et l’embellissement du monument actuel. Des plaques sur lesquelles seront inscrits les noms de nos glorieux morts y seront ajoutées et une souscription à domicile complétera la somme nécessaire. » La commune remit donc en état le monument dit des « Mobiles de 1870 » " pour y ajouter un hommage aux 42 morts de la guerre de 1914-1918. Arthur de Saint-Germain, entrepreneur à Hangest-sur-Somme, s'engagea à réparer et déplacer cet édicule tout en lui ajoutant un coq gaulois et des plaques de marbre portant le nom des défunts. En décembre 1920, ces travaux de remise en état étaient en cours d'exécution, mais, en 1921, un projet plus ambitieux semble avoir été choisi, celui des architectes amiénois Mallet et Carpentier.

  • Cimetière anglais 1914-1918 :

En avril 1918, au tournant de l'offensive allemande vers Amiens, les 12e et 55e de dégagement d'accident ont combattu près de Longpré. Ils ont ouvert un cimetière appelé cimetière britannique no 1. Fermé à la fin d'avril 1918, il contenait 35 tombes. Le cimetière actuel qui portait le nom de cimetière britannique no 2 fut fermé en mai 1918. Les deux cimetières ayant été rassemblés en 1919, les 35 tombes du cimetière no 1 forment les rangées C et D. Aujourd'hui, le cimetière anglais possède quatre rangées, pour un total de 79 tombes, 58 Anglais, 20 Australiens et 1 Français y reposent. Chaque année, une cérémonie a lieu, suivie par la dépose d'une gerbe de fleurs.

  • Monument du souvenir des 5 et 6 juin 1940 :

Les événements du 28 mai au 6 juin 1940 ayant été tragiques (la localité fut détruite à 90 %), le lourd tribut à la bataille de France payé ici, et les vaillants combattants de la 1re compagnie du 1er bataillon du 53e RICMS qui ont défendu la ville face aux panzer du général Rommel lors de leurs percées des 5 et 6 juin 1940, sont mentionnés ainsi :

Épitaphe du souvenir

5 et 6 juin 1940

Ils sont morts pour que les hommes s'aiment.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Panorama sur le marais, le belvédère.

Le marais de Longpré s'étend sur 160 ha. Ouvert à la visite pour les curieux de nature, il est réputé d'une grande biodiversité[31].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Longpré-les-Corps-Saints Blason Parti : au 1er d'or à trois écussons de vair, au 2e d'azur à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable et accompagnée de trois croissants d'or.
Détails
Créé en 1978, il reprend pour moitié, sur la gauche, le blason de la famille De Fontaines et sur la droite le blason de la famille De Louvencourt, respectivement premier et dernier seigneurs de la ville[32].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Longpré-les-Corps-Saints
D'or aux trois écussons de vair.

Personnalités liées à la commune (aviation, littérature)[modifier | modifier le code]

  • Louis Louchet, né le 21 juillet 1753 à Longré et mort le 15 janvier 1815, était un homme politique français qui fut député de l’Aveyron à la Convention. Adversaire résolu de Robespierre, il laisse sa trace dans l'Histoire le 27 juillet 1794 en réclamant à la Convention le décret d'arrestation contre l'Incorruptible alors qu'aucun des conjurés n'ose formuler cette proposition décisive : Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre fut empêché de s’exprimer à la Convention et invectivé de toutes parts quand un des représentants « à mauvaise conscience », Louchet, qui était proche de Fouché, demanda le décret d’accusation contre lui. La proposition fut votée à main levée et Robespierre arrêté en compagnie de Saint-Just et de CouthonAugustin Robespierre et Le Bas se joignirent volontairement à eux et le groupe fut emmené par les gendarmes. Cependant, Louchet ne souhaite pas pour autant la fin de la Terreur, dont il demande le maintien dans un discours le 19 août 1794.
  • Philippe Marty, né le 18 avril 1893 à Longpré et décédé le 26 avril 1914 à Hendon (Angleterre). Aviateur formé par les frères Caudron au Crotoy, il se tua aux commandes de son avion Morane, en faisant une descente en spirale.
    Il est inhumé dans la partie ouest du cimetière de Longpré (obsèques célébrées par l'abbé Thierry).
  • Francine Caron, poétesse et universitaire, est attachée à Longpré où elle a conçu plusieurs de ses œuvres. En effet, sa famille maternelle est originaire de Longpré-les-Corps-Saints depuis le XVIIIe siècle au moins. Cette famille d'agriculteurs et d'artisans (meuniers, forgerons) puis d'instituteurs joua un rôle dans l'histoire de la localité. Son grand-père maternel, Eugène Caron (1858-1936), fut 1er adjoint au maire de Longpré. Latiniste et helléniste, il créa le terme « longiprate » (signifiant donc originaire de ce « grand village »). 18 titres parmi l'œuvre de Francine Caron ont été conçus, médités, élaborés dans la maison de famille dite « La Sylve », sise à Longpré : ses haïkus récents, la plupart de ses livres d'amour viscéral et spirituel envers /aussi/ les paysages de Picardie. Trois d'entre eux ont été préfacés par le poète Pierre Garnier, picard et universel : La Somme de Joie (1975), Picardie-Poésie (1981), Grandeur Nature (1989), presque tous épuisés, publiés aux éditions Eklitra d'Amiens. Le Paradis terrestre, vécu dans ses jeunes étés à Longpré, a reçu le prix Froissart 1976. En plus de Pierre Garnier, de « La Sylve » ont été familiers : Pierre Marchand proviseur du lycée de Calais, ainsi que les poètes wikipédistes : Jean Dauby, Jacques Darras, Serge Brindeau. Francine Caron fut invitée avec ce dernier en 1996 au collège de Longpré - Nouvelles créations in situ : Jardin de simples paru à Donner à Voir, Le Mans (2007), et Arbres /z'/ amants (/z'/Amiens), avec l'artiste Chantal Denis, un livre de bibliophilie aux éditions L'Œil pour l'Œil (2008) - Enfin Longpré-les-Corps-Saints apparaît dans les poèmes de Francine Caron, soit par ses paysages (L'Eauette, Chasse Fontaine, Chasse du vieux château, Grande Chasse), soit par ses dédicaces à ses habitants, soit en réévocations (titre : Les Corps... sourciers), soit à la fin du poème Tiers État : « Longpré / et son jardin carré / pour goûter à l'endroit / l'envers du monde ». Ce vers fut choisi pour son enseignement en IUFM par un poète collègue de Francine Caron (cf. son œuvre à son nom sur Wikipedia).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Prarond, Journal d'un provincial pendant la guerre » Abbeville 1870-1871, 1874 - lire sur Gallica
  • Chanoine Le Sueur, Abbeville et son Arrondissement pendant la Guerre 1914-1918, 1927.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Viamichelin.
  2. « Longpré-les-Corps-Saints – Longroy-Gamaches », sur page personnelle de Blaise Pichon.
  3. http://mairie-longprelcs.fr/wp-content/uploads/2014/12/Notre-histoire-Les-noms-de-rues.pdf
  4. http://knight-france.com/geneal/names/1442.htm
  5. http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1979_num_76_1_5174
  6. page 286, Tome I de « Histoire des Cathédrales, Abbayes, Châteaux-forts et Villes de la Picardie et de l'Artois », Paul Roger, Éditions Duval et Herment, Amiens, 1842 (Réimpression Éditions La Découvrance, 2003) - (ISBN 2-84265-206-1)
  7. page 117, « (Résumé de) l'histoire de la Picardie », P. Lami, 326 pages (1825, reprint Les Éditions du Bastion 1998)
    __La dévotion pour les reliques semblait s'accroître avec leur nombre. Depuis la Première Croisade, il n'y avait plus un bourg de la Picardie qui n'en possédât d'infiniment précieuses. L'espoir d'en rapporter de nouvelles de l'Orient ne contribua pas peu à entraîner sur les pas de Philippe Auguste, Renauld, comte de Boulogne, Jean, comte de Ponthieu, Ive, comte de Soissons, Raoul, comte de Clermont, Raoul, sire de Coucy, beaucoup d'autres seigneurs moins puissants, et une foule de communs.
  8. page 120, « (Résumé de) l'histoire de la Picardie », P. Lami, 326 pages (1825, reprint Les Éditions du Bastion 1998)
    __Le goût du merveilleux se répandait dans les châteaux comme dans les chaumières. Il y était nourri par le retour des pèlerins qui n'avaient pour richesses que des reliques […] De là aussi, cette foule de reliques qui, après la troisième croisade, inonda la Picardie. On voyait en tous lieux des morceaux de la « Vraie Croix », des crânes et d'autres ossements de saints.
  9. Site Histoire et généalogie à Longpré-les-Corps-Saints, par Eric Bailly
  10. Document conservé aux Archives Départementales.
  11. http://eric.bailly2.free.fr/spip.php?article28
  12. http://sumobonsai.free.fr/spip.php?article9
  13. http://sumobonsai.free.fr/spip.php?article12
  14. http://eric.bailly2.free.fr/spip.php?article59
  15. Jacques Béal, Jacques, Hommes et combats en Picardie 1939/1945, Amiens, Martelle éditions, 1998, p. 158
  16. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 4 avril 2014, p. 11.
  17. « Canton d'Hallencourt »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  18. « Intercommunalité »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  19. « Communauté de commune d'hallencourt »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  25. L'école sur le site de l'académie d'Amiens.
  26. Le collège des cygnes sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  27. « La maison des marais » (consulté le 25 août 2019).
  28. « Panorama du "Pays Picard" au milieu du 20e Siècle » : "Journal Magazine édité spécialement par Le Progrès de la Somme" - Diffusé à une date non identifiée (entre 1937 et 1939), au prix de 3,50 Francs (format 43,5 cm x 59 cm), et regroupant 48 pages, à propos de la Somme.
  29. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 110 (ASIN B000WR15W8).
  30. « Canton d'Hallencourt », Mémorial, sur Les Morts pour la France - Somme.
  31. « Le marais de Longpré ».
  32. Éric Bailly, Histoire et généalogie à Longpré-lès-Corps-Saints.