Hombleux

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Hombleux
Hombleux
Hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Christian Avy
2014-2020
Code postal 80400
Code commune 80442
Démographie
Population
municipale
1 142 hab. (2015 en augmentation de 7,94 % par rapport à 2010)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 21″ nord, 2° 59′ 10″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 76 m
Superficie 13,47 km2
Localisation

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Liens
Site web https://www.hombleux.fr/

Hombleux est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Le , la commune étendra son périmètre à Grécourt sous le statut de la commune nouvelle[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Bourg picard du Santerre situé à 8 km à l'est de Nesle, desservi par l'ancienne route nationale 30 (actuelle RD 930) et aisément accessible par l'autoroute A1 en passant par Roye

La ligne d'Amiens à Laon traverse la commune.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rouy-le-Petit
Languevoisin-Quiquery
Voyennes Offoy Rose des vents
Breuil N Eppeville
O    Hombleux    E
S
Buverchy Grécourt Esmery-Hallon

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprend le hameau de Canisy, qui fut lui-même fugacement une commune avant d'être absorbé par Hombleux entre 1790 et 1794[2], ainsi que celui de Bacquencourt.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitée à l'ouest par le canal du Nord et à l'est par le fleuve côtier la Somme et ses étangs. Le Petit Ingon, le ruisseau Lonchy et l'Allemagne passent également dans le territoire communal.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village pourrait provenir du latin humus hilari, terre fertile et agréable[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine mérovingienne de la localité est revendiquée localement[3].

Dès 1015, la localité est citée lorsque l'évêque de Noyon attribue les revenus du village à ses chanoines[3].

La commune disposait d'une gare sur la ligne d'Amiens à Laon. À la sortie de la Première Guerre mondiale, elle était desservie par l'ancienne ligne militaire à voie de 0,60 m Roye - Ham[4].
Première Guerre mondiale

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[5],[6],[7],[8],[9],[10].

Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [11].

.

Le , la commune étend son périmètre à Grécourt sous le régime de la commune nouvelle (arrêté préfectoral du [1]).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Nesle[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Neslois (CCPN), créée fin 2001, et qui succédait au district de Nesle, créé par arrêté préfectoral du .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[12], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[13].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[14],[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1794 Claude Michel François Vasseur    
avril 1794 août 1802 Médard Alexis Vasseur    
1833 1840 M. Gruet    
1841 1858 M. Cordelle    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2007 Yves Vassent    
mars 2007 en cours
(au 18 janvier 2018[16])
Christian Avy   Vice-président de la CC du Pays Neslois (2014 → 2016)
Vice-président de la CC de l'Est de la Somme (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[17],[18]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2015, la commune comptait 1 142 habitants[Note 1], en augmentation de 7,94 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8048028808821 1141 1831 2871 2751 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2041 1871 2151 1311 1061 0801 0101 0011 021
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0461 020910829897936932880852
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
9219351 0511 1401 1101 0099951 0901 142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique Louis-Sclavis compte 122 élèves en maternelle et en élémentaire à la rentrée scolaire 2017[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Orgue ancien de l'église.
Dessin du Major Jeffrey Rose : Le clocher de l'église (16 avril 1971).
  • Église Saint-Médard[23],[24],[25], reconstruite après la Première Guerre mondiale. L'orgue de 1510 et son buffet de la même époque ont été emportés par l'armée allemande en 1917[26]. La chaire à précher du XVIIIe siècle a disparu en 1940[27]. L'église a été dotée d'un carillon de 16 cloches en 1931, à la fin de sa reconstruction[28].
  • Chapelle funéraire Saint-Charles. Elle a été construite en 1853 et a résisté à la Première Guerre mondiale[29].
  • Château de Breuil[30].
  • Ancienne ferme fortifiée de Canisy[31] et cité ouvrière agricole construite après la guerre de 1914-1918[32].
  • Anciens bâtiments d'une râperie industrielle reconstruite après la Première Guerre mondiale[33],[34] pour la société industrielle et agricole du Santerre en brique et structure métallique. L'installation alimentait par une canalisation souterraine l'usine de Ham en jus de betterave ainsi que la distillerie de Nesle, et son activité a cessé entre 1950 et 1960[35].
La raperie en 2015.
  • Ferme de Canisy, 50 rue du Château à Canisy, dont les parties les plus anciennes datent des XVI e et XVIIe siècles restauré et modifiés au XXe siècle[36]
  • Cité ouvrière, 44 à 48 rue du Château à Canisy, semblant dater de la Reconstruction[37].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 NO, Laon [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Hombleux », sur le site de la préfecture de la Somme, p 25-28, (consulté le 13 décembre 2018).
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a b et c Panneau d'informations sur la place du village.
  4. Daniel Delattre, Les chemins de fer de la Somme au début du XXe, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 144 p. (ISBN 978-2-915907-91-9), p. 98 & 137
  5. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  6. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands : la mairie incendiée », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  7. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands ; un coin du village détruit », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  8. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands ; matériel agricole mis hors d'usage et arbres fruitiers abattus », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  9. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux (près et à l'ouest). Destructions systématiques par les Allemands : distillerie saccagée : la salle des diffuseurs », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  10. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Dans le village délivré ; fermiers dont la ferme a été brûlée et qui logent dans un refuge à porcs intact », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  11. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  12. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  13. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  14. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  15. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  16. Justine Esteve, « En 2018, de nouveaux logements pour encore plus d’Hombleusiens », Le Journal de Ham, no 55,‎ , p. 13.
  17. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 5 septembre 2008)
  18. « Procès-verbal de l'installation du Conseil Municipal et de l'élection du Maire & des Adjoints Commune de HOMBLEUX 80400 » [PDF], Compte rendu Conseil Municipal, sur https://www.hombleux.fr, (consulté le 7 février 2018).
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. L'école sur le site du ministère de l'éducation nationale.
  23. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  24. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  25. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. L'église et le cimetière », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  26. « orgue de tribune », notice no PM80001680, base Palissy, ministère français de la Culture et « orgue de tribune : buffet d'orgue », notice no PM80001487, base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. « chaire à prêcher », notice no PM80000767, base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Le carillon d’Hombleux se découvre et se mettra à chanter samedi : Les curieux pourront découvrir le carillon de l’église Saint-Médard, samedi 14 octobre, avant un concert », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  29. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 276 (ASIN B000WR15W8)
  30. « Hombleux »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site du Quid (consulté le 6 septembre 2008)
  31. Notice no IA80000811, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Notice no IA80000812, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands ; râperie de betteraves Bernot ; bureaux et maison du directeur incendiés », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  34. Section photographique de l'armée, « Photo : Hombleux. Destructions systématiques par les Allemands : râperie de betteraves Bernot ; machines mises hors d'usage », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 42, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 7 février 2018).
  35. « Râperie de betteraves dite Râperie de la Sté Industrielle et Agricole du Santerre, puis C.N.S.R. », notice no IA00076512, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Ferme de Canisy, dite aussi ferme Van Heeswyck », notice no IA80000811, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Cité ouvrière », notice no IA80000812, base Mérimée, ministère français de la Culture.