Ailly-le-Haut-Clocher

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Ailly-le-Haut-Clocher
Ailly-le-Haut-Clocher
Mairie.
Blason de Ailly-le-Haut-Clocher
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Rue
Intercommunalité Communauté de communes du Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Antoine Berthe
2014-2020
Code postal 80690
Code commune 80009
Démographie
Gentilé Aliacois ou Aliaciens
Population
municipale
950 hab. (2015 en augmentation de 6,15 % par rapport à 2010)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 43″ nord, 1° 59′ 46″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 115 m
Superficie 10,81 km2
Localisation

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Ailly-le-Haut-Clocher

Ailly-le-Haut-Clocher est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ailly-le-Haut-Clocher est située sur un vaste plateau à 107 m d'altitude. Il n'existe qu'une légère ondulation de terrain vers l'est. La commune relevait autrefois du comté de Ponthieu, province historique de Picardie. Le bourg est situé sur l'axe Abbeville-Amiens, à une dizaine de kilomètres au sud-est d'Abbeville.

L'ancienne Route nationale 1, devenue route départementale 1001, traverse l'agglomération. L'autoroute A16 longe la limite communale au nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ailly-le-Haut-Clocher
Yaucourt-Bussus et
Bussus-Bussuel
Domqueur et
Ergnies
Francières et
Buigny-l'Abbé
Ailly-le-Haut-Clocher Brucamps
Long et
Cocquerel
Villers-sous-Ailly

Quartiers, hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Trois quartiers composent la commune : Ailly (le « centre »), Famechon et Alliel, autrefois considérés comme des hameaux. Dans les années 1940, Alliel est encore écrit « Ailliel ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous sa forme latine Asliacum, Alliacum en 814, Alliacus, Aliacus, Alli et dérive de l'anthroponyme romain Allius[réf. nécessaire].

Le toponyme Ailly vient de la ferme d'« Alius », ferme gallo-romaine qui se trouvait au niveau du cimetière actuel, sur la route nationale et dont on voit des traces sur les photos aériennes. Fut ajoutée au nom de la localité la mention d'un haut clocher, à cause de la caractéristique d'autrefois de la flèche de l'église qui servit d'observatoire aux académiciens chargés de dresser la carte de France de Cassini en 1760[réf. nécessaire].

Certains habitants disent encore Ailly-Clotcher en picard.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire - Antiquité[modifier | modifier le code]

Ailly est d'origine ancienne. Des haches de pierre, des cercueils de pierre contenant des squelettes et des médailles, trouvés entre Ailly et Famechon, au lieudit les Trois Villes font croire à l'existence en cet endroit d'un cimetière gallo-romain.

Une hache en bronze est également découverte en 1888[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 831, Ailly appartenait à l'abbaye de Saint-Riquier. Quatre fiefs se créèrent à Ailly : un tenu par Nicolas Deroussen, un autre par Jean Maye, un troisième tenu par J. Belleborgue et aussi un par François de Bacouel. Le fief de Famechon était tenu par Bernard et celui d'Alliel par J. Fuzelier.

En 1500, Catherine de Fosseux, et son époux Robert d'Ococh[2], vendirent Ailly à Josse de Beauvarlet, maïeur[3] d'Abbeville.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1546, l'église d'Ailly fut incendiée par des scélérats : 130 habitants qui s'y étaient réfugiés périrent. Le chef des incendiaires fut brûlé à Abbeville le .

En 1530 Jean de Ribeaucourt, écuyer, est cité comme seigneur de Morival et de Famechon[4].

En 1556 fut construite la flèche d'Ailly par François Glassant, charpentier.

En 1590, le hameau de Famechon abrita une garnison de ligueurs.

En 1615, Ailly est ravagée par les troupes du maréchal d'Ancre (qui mourut assassiné le ).


Le Françoise de Ribeaucourt, dame du Quesnoy apporte en dot le fief du Quint de Famechon à son époux Nicolas-Bernard de Fontaine de Métigny, fils du seigneur d'Estréjus[4].

En 1639, Ailly est pillée par les troupes françaises du maréchal de la Meilleraye.

En 1651, eut lieu un combat avec les cavaliers du fisc d'Abbeville, qui furent battus.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • Septembre 1849 : Victor Hugo est de passage[5] dans le bourg. Il y signale « peu de choléra ». Sur la route principale, la commune possède alors encore son relais de poste qui donne beaucoup d'animation dans la localité. Cette activité perdurera pendant environ 200 ans, gérée par la famille Deroussen.
  • La « boutonnerie » de la famille Sabras, atelier de fabrication de boutons de nacre, emploie jusqu'à une quarantaine de personnes pendant une période à cheval sur les XIXe et XXe siècles. Une rue Sabras existe encore en face de l'entrée des anciens locaux qui ont été le siège de la communauté de communes du Haut-Clocher.
  • La commune a été ravagée par la grêle en 1885.
  • En 1944, la commune fut bombardée par les alliés, bombardements visant la base de V1 située à Alliel, en périphérie du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Albert Bilhaut Républicain de gauche[6] agriculteur, marchand de charbon, président du syndicat d'électrification d'Ailly-le-Haut-Clocher,
conseiller d'arrondissement d'Abbeville, canton d'Ailly-le-Haut-Clocher de 1919 à 1937
    Mortier   dates à préciser, a été le maire d'Ailly durant la Seconde Guerre mondiale.
    Angilbert Berthe   agriculteur
mars 1971 1995 Alain Jacques[6]   médecin généraliste, conseiller général d'Ailly-le-Haut-Clocher de 1967 à 1998
1995 2001 Arnaud Dubois   médecin généraliste
mars 2001 en cours Antoine Berthe   agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2015, la commune comptait 950 habitants[Note 1], en augmentation de 6,15 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7371 0501 2511 3171 2621 3171 2431 2411 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1911 1841 1881 1071 1291 0651 044989936
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
954938928799762735764688787
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
778757778801809831853859950
2015 - - - - - - - -
950--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Ses habitants sont appelés les Aliacois ou les Aliaciens.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cybercentre et école intercommunale Victor-Hugo.

Le bourg dispose d'une école intercommunale et du collège Alain Jacques. Ces établissements sont classés en zone B pour les vacances scolaires et dépendent de l'Académie d'Amiens.

L'école intercommunale Victor Hugo , siège d'un regroupement pédagogique concentré, a été mise en place à Ailly-le-Haut-Clocher en 2009. Elle scolarise 303 élèves du primaire au cours de l'année scolaire 2014-2015 et regroupe des écoliers d'Ailly-le-Haut-Clocher, Brucamps, Domqueur, Ergnies, Long, Mouflers, Yaucourt-Bussus[12].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

L’Ascla, association sportive et culturelle d’Ailly propose quatre activités :

  • le renforcement musculaire (aérobic, stretching ...) ;
  • la gymnastique douce ;
  • le yoga ;
  • l’atelier pictural qui réunit les artistes peintres[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Traces du cadran solaire.
Notre-Dame.
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption[14],[15],[16] : classée monument historique, elle date du XIIIe siècle. La flèche de son clocher servit au XVIIIe siècle à des mesures contribuant à l'établissement de la carte de Cassini. Depuis plusieurs années, elle est l'objet d'animations lors des Journées européennes du patrimoine. Un cadran solaire, qui équipait jadis la face sud de l'édifice, est encore un peu visible dans des conditions favorables (lumière rasante de fin de journée ensoleillée).
  • Monument aux morts : érigé à côté (flanc sud) de l'église, il est entouré de quatre obus qui présentent la particularité de ne laisser dépasser de terre que leur extrémité supérieure, dépourvue de leur ogive.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Ailly-le-Haut-Clocher 80.

De gueules au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois tires, au haut clocher d'argent brochant sur le tout.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • En ce qui concerne Pierre d'Ailly, il n'existe aucune certitude. Même les historiens qui l'avaient donné comme Aillacois (notamment Prarond) se sont ravisés.

Équipement et vie économique[modifier | modifier le code]

Le bourg est équipé d'infrastructures sportives.

Vie économique[modifier | modifier le code]

Cette commune rurale se trouve sur l'axe routier Abbeville/Amiens, ce qui favorise l'emploi hors du territoire communal. Jusque dans les années 1930, l'usine de confection de boutons de nacre Sabras employait les Aliaciens. Désormais, la vie économique s'est réduite à deux producteurs d'endives qui emploient jusqu'à 35 personnes en période de production, l'agriculture, quelques artisans et commerçants.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lire en ligne la communication de la Société d'émulation historique d'Abbeville, datée du 5 avril 1888.
  2. Généalogie de la famille d'Ailly
  3. maire
  4. a et b Archive de la maison de Ribeaucourt ; et Généalogie de Ribeaucourt, manuscrit de la bibliothèque d'Amiens
  5. Pour les détails et les sources, voir le site perso de Marc Roussel.
  6. a et b Dictionnaire du personnel politique du département de la Somme (1800-1945), de J-Michel Schill, Amiens, 2011 en ligne [www.somme.fr/getpdf.php?a=853711&v=2]
  7. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Bulletin municipal de Long, juillet-août 2015.
  13. Courrier picard, édition Picardie maritime, « La saison de l'ASCLA », {{|29 août 2018}}, p. 10.
  14. http://www.somme-photos.com/2-album-2123246.html
  15. Clochers.org
  16. 40000clochers.com