Poix-de-Picardie

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Poix-de-Picardie
Panorama sur le bourg depuis la route de Grandvilliers.
Panorama sur le bourg depuis la route de Grandvilliers.
Blason de Poix-de-Picardie
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Rose-France Delaire
2014-2020
Code postal 80290
Code commune 80630
Démographie
Gentilé Poyais
Population
municipale
2 398 hab. (2014)
Densité 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 36″ nord, 1° 59′ 07″ est
Altitude Min. 94 m – Max. 190 m
Superficie 11,66 km2
Localisation

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Liens
Site web site officiel de la ville

Poix-de-Picardie est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Poix-de-Picardie, carte de cassini

La commune de Poix de Picardie est située à 105 km de Paris, 38 km de Abbeville, 73 km de Rouen et 25 km d'Amiens, aux confins de la Normandie et de la Picardie.

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé dans le fond d'une vallée encaissée.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Poix-de-Picardie au sud-est du bassin de la Somme sur la Poix un affluent de la Selle.

Il est baigné par la rivière de Poix, sous-affluent du fleuve la Somme par la Selle.

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

Poix est situé au carrefour de deux anciennes voies majeures de communication, les anciennes RN 1 et RN 29. Ces deux voies ont perdu de leur importance, puisqu'elles sont désormais doublées par l'Autoroute française A16 et l'Autoroute française A29 (sortie sortie 13).

La ville est donc aisément accessible, sans plus subir les nuisances du trafic qu'elle connaissait autrefois.

Elle est desservie aussi par le chemin de fer, au moyen de la gare de Poix, sur la ligne de Saint-Roch à Darnétal-Bifurcation reliant Rouen à Amiens du réseau TER Picardie, TER Haute Normandie et TER Nord Pas de Calais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Poix-de-Picardie
Croixrault Croixrault Blangy-sous-Poix
Eplessier Poix-de-Picardie Blangy-sous-Poix
Lachapelle Equennes-Eramecourt Guizancourt

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

La commune est classée Station Verte.[réf. nécessaire] Elle dispose d'un camping municipal, ouvert du 1er avril au 30 septembre, d'un hôtel et de plusieurs restaurants.

En matière de loisirs, elle met à la disposition de ses résidents un cinéma, Le Trianon, rénové en 2014, et, à ses portes, un centre aquatique intercommunal Aquasoa, ouvert en 2017.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est instituée lors de la Révolution française sous le nom de Poix. Elle prend la dénomination de Poix-de-Picardie en 1971[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des seigneurs de Poix.

En 1974, la commune absorbe celle de Lahaye-Saint-Romain[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Poix-de-Picardie[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié et étendu.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois, créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[2],[3]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[4], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[5].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest, dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [6]. Poix-de-Picardie en est le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1844   Denis Étienne Decrept    
avant 1857   Ferdinand Beaumont    
avant 1858   Charles Mehaye    
Les données manquantes sont à compléter.
1971[8] 1995 Pierre Daniel CD
puis DVD
Commerçant
Conseiller général de Poix-de-Picardie (1970 → 2008)
1995 2008 Jacky Pétigny[8],[9] DVD Agent DDE
mars 2008 2014 Romuald Trabouillet[10] PS  
mars 2014[11] en cours
(au 19 juillet 2017[12])
Rose-France Delaire DVG Vice-présidente de la CC du Sud-Ouest Amiénois (2014 → 2016)
Vice-présidente de la CC Somme Sud-Ouest (2017 → )

Le conseil municipal du a réélu Geneviève Leclerc maire délégué de Lahaye-Saint-Romain[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 398 habitants, en augmentation de 0,42 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
731 751 781 883 986 1 050 1 056 1 194 1 153
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 169 1 204 1 436 1 322 1 353 1 337 1 299 1 192 1 193
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 099 1 146 1 100 1 058 1 109 1 056 1 122 1 134 1 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 278 1 514 2 172 2 267 2 191 2 285 2 337 2 407 2 398
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Salon des Arts Récup est une animation où sont exposés des objets créés à partir de toutes sortes de matériaux de récupération. La 5e édition a eu lieu en mars 2017[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Commencés en 1538, le chœur et le transept du nouvel édifice sont terminés en 1540. Il faut admirer la belle voûte d'une légèreté remarquable et d'une grande hardiesse, aux quarante-quatre pendentifs sculptés et peints de plus d'un mètre de saillie. Le Christ de pitié, visible à gauche de l'entrée latérale (façade Sud), a le bras droit brisé[18].
  • Cimetière militaire britannique
Cimetière allié, à côté de l'église.
Juste à côté de l'église, se trouve un cimetière militaire. Il comprend les tombes d'aviateurs du Commonwealth abattus pendant les combats de la Seconde Guerre mondiale.
  • La Justice de paix : ce bâtiment emblématique de la ville, construit à la place de l'ancienne gendarmerie en 1881, est un des rares du centre-ville a avoir résisté à l'incendie de 1940 et aux bombardements qui ont endommagés l'église. Il a accueilli le tribunal dénommé justice de paix créé par la Révolution pour résoudre les petits litiges de proximité, jusqu'à la suppression de ces juridictions cantonales en 1958. Depuis lors, le bâtiment, réhabilité en 2017, est utilisé par les associations locales[12].
  • La commune est située au cœur de huit sentiers de randonnée aménagés, représentant 110 km de promenade. Il s'agit de :
    • Le Balcon des Évoissons (13 km) ;
    • Les Hauts de Poix (9 km)  ;
    • Le circuit des Vallées (18 km) ;
    • Le Circuit de Sainte-Segrée (9 km) ;
    • Le Circuit des Trois-Vallées (12,5 km) ;
    • Le Circuit d'Agnières (16 km)
    • Le Circuit des Sept Messes (15 km) ;
    • La promenade le long des Bois (5 km)[19], [20].
  • Monument aux morts des guerres de 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945, édifié sur les plans de l'architecte amiénois Dupont au début des années 1920 par l'entrepreneur amiénois Grujon. Le relief sculpté ornant le monument est une œuvre de Valentin Molliens[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Poix-de-Picardie.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur à la tour d'or, accostée de deux épées basses du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  3. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  4. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  5. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  6. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  7. « Les maires de Poix-de-Picardie », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 28 avril 2017).
  8. a et b « Jacky Pétigny, ancien maire, est décédé », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, vol. Le Bonhomme picard, no 3434,‎ , p. 20 « Jacky Pétigny, maire de Poix-de-Picardie de 1995 à 2008, président de l’association du Souvenir Français du comité de Poix-de-Picardie est décédé à Salouel le jeudi 16 février dans sa 74e année. Jacky Pétigny avait succédé à Pierre Daniel dont il fut le premier adjoint. « J’avais créé l’union commerciale en 1962. On m’avait ensuite encouragé à aller plus loin. Quand j’avais monté une liste en 1971, je voulais avoir des personnes issues d’un peu toutes les professions sans considération politique. Quelqu’un s’est désisté. J’ai convaincu Jacky Pétigny » , se souvient Pierre Daniel ».
  9. Monique Biéri, « Jacky Pétigny inhumé ce mercredi : Le Courrier picard », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Trente-sept ans à la mairie (1971-2008) dont treize années (de 1995 à 2008) en tant que maire : Jacky Petigny, 73 ans, né le 19 novembre 1943 à Conty, est décédé dans la nuit du 16 au 17 février. Son inhumation aura lieu aujourd’hui ».
  10. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 28 février 2009)
  11. a et b « Rose-France Delaire est le nouveau maire du chef- lieu de canton », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 28
  12. a et b « Réhabiliter l'histoire : Inauguration pour la Justice de Paix », Le Courrier picard, édition de Grandvilliers, no 3455,‎ , p. 28.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. Lors du salon des Arts récup’, un défilé de mode a mis en exergue la récupération et le recyclage, « Le recyclage défile à Poix de Picardie », Le Courrier picard, vol. Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  17. « L'église Saint-Denis », notice no PA00116221, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. CD-ROM : Christian Wattin, Église Saint-Denis de Poix-de-Picardie, Ed. C. Wattin,
  19. Matthias Schweisguth, « Les sentiers de randonnée autour de Poix : Huit circuits sont balisés autour de Poix- de- Picardie. Ils permettent de découvrir les vallées, les cours d’eau et les larris de cette belle région », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3299,‎ , p. 19.
  20. « Les chemins de randonnées », Culture et loisirs, sur http://www.ville-poix-de-picardie.fr (consulté le 25 juillet 2014)
  21. « Monument aux morts de la Guerre de 1870-1871, de la Guerre de 1914-1918 et de la Guerre de 1939-1945 », notice no IA80000074, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. J. B. G. Barbier, Principes généraux de pharmacologie ou de matière médicale, Paris, Levacher, libraire, , 556 p. (lire en ligne) sur Google Books.
  23. P.E.R., « Première Guerre mondiale : L'écrivain Georges Duhamel est venu à la Villa des fauvettes en 1916 », Le Réveil de Neufchâtel, no 3462,‎ , p. 29.