Boves

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Boves
Ruines du château féodal.
Ruines du château féodal.
Blason de Boves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Amiens-5
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Maire
Mandat
Daniel Parisot
2014-2020
Code postal 80440
Code commune 80131
Démographie
Gentilé Bovois
Bovoises
Population
municipale
3 109 hab. (2014)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 46″ nord, 2° 23′ 30″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 110 m
Superficie 25,37 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-boves.fr

Boves est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Boves est située au confluent de l’Avre (affluent de la rive gauche de la Somme) et de la Noye.

Elle est située à neuf kilomètres au sud de la ville d’Amiens et fait partie de la communauté d'agglomération Amiens Métropole.

Le bourg bénéficie d'une desserte ferroviaire, à la gare de Boves, qui le relie à Amiens, Creil et Compiègne.

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Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est crayeux sur la rive droite de l'Avre et siliceux et argileux sur la rive gauche.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le paysage de la commune revêt deux aspects, celui des plaines et celui des vallées. Prairies, étangs et tourbières alternent dans les vallées. La plaine est accidentée. La vallée de la Noye se caractérise par des falaises calcaires. L'altitude oscille de 28 m dans les vallées à 105 m à la ferme de Cambos.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par deux cours d'eau, l'Avre et son affluent la Noye.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Graphies anciennes de ce lieu : (dates d'apparition, textes de référence) . On trouve plusieurs formes pour désigner Boves dans les textes anciens : Bova, Bovea, Bobe, Bovas, Boshua, et enfin Boves[1].
  • Sens du toponyme : Bove (souterrain), ou bovel. Dans les départements du Nord de la France, on retrouve cette association graphie/sens. Par exemple, les boves d'Arras ou du canton de Vailly-sur-Aisne, de bova (souterrain en forme de boyau), sont des grottes allongées en forme de boyau. Elles ont servi d'habitat depuis le néolithique et pendant toute l'époque gauloise au moins, creusées dans le massif calcaire. Les Bovettes (ou bovelles) sont des fermes construites autour des boves et qui comportent toutes un souterrain.
  • Interprétation locale du toponyme : aucun souterrain ou grotte sur la commune qui est pourtant très calcaire. Il reste donc à interpréter le toponyme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé sur le territoire de la commune des silex taillés et des grosses pierres en grès peut-être des reste de dolmens ou de menhirs[1].

Antiquité[modifier | modifier le code]

On a retrouvé des monnaies d'époque romaine sur le territoire de Boves[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Au début du Xe siècle, fut construite la motte castrale de Boves. Dans la basse cour du château, fut construit le prieuré Saint-Ausbert rattaché à l'Ordre de Cluny et qui au XIIe siècle dépendait du prieuré de Lihons-en-Santerre[2].
Article détaillé : Traité de Boves.
  • 16 octobre 1415 : le roi d'Angleterre, Henri V, négocia le passage de son armée contre des vivres en cherchant à traverser la Somme, 9 jours avant la bataille d'Azincourt. Ses soldats y volèrent du vin et demandèrent à Henri pourquoi il leur interdisait de remplir leurs bouteilles. Henri se fâcha, en disant qu'ils allaient prendre leurs estomacs comme leurs bouteilles et devenir trop ivres[4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pendant la Ligue, le château de Boves servit d'arsenal aux Ligueurs. Pendant le siège d'Amiens, en 1597, le roi Henri IV séjourna à plusieurs reprises au château de Boves.

En 1606, le château de Boves, qui appartenait à la famille de Lorraine, fut confisqué et adjugé à Bénigne Bernard, maître d'hôtel d'Henri IV. La dernière propriétaire du château, la maréchale de Biron, détenue en tant que suspecte, fut condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire, le 27 juillet 1794 et exécuté le lendemain[1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • Août 1835 : Victor Hugo visite les ruines du château.
  • Au cours de la guerre franco-prussienne de 1870, lors de la bataille d'Amiens des combats se déroulèrent sur le territoire de la commune de Boves les 26 et 27 novembre 1870. L'insuffisance des moyens humains et matériels ne permirent pas de faire reculer l'ennemi.
  • Le 8 septembre 1944, peu après la Libération d'Amiens et de sa région, les FFI de Boves découvrirent, à la lisière du bois de Gentelles, les cadavres de 26 Résistants fusillés par les Allemands, déposés dans deux fosses, anciennes cagnats de la Première Guerre mondiale[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.Eloi Jean François STERBA
mars 1995 2001 Gérard Dauby   Médecin
mars 2001 2008[6] Patrick Lefevre   Ingénieur/SNCF/retraité
mars 2008[7] en cours
(au 6 mai 2014)
Daniel Parisot DVD Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 109 habitants, en augmentation de 6,4 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 009 1 105 1 139 1 403 1 568 1 642 1 690 1 840 1 776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 734 1 739 1 828 1 769 1 803 1 861 1 871 1 855 1 724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 852 1 717 1 686 2 039 1 867 1 833 1 799 1 918 1 856
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 826 1 995 2 266 3 146 2 964 2 786 2 666 2 976 3 109
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Economie[modifier | modifier le code]

En 2016 , le groupe américain Amazon.com fait part de l'implantation d'un Hub logistique de traitement des commandes, couvrant plusieurs hectares, sur la commune de Boves, avec, à la clé, la création de plusieurs centaines de postes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Château de Boves[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Boves.

Motte castrale et ruines du château fort (IXe siècle - XVIe siècle)[13], dont une nouvelle campagne de fouilles est réalisée en été 2008[14].

L’église est bâtie juste au pied de la falaise de craie.

L'église Notre-Dame-de-la-Nativité[15][modifier | modifier le code]

L'église, partiellement classée monument historique, a été construite de 1805 à 1818 par l'architecte Etienne-Hippolyte Godde, elle est de style néoclassique[16].

Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs[modifier | modifier le code]

Route de Fouencamps, la statue de bois a été mise en lieu sûr[17].

Monuments de la guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Dans un enclos se trouvent les monuments suivants :

  • Monument « À la mémoire des Français morts pour la défense de la Patrie 26-27 novembre 1870 », en forme d’obélisque sur base quadrangulaire, surmonté d'un christ en croix ;
  • Monument en forme de borne à la mémoire de BLARY Jean « mort pour la défense de la Patrie 27 novembre 1870 » ;
  • Calvaire avec croix en fer forgé.

Ancien moulin[modifier | modifier le code]

Ancien moulin de la fin du XIXe siècle, transformé en bâtiment industriel[18].

Mémorial du bois de Gentelles[modifier | modifier le code]

Le mémorial a été construit à l'initiative de l'Union des Anciens de la Résistance de Corbie et environs en 1947, en bordure de la route de Roye à Amiens, sur un terrain donné par Monsieur de Thézy. Il honore la mémoire de 27 résistants (dont 5 non-identifiés), assassinés par les Allemands en mai et août 1944 et dont les cadavres déposés dans deux fosses - anciennes cagnats de la Première Guerre mondiale - furent découverts le 8 septembre 1944. Les corps identifiés ont été inhumés et le charnier a été laissé en l'état depuis lors.

Article détaillé : Mémorial du bois de Gentelles.

La réserve naturelle nationale de l’Étang Saint-Ladre[modifier | modifier le code]

C’est la première réserve naturelle de Picardie, créée en 1979.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Boves Blason De gueules à la bande d'or côtoyée de deux cotices du même[20].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Boves
Fascé de vair et de gueules de six pièces[19]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Père Daire, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy : repris, corrigé et annoté par Alcius Ledieu, Le Livre d'histoire, (réimpr. 1993), 233 p. (présentation en ligne)
  • Inventaire général du Patrimoine culturel. Églises et chapelles des XIXe et XXe siècles (Amiens métropole). Textes : Isabelle Barbedor. Photographies : Thierry Lefébure (collection Parcours du Patrimoine no 331). Lyon : Lieux-Dits, 2008, 72 pages. (ISBN 978-2-914528-47-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Notice géographique et historique sur la commune de Boves, rédigée par Messieurs Douzinelle et Corblet, instituteurs, 1899, Archives départementales de la Somme
  2. https://books.google.fr/books?id=aRN5zQRHeGgC&pg=PA294&lpg=PA294&dq=prieur%C3%A9+de+Boves&source=bl&ots=B5I7v8dx42&sig=1SxTgT4pj1V8RaDdlHGtiUObb4M&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiE6qeBmdPOAhWmL8AKHWRgBXgQ6AEIMTAD#v=onepage&q=prieur%C3%A9%20de%20Boves&f=false
  3. Traité de Boves
  4. (en) Ian Mortimer, 1415: Henry V's Year of Glory, Random House, , 656 p. (lire en ligne)
  5. http://www.picardie-1939-1945.org/phpBB2new/viewtopic.php?t=2090
  6. « Boves : Le maire passe la main mais reste dans la course », sur le site du journal L'Union-Champagne Ardenne Picardie, (consulté le 17 juillet 2008)
  7. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté en 165 juillet 2008)
  8. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 10 août 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Notice no PA00116106, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Site de l'Université de Picardie
  15. Vocable à vérifier : divergence dans les sources, certaines donnant par contre "Saint-Nicolas"
  16. Notice no PA00116107, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 201 (ASIN B000WR15W8).
  18. Notice no IA00076418, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées OLDJP_-_la_banque_du_blason_2
  20. http://armorialdefrance.fr/departement_communes.php?dept=80