Mers-les-Bains

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Mers-les-Bains
Mers-les-Bains
La façade maritime de Mers-les-Bains avec, au tout premier plan, Le Tréport.
Blason de Mers-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité Communauté de communes des Villes Sœurs
Maire
Mandat
Michel Delépine
2020-2026
Code postal 80350
Code commune 80533
Démographie
Gentilé Mersois, Mersoise
Population
municipale
2 825 hab. (2017 en diminution de 1,91 % par rapport à 2012)
Densité 524 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 05″ nord, 1° 23′ 19″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 99 m
Superficie 5,39 km2
Élections
Départementales Canton de Friville-Escarbotin
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Mers-les-Bains
Liens
Site web merslesbains.fr

Mers-les-Bains est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Le s se prononce à la fin de Mers (/mɛʁs/).

Avec Eu et Le Tréport, elle est l'une des trois principales villes de l'unité urbaine d'Eu qui fait entièrement partie de l'intercommunalité dénommée communauté de communes des Villes Sœurs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue des Falaises de craie de Mers-les-Bains.
Vue du front de mer de Mers et des villas d'architecture balnéaire verticale.

Localisation[modifier | modifier le code]

Mers-les-Bains est une station balnéaire et de tourisme de la Somme, située sur le littoral de la Manche[1], au nord de l'embouchure de la Bresle, c’est-à-dire juste à la limite entre la région des Hauts-de-France et la Normandie.

Cette station balnéaire, également labellisée depuis 2011 Station verte de vacances, possède une plage de galets (et de sable à marée basse) d'environ un kilomètre de long ainsi que de hautes falaises de craie. Du haut de ces dernières, près de la statue de Notre-Dame, se dégage un vaste panorama (accessible à pied en passant devant l'église ou en voiture par le plateau en suivant la direction du lieu-dit Blengues) d'où il est possible de voir la mer, la ville voisine du Tréport, son port de plaisance et de commerce, la ville d'Eu avec notamment son château et sa collégiale, puis au nord d'apercevoir Ault et le hâble éponyme, en direction de la baie de Somme. Par temps clair, la côte picarde se dévoile à l'horizon jusqu'au Marquenterre.

Tout près de Mers et sur son territoire se trouve le bois de Rompval, bois maritime propriété du Conservatoire du littoral et non ouvert au public, puis le bois de Cise, qui est rattaché à la commune d'Ault, bois résidentiel qui donne sur la mer.

Avec Eu et Le Tréport, Mers fait partie intégrante d'une entité géographique dite des Trois villes sœurs, d'ailleurs distantes les unes des autres de 3 km environ.

Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes d'autocars no 1 et no 2 (Mers-les-Bains - Oisemont - Amiens et Mers-les-Bains - Friville - Abbeville) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[3].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune présente un risque de submersion marine[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'architecture caractéristique des « villas balnéaires » mersoises.

La présence humaine au paléolithique et au néolithique est confirmée par des trouvailles de silex taillés de période abbevillienne, pré-acheuléenne puis acheuléenne. Dans les années 1980 une hache polie du Néolithique y a été trouvée. Un temple érigé sur la falaise en l'honneur du dieu Mars aurait témoigné de la présence romaine.

Quelques familles seigneuriales, propriétaires de terres, relevées sur des lieux-dits connus (les Mython, seigneurs de Froideville, dont il demeure une superbe pierre taillée de leurs armoiries qui orne désormais la salle du conseil municipal de la mairie ; les Lucas, seigneurs de Romeval (aujourd'hui Rompval, soit une contraction de Val rompu : valleuse de craie sur la Manche) ; les Lattaignant, seigneurs de Blengues et les Torcy, seigneurs de Mers) sont mentionnées dans les archives.

Jadis petit village de pêcheurs de quelques âmes, la station balnéaire a connu un essor fulgurant dès 1860[5], notamment avec l'explosion de la mode des bains de mer. Grâce à la ligne de chemin de fer Paris - Le Tréport (Compagnie des chemins de fer du Nord), ouverte en 1872, des familles entières de Parisiens aisés découvrent les bienfaits des bains de mer et de l'air iodé. Mers étant à trois heures de train de la capitale, des privilégiés fortunés s'offrent alors des week-ends et séjours rapides. Un établissement de bains et un casino, qui d'ailleurs n'en finissait pas de changer d'emplacement, ont suivi d'emblée cet engouement pour la plage picarde ; un attrait réel dont les élus locaux prennent vite conscience. Ceux-ci décident alors de lotir Mers, qui offre un potentiel immobilier immense avec de larges terrains à construire.

Le tramway d'Eu-Le Tréport-Mers, qui relie les trois villes, est mis en service en 1902. Séduits, les riches propriétaires font alors édifier la plupart des villas actuelles du front de mer, rues adjacentes et centre-ville.

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Concernant le front de mer et les rues adjacentes, c'est le principe d'une architecture balnéaire toute de verticalité qui est retenu afin de satisfaire tout le monde, avec des villas aux façades peu larges mais très hautes avec balcons ouvragés et bow-windows décorés de nombreuses fantaisies architecturales et bénéficiant d'une vue sur la mer. En centre-ville, c'est plutôt la maison bourgeoise avec balcons en ferronneries qui prédomine. De nombreux hôtels comme le fameux Hôtel des Bains et pensions de familles voient le jour, la station balnéaire est lancée ; depuis, la commune s'adapte en permanence à l'évolution du tourisme et vante la beauté et la qualité de son architecture balnéaire. Mers vécut également l'époque des premiers congés payés de 1936 en accueillant sur sa plage les premières familles d'ouvriers et de vacanciers venues par le train de la gare Le Tréport-Mers.

Durant la Première Guerre mondiale, un camp anglais d'entraînement de chars est installé au lieu-dit Rompval. Il y subsiste encore aujourd'hui une fosse à char, ainsi que la prairie aux Anglais (partie déboisée afin de permettre l'évolution des chars par les apprentis pilotes). Les Anglais offriront un tank désarmé à la commune en 1919 afin de la remercier de son accueil. Celle-ci en fera un monument de reconnaissance aux alliés, mais sera contrainte de le supprimer quelques années après, tant l'entretien du char, qui subissait la rouille du fait d'un milieu maritime salin assez corrosif, était devenu coûteux et problématique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Mersois et Mersoises sont entrés dans la Résistance et ont contribué à l'échec de bien des projets de l'occupant allemand. Les ouvrages Histoire de Mers de Jacques Maquet (1986) ou Mers l'insoumise de Roland Jouault et Jeannette Vanderschooten(2004) permettent de faire leur connaissance et de réaliser l'importance de leurs actions.

Le , un avion Dakota en perdition de la ligne Beauvais-Londres est forcé d'y atterrir en catastrophe. Il n'y a heureusement aucune victime[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Ault[7]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Friville-Escarbotin dont elle fait désormais partie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est l'une de celles qui ont créé fin 1999 la communauté de communes du Gros Jacques, qui, à la faveur d'extensions, a pris la dénomination de communauté de communes interrégionale de Bresle maritime puis, en 2017, de communauté de communes des Villes Sœurs.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1808 Nicolas Forget    
1808 1832 Jean-Paul Jolly    
1832 1849 Jean-Baptiste Gondré    
1849 1861 Charles Lebeuf    
1861 1870 Jean-Baptiste Lebeuf    
1871 1872 Jean-Baptiste Cava   Maire provisoire
1872 1876 Michel Lebeuf    
1876 1892 Jean-Baptiste Cava    
1892 1906 Charles Le Beuf    
1906 1912 Jean-Baptiste Cava    
1912 1916 Charles Le Beuf   Décédé en fonction
1916 1916 Antoine Gonnet   Décédé en fonction
1916 1917 Émile Pouilly   Fonctionnaire maire
1917 1919 Léon Vasseur   Conseiller municipal
1919 1935 Alexandre Arnoult    
1935 1941 Cléophas Marcassin    
11/6/1940 21/07/1940 M. Votat   Désigné par la Kommandantur en l'absence de municipalité
1941 1943 Étienne Chantrel   Arrêté par les Allemands
1943 1944 Henri Lebeuf   Arrêté par les Allemands et déporté
1944 ? M. Derivière   Conseiller municipal
2/9/1944 9/9/1944 Robert Cointrel   Président Maire de la Commission Administrative provisoire
9/9/1944 11/12/1944 Maurice Eloy PCF Président Maire de la Commission Administrative provisoire
11/12/1944 1953 Maurice Eloy PCF élu maire
1953 1962 Ernest Dailly UNR Décédé en fonction
1962 mars 1977 Roger Hénocq UDF  
mars 1977 mars 1989 Roland Jouault PCF Cheminot
mars 1989 septembre 1993[9] Gisèle Coiffier PS
puis exclue du PS
Conseil municipal dissous le 2 septembre 1993
octobre 1993[10] mars 2001 Guy Champion PCF Mécanicien
Conseiller général d'Ault (1998 → 2004)
mars 2001 juillet 2017 Emmanuel Maquet[11] LR Assureur
Conseiller général d'Ault (2004 → 2015)
Conseiller départemental de Friville-Escarbotin (2015 → 2017)
Vice-président du conseil départemental de la Somme (2015 → 2017)
Vice-président de la CC Bresle maritime (2014 → )
Président du Syndicat mixte baie de Somme (2015[12] → )
Député de la Somme (3e circ.) (2017 → )
Démissionnaire à la suite de son élection comme député
octobre 2017[13],[14] En cours
(au 24 mai 2020)
Michel Delépine SE Retraité de La Poste[15]
Vice-président de la CC des Villes Sœurs (2017 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[16]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants s'appellent les Mersois[17].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2017, la commune comptait 2 825 habitants[Note 1], en diminution de 1,91 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406417457389408422426434430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4314304324354886788499961 110
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4541 6781 7412 5132 7502 9542 9073 4553 659
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 8344 1074 6283 9453 5403 3943 4772 9602 840
2017 - - - - - - - -
2 825--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges en 2007[modifier | modifier le code]

La population de la commune était relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,3 %) était en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune était supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) était du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d'hommes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 23,8 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 32,4 %).
Pyramide des âges à Mers-les-Bains en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,9 
75 à 89 ans
12,3 
16,5 
60 à 74 ans
18,9 
22,4 
45 à 59 ans
22,7 
19,5 
30 à 44 ans
16,6 
18,7 
15 à 29 ans
14,4 
15,5 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

L'importante verrerie du groupe Verescence (ex-Saint-Gobain), considérée comme le leader mondial du flaconnage de luxe pour la parfumerie, constitue sa principale activité industrielle[23]. L'usine a toutefois vu son département pharmacie et de nombreux salariés déménager pour la pépinière d'entreprises de la communauté de communes Bresle maritime, à Saint-Quentin-la-Motte, à quelques kilomètres seulement, pour une unité de production neuve.

Mers mise surtout de plus en plus sur son image et ses atouts de station balnéaire, d'autant qu'elle a obtenu, par décret en date du vendredi , son classement officiel en tant que station balnéaire et station de tourisme, ceci à l'issue d'une longue procédure enclenchée dès 2001, officiellement déposée dès 2004 puis réactualisée fin 2008. Ce classement devait notamment permettre à la commune de bénéficier de dotations plus importantes de la part de l'État compte tenu de son nouveau statut. Ce classement a été renouvelé en 2019.

Mers a obtenu plusieurs fois le Pavillon Bleu d'Europe depuis 2006, et lance des pistes de réflexion pour optimiser son tourisme balnéaire mais aussi culturel (secteur sauvegardé classé de villas anciennes de différentes inspirations notamment art nouveau). Une résidence hôtelière de 81 logements, avec un office de tourisme attenant au rez-de-chaussée, est opérationnelle. En 2020, un projet de résidence de tourisme sur la falaise est en cours, ainsi qu'une résidence pour séniors en centre-ville.

Au printemps 2010, la commune a inauguré un parc commercial le Grand Marais sur six hectares et 10 700 m2 de surface commerciale ; vingt nouvelles enseignes de notoriété nationale ont ouvert leurs portes et plusieurs emplois directs et indirects ont ainsi été créés. Avec l’hypermarché, la galerie marchande, le forum de Froideville et le parc des grands marais, Mers-les-Bains dispose d'un équipement commercial qui la place au second rang, après Amiens, du département de la Somme.

Équipements de loisir[modifier | modifier le code]

  • Casino, Bowling, Billard, Spectacles... Mers réfléchit également à son avenir. Pour cela, elle a attribué une délégation de service public (DSP) pour l'ouverture d'un casino à une société privée et a obtenu, en date du , l'autorisation du ministère de l'Intérieur en vue de la réouverture de son casino, fermé depuis . Un casino provisoire a été inauguré le , avant la construction puis la livraison, au printemps 2014, du nouvel établissement de jeux attenant à un luxueux bowling en entrée de ville. Il s'agit du septième casino de la station depuis le début de son histoire (premier établissement de jeux en 1868). Mers poursuit son développement urbain, commercial et touristique notamment avec l'aide de cabinets d'études européens et d'une mission d'assistance urbaine. Une réflexion globale sur l'aménagement de la route départementale 1015 qui traverse la station, avec l'aide d'un cabinet d'experts parisien, a permis l'émergence d'un premier tronçon.
  • Skatepark : le skatepark de Mers-les-Bains a fait l'objet d'une extension de son « Kidney bowl » en 2014. Ce skatepark gratuit occupe une surface de 650 m2.
  • Minigolf
  • Ping-pong
  • Jardins d'enfants
  • Tennis
  • Équitation
  • Aérodrome
  • Sports nautiques

Culture et vie artistique[modifier | modifier le code]

Mers possède un centre culturel au cœur de la ville : le centre Jacques-Prévert. Au rez-de-chaussée de celui-ci se trouvent désormais les locaux de la médiathèque (qui a déménagé en descendant d'un étage en 2015, à la suite de la dissolution de l'Association de promotion de l'art contemporain Traverse qui proposait des expositions mensuelles de sculpture et de peinture). La bibliothèque comprend également un cybersite et se dédouble à nouveau depuis 2018 d'un espace consacré à l'art contemporain, avec notamment des expositions d'Alain Mongrenier (2018), Michel Four, David Daoud, José San Martin, Claude Viseux, Pierre Jutand, Michèle Battut, Stéphane Montefiore (2019), Jacques Vimard, François Jousselin, Jean-Pierre Vielfaure (2020).

En juillet, Mers renoue avec son passé sur le thème des bains de mer 1900 en organisant une grande fête des baigneurs. Durant deux jours, Mersois, résidents secondaires et touristes évoquent le passé en se costumant à l'ancienne. Des tacots et des calèches défilent dans la station et des animations originales sont proposées. Cette fête, dont le succès est constant, confirme, si besoin était, l'intérêt des gens pour ce type d'évocation populaire, historique, culturelle et festive du passé de la station.

Mers propose également chaque été des animations ciblées.

De la musique celtique est parfois proposée en début d'année.

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Zoologie[modifier | modifier le code]

Le visiteur peut découvrir une riche faune littorale en se promenant le long de la plage et sur les falaises :

  • Le goéland argenté. Oiseau vorace et crieur, il niche un peu partout dans les falaises et sur les toits. Le goéland suit les bateaux de pêche du port du Tréport voisin qui entrent ou sortent, ceci afin de récupérer les poissons rejetés par les marins, mais il est aussi à l'affût de tous les déchets ménagers et alimentaires offerts par la ville. Appréciés par les touristes qui, souvent, le désignent par méconnaissance en tant que mouette, le goéland argenté l'est moins par les autochtones qui en subissent les nuisances (cris, détériorations, vols…). Le goéland argenté est protégé mais pour lutter contre sa prolifération, la stérilisation des œufs, autorisée par les instances officielles, est toutefois pratiquée par les municipalités locales lors de la nidification en mai/juin.
  • Le goéland brun (Larus fuscus). Présent en nombre beaucoup plus réduit que le goéland argenté, il cohabite toutefois fort bien avec lui. La différence de couleur de ses ailes le fait parfois confondre avec le goéland marin.
  • La mouette. (dont la mouette rieuse) Oiseau pouvant se rencontrer en quelques groupes disparates de temps à autre, son aspect physique tranche nettement de celui du goéland.
  • Le faucon crécerelle. Oiseau qui peut parfois être observé sur le plateau entre Mers et le bois de Cise, en vol au-dessus des champs.
  • La moule (Mytilus edulis). Mollusque comestible à coquille noire ou marron et attaché aux rochers par un byssus (système de petits fils naturels). Sa cueillette est interdite à Mers par arrêté préfectoral maritime depuis 2001, que ce soit à pied et au couteau, mais plus encore au râteau. Cette pratique est en effet totalement prohibée car elle détériore le milieu naturel de la moule en ne lui permettant pas de se fixer, et détruit inutilement le naissain, c’est-à-dire les petites moules qui permettent le renouvellement de l'espèce.
  • Le crabe vert (Carcinus maenas). Crustacé courant sur les côtes françaises.
  • L'étrille (Portunus Puber). Crustacé. Petit crabe très apprécié pour la finesse de son goût, et aux pattes postérieures en forme de palettes qui lui permettent de nager. Lors de sa cuisson, le crabe devient rouge/orange.
  • La crevette grise (Crangon crangon). Crustacé cuit dans l'eau salée, il est consommé froid lors d'un apéritif par exemple.
  • Le bouquet ou crevette rose (Leander serratus).
  • L'arénicole. Annélide polychète sédentaire. Ver marin qui vit dans le sable, aisément reconnaissable aux petits tas de sable en forme de spaghettis enroulés et aux petits entonnoirs qu'il laisse à l'orifice de son terrier, en forme de « U ». Les pêcheurs l'extraient du sable à l'aide d'une pompe à aspiration et l'utilisent comme appât pour la pêche des poissons de mer.
  • La puce de mer ou talitre (Talitrus saltator). Petit crustacé proche des cloportes, peut être observée dans les algues échouées et sur les flancs de la digue en face du phare du Tréport (côté Mers).
  • Le tournepierre à collier (Arenaria interpres) (variété à collier interrompu), oiseau limicole, a fait une apparition sur les enrochements sud de la plage en . Ce groupe d'une trentaine d'individus n'a plus jamais été observé depuis.

Défense contre la mer[modifier | modifier le code]

Si Mers-les-Bains est effectivement une ravissante station balnéaire sur la côte picarde, elle n'en subit pas moins les assauts répétés de la mer, surtout l'hiver et lors des plus fortes tempêtes. De tous temps, Mers a subi des dégâts importants avec des toitures arrachées, des submersions régulières de son centre-ville, notamment du quartier dit « du dépôt SNCF »[24]

En 1977, il a même fallu recourir à l'intervention de l'armée afin de tenter de contenir la mer par la mise en place de murs composés de sacs de sable à Mers et au Tréport. La même année, on déplorait le décès par noyade d'une dame âgée qui dormait au rez-de-chaussée de son domicile.

Afin de remédier à tout cela, et par le biais du syndicat de défense contre la mer Mers-Le Tréport, Mers a initié un immense chantier de défense contre la mer, dont on parlait localement depuis toujours. Les deux premières tranches, à savoir la pose d'un immense talus amortisseur de roches afin de briser les éléments côté Le Tréport, et la réalisation ou réparation des épis de la plage constituant autant de casiers de galets protecteurs, ont coûté environ 13 M€.

En 2008, Mers a bénéficié de la troisième et dernière phase de ce chantier, celle qui prévoyait la protection de son pied de falaise, une première de toute son histoire. Contrairement à la ville du Tréport toute proche, les falaises de Mers sont partiellement toujours vives, c’est-à-dire que la mer frappe toujours leur pied, générant une érosion qui pouvait mettre en péril les habitations du sommet, distantes de quelques centaines de mètres. Ont été posés des enrochements venus du Boulonnais (Boulogne-sur-Mer) et amenés par des barges (clapage maritime). Des épis en palplanches recouverts de béton ont été mis en place afin de former des casiers de galets protecteurs.

De nouveaux apports de galets ont été réalisés dès la mi- en pied de falaise, et se sont poursuivis jusqu'au printemps côté plage après la remise en état de certains épis détériorés par l'érosion marine et le frottement des galets contre le béton. L'objectif est bien sûr de retarder le plus possible l'érosion de la falaise (il y a des accès et des habitations sur celle-ci et à moins de 100 mètres du bord) ; mais aussi de pallier tout risque de submersion des premières rues et maisons mersoises proches du pied de falaise. Le stock est depuis régulièrement maintenu à niveau et nivelé chaque année pour conserver au dispositif toute son efficacité contre les franchissements d'eau de mer.

Les dégâts et la première phase des travaux

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La seconde phase : l'arrivée des roches pour la protection en .

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Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

La plage[modifier | modifier le code]

Mers-les-Bains se trouve sur le littoral picard et présente une façade maritime d'un peu plus de 900 mètres de largeur (uniquement en ce qui concerne la plage accessible, la largeur totale étant plus importante compte tenu de ses falaises au nord et du site du bois de Rompval) et qui prend sa source au pied des falaises de craie blanche, le tout formant une plage réputée du Nord de la France.

Le quartier balnéaire[modifier | modifier le code]

Villas balnéaires.

Le quartier balnéaire[25],[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32],[33] a été construit à partir des années 1870 avec l'arrivée du chemin de fer et l'essor de la mode des bains de mer apparue en France dans les années 1860. Ce quartier s'étend de la plage à la « Prairie » et prolonge le bourg originel de Mers. Il est composé de plus de 200 immeubles appelés « villas » de style art nouveau avec de multiples variantes dans la décoration extérieure[Note 2].

Le front de mer[34], les rues adjacentes et le centre-ville sont classés en site patrimonial remarquable depuis 1986 grâce au travail de deux urbanistes, Pierre et Monique Dubrulle[réf. nécessaire]. Toute cette zone comprend des villas caractéristiques de l'architecture balnéaire avec de nombreuses influences (anglaise, flamande, Art nouveau,…). Depuis , la station compte une première villa balnéaire inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, la villa Rip[35],[36] sur le front de mer. Les villas sont séparées de la plage par une esplanade qui accueille chaque jour, le week-end et en été, de très nombreux promeneurs.

La rue Jules Barni[modifier | modifier le code]

La rue Jules Barni de Mers qui relie en diagonale la Prairie à l'esplanade de la plage, est représentative de la première époque de construction du quartier balnéaire. C'est le premier centre commercial de la ville composé d'un ensemble de huit magasins de commerce, divisé en quatre unités avec une entrée centrale qui permet l'accès à l'étage. Le gros oeuvre est construit en brique. Les façades et les toitures, situés du n° 56 au n° 82, sont protégées en tant que monuments historiques : inscription par arrêté du 19 mars 2014[37].

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[38] de style Art déco a été construite en 1928 par l'architecte amiénois Edmond Douillet.

Un calvaire en pierre de Saint-Maximin orné de quatre têtes de personnages d'inspiration médiévale visible en haut de la rue Pasteur, la ville en possédant de nombreux autres au titre du patrimoine religieux.

Statue Notre-Dame de la Falaise[modifier | modifier le code]

La statue de Notre-Dame, sur le blockhaus.

La statue de Notre-Dame-de-la-Falaise fut construite en 1877, elle est placée sur le point culminant de la falaise, à 92 mètres. Déposée durant l'Occupation, la statue fut de nouveau érigée en 1955, en haut d'un ouvrage circulaire placé sur le toit d'un blockhaus enterré.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts[39] est surmonté de la statue d'un soldat de la Première Guerre mondiale œuvre du sculpteur Emmanuel Fontaine. Différentes stèles sont regroupées au sein du square du Monument-aux-Morts par lesquelles la commune rend hommage à ses morts pour la patrie lors des différents conflits. Une feuille d'érable en bronze évoque aussi la libération de la commune par le régiment canadien de la Chaudière.

Monument à Pierre Lefort[modifier | modifier le code]

Le , un monument érigé sur la place de Mers et composé d'un piédestal et d'un buste dédié à Pierre Lefort (1767-1843), natif de la commune, médecin et chirurgien de marine qui établit la non-contagion de la fièvre jaune, est inauguré[40]. Un monument semblable existait déjà, avant la Seconde Guerre mondiale. Par la réédification de son buste financé sur souscription publique, la ville de Mers remet donc à l'honneur cet enfant du pays.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Estuaires et littoral picards (baies de Somme et d'Authie)[41].

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

Falaises maritimes et estran entre Ault et Mers-les-Bains, bois de Rompval[42]. Ces falaises de craie sont le prolongement de la côte d’Albâtre et s'étendent sur 6 kilomètres avant de disparaître à l'intérieur des terres.

Cours de la Bresle et prairies associées[43].

Les vallées de la Bresle, du Liger et de la Vimeuse[44].

La plaine maritime picarde[45].

Autre[modifier | modifier le code]

L'ensemble des crêtes et valeuses des falaises mersoises, entre Mers et le bois de Cise et incluant le site du Bois de Rompval (Conservatoire du littoral), classé en zone protégée ZNIEFF[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités ont été séduites par l'esplanade et la plage de Mers-les-Bains.
  • Victor Hugo (1802-1885) passa à Mers en venant de la ville voisine du Tréport toute proche en 1835 et 1837. Dans ses lettres à Adèle, il conta sa découverte du « hameau qui fait face au Tréport », où il se rendit souvent.
  • Jules Noël (1810-1881), peintre, consacra également quelques toiles à Mers, dont une Arrivée d'une diligence au Tréport - 1878 que l'on voit emprunter le plateau, puis la descente dans Mers[46].
  • Le peintre Antoine Vollon (Lyon 1833 - Paris 1900) et son fils Alexis (1865-1940) ont séjourné longtemps rue André-Dumont, le père de 1863 jusqu'en 1882. Reconnu pour son talent, notamment en natures mortes, Antoine Vollon a aussi donné son nom à une rue du 12e arrondissement de Paris et à une place à Lyon, sa ville natale ; à Mers, c'est un lotissement qui a été baptisé de son nom.
  • François Coppée (1842-1909), d'abord mouvement poétique du Parnasse, il s'en détourna et fut surnommé « le poète des humbles », résida plusieurs fois à Mers jusqu'en 1908 à la villa « La Violette »[47], où il partagea quelques mémorables parties de dominos avec ses hôtes, la famille Houdbine. François Coppée était très lié à Verlaine et José-Maria de Heredia, il écrivit aussi plusieurs comédies.
  • Maximilien Luce (1858-1941), artiste peintre dont le passage à Mers-les-Bains est attesté par l'œuvre peint.
  • Victor Dupont (1873-1941), artiste peintre qui produit pour la ville de Mers-les-Bains une affiche promotionnelle de la station balnéaire (années 1920).
  • Eugène Dabit (1898-1936), artiste peintre et écrivain est né à Mers-les-Bains. Rue Jules-Barni se trouve la maison natale de l'écrivain, auteur notamment du célèbre roman L'Hôtel du Nord, signalée sur la façade par une plaque commémorative. Les élus locaux ont baptisé une petite place à son nom sur l'esplanade, non loin du pied de falaise. En 2018, un autoportrait du peintre a été offert à la ville.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Fernand Fabre (1899-1987), acteur du cinéma muet des années 1920, a partagé sa retraite entre Mers et Paris. Homme de théâtre avant tout, il côtoya toutes les stars de l'époque, de Raimu à Elvire Popesco en passant par Harry Baur ou encore Sacha et Lucien Guitry. Son premier rôle au cinéma fut celui du docteur Knock que reprendra ensuite Louis Jouvet. On pouvait le rencontrer à Mers dans les années 1980. Décédé le , Fernand Fabre est enterré au cimetière de Mers-les-Bains. L'auteur du livre Histoire de Mers paru en 1983, Jacques Maquet, soulignait en 2013 que le comédien Lino Ventura, qui devait lui-même disparaître quelques mois après, s'était rendu à Mers-les-Bains pour assister à ses obsèques.
  • Alexandre Garbell (1903-1970), artiste peintre dont la falaise et la plage de Mers-les-Bains constituèrent l'un des thèmes majeurs.
  • Augustin Chantrel (1906-1956), international français de football, Mersois de naissance. Le gymnase du collège a été baptisé de son nom fin 2015.
  • Geneviève Gavrel (1909-1999), artiste peintre ayant effectué des séjours estivaux à partir de 1946 et ayant peint Mers-les-Bains.
  • Isabelle d'Orléans et Bragance (1911-2003), « comtesse de Paris », possédait un pavillon à Eu, où elle est née, à trois kilomètres de Mers. A côtoyé l'esplanade dans les années 1980 - 1990.
  • Marie-Josèphe Cotelle-Clère (1914-2005), artiste et sculpteur, a laissé à Mers quelques œuvres (dont un médaillon en bronze dédié à Pierre Lefort, une décoration intérieure de la chapelle Jean-Paul II, ainsi que trois hauts-reliefs représentant les saints protecteurs d'Eu, Mers et Le Tréport sur le piédestal de la statue de Notre-Dame-de-la-Falaise). Elle organisait dans la station balnéaire des éditions estivales du Salon de l'école française[réf. nécessaire].
  • Gustave Eiffel aurait séjourné quelque temps à Mers-les-Bains, mais aucune preuve concrète ne peut en attester. Il se dit localement que le génial architecte « en profita pour signer de nombreux balcons ouvragés de villas sur l'esplanade ». On prétend localement qu'il existe une « villa Eiffel » que l'architecte aurait « entièrement conçue ou décorée », mais ce fait n'a jamais pu être vérifié. Si la venue à Mers de Gustave Eiffel ne peut être démontrée, la présence de sa fille Laure, à Mers l'est. Elle était propriétaire avec son mari d'une villa au sein du quartier balnéaire (fait confirmé, en 2015, grâce aux recherches avisées d'une bénévole de l'office de tourisme). Par contre, il est établi que l'un des plus brillants collaborateurs d'Eiffel a signé un somptueux aménagement intérieur privé, un plafond à caissons, qui existe toujours (mais n'est pas visible du public).-->
  • Bernard Lavalette (1926-2019), comédien et chansonnier parisien, régulièrement rencontré sur l'esplanade lors de ses multiples séjours et weekends avec son épouse Jeanne de Fleury-Lavalette. Ils y ont habité une villa.
  • Georges Onésime Choquart est un résistant français, né le au Tréport et mort le à Mers-les-Bains[réf. nécessaire].

Le picard mersois[modifier | modifier le code]

Mayeule
chénopode blanc.

Les Mersois ont un picard spécifique et l'on dit d'eux : « i rieute, i danseute pi i manjeute... ; chés mayeule d'Mérs »[48].

Le mayeule est une plante (en français : chénopode blanc).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mers-les-Bains Blason
Écartelé : aux 1er et 4e de gueules à la bande d'or ; au 2e d'azur chargé de trois coqs d'or ; au 3e d'azur à la fasce d'or accompagnée en chef de deux roses d'argent et en pointe d'un croissant du même[49],[50].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1939-1945[Note 3],[51]
Devise
In litore floreo (sur le littoral, je m'épanouis -ou- fleur du littoral)
Détails
S'inspire des armes de trois familles possessionnées à Mers : les Torcy (seigneurs de Mers), les Mython (seigneurs de Froideville) et les Lattaignant (seigneurs de Blingues).

Création de Jack Lebeuf adoptée en .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Trois livres font en particulier « autorité » sur le plan historique :

  • Jacques Maquet, Histoire de Mers, Eu, , 183 p. (OCLC 461674686)
  • Octave Thorel, Lettres sur Mers,
  • Roland Jouault, Mers l'insoumise : 1940-1944, Luneray, Bertout, , 210 p. (ISBN 2867435579)
  • Paul Labesse, Cent ans de vie mersoise, P. Labesse, , 33 p.
  • Paul Labesse, Histoire de Mers, des origines à 1900, Mers-les-Bains, P. Labesse, , 205 p. (ISBN 9782746658592)
  • Luc Girard, Confidences sur céramiques
  • Luc Girard, Trois sœurs sur front de mer, 1980
  • Luc Girard, Vues perchées, 2007
  • Guy François, Lumières sur Mers-les-Bains, Airvey Éditions, 2010
  • Guy François, Lumières sur Mers-les-Bains II, Airvey Éditions, 2014
  • Jacques Hétru, Le Verre, l'art et la matière, Luneray, éditions Bertout, 1996
  • Philippe Rault et Michelle Carreaux, Mers-les-Bains, des flots de mémoire, Limoges, Les Ardents Éditeurs, coll. « Petits Itinéraires pour Grands Curieux », , 111 p. (ISBN 9782917032350)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Tous les travaux de rénovation, de remise en peinture et de pose d'huisseries sont soumis à autorisation de travaux, sur demande préalable à effectuer au service urbanisme de la mairie de Mers, qui transmettra le dossier pour avis notamment auprès de l'architecte des bâtiments de France. Tout irrespect de la procédure de déclaration obligatoire de travaux en mairie peut faire l'objet d'une procédure et d'un dépôt de plainte auprès des services du procureur de la République, ce qui s'est déjà produit et se produit assez régulièrement, l'objectif étant d'éviter une banalisation irrémédiable de ces chefs-d'œuvre d'architecture balnéaire. La justice peut alors demander la remise en état initiale ou la pose d'autres matériaux jugés plus judicieux en respect de l'architecture dominante. Le PVC blanc et les coffrages extérieurs de volets roulants sont par exemple totalement proscrits.
    Dans le même esprit, un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du site patrimonial remarquable des villas anciennes est mis en place par un chargé de mission dépêché par la direction régionale des Affaires culturelles de Picardie (DRAC).
  3. Citation à l'ordre du régiment du 11 novembre 1948 : « commune de la Somme, très éprouvée au cours de la guerre 1939-1945. A subi de sévères destructions. Malgré ses ruines, s'est comportée courageusement. Le chiffre élevé de ses pertes en vies humaines et le nombre de ses déportés, dont 5 sont morts dans les camps de concentration, illustrent douloureusement sa participation à la lutte, tant sur les champs de bataille que dans la clandestinité ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Par décret en Conseil d'État en date du 27 février 2009, la commune de Mers-les-Bains (Somme) est officiellement classée comme station balnéaire et comme station de tourisme.
  2. « Un nouveau parc naturel régional est né », Courrier picard,‎ , p. 6.
  3. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  4. « Dossier départemental des risques majeurs - Préfecture de la Somme » [PDF], (consulté le 29 septembre 2019), p. 13/85.
  5. « Le territoire communal : géographie, histoire, économie », notice no IA80001268, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Paris Match, no 873 du 1er janvier 1966, p. 28-29.
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. « Les maires de Mers-les-Bains », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 10 janvier 2015).
  9. Décret du 2 septembre 1993 portant dissolution du conseil municipal de Mers-les-Bains (Somme).
  10. Jean Santon, « Mers-les-Bains, portes ouvertes : L'opposition résolue à la politique de Balladur, l'engagement des militants communistes, une démarche d'ouverture et de rassemblement ont permis à la liste d'union conduite par les communistes Roland Jouault et Guy Champion de reconquérir la municipalité. Récit », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2015).
  11. Réélu pour le mandat 2014-2020 : Fred Guillout, « Le maire s’engage pour le futur : Des municipales comme un long fleuve tranquille : une seule liste candidate, et un Emmanuel Maquet qui peut tranquillement poursuivre son travail durant son 3e mandat consécutif », L'Informateur - L’Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  12. Denis Desbleds, « Emmanuel Maquet: « Il faudra des élus de la côte picarde pour peser dans la grande région » », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. Anne-Marie Quemener, « Michel Delépine : « Il ne peut y avoir qu’un maire, c’est moi, pas deux » : Le nouveau maire ne veut pas rester dans l'ombre d'Emmanuel Maquet, devenu député. Il entend imposer sa personnalité, tout en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  14. « Michel Delépine, nouveau maire de Mers-les-Bains : Mers-les-Bains. Le conseil municipal d’installation de la nouvelle équipe a vu, sans surprise, Michel Delépine prendre les commandes », Paris Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 30 avril 2018) « Une page de l’histoire mersoise s’ouvre donc. Les conseillers du Rassemblement pour Mers, seule liste en lice, élus le dimanche 24 septembre, ont confié les rênes de la commune à Michel Delépine à la majorité de 21 votes pour et un bulletin blanc, sur les 22 suffrages exprimés. « Servir notre ville, se mettre au service de ses habitants, tel doit être, tel est notre seul but », martelait Michel Delépine, le nouveau maire de Mers-les-Bains à l’issue de son élection. Un élu qui inscrit sa mission dans la continuité ».
  15. « Michel Delépine est le nouveau maire de Mers-les-Bains : Le conseil municipal de Mers-les-Bains, dans la Somme, a élu son nouveau maire. Michel Delépine succède à Emmanuel Maquet », L'Informateur d'Eu,‎ (lire en ligne, consulté le 30 avril 2018) « Après un échec lors des élections de 1983, il devient adjoint au maire en 1989, sous le mandat de Gisèle Coiffier. Le conseil municipal est dissous en 1993. « J’ai alors connu ma traversée du désert jusqu’en 1995 », plaisante-t-il. Année où il revient au conseil en tant qu’élu du groupe minoritaire. Il redevient adjoint après l’élection d’Emmanuel Maquet en 2001. Michel Delépine prend en charge les affaires sociales et le patrimoine ».
  16. Jérôme Buresi, « Mers-les-Bains : Michel Delépine élu maire, sans surprise : Le conseil municipal de Mers-les-Bains, dans la Somme, a finalement pu être installé le dimanche 24 mai 2020. Michel Delépine a été élu maire. Les six adjoints restent les mêmes », L'Informateur d'Eu,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mai 2020) « Sans surprise, Michel Delépine a donc été élu maire, par 22 voix et un vote blanc ».
  17. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. « Évolution et structure de la population à Mers-les-Bains en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  23. Voir article consacré à la verrerie dans la vallée de la Bresle.
  24. « Quartier du dépôt », notice no IA80001841.
  25. « Quartier balnéaire », notice no IA80001840.
  26. « Lotissement communal n°1 », notice no IA80001299.
  27. « Lotissement communal n°2 », notice no IA80001304.
  28. « Lotissement communal n°3 », notice no IA80001300.
  29. « Lotissement communal n°4 », notice no IA80001438.
  30. « Lotissement communal n°5 », notice no IA80001635.
  31. « Lotissement communal n°6 », notice no IA80001305.
  32. « Lotissement communal n°7 », notice no IA80001306.
  33. « Lotissement communal n°8 », notice no IA80001307.
  34. « Front de mer », notice no IA80001235.
  35. « Maison dite Rip, inscription », notice no PA80000057, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Maison dite Rip, recensement », notice no IA80001361, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee//PA80000081
  38. Notice no IA80001303, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Notice no IA80000011.
  40. Pierre Lefort et son œuvre, voir
  41. « Estuaires et littoral picards (baies de Somme et d'Authie) », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 août 2018).
  42. « Falaises maritimes et estran entre Ault et Mers-les-Bains, bois de Rompval », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 août 2018)
  43. « Cours de la Bresle et prairies associées », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 août 2018)
  44. « Vallées de la Bresle, du Liger et de la Vimeuse », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 août 2018)
  45. « Plaine maritime picarde », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 août 2018)
  46. Quimper, musée des Beaux-Arts. Une première version de 1873 a été achetée par le duc d'Aumale, musée Condé à Chantilly
  47. « Maison dite La Violette », notice no IA80001410.
  48. René Debrie, Lexique picard des parlers du Vimeu, CEP liméro XV, Université de Picardie, Amiens, 1981
  49. Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
  50. « 80533 Mers-les-Bains (Somme) », sur armorialdefrance.fr (consulté le 26 juillet 2020)
  51. Jacques Béal, Hommes et Combats en Picardie 1939-1945, Amiens, 1994, Martelle Editions