Friville-Escarbotin

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Friville-Escarbotin
Friville-Escarbotin
Hommage à Jean Jaurès.
Blason de Friville-Escarbotin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Friville-Escarbotin
Intercommunalité Communauté de communes du Vimeu
(siège)
Maire
Mandat
David Lefèvre (DVG)
2014-2020
Code postal 80130
Code commune 80368
Démographie
Gentilé Frivillois
Population
municipale
4 638 hab. (2016 en augmentation de 0,74 % par rapport à 2011)
Densité 523 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 29″ nord, 1° 33′ 02″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 112 m
Superficie 8,86 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-friville-escarbotin.fr

Friville-Escarbotin est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Cette commune du Vimeu industriel a connu un développement économique régulier, favorisé par une activité manufacturière longtemps dominée par la petite métallurgie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur le fertile plateau limoneux du Vimeu, Friville-Escarbotin n'est qu'à une quinzaine de kilomètres de la côte picarde.

Accessible par l'axe Abbeville - Le Tréport (RD 925), l'agglomération s'est majoritairement développée le long de la D 2 (axe Saint-Valery - Beauchamps).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bourseville Vaudricourt et Saint-Blimont Saint-Blimont Rose des vents
Tully N Nibas
O    Friville-Escarbotin    E
S
Yzengremer Woincourt Fressenneville

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'axe le plus important au niveau routier est la route départementale 925 qui permet de rejoindre, à l'ouest, la côte picarde ou normande (Le Tréport à 16 km) ou, à l'est, le chef-lieu d'arrondissement : Abbeville (à 25 km)[1].

L'autoroute A28 est joignable à sa sortie dite « Vimeu », no 24, sur le territoire de la commune de Tours-en-Vimeu, à 14 km[1].

Transports routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes d'autocars no 2, no 5 (Cayeux - Friville-Escarbotin - Abbeville et Mers-les-Bains - Friville - Abbeville) et no 7 (Lanchères - Friville) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[2].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ligne Abbeville - Le Tréport passe à Feuquières-en-Vimeu où deux haltes permettent d'utiliser le transport par voie ferrée.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'habitat s'est principalement développé le long de la route départementale 2 (D 2), véritable épine dorsale de l'agglomération.

La commune s'est dotée d'un plan local d'urbanisme (PLU).

Logements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • La première mention d'Escarbotin est datée de 1557 par Ernest Prarond et confirmée en 1646 dans l'Histoire ecclésiastique d'Abbeville.
  • Belloy est mentionné également dès 1646 par la même source : Histoire ecclésiastique d'Abbeville[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une motte féodale a été identifiée sur le territoire communal.

Dès 1185, Hugues de Friville est aussi cité comme seigneur de Béthencourt[5],[6].

En 1214, le cartulaire de l’abbaye de Séry, mentionne Laurent, seigneur de Friville, chevalier, fils de Girold qui confirme la donation de cinq journaux de terre, faite par son oncle Willaume de Friville au profit de l’abbaye[5].

Les Coppequesne sont seigneurs de Friville de 1419 à 1789. La seigneurie passe aux Hardivilliers par le mariage, en 1791, de Marie-Henriette de Coppequesne avec son cousin germain, Eléonor Jean d’Hardivilliers[7].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Séry possède le fief de Friville jusqu'en 1577. Elle le vend alors à Reignier ou René de Roussel, supposé le fils de François de Roussel, écuyer, sieur d'Escarbotin et Friville en partie[5].

Les Roussé possèdent la seigneurie d'Escarbotin durant plus d’un siècle[7].

Les Cornu sont seigneurs de Belloy-sur-Mer durant deux siècles[7].

Les Montmignon sont propriétaires de la terre et de la seigneurie d’Escarbotin vers 1670[7].

Les cahiers de doléances de la commune sont consultables sur le site des archives départementales, p. 186 à p. 187[8].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dès le 21 mai 1940, Friville est pratiquement vidée de ses habitants. Malgré le canon qui tonne et les raids aériens, beaucoup d'entre eux rentrent cependant chez eux après le 25 mai[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1939 Victor Flamant PCF Métallurgiste
1939 1944 Joseph Petit   Nommé par le préfet
1944 1947 Victor Flamant PCF Métallurgiste
Conseiller général d'Ault (1945 → 1949)
octobre 1947 mars 1977 Eugène Delenclos DVG puis DVD  
mars 1977 2003 Guy Roussel PCF Commerçant
Conseiller général de Friville-Escarbotin (1992 → 2003)
Président de la CC du Vimeu Industriel (2001 → 2003)
décédé en cours de mandat
2003 mars 2008 M. Claude Guérandelle PCF  
mars 2008[11] En cours
(au 6 mai 2014)
David Lefèvre DVG Chef d'entreprise
Conseiller général de Friville-Escarbotin (2011 → 2015)
Vice-président de la CC du Vimeu Industriel (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[12],[13]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Très tôt, des activités liées à la serrurerie et à la robinetterie ont vu le jour dans la localité, attirant les travailleurs auparavant occupés dans l'agriculture.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2016, la commune comptait 4 638 habitants[Note 1], en augmentation de 0,74 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2701 2271 3201 3731 4471 5071 5311 6431 558
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7001 8141 9352 0632 1092 2392 2212 4482 720
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9563 1233 0583 0473 1993 4553 5093 1483 477
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4 0764 3634 6934 8444 7374 6464 5344 5184 501
2013 2016 - - - - - - -
4 7184 638-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte un lycée d'enseignement général et technique, le lycée du Vimeu labellisé lycée des métiers de l’industrie et du secteur tertiaire[18], et un collège : La Rose-des-Vents.

Ses trois écoles primaires (Guillaume-Apollinaire, Victorien-Girot et Marcel-Pagnol) et ses trois écoles maternelles (écoles Louis-Aragon, Jacques-Prévert et Charles-Perrault) complètent le dispositif éducatif local.

La garderie et la cantine sont proposées au même titre que les activités périscolaires[19].

Manifestations culturelles et festives[modifier | modifier le code]

La commune dispose de quatre salles susceptibles d'être louées aux particuliers.

Depuis 2009, Friville organise les jeux InterFriville, au mois de juillet.

Santé[modifier | modifier le code]

Une maison médicale prend en charge la population locale, épaulée par des cabinets indépendants.

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs locaux permettent la pratique d'un large éventail d'activités sportives : football, judo, cyclisme, natation, tennis de table, billard français...

Football[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive Friville-Escarbotin-Belloy (USFB) prend en charge les « jaunes et noirs » pour l'activité et dispose d'un stade normalisé. Son principal fait d'armes est d'avoir atteint les 1/32e de finale de la Coupe de France de football, en 1980-1981.

Natation[modifier | modifier le code]

Le centre aquatique Vimeo s'offre aux amateurs de toutes les disciplines sportives liées à l'exercice de la natation.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien le Courrier picard relate les informations régionales. L'hebdomadaire L'Éclaireur du Vimeu diffuse les actualités locales.

Par ailleurs, la revue municipale Friville-Escarbotin-Belloy est distribuée trimestriellement.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique relève de la maison paroissiale de Fressenneville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne, à Friville. Son chœur est classé Monument historique[20].
  • Église Saint-Hubert, à Escarbotin.
  • Chapelle de Belloy. La chapelle des Saints-Anges date de 1756, après l'acquisition de la seigneurie par Jean-Baptiste de Montmignon, seigneur d'Escarbotin à Madeleine Angélique Cornu, dame de Belloy, épouse de Joseph Victor de Héron. En 1927, Paul Laperche, propriétaire du château cède la chapelle à la commune[21].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Friville

Le château de Friville a été acheté en 1935 par Annie Andrade et Lucienne Bellomet, à Fernand d'Hardivilliers et Marie de la Tousche d'Avrini pour le prix de 250 000 francs.

Annie Andrade et Lucienne Bellomet, deux infirmières qui revenaient du front de la Grande guerre, ont décidé de transférer dans le château, une maison d'enfants qu'elles avaient créée en 1924 à Brighton-Cayeux-sur-Mer. Leur but était de recueillir des enfants abandonnés et également accueillir « au prix coûtant » des enfants fragiles.

La Maison des petits à fonctionné jusqu'au décès de Lucienne Bellomet en 1958, puis celui d'Annie Andrade en 1964. Elles sont enterrées au cimetière de Cayeux-sur-Mer.

Lucienne Bellomet n'ayant pas de descendance, a donné sa demi-part à la société de construction immobilière du Vimeu , « à seules fins d'y installer une clinique chirurgicale pour les besoins de la région ». Annie Andrade a vendu la sienne à la même société.

Une maison de retraite a été créée en ses murs, qui porte le nom de « Fondation Joseph Petit », ancien maire de Friville - Escarbotin (1939-1944). Ce qui peut prêter à confusion avec l'institution originale qui était La maison des petits[22],[23].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr FrivilleEscarbotin (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jérémy Stravius, nageur, médaillé olympique, a vécu à Friville-Escarbotin où il a fait ses débuts en natation.
  • Ladislas Lozano, ancien footballeur de Friville-Escarbotin (1986-1988), entraîneur.
  • Jean-Louis Delecroix, entraineur ayant fait monter USFEB en Division 4, début 1980, avec une 32e de finale à Dieppe contre Fécamp.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ViaMichelin.
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 1, Archives départementales de la Somme, Amiens, pp. 104.
  4. Lire en ligne sur le site des Archives départementales.
  5. a b et c Histoire du Vimeu.
  6. Lire en ligne "Histoire de Friville".
  7. a b c et d Jean-Louis Gaillard, Fressenneville, el poéyi d'chés metteux d'fu, collection Souvenance, édit. Vague verte, Woignarue-80460, mai 1995.
  8. Consulter les cahiers sur le site des Archives départementales.
  9. Étienne Chantrel, « Souvenirs de 1940 », Bresle et Vimeu, 15 juin 1947.
  10. « Les maires de Friville-Escarbotin », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 13 mai 2016).
  11. « David Lefèvre, 23 ans, élu plus jeune maire de France, dans la Somme », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne).
  12. Eric Turpin, « Municipales 2014 : zoom sur Friville-Ecarbotin », France Bleu Picardie,‎ (lire en ligne).
  13. Denis Desbleds, « David Lefèvre: « Élu, tout le monde peut l’être. Réélu, c’est différent », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. Site académique.
  19. Site de la mairie.
  20. Notice no PA00116164, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, F Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 41.
  22. Andrade Bellomet, La maison des petits, 8 p.
  23. « répertoire numérique détaillé du fonds de la préfecture de la Somme ».
  24. « Jean Jaurès, de Jacqueline Lalouette ».

Ouvrages[modifier | modifier le code]