Friville-Escarbotin

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Friville-Escarbotin
L'église Saint-Étienne à Friville.
L'église Saint-Étienne à Friville.
Blason de Friville-Escarbotin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Friville-Escarbotin
Intercommunalité Communauté de communes du Vimeu Industriel
Maire
Mandat
David Lefèvre (DVG)
2014-2020
Code postal 80130
Code commune 80368
Démographie
Gentilé Frivillois
Population
municipale
4 718 hab. (2013)
Densité 533 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 29″ N 1° 33′ 02″ E / 50.0914, 1.550650° 05′ 29″ Nord 1° 33′ 02″ Est / 50.0914, 1.5506
Altitude Min. 55 m – Max. 112 m
Superficie 8,86 km2
Localisation

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Friville-Escarbotin
Liens
Site web www.ville-friville-escarbotin.fr

Friville-Escarbotin est une commune française, située dans le département de la Somme en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Cette commune du Vimeu industriel a connu un développement économique régulier, favorisé par une activité manufacturière longtemps dominée par la petite métallurgie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur le fertile plateau limoneux du Vimeu, Friville-Escarbotin n'est qu'à une quinzaine de kilomètres de la côte picarde.

Accessible par l'axe Abbeville-Le Tréport (RD 925), l'agglomération s'est majoritairement développée le long de la D2 (axe Saint-Valery-Beauchamps).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bourseville Vaudricourt et Saint-Blimont Saint-Blimont Rose des vents
Tully N Nibas
O    Friville-Escarbotin    E
S
Yzengremer Woincourt Fressenneville

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'axe le plus important au niveau routier est la route départementale 925 qui permet de rejoindre, à l'ouest, la côte picarde ou normande (Le Tréport à 16 km) ou, à l'est, le chef-lieu d'arrondissement : Abbeville (à 25 km)[1].

L'autoroute A 28 est joignable à sa sortie dite « Vimeu », n°24, sur le territoire de la commune de Tours-en-Vimeu, à 14 km[1].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ligne Abbeville-Le Tréport passe à Feuquières-en-Vimeu où deux haltes permettent d'utiliser le transport par voie ferrée.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'habitat s'est principalement développé le long de la route départementale 2 (D2), véritable épine dorsale de l'agglomération.

La commune s'est dotée d'un plan local d'urbanisme (PLU).

Logements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Pour Friville, Frivilla est cité dès 1185 par Thibaut, évêque d'Amiens.
  • La première mention d'Escarbotin est datée de 1557 par Ernest Prarond et confirmée en 1646 dans l'Histoire ecclésiastique d'Abbeville.
  • Belloy est mentionné également dès 1646 par la même source : 'Histoire ecclésiastique d'Abbeville[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une motte féodale a été identifiée sur le territoire communal.

Dès 1185, Hugues de Friville est aussi cité comme seigneur de Béthencourt[4],[5].

En 1214, le cartulaire de l’abbaye de Séry, mentionne Laurent, seigneur de Friville, chevalier, fils de Girold qui confirme la donation de cinq journaux de terre, faite par son oncle Willaume de Friville au profit de l’abbaye[4].

Les Coppequesne sont seigneurs de Friville de 1419 à 1789. La seigneurie passe aux Hardivilliers par le mariage, en 1791, de Marie-Henriette de Coppequesne avec son cousin germain, Eléonor Jean d’Hardivilliers[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L’abbaye de Séry possède le fief de Friville jusqu’en 1577. Elle le vend alors à Reignier ou René de Roussel, supposé le fils de François de Roussel, écuyer, sieur d’Escarbotin et Friville en partie[4].

Les Roussé possèdent la seigneurie d’Escarbotin durant plus d’un siècle[6].

Les Cornu sont seigneurs de Belloy-sur-Mer durant deux siècles[6]..

Les Montmignon sont propriétaires de la terre et de la seigneurie d’Escarbotin vers 1670[6]..

Les cahiers de doléances de la commune sont consultables sur le site des Archives départementales, p. 186 à p. 187[7].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dès le 21 mai 1940, Friville est pratiquement vidée de ses habitants. Malgré le canon qui tonne et les raids aériens, beaucoup d'entre eux rentrent cependant chez eux après le 25 mai[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1939 Victor Flamant PCF Métallurgiste
1939 1944 Joseph Petit   Nommé par le préfet
1944 1947 Victor Flamant PCF Métallurgiste
Conseiller général d'Ault (1945 → 1949)
octobre 1947 mars 1977 Delenclos DVD  
mars 1977 2003 Guy Roussel PCF Commerçant
Conseiller général de Friville-Escarbotin (1992 → 2003)
Président de la CC du Vimeu Industriel (2001 → 2003)
décédé en cours de mandat
2003 mars 2008 M. Claude Guérandelle PCF  
mars 2008[10] en cours
(au 6 mai 2014)
David Lefèvre DVG Chef d'entreprise
Conseiller général de Friville-Escarbotin (2011 → 2015)
Vice-président de la CC du Vimeu Industriel (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Très tôt, des activités liées à la serrurerie et à la robinetterie ont vu le jour dans la localité, attirant les travailleurs auparavant occupés dans l'agriculture.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 4 718 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 270 1 227 1 320 1 373 1 447 1 507 1 531 1 643 1 558
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 700 1 814 1 935 2 063 2 109 2 239 2 221 2 448 2 720
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 956 3 123 3 058 3 047 3 199 3 455 3 509 3 148 3 477
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
4 076 4 363 4 693 4 844 4 737 4 646 4 501 4 718 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte un lycée d'enseignement général et technique, le lycée du Vimeu labellisé lycée des métiers de l’industrie et du secteur tertiaire[15], et un collège : La Rose-des-Vents.

Ses trois écoles primaires (Guillaume-Apollinaire, Victorien-Girot et Marcel-Pagnol) et ses trois écoles maternelles (écoles Louis-Aragon, Jacques-Prévert et Charles-Perrault) complètent le dispositif éducatif local.

La garderie et la cantine sont proposées au même titre que les activités périscolaires[16].

Manifestations culturelles et festives[modifier | modifier le code]

La commune dispose de quatre salles susceptibles d'être louées aux particuliers.

Depuis 2009, Friville organise les jeux InterFriville, au mois de juillet.

Santé[modifier | modifier le code]

Une maison médicale prend en charge la population locale, épaulée par des cabinets indépendants.

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs locaux permettent la pratique d'un large éventail d'activités sportives : football, judo, cyclisme, natation, tennis de table, billard français...

Football[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive Friville-Escarbotin-Belloy (USFB) prend en charge les « jaunes et noirs » pour l'activité et dispose d'un stade normalisé.

Natation[modifier | modifier le code]

Le centre aquatique Vimeo s'offre aux amateurs de toutes les disciplines sportives liées à l'exercice de la natation.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien le Courrier picard relate les informations régionales. L'hebdomadaire L'Éclaireur du Vimeu diffuse les actualités locales.

Par ailleurs, la revue municipale Friville-Escarbotin-Belloy est distribuée trimestriellement.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique relève de la maison paroissiale de Fressenneville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Friville.
Détail du monument aux morts.
  • Église Saint-Étienne, à Friville. Son chœur est classé Monument historique[17].
  • Église Saint-Hubert, à Escarbotin.
  • Chapelle de Belloy.
  • Ancien château à Friville, réaménagé en maison de retraite[18].
  • Monument aux morts d'Albert Roze.
  • Musée de la serrurerie.
  • Le château de Montmignon, aménagé en Office du tourisme.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jérémy Stravius, nageur, médaillé olympique a vécu à Friville-Escarbotin où il a fait ses débuts en natation.
  • Ladislas Lozano, ancien footballeur de Friville-Escarbotin (1986-1988), entraîneur.
  • Jean-Louis Delecroix, entraineur ayant fait monter USFEB en Division 4, début 1980, avec une 32e de finale à Dieppe contre Fécamp.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ViaMichelin.
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 1, Archives départementales de la Somme, Amiens, p. 104.
  3. Lire en ligne sur le site des Archives départementales.
  4. a, b et c Histoire du Vimeu.
  5. Lire en ligne "Histoire de Friville".
  6. a, b, c et d Jean-Louis Gaillard, Fressenneville, el poéyi d'chés metteux d'fu, collection Souvenance, édit. Vague verte, Woignarue-80460, mai 1995.
  7. Consulter les cahiers sur le site des Archives départementales.
  8. Étienne Chantrel, « Souvenirs de 1940 », Bresle et Vimeu, 15 juin 1947.
  9. « Les maires de Friville-Escarbotin », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 13 mai 2016).
  10. « David Lefèvre, 23 ans, élu plus jeune maire de France, dans la Somme », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne).
  11. Eric Turpin, « Municipales 2014 : zoom sur Friville-Ecarbotin », France Bleu Picardie,‎ (lire en ligne).
  12. Denis Desbleds, « David Lefèvre: « Élu, tout le monde peut l’être. Réélu, c’est différent », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  15. Site académique.
  16. Site de la mairie.
  17. « Notice no PA00116164 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Page (assez « pauvre » en janvier 2012) du site municipal officiel

Ouvrages[modifier | modifier le code]