Eppeville

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Eppeville
Eppeville
La mairie-école.
Blason de Eppeville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Christophe Vassent
2020-2026
Code postal 80400
Code commune 80274
Démographie
Gentilé Eppevillois
Population
municipale
1 810 hab. (2018 en diminution de 3,1 % par rapport à 2013)
Densité 366 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 33″ nord, 3° 03′ 04″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 74 m
Superficie 4,95 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Ham
(banlieue)
Aire d'attraction Ham
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Ham
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Liens
Site web https://www.eppeville.fr

Eppeville est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Paysage de la commune au crépuscule.

Eppeville est une commune du Santerre, située dans la vallée de la Somme. Elle jouxte Ham.

La commune est desservie par l'ancienne route nationale 30 (actuelle RD 930) et est aisément accessible par les autoroutes A1 et A26

Elle est traversée par la ligne d'Amiens à Laon, dont la gare la plus proche est la gare de Ham, qui jouxte le territoire communal et est desservie par des trains régionaux TER Hauts-de-France, qui effectuent des missions entre les gares d'Amiens et de Tergnier, de Saint-Quentin ou de Laon. Par ailleurs, en 2019, Eppeville est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France :

  • ligne no 52, Nesle - Hombleux - Ham[1].
  • no 53, Roye - Esmery-Hallon - Ham[1].

Le relief de la commune est peu accidenté, l'altitude maximum est de 64 mètres. Le paysage, dans les vallées, est marécageux[2]. Le sol de la commune, sur les hauteurs, se compose de terres franches et argileuses, de tourbe dans les vallées de la Somme et de l'Allemagne[2].

La commune a été marqué par l'existence de la sucrerie pendant près de deux siècles, et qui a cessé la plus grande part de son activité en 2019

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Allemagne à Eppeville.

La commune est limitée au nord par la Somme et le canal de la Somme et à l'ouest par son affluent, l'Allemagne. Il n'y a pas de source sur le territoire communal[2].

Eppeville compte des zones humides et dispose d'un étang communal, géré par l’association de pêche eppevilloise[3]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Eppeville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Ham, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[7] et 7 258 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ham, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (37,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,6 %), zones urbanisées (23,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21,4 %), forêts (11,6 %), zones agricoles hétérogènes (2 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Structuration urbaine[modifier | modifier le code]

La commune d'Eppeville a connu une forte croissance démographique depuis la fin du XIXe siècle, du fait de l'industrialisation. Les destructions de la Grande Guerre ont entraîné la reconstruction quasi totale du tissu urbain le long de la route principale reliant Ham à Roye. Les constructions se sont étendues au sud de la voie ferrée Amiens-Tergnier par la construction d'une cité-jardin. Voisine de Ham, la commune ne dispose pas de services très diversifiés : écoles maternelle et primaire, le commerce de proximité est assez limité. Cependant, des équipements sportifs ont été construits.

Depuis les années 1960, des lotissements de maisons individuelles ont densifié l'habitat entre le village d'Eppeville et ses hameaux de Verlaines et de Saint-Grégoire.

Eppeville forme avec Ham et Muille-Villette un seul et même ensemble urbain du fait de la continuité du bâti.

Projets[modifier | modifier le code]

L'ancien bâtiment de la direction technique de la sucrerie, futur siège de l'intercommunalité.

En 2021, l'avenir du site de la sucrerie est en débat, entre le souhait de son propriétaire de démolir les principaux bâtiments du site afin de favoriser un retour d’activité, le souhait du maire d'éviter la création d'une friche industrielle, le président du pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) « cœur des Hauts-de-France », qui estime « qu’au moins la façade de la sucrerie d’Eppeville rentre tout à fait dans ce patrimoine remarquable du XXe siècle » et contribuerait au projet de labellisation comme ville d'art et d'histoire qu'il promeut sur le territoire de trois intercommunalités (Haute Somme, Est Somme et Terre de Picardie)[14] et des associations, dont Respecth (Respect et sauvegarde du patrimoine et de l’environnement des communes du territoire hamois) qui milite pour la protection du site[15].

L'intercommunalité a décidé en avril 2021 l'acquisition des anciens bâtiments de la direction technique d’une superficie de 1 420 m2 afin d'y installer son siège[16], ainsi que la friche industrielle des Armatures du Nord , à l’abandon depuis la fermeture en 2016 de cette ancienne usine spécialisée dans la fabrication d’articles métalliques pour le bâtiment et les travvaux publics[17],[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Espeville figure, en 1143, dans un cartulaire de Prémontré du pape Célestin II[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le canal de la Somme, dans l'entre-deux-guerres, avec sa gare d'eau dotée de ponts transbordeurs, notamment utilisés par la sucrerie.

La commune accueille dès 1828 une sucrerie, exploitée par la société Letombe & Cie en 1835, puis par Legrand & Cie en 1889. Le site est racheté en 1893 par Boquet & Cie qui fonde la même année la S.A. Sucrière d’Eppeville[20].

Première Guerre mondiale

La commune est occupée par l'armée allemande dès le , qui installe une Kommandantur dans la mairie après la bataille de la Marne. Des pillages eurent lieu ainsi que l'emprisonnement d'habitants qui n'obéissaient pas immédiatement aux ordres de l’occupant. Cent-cinquante habitants sont déportés en Allemagne le [21].

La commune est durement éprouvée pendant les combats liés à la Première Guerre mondiale.

L'escadrille La Fayette, une unité d'aviateurs volontaires américains est stationnée à Eppeville de mars 1917, quelques jours avant la déclaration de guerre des USA à l’Allemagne, jusqu'à la fin juin de la même année[22].

La sucrerie et les autres sites industriels de la commune sont fortement endommagés en 1917 et entièrement ruinés après la retraite allemande du mois d’août 1918[20].

À la fin de la guerre, la commune est considérée comme totalement détruite[23]. Elle a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [24].

La reconstruction

La Compagnie Nouvelle des Sucreries Réunies est créée en 1919 et regroupe les indemnités de dommages de guerre de quatorze sucreries (Ercheu, Moyencourt, Monchy-Lagache, Mons-en-Chaussée, Eppeville, Péronne, Lesdin, Courcelle, Villers-Saint-Christophe, Flavy-le-Martel, Séraucourt, Arthies et Montescourt-Lizerolles). Ses dirigeants, dont Edmé Sommier, important raffineur parisien, chargent l'architecte Georges Lisch de construire une nouvelle sucrerie, avec le souhait d’en faire la « plus grande sucrerie de France ». La structure métallique est fournie l'usine de Châlon-sur-Saône de la société tchèque Skoda (Établissements Réunis de Prague), filiale de Schneider en France. L'usine est mise en service pour la saison betteravière 1922-1923[20].

La Seconde Guerre mondiale

La sucrerie est bombardée en 1940. La grande cheminée est reconstruite en 1941[20]. La ville est bombardée le  : « « Quelques jours avant la libération de Ham, une colonne de blindés allemands arrive sur Nesle et s’apprête à entrer dans l’agglomération. Soudain en cet après-midi du 28 août, un ronronnement se fait entendre dans le ciel. Plusieurs ouvriers dans la cour de la sucrerie aperçoivent un piper qui tourne au-dessus de l’usine. Il est environ 19 h 30 lorsqu’une première formation de bombardiers B27 fait son apparition. Les forteresses volantes déversent leurs chapelets de bombes sur la ville, un orage de feu et d’acier. Ces bombardiers pensaient que les cuves de la sucrerie contenaient de l’essence pour les Allemands[25] »

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Les années 2010 ont été marquées par une forte désindustrialisation, avec la fermeture des Armatures du Nord (82 emplois)[26] et de la sucrerie[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

La commune fait partie depuis 1793 du canton de Ham[28]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune fait toujours partie, est modifié, passant passe de 19 à 67 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Hamois, qui succédait au district de Ham, créé en 1960, que Brouchy avait rejoint en 1961.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[29], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[30].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[31],[32].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1899   Léopold Lanne   Agriculteur
Conseiller d'arrondissement
    Lucien Théron   Président de la CC du pays Hamois (1970 → 1971)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 2008 Jean Boitel PS Directeur d'école
Conseiller général de Ham (1982 → 2008)
mars 2008 janvier 2018[33],[34] Philippe Slusarcsyk[35] DVG Cadre à Saint-Louis Sucre
Vice-président de la CC du Pays Hamois (2014 → 2016)
Décédé en fonction
janvier 2018[36],[37] En cours
(au 6 mai 2021[38])
Christophe Vassent SE Chef de chantier en électricité
Réélu pour le mandat 2020-2026[39],[40]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[42].

En 2018, la commune comptait 1 810 habitants[Note 3], en diminution de 3,1 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400402407354378425474567580
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
613666743746780776775864914
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9749879801 1021 4441 5611 6961 5361 624
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 0532 2792 2332 1932 1272 0151 9561 8411 825
2018 - - - - - - - -
1 810--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La mairie-école d'Eppeville.

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) qui rassemble les communes de Brouchy et Eppeville[44]. L’école élémentaire Philippe-Corentin se trouve à Eppeville.

Le RPI est situé dans l'académie d'Amiens, en zone B pour les vacances scolaires.

Un centre de loisir administré en 2020 par le centre social de l’est de la Somme se trouve dans les bâtiments de la mairie-école[45] .

Sports[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs clubs sportifs : l'US Ham cycliste[46], l’Athlétisme sportive Eppeville (ASE)[47], la flèche eppevilloisele (tir à l'arc)[48], RCE (Rugby Club Eppevillois), créé en 2021[49]...

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune s'est doté en 2019 de six caméras de vidéosurveillance[50].

Économie[modifier | modifier le code]

L'ancienne sucrerie.

La pièce maîtresse de l'économie de la commune résidait dans la sucrerie du groupe Saint-Louis qui longe le nord de la commune sur pratiquement toute sa longueur, le long du canal de la Somme.

Les industries agroalimentaires et des agriculteurs des environs fournissent leurs déchets à la plus grande unité de méthanisation territoriale de la région, mise en service par Vol-V en 2016[51].

Dans un contexte de surproduction mondiale de sucre, le groupe allemand Südzucker, qui annonçait un résultat 2018 décevant avec une perte d’exploitation de 23 millions d’euros sur le troisième trimestre, a décidé en février 2019 la fermeture définitive de l'usine, le site ne conservant à compter de 2020 qu'une activité de stockage de sucre, sirop et mélasse et la déshydratation de pulpes de betteraves.

La production serait transférée à l'usine de Roye, avec les 122 salariés de l'usine. Ne subsisteraient qu'une dizaine d'emplois à Eppeville. Le syndicat professionnel des producteurs de betteraves a fait part de son inquiétude pour les 2 500 agriculteurs qui voient disparaître leur débouché[52],[53].

Une zone d'activité a été aménagée au Pont d'Allemagne[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Détail du traitement architectural du fronton du grand hall de la sucrerie.
  • La Sucrerie d'Eppeville
Reconstruite par Georges Lisch après la Première Guerre mondiale pour la Compagnie Nouvelle des Sucreries Réunies et rénovée après des bombardements en 1940, elle produisait 3000 tonnes de sucre par jour en 1925, ce qui en faisait la première sucrerie picarde de l'époque[20],[54],[55]. Elle appartient aujourd'hui à Saint-Louis Sucre. La sucrerie comprend plusieurs bâtiments remarquable, dont les principaux ont fait l'objet en mai 2021 d'une instance de classement qui la protège des démolitions pendant un an. En particulier il faut noter « le grand hall de fabrication, doté d’une façade monumentale de style Art déco, alliant la mise en œuvre du métal, de la brique et de la céramique, constitue un témoignage d’architecture industrielle d’un exceptionnel intérêt »[38]
  • Église
Dédiée à saint Martin, c'est une église moderne construite par l'architecte Bernard Bougeault[56].
  • Menhirs dits : la Pierre-qui-Pousse
Dans le marais d'Eppeville se trouve un alignement mégalithique. Cet ouvrage long de 27 mètres de long s'étend sur cinq blocs. Le menhir le plus imposant atteint plus de 1,8 m de haut sur 1,9 m de large à sa base. Dressé sur un terrain marécageux, la hauteur du monument peut varier selon les saisons, d'où son nom. Selon la tradition, ce monument se rattache à la légende du sabot de Gargantua.
  • Monument aux morts
Le monument aux morts d'Eppeville est dû au marbrier-sculpteur Jules Delvienne. Il représente un mourant soutenu par une femme.

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  • Chapelle « Consolatrice des affligés »
Construite en brique, dans une enclave de la sucrerie, entourée d'un mur et d'une grille, elle est inaccessible. Dédiée à la Vierge, elle a été édifiée par une famille dans la douleur[57].
  • La cité Germaine (rue Sommier, avenue Alice, avenue Lucie, avenue Germaine, avenue Henriette), également conçus par Georges Lisch[58]. C'est une cité-jardin qui est constituée de logements ouvriers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Eppeville 80.svg

Les armoiries de la commune d'Eppeville reprennent celles de Jean Chouignart, seigneur du lieu qui figurent sur un sceau de la fin du XIIIe siècle[61].

Blasonnement :

  • D'or au sautoir losangé d'azur[62].

Ornement extérieur :

  • Croix de guerre 1914-1918 avec palme. Citation à l'ordre de l'armée du 27 octobre 1920 : « Courageuse cité située dans la zone de bataille pendant la guerre, dont les habitants ont vu leurs biens saccagés et leurs demeures anéanties, s'est signalée par la belle énergie morale dont elle a fait preuve en dépit des misères et des graves dommages qu'elle a subis ; a bien mérité du pays. »[63].


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Bocquet, Notice populaire sur le village d'Eppevile, 1909, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2009 (ISBN 978 - 2 - 7586 - 0248 - 4)
  • Abbé Paul Decagny, Ham et ses environs, 1867, réédition, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, 1996 (ISBN 2-84178-073-2)
  • Cercle cartophile de Ham, L'industrie dans l'agglomération hamoise, C.C.H., Ham, 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Éppeville », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. a b et c Notice géographique et historique sur la commune d'Eppeville, rédigée par Monsieur Boulongne, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme.
  3. J-. C. C., « Rempoissonnement à l’étang communal d’Eppeville, les pêcheurs espèrent une saison 2021 plus calme : L’association de pêche eppevilloise, qui gère l’étang communal, a procédé à un rempoissonnement. La pêche reste malgré tout interdite jusqu’au 13 mar », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « En 2020, 220 kg de gardons et 3 kg de carpes ont été déversés dans l’étang ».
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Unité urbaine 2020 de Ham », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Ham », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. Nicolas Totet, « La sucrerie d’Eppeville à la croisée des chemins : L’industriel a déposé un permis de démolition d’une partie du site de l’ancienne sucrerie centenaire. Mais une instruction pour protection du patrimoine est aussi en cours. Dilemme en vue », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. « Christophe Vassent, maire d’Eppeville : « entre la façade de la sucrerie et l’emploi, mon choix est fait » : L’édile revient sur les projets concernant l’ancienne sucrerie et sa façade remarquable et fait le point sur sa position compliquée au sein de l’intercommunalité », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. Vincent Fouquet, « L’est de la Somme vise la vie de château à Eppeville : Salle de spectacle de 700 places, espace coworking, crèche, la communauté de communes de l’Est de la Somme surfe sur son développement, construit et investit. Elle souhaite désormais acheter une immense bâtisse d’Eppeville pour en faire son siège. Ce qui n’est pas sans provoquer la colère de l’opposition qui crie au scandale en annonçant des dépenses pharaoniques qui pourraient être consacrées à d’autres projets destinés aux 20 483 habitants du territoire, et non pas au confort des décideurs », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. Ludovic Lascombe, « La Communauté de communes de l’Est de la Somme à la reconquête de ses friches : La collectivité souhaite acquérir l’ancien site d’Armatures du nord en vue d’y installer des entreprises. Mais les négociations sont compliquées », Le Courrier picard,‎ (La collectivité souhaite acquérir l’ancien site d’Armatures du nord en vue d’y installer des entreprises. Mais les négociations sont compliquées, consulté le ) « Cette friche industrielle en pleine zone urbaine, est à l’abandon depuis la fermeture de cette usine spécialisée dans la fabrication d’articles métalliques pour le BTP, à la suite de la liquidation judiciaire de la société le 20 janvier 2016. Une enveloppe globale de 600 000 € a été votée pour l’acquisition et la réhabilitation du site, avec la possibilité d’une aide de l’État à 80 % dans le cadre du Plan de relance ».
  18. Hugues Chaigneau, « Quand l’intercommunalité de l’Est de la Somme joue au Monopoly : Plusieurs décisions d’acquisitions foncières ont été validées non sans difficultés par le conseil communautaire, ce mardi 20 avril à Nesle », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, Archives départementales de la Somme, tome 1, Amiens, p. 330, vue 169/269.
  20. a b c d et e Service Régional de l'Inventaire, « La sucrerie d'Eppeville », sur le site du Conseil régional (consulté le ).
  21. P. Devillers, instituteur à Eppeville, « Réponse au questionnaire par des instituteurs, en provenance des zones occupées du département de la Somme », Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  22. Vincent Fouquet, « Une immense galerie pour La Fayette à Ham : Les amis du Château de Ham proposent dès aujourd’hui à la salle des fêtes une exposition sur l’aviation durant la Première Guerre mondiale qui a demandé deux ans de travail », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  24. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  25. « Un hommage aux victimes du bombardement du 28 août 1944 à Eppeville : Le maire aimerait que les nouvelles générations poursuivent cette cérémonie, en hommage aux victimes du bombardement », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. « Armatures du Nord dépose le bilan : La société spécialisée dans les BTP est en redressement judiciaire. Les employés espèrent créer une Scop pour sauver leur entreprise », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. Nicolas Totet, « L’ex-sucrerie d’Eppeville ne demande qu’à stocker : L’ancienne sucrerie de Saint-Louis vit son premier hiver, depuis un siècle, sans la moindre betterave à écraser. Le site n’a plus que pour vocation de stocker la production de l’usine de Roye », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  30. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20.
  31. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  32. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  33. « Philippe Slusarcsyk, maire d’Eppeville, n’est plus », Le Courrier Picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  34. « Le maire d’Eppeville Philippe Slusarcsyk est décédé », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Philippe Slusarcsyk s’était également investi dans la vie communale. Il avait été élu la première fois au conseil municipal en 1995 puis en 2001 comme adjoint à l’environnement et en 2008 comme maire ».
  35. Réélu pour le mandat 2014-2020 : Marjorie Michaud, « Philippe Slusarcsyk élu de nouveau maire de la commune », Le Journal de Ham, nos 14/2014,‎ , p. 9.
  36. « Christophe Vassent, nouveau maire d’Eppeville », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Christophe Vassent (...) a été élu par 13 voix sur 18. Deux autres candidats s’étaient présentés : Éric fontaine et Didier Lepere ».
  37. « Le nouveau maire d’Eppeville Christophe Vassent : Philippe m’avait demandé delui succéder : Élu maire le 18 janvier après le décès de Philippe Slusarczyk, Christophe Vassent évoque ses projets », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. a et b Ludovic Lascombe, « La sucrerie d’Eppeville classée aux monuments historiques pendant un an : Le ministère de la Culture a pris cette décision pour sauvegarder temporairement les bâtiments datant de l’entre-deux-guerres », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  39. Mathias Schweisguth, « Eppeville : Christophe Vassent sera candidat », Le Bonhomme picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  40. « Christophe Vassent réélu à la tête d’Eppeville : Eppeville garde Christophe Vassent à sa tête », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  41. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  42. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  44. Le Courrier Picard, « Carte scolaire, ils restent mobilisés », dimanche , p. 8.
  45. « À Eppeville, le centre de loisirs se porte mieux financièrement : Le conseil municipal d’Eppeville s’est réuni lundi 7 décembre dans la salle polyvalente », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  46. Julien Scotté, « Début de saison reporté pour l’US Ham cycliste : La saison des courses cyclistes semble prend le même chemin que celle de l’an dernier, avec un début de saison annulé et la suite dans l’incertitude la plus complète. L’US Ham en fait les frais », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  47. « Pas de corrida en décembre pour l’Athlétisme sportive Eppeville : Les championnats de cross de la Somme devraient être néanmoins maintenus début 2021 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  48. « La présidente des archers d’Eppeville démissionne au profit de son secrétaire : Les archers d’Eppeville changent de président avec la démission de Sylviane Choquet. Patrick Dallançon prend leur tête », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  49. « Le Rugby Club Eppevillois vient d’être créé : La commune d’Eppeville compte une nouvelle association », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  50. Ludovic Lascombe, « Six caméras de vidéoprotection installées à Eppeville : Le conseil municipal a approuvé le déploiement de la vidéoprotection dans la commune », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  51. Benjamin Merieau, « Du gaz grâce aux déchets agricoles à Eppeville », sur courrier-picard.fr, (consulté le ).
  52. Arnaud Brasseur, « La sucrerie fermera en 2020 : Le 14 février, le groupe allemand Südzucker annonçait un plan de restructuration : le site Saint-Louis Sucre d’Eppeville ne produira plus de sucre d’ici un an », Le Journal de Ham, no 112,‎ , p. 5.
  53. Dominique Touchart (Photos), « La der des der de la sucrerie à Eppeville : Le samedi 11 janvier 2020 restera dans l’histoire de la Haute-Somme comme le dernier jour de l’ultime campagne betteravière de la sucrerie d’Eppeville. Ambiance à la fois laborieuse et morose », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  54. Benoît Dufournier, Stéphanie Caulliez, Philippe Laurent, Gilles-Henri Bailly, Bertrand Fournier, « Sucrerie de betteraves de la Compagnie Nouvelle des Sucreries Réunies (C.N.S.R.), devenue Générale Sucrière, puis Saint-Louis Sucre », Eppeville, Inventaire général du patrimoine - Hauts-de-France, (consulté le ).
  55. « Ensemble industriel de la sucrerie d'Eppeville », notice no IA00076398, base Palissy, ministère français de la Culture.
  56. http://www.lieuxdits.fr/wp-content/uploads/2012/07/bourgeault.pdf
  57. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 276 (ASIN B000WR15W8).
  58. « Monuments historiques et bâtiments protégés d'Eppeville » (consulté le ).
  59. Arnaud Brasseur, « Une rue Alfred de Laage Le pilote est mort le 23 mai 1917 : Le Centenaire de la Première Guerre Mondiale se poursuit. Cette année, les Amis du château mettent l’accent sur la guerre aérienne », Le Journal de Ham, nos 19/2017,‎ , p. 6.
  60. « Un aviateur de la Grande Guerre honoré à Eppeville : Une rue en hommage à Alfred de Laage-de-Meux, pilote mort à Eppeville en 1917, a été inaugurée », L'Aisne Nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  61. Germain Demay, Inventaire des sceaux de l'Artois et de la Picardie no 303, Paris, Imprimerie nationale, 1877
  62. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la régopn Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart p. 37
  63. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart p. 37