Lignières-Châtelain

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Lignières-Châtelain
Vue partielle de l'église Saint-Barthélemy.
Vue partielle de l'église Saint-Barthélemy.
Blason de Lignières-Châtelain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Hubert Avet
2014-2020
Code postal 80290
Code commune 80479
Démographie
Population
municipale
366 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 32″ nord, 1° 51′ 49″ est
Altitude Min. 186 m – Max. 209 m
Superficie 6,54 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lignieres-chatelain.fr/

Lignières-Châtelain est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par l'ex-route nationale 29 (actuelle RD 1029), la « route de Normandie », qui en constitue l'axe principal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Enguerrand de Boves, évêque d'Amiens en 1120, nous fournit la forme latinisée Linerii[1].

On relève Linière ou Linières en 1195 et 1386[2].

Le nom de Lignières peut provenir de linarium, linaria, « lieu où l'on cultive le lin »[3] ou de celui de la famille de Lignières[2].

Les seigneurs de Lignières-Châtelain avaient, avant la Révolution, le privilège de tenir l'important château de Picquigny, place-forte sur la Somme, en l'absence des seigneurs de Picquigny, d'où le nom donné à leur localité.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Lignières-en-Chaussée[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des objets datant de l'époque romaine ont été trouvés lors de fouilles réalisées, vers 1850, dans un champ près du cimetière, du côté de la chapelle dédiée à saint Clément[2].

À la Révolution française, Lignières fut le chef-lieu d'un des 18 cantons de l'arrondissement d'Amiens[4].

L'ancien cadastre indique l'emplacement du château de la famille des Essarts de Lignières, sur un tertre, près de l'église. Cet édifice se composait d'un corps de logis simple en profondeur, élevé en brique et pierre sur deux niveaux, au XVIIe siècle. Ce corps de logis avait été prolongé sur la gauche, à l'ouest, au XVIIIe siècle, par une aile en retour double en profondeur, élevée d'un seul rez de chaussée assez élevé et surmonté d'un comble mansardé[5]. Passé par successions aux Calonne-Coquerel, puis aux Langlois de Septenville, ce château a été détruit vers 1894[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Poix-de-Picardie[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune reste intégrée, est modifié et agrandi.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[6],[7]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[8], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[9].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Alain Crété    
mars 2008[12] 2014 Pascal Demonchy    
2014[13] en cours
(au 6 mai 2014)
Hubert Avet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 366 habitants, en augmentation de 6,09 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
558 576 585 570 505 503 500 495 504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
530 464 439 465 438 379 373 362 342
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
354 346 322 292 305 328 312 361 381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
366 315 295 270 272 284 346 339 366
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes[modifier | modifier le code]

  • En 2007, l'église Saint-Barthélémy est ouverte un dimanche matin par mois (environ) pour la célébration d'une messe. Le catéchisme est enseigné une fois par semaine dans le local proche du presbytère.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cadran solaire sur un pilier de la façade de l'église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Barthélemy. Sa façade nord correspond, à cet endroit, à la limite de la zone bâtie du village. Elle est inaccessible puisque donnant sur un grand pré. Le clocher se dresse sur la partie sud du chœur. Une statue du saint surplombe l'entrée principale[2]. On remarque, à l'intérieur, les vitraux du chœur, aux armes des Langlois de Septenville, au-dessus de l'emplacement du maitre-autel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Léon Langlois de Septenville (Amiens 10 janvier 1754 - Lignières-Châtelain 28 août 1844), officier (jusqu'en 1789), receveur à Nivelles, député de la Dyle de l'an XIII à 1814, nommé par Louis XVIII receveur particulier des finances à Montdidier, maire de Montdidier (1823-1829), chevalier de Saint Louis, Officier de la Légion d'honneur[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Lignières-Châtelain.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De gueules aux trois croissants d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Beaurain, Canton de Poix in Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Tome 3 - Arrondissement d'Amiens, 721 pages, éd. Société des Antiquaires de Picardie (Fondation Ledieu), 1919 ; réimpression : éd. Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979, p. 471-481.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 1, p. 512, Archives départementales de la Somme, Amiens, vue 260/269.
  2. a, b, c, d et e Site municipal.
  3. Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France : essai de toponymie, p. 226
  4. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Marquis de Belleval, Nos Pères, mœurs et coutumes du temps passé, Paris, Th. Olmer, , p. 274-297
  6. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  7. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  8. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  9. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  10. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  11. « Les maires de Lignières-Châtelain », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 20 mai 2017).
  12. « Pascal Demonchy a décidé de rendre son écharpe », Le Réveil, édition Oise normande, no 3329,‎ , p. 19 (ISSN 2268-0845)
  13. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Langlois, Baron de Septenville. », base Léonore, ministère français de la Culture