Rambures

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Rambures
Rambures
Le château.
Blason de Rambures
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CC Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Fabrice Vue
2020-2026
Code postal 80140
Code commune 80663
Démographie
Gentilé Ramburois
Population
municipale
340 hab. (2019 en diminution de 8,85 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 33″ nord, 1° 42′ 12″ est
Altitude Min. 122 m
Max. 181 m
Superficie 9,9 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Poix-de-Picardie
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Rambures
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Rambures

Rambures est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rambures est un petit village picard à l'ouest d'Oisemont. Il est situé à mi-distance entre Oisemont et Blangy-sur-Bresle, à l'écart des grands axes de circulation.

La commune fait partie du bocage de la Picardie maritime.

En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 1 (Mers-lès-Bains - Oisemont - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rambures est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68 %), prairies (19,1 %), zones urbanisées (7,4 %), forêts (5,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1058, la Maison de Rambures tient une place de premier plan dans le royaume de France. Ses membres se consacrent de père en fils à la carrière des armes. Le plus illustre est Charles de Rambures dit « le brave Rambures  », compagnon d'Henri IV[9].

Enluminé et élaboré au milieu du XVe siècle pour Jacques de Rambures et son épouse, Marie Antoinette de Berghes St-Winoch, le livre d'heures des Rambures est conservé à la bibliothèque municipale d'Amiens[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait jusqu'en 2016 dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme, avant d'intégrer le l'arrondissement d'Amiens[11]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Gamaches[12]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes de la Région d'Oisemont (CCRO), créée au .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[13],[14]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [15], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[16].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Marcel Gandon    
mars 2001 mai 2020 Jean-Claude Gandon[19] DVD Retraité agricole
Vice président de la CC Région d'Oisemont (2008 → 2016)
mai 2020[20] En cours
(au 6 juin 2020)
Fabrice Vue    

Budget et fiscalité 2020[modifier | modifier le code]

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[21] :

  • total des produits de fonctionnement : 161 000 , soit 459  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 115 000 , soit 329  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 78 000 , soit 224  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 177 000 , soit 506  par habitant ;
  • endettement : 77 000 , soit 219  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 5,96 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 5,04 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 8,12 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 43,74 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 6,26 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2019 : médiane en 2019 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 450 [22].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2019, la commune comptait 340 habitants[Note 2], en diminution de 8,85 % par rapport à 2013 (Somme : −0,2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
789753870765831877876892885
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
827823790725733726694662598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
590562522482458459451478487
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
481444404363367365404381348
2019 - - - - - - - -
340--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jusqu'en , les écoles de Rambures et du Translay sont organisées en regroupement pédagogique intercommunal : deux classes à Rambures et une au Translay.

Les élèves seront tous dirigés en septembre vers le regroupement pédagogique concentré de Oisemont qui comptera alors 380 élèves[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Rambures, construit aux XVe, XVIIIe et XIXe siècles[27],[28], est dominé par trois couleurs : bleu pour la toiture en ardoise, rouge pour la brique et blanc pour le calcaire de construction. Les murs pouvant atteindre jusqu'à cinq mètres d'épaisseur, conservent à ce château son aspect original.
Du ciel on remarque une structure élégante composée de quatre tours larges surmontées de quatre poivrières. Chacune de ces tours est identique et démontre une finesse notable dans les reliefs des deux entrées.
Le monument est entouré d'un jardin à l'anglaise et à la française. On y trouve de très vieux chênes et des variétés exotiques d'arbres âgés de plusieurs siècles. Une roseraie composée de roses assez rares, ainsi qu'un verger, font la fierté du village[29]. Chaque année est célébrée la fête du cidre avec la pomme rambour.
Les écrits du village citent un souterrain passant sous le château et qui menait plusieurs kilomètres plus bas afin de pouvoir fuir et de protéger la famille régnante et les villageois. Des fouilles lors de restaurations au cours des années 1980 ont en effet mis au jour un souterrain long et étroit. Malheureusement celui-ci s'est effondré, le rendant impraticable. Il est dit qu'il menait à un corps d'armes[réf. nécessaire].
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption[30].

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Curiosité et anecdote[modifier | modifier le code]

Les pommes rambour tiennent leur nom de la localité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason-Rambures.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
d'or aux trois fasces de gueules.[32]


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Château de Rambures, immersion au Moyen-Age
  10. Conférence de Jean-Paul Labesse, Société d'émulation, carmel d'Abbeville, 4 décembre 2013
  11. « Arrêté du Préfet de région du 23 décembre 2016 portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme », Recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-France, no 200,‎ , p. 321 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  14. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  15. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  16. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  17. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le ).
  18. « Les maires de Rambures », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  19. Blandine Thoreux, « Municipales 2014 : Nouvelle liste pour Jean-Claude Gandon : Après l’annonce de sa candidature lors de la cérémonie des vœux, Jean-Claude Gandon, maire de Rambures, présente sa nouvelle équipe aux candidatures variées », L'Informateur - L’Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  20. « Fabrice Vue est le nouveau maire de ce village de la Somme : Après 19 ans à la tête de la commune de Rambures, Jean-Claude Gandon a cédé sa place à Fabrice Vue, qui a été élu maire le jeudi 28 mai 2020 », L'Éclaireur du Vimeu,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Fabrice Vue, seul candidat, est élu avec neuf voix pour et deux blancs. Il entame là son troisième mandat d’élu. Il a en effet été :
    conseiller municipal de 2008 à 2014,
    premier adjoint de 2014 à 2018, date à laquelle il avait démissionné »
    .
  21. Les comptes de la commune
  22. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  26. « C'était la dernière kermesse de l'école : L'école adéfinitivement fermé vendredi. À la rentrée, les élèves iront au RPC d'Oisemont », Courrier picard, édition Picardie maritime,‎ , p. 14.
  27. « Domaine du château de Rambures », notice no PA00116225, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Le château-fort », notice no IA80000848, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Jardin d'agrément du château de Rambures », notice no IA80000626, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Intérieur de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption
  31. Monument aux morts
  32. Famille de Rambures