Avesnes-Chaussoy

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Avesnes-Chaussoy
Le château d'Avesnes.
Le château d'Avesnes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Roland de Calonne
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80048
Démographie
Population
municipale
64 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 09″ nord, 1° 52′ 29″ est
Altitude Min. 74 m – Max. 147 m
Superficie 6,12 km2
Localisation

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Avesnes-Chaussoy est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au sud d'Abbeville et à l'ouest d'Amiens, le village n'est desservi par aucune route départementale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Avesnes-Chaussoy
Epaumesnil Etréjust
Fresneville et
Saint-Maulvis
Avesnes-Chaussoy Belloy-Saint-Léonard
Villers-Campsart Dromesnil

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté précocement sous la forme Avisnas en 750[réf. nécessaire]. La commune est instituée sous la dénomination de Avesnes Chaulsoix en 1793, Avesnes et le Sauchoy en 1801. Elle prend ultérieurement son toponyme actuel de Avesnes-Chaussoy[1].

Ernest Nègre explique le type toponymique Avesnes, dont la répartition est limitée à la Normandie, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais, par l'ancien français avenesne[2] ou le bas latin *avenesna (non attesté) au sens de « terre propice à l'avoine »[3], en supposant un hypothétique passage de *Avenesne à Avesne. En effet, *Avenesne n'est jamais mentionné en tant que forme ancienne des différents toponymes Avesnes ou en -avesne, alors même que ce type toponymique est attesté dès le Haut Moyen Âge, ce qui est rarement le cas pour des localités rurales.

En outre, toutes les formes les plus anciennes sont du type Avis(i)n-. Ainsi en témoignent encore Avesnes (Somme, Vron, Avisnis en 844), Avesnes-le-Sec (Nord, Avisinas en 775), Avesnes-en-Bray (Seine-Maritime, Avisnis en 842). Avisn- est en revanche semblable au radical du mot germanique avisna / afisna[4],[5] « pâturage » (cf. vieil anglais æfesn « pâturage »).

On le retrouve également dans des composés de type germanique comme Haravesnes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Jehan de Calonne achète la seigneurie d’Avesnes et ses fiefs. Il construit le château, qui est resté depuis dans sa famille[6].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la bataille de France, au début de la Seconde Guerre mondiale, le , les troupes allemandes, arrivées sur la rive gauche de la Somme depuis le 21 mai, franchissent le fleuve à bord de canots pneumatiques. Le village est défendu par des unités du 53e régiment d'infanterie coloniale français, et notamment la 7e compagnie, composée majoritairement de tirailleurs sénégalais et du capitaine N'Tchoréré. Ses positions sont prises les unes après les autres après d'âpres combats. « Mais elle finit par déclarer forfait. Les Allemands trient les prisonniers, séparent les Africains des Européens. Le capitaine N'Tchoréré est sauvagement exécuté. Les autres Africains sont emmenés à Dromesnil où 120 d'entre eux sont fusillés[7] ». Une stèle inaugurée en 2013 leur rend hommage[8].

À partir de , une cinquantaine de militaires allemands lancent des V1 vers l'Angleterre pendant deux mois et demi, à partir d'une rampe et ses annexes construites dans le parc du château[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait jusqu'en 2009 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. De 2009 à 2016, elle est intégrée à l'arrondissement d'Abbeville, avant de réintégrer le l'arrondissement d'Amiens[10]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Oisemont[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes de la Région d'Oisemont (CCRO), créée au .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[11],[12]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[13], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[14].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Francis Lamotte UMP  
mars 2008[17] en cours
(au 6 mai 2014)
Roland de Calonne   Réélu pour le mandat 2014-2020 [18]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 64 habitants, en diminution de -4,48 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
327 251 342 238 240 234 213 209 210
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
210 203 188 187 179 184 176 156 161
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
151 130 131 117 100 105 90 77 85
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
66 58 65 58 51 53 54 67 64
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Avesnes, des XVIe et XVIIIe siècles[22] avec un jardin à la française[23], résidence de la famille de Calonne d'Avesnes. Une tour d'escalier hexagonale, une poivrière, jouxte le bâtiment principal[24]. Château inscrit aux monuments historiques depuis 1980. Le parc du château accueille la reconstitution d'un V1 sur les lieux où une base de lancement a été active en 1944. Des vestiges ont été remis en valeur et rendus visitables[9],[25],[26].
  • Église Saint-Denis.
  • Chapelle Notre-Dame de la Salette, près du bois du mont d'Avesne. Elle a été édifiée par la famille de Calonne, propriétaire du château, après la disparition de huit de ses dix enfants, atteints de tuberculose en 1850[27].
  • Chapelle funéraire du Chaussoy. Elle remonte au XVIIIe siècle. Dédiée primitivement à Saint-Antoine de Padoue, elle appartient aux familles Martin, Houbard et Dumesnil[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Avesna et Avenesne sont mentionnés par Du Cange dans des textes tardifs du XIIIe siècle.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 349
  4. Maurits Gysseling, Toponymisch woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en Duitsland (vóór 1226), Deel I, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Nederlandistiek, 1960, p. 86 (lire en ligne) [1]
  5. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  6. Lydaille, « Ma mission est de garder le patrimoine familial  » : Rencontre avec Roland De Calonne qui entretient avec passion le château familial à Avesnes-Chaussoy », L'Informateur - L'Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  7. Discours du maire, Roland de Calonne, lors de l'inauguration de la stèle commémorative en 2013.
  8. Patrick Piérard, « Pensée pour les tireurs sénégalais : Une commémoration a eu lieu en mémoire des tireurs sénégalais tombés lors des combats de juin 1940. Tous se sont retrouvés au pied de la nouvelle plaque », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  9. a et b FR3 Picardie, actualités régionales, 29 août 2015.
  10. « Arrêté du Préfet de région du 23 décembre 2016 portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme », Recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-France, no 200,‎ , p. 321 (lire en ligne [PDF]).
  11. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  12. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  14. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  15. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  16. « Les maires de Avesnes-Chaussoy », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 3 juin 2017).
  17. Le réveil du 3 avril 2008
  18. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. « Le château d'Avesnes », notice no PA00116086, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Jardin d'agrément du château d'Avesnes-Chaussoy », notice no IA80000373, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, Avesne-Chaussoy, le château et son histoire ouverts jusqu'au 22 août, 26 juillet 2016, p. 2.
  25. Émilie Da Cruz, « Le tourisme reprend ses quartiers à Poix et Conty : Les bureaux d’information touristique de Conty et Poix ont rouvert pour la haute saison. Avec à la clé, la publication d’un nouveau guide et un projet pour attirer plus de touristes », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  26. Blandine Thoreux, « Le château des De Calonne rouvre ses portes au public : Cet été, le château d'Avesnes-Chaussoy est ouvert aux visiteurs. Outre le château du XVe siècle, le parc abrite une base de lancement d'une des armes secrètes d'Hitler : le V1. », L'Informateur - L'Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  27. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 94-95 (ASIN B000WR15W8).