Beaucamps-le-Vieux

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Beaucamps-le-Vieux
L'hôtel de-ville, juste à côté de l'église, est surmonté d'un clocheton.
L'hôtel de-ville, juste à côté de l'église, est surmonté d'un clocheton.
Blason de Beaucamps-le-Vieux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
François Thiverny
2014-2020
Code postal 80430
Code commune 80062
Démographie
Gentilé Beaucampois
Population
municipale
1 388 hab. (2014)
Densité 276 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 42″ nord, 1° 46′ 48″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 201 m
Superficie 5,02 km2
Localisation

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Beaucamps-le-Vieux

Beaucamps-le-Vieux est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaucamps-le-Vieux
Saint-Aubin-Rivière Le Quesne Liomer
Neuville-Coppegueule Beaucamps-le-Vieux Lafresguimont-Saint-Martin/
Laboissière
Saint-Germain-sur-Bresle Beaucamps-le-Jeune Lafresnoye

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis la disparition des petits royaumes d’Yvetot et la dislocation des Flandres françaises, la population est devenue picarde (administrativement) et essentiellement agricole[pas clair][réf. nécessaire].

En 1891, Beaucamps-le-Vieux devient le terminus provisoire de la ligne du chemin de fer secondaire du réseau départemental de la Somme, venant d'Amiens, et qui atteint Aumale (Seine-Maritime) en 1901 puis Envermeu en 1906.

À cette époque, le village possédait une usine qui fabriquait de la thibaude[1].

Un violent cyclone détruit l'église en 1895[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La grippe espagnole emporte plus de 50 personnes du village en 1918, presque autant que la Première Guerre mondiale : 54 victimes ont leur nom gravé sur le monument aux morts[1].

Faisant partie de la zone des armées en réserve, Beaucamps accueille 1 200 spahis marocains en 1916, puis 1 780 tirailleurs sénégalais du 26 juin au [1].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ligne ferroviaire ferme au service voyageur en 1940, et à tout trafic en 1947. La gare du chemin de fer secondaire subsiste, mais appartient désormais à un particulier.

La Deuxième Guerre mondiale n'a pas manqué de marquer de drames la mémoire locale. Le , un char allemand tire un obus dans une salle de classe : quatre écoliers sont tués[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Hornoy-le-Bourg[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[4],[5]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[6], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[7].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 juin 1995 Jean-Jacques Iriarte Arriola Apparenté PCF  
juin 1995 mars 2008 François Thiverny    
mars 2008[9] 2014 Jean-Jacques Iriarte Arriola Apparenté PCF  
avril 2014[10],[11] en cours
(au 15 février 2017[12])
François Thiverny   Vice-président de la CCSOA (2014 → 2016)
Vice-président de la CC2SO (2017 → )

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 388 habitants, en diminution de -3,48 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 520 1 325 1 283 1 550 1 452 1 740 1 802 1 800 1 807
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 703 1 767 1 746 1 821 1 854 1 808 1 766 1 797 1 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 665 1 619 1 570 1 420 1 349 1 335 1 316 1 240 1 334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 336 1 449 1 457 1 443 1 404 1 385 1 450 1 409 1 388
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte un collège.

Manifestations locales et festivités[modifier | modifier le code]

La musique municipale donne plusieurs concerts par an et participe à toutes les festivités. Elle a été fondée en 1864 et fête ses 150 ans en 2014[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin[16] avec une crucifixion réalisée par Alfred Le Petit.
  • Chapelle Notre-Dame du Bon Secours. Elle contient une plaque à la mémoire de l'abbé Lyonneau qui s'est illustré à Liomer pendant la seconde Guerre mondiale[17].
  • Chapelle Notre-dame de Délivrance, route du Quesne[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Beaucamps-le-Vieux.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
D'argent à la bande de sable frettée d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P.-L. Limichin, « Canton d'Hornoy » in Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Tome 2 - Arrondissement d'Amiens, 458 pages, éd. Société des Antiquaires de Picardie (Fondation Ledieu) - (1912) - Réimpression : Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979, pages 132 à 137.
  • Beaucamps-le-Vieux dans les souffrances de la guerre, mai-juin 1940, souvenirs d'évacuation, 1991, imp. AAP, 17 témoignages vécus.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Denise Élie-Deneux, Un jeune appelé de Beaucamps-le-Vieux dans l'après-guerre 1914-1918 : témoignage, Société d'émulation d'Abbeville, bulletin 2015, tome XXXIII, fascicule 5, p. 644, ISSN 0081-0819.
  2. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, 22 décembre 2013, p. 10.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  5. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  7. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  8. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  9. Source : Hebdomadaire Le réveil du 27 mars 2008
  10. Vincent Beny, « François Thiverny récupère son siège perdu en 2008 : Six ans après sa défaite contre J.J. Iriarte Arriola, F. Thiverny retrouve son siège de maire. Il attaque son 3e  mandat. Son adversaire l’accuse d’avoir profité des voix du FN », Le Réveil de Neufchâtel,‎ (lire en ligne) « Décidément, l’histoire de Beaucamps-le-Vieux est un éternel recommencement depuis plus de trois décennies. Un petit plongeon dans l’histoire récente des élections municipales suffit à le comprendre : De mars 1983 à juin 1995, c’est Jean-Jacques Iriarte Arriola qui fut aux commandes de la commune avant d’être battu par François Thiverny qui lui succédera pendant deux mandats avant, lui-même, d’être battu par… Jean-Jacques Iriarte Arriola en mars 2008
    Dimanche, c’est donc François Thiverny qui a retrouvé son siège de maire avec 52,55 % des suffrages contre 47,44 % à son adversaire »
  11. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  12. Térézinha Dias, « La baisse des impôts ne freine pas Beaucamps-le-Vieux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. http://clochers.org/Fichiers_HTML/Accueil/Accueil_clochers/80/accueil_80062.htm
  17. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 99 (ASIN B000WR15W8).