Beaucamps-le-Vieux

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Beaucamps-le-Vieux
Beaucamps-le-Vieux
L'hôtel de ville, juste à côté de l'église, est surmonté d'un clocheton.
Blason de Beaucamps-le-Vieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CC Solmme Sud-Ouest
Maire
Mandat
François Thiverny
2020-2026
Code postal 80430
Code commune 80062
Démographie
Gentilé Beaucampois
Population
municipale
1 421 hab. (2017 en augmentation de 0,28 % par rapport à 2012)
Densité 283 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 42″ nord, 1° 46′ 48″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 201 m
Superficie 5,02 km2
Élections
Départementales Canton de Poix-de-Picardie
Législatives [4e circonscription de la Somme
Localisation
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Beaucamps-le-Vieux

Beaucamps-le-Vieux est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Situé à une trentaine de kilomètres au sud d'Abbeville et à peu près la même distance à l'ouest d'Amiens, le territoire communal est tangenté par la route départementale 1015.

En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 4 (Blangy-sur-Bresle - Amiens) et la ligne no 32 du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce serait au XIe siècle que le site de Beaucamps-le-Vieux aurait été défriché et peuplé par défrichement. Quelque temps après, fut fondé Beaucamps-le-Jeune.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare en 2019.

Beaucamps-le-Vieux, au XIXe siècle s'adonnait au tissage de la thibaude (toile épaisse qui servait de support à la moquette) et à la fabrication de chaises et de leur paillage de seigle, introduit au début du XIXe siècle par un ancien grognard de la Grande Armée au retour de la Campagne de Russie. À cette époque, le village possédait une usine qui fabriquait de la thibaude[2].

En 1891, Beaucamps-le-Vieux devint le terminus provisoire de la ligne du chemin de fer secondaire du réseau départemental de la Somme, reliant Amiens à Aumale en 1901 puis Envermeu en 1906.

Un violent cyclone détruit l'église en 1895[2].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La grippe espagnole emporta plus de 50 personnes du village en 1918, presque autant que la Première Guerre mondiale : 54 victimes ont leur nom gravé sur le monument aux morts[2].

Faisant partie de la zone des armées en réserve, Beaucamps accueille 1 200 spahis marocains en 1916, puis 1 780 tirailleurs sénégalais du 26 juin au [2].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ligne ferroviaire ferme au service voyageur en 1940, et à tout trafic en 1947. La gare du chemin de fer secondaire subsiste, mais appartient désormais à un particulier.

La Deuxième Guerre mondiale n'a pas manqué de marquer de drames la mémoire locale. Le , un char allemand tire un obus dans une salle de classe : quatre écoliers sont tués[3]. Le , deux vagues d’avions alliés, qui avaient pour objectif une rampe de V1 installée dans le bois de Liomer larguent leurs bombes par erreur sur le village, détruisent 20 maisons et font 13 tués et 7 blessés[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Hornoy-le-Bourg[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[6],[7]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[8], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[9].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 juin 1995 Jean-Jacques Iriarte Arriola Apparenté PCF  
juin 1995 mars 2008 François Thiverny    
mars 2008[11] 2014 Jean-Jacques Iriarte Arriola Apparenté PCF  
avril 2014[12] En cours
(au 28 juin 2020)
François Thiverny   Vice-président de la CCSOA (2014 → 2016)
Vice-président de la CC2SO (2017 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[13],[14],[15]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2017, la commune comptait 1 421 habitants[Note 1], en augmentation de 0,28 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5201 3251 2831 5501 4521 7401 8021 8001 807
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7031 7671 7461 8211 8541 8081 7661 7971 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6651 6191 5701 4201 3491 3351 3161 2401 334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 3361 4491 4571 4431 4041 3851 4371 4441 450
2013 2017 - - - - - - -
1 4091 421-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire locale (maternelle et élémentaire) compte 227 élèves à la rentrée scolaire 2018-2019. Un service de restauration est à la disposition des écoliers[19]. La compétence scolaire est gérée par la communauté de communes Somme-Sud-Ouest.

La commune héberge le collège public Maréchal Leclerc de Hauteclocque[20].

Manifestations locales et festivités[modifier | modifier le code]

La musique municipale donne plusieurs concerts par an et participe à toutes les festivités. Fondée en 1864, l'association fête ses 150 ans en 2014[2].

Elle effectue ses sorties avec le renfort des formations de Pont-Remy et Liomer[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin[22] renfermant une crucifixion réalisée par Alfred Le Petit.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours. Elle contient une plaque à la mémoire de l'abbé Lyonneau qui s'est illustré à Liomer pendant la Seconde Guerre mondiale[23].
  • Chapelle Notre-Dame-de-Délivrance, route du Quesne[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Beaucamps-le-Vieux.svg

La commune a relevé le blason des seigneurs de Beaucamps, du XIVe siècle.

Blasonnement :

  • d'argent à la bande de sable frettée d'or.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P.-L. Limichin, « Canton d'Hornoy » in Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Tome 2 - Arrondissement d'Amiens, 458 pages, éd. Société des Antiquaires de Picardie (Fondation Ledieu) - (1912) - Réimpression : Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979, pages 132 à 137.
  • Beaucamps-le-Vieux dans les souffrances de la guerre, mai-juin 1940, souvenirs d'évacuation, 1991, imp. AAP, 17 témoignages vécus.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. a b c d et e Denise Élie-Deneux, Un jeune appelé de Beaucamps-le-Vieux dans l'après-guerre 1914-1918 : témoignage, Société d'émulation d'Abbeville, bulletin 2015, tome XXXIII, fascicule 5, p. 644, ISSN 0081-0819.
  3. « Commémoration », Le Courrier picard, édition Picardie maritime,‎ , p. 10.
  4. « En mémoire des victimes civiles », Courrier picard,‎ , p. 12.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  7. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  8. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  9. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  10. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  11. Source : Hebdomadaire Le réveil du 27 mars 2008
  12. Vincent Beny, « François Thiverny récupère son siège perdu en 2008 : Six ans après sa défaite contre J.J. Iriarte Arriola, F. Thiverny retrouve son siège de maire. Il attaque son 3e  mandat. Son adversaire l’accuse d’avoir profité des voix du FN », Le Réveil de Neufchâtel,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mai 2017) « Décidément, l’histoire de Beaucamps-le-Vieux est un éternel recommencement depuis plus de trois décennies. Un petit plongeon dans l’histoire récente des élections municipales suffit à le comprendre : De mars 1983 à juin 1995, c’est Jean-Jacques Iriarte Arriola qui fut aux commandes de la commune avant d’être battu par François Thiverny qui lui succédera pendant deux mandats avant, lui-même, d’être battu par… Jean-Jacques Iriarte Arriola en mars 2008
    Dimanche, c’est donc François Thiverny qui a retrouvé son siège de maire avec 52,55 % des suffrages contre 47,44 % à son adversaire »
  13. Vincent Beny, « Francois Thiverny briguera un 4e mandat à Beaucamps-le-Vieux : Maire entre 1995 et 2008, puis réélu en avril 2014, François Thiverny briguera un 4e mandat de maire en mars 2020. Une décision qu’il a prise à la demande des élus de son équipe », Le Réveil,‎ (lire en ligne, consulté le 13 juillet 2020).
  14. Benoit Delespierre, « Le suspense perdure à Beaucamps-le-Vieux : François Thiverny et Jean-Jacques Iriarte Arriola rejouent leur mano à mano qui dure depuis 37 ans, à peine troublé par l’incomprise candidature du maire de Beaucamps-le-Jeune, Alain Desbiendras », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 13 juillet 2020).
  15. François Sauvestre, « Municipales 2020 dans la Somme : François Thiverny élu maire de Beaucamps-le-Vieux : François Thiverny est élu maire de Beaucamps-le-Vieux dans la vallée de la Bresle, dans le sud-ouest de la Somme. Il devance ses deux adversaires Jean-Jacques Iriarte Arriola et Alain Desbiendras en obtenant 40,58% des voix », France Bleu Picardie,‎ (lire en ligne, consulté le 13 juillet 2020) « Un scrutin ultra serré puisque François Thiverny devance Jean-Jacques Iriarte Arriola de seulement cinq voix ».
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. « L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale » (consulté le 13 mai 2019).
  20. « Le collège sur le site du ministère de l'Éducation nationale » (consulté le 13 mai 2019).
  21. Jacques Dulphy, « Hallencourt La fanfare recherche des musiciens », Courrier picard, édition Picardie maritime,‎ , p. 12.
  22. « L'église sur le site clochers.org ».
  23. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 99 (ASIN B000WR15W8).