Talmas

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Talmas
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Patrick Blocklet
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80746
Démographie
Gentilé Templemartiens
Population
municipale
1 060 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 50″ nord, 2° 19′ 38″ est
Altitude Min. 87 m – Max. 154 m
Superficie 19,2 km2
Localisation

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Talmas est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France, réputée pour les « muches », vaste réseau de galeries creusées dans le calcaire, qui servirent d'abri à la population pendant l'occupation espagnole au début du XVIIe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le méridien de Paris[1], à une dizaine de kilomètres d'Amiens, au nord, sur l'ancienne nationale 25 qui mène vers Dunkerque.

Sol, sous-sol, relief[modifier | modifier le code]

Sous une épaisse couche de terre végétale se trouvent des marnes et des glaises vertes qui affleurent au nord-est et à l'est du territoire[1].

Le territoire correspond à un plateau incliné du nord-est au sud-ouest[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Si aucun cours d'eau n'est présent sur le territoire, les fossés conduisent les eaux de ruissellement vers la commune de Naours[1].

Écarts[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, le hameau de Val-de-Maison, situé à 2 900 mètres du chef-lieu, compte 51 habitants[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Templum Martis est mentionné en 660 dans Gall. Christ., sous le règne de Clotaire III. Talmars est ensuite trouvé en 1066, cité par Garin évêque d'Amiens. Talemardis, Talemarz et Thalemart figurent dans les graphies qui continueront d'évoluer pour se fixer ensuite définitivement au XVIIIe siècle[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1597, le château est occupé par une « dame de Monchy ». Cette dernière est impliquée dans la prise d'Amiens par Hernan Tello, le gouverneur espagnol de Doullens qui emploie le « stratagème des noix » pour parvenir à ses fins[1].

Pendant l'invasion allemande de 1870-1871, 17 jeunes gens de la communes sont envoyés au combat. Deux d'entre eux trouveront la mort, deux autres seront blessés[1].

Dans les années 1890, le village compte une douzaine d'artisans cordonniers qui travaillent pour des industriels d'Amiens[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Patrick Blocklet   Réélu pour le mandat 2014-2020[3], [4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 060 habitants, en diminution de -3,99 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 550 1 590 1 772 1 928 1 882 1 912 1 892 1 772
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 693 1 676 1 632 1 420 1 320 1 113 1 020 913 854
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
796 722 703 619 597 546 531 529 482
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
444 448 554 787 1 027 1 053 1 087 1 082 1 060
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Muches[modifier | modifier le code]

Talmas est une commune où l'on trouve des muches (se « mucher », en picard, signifie « se cacher »), ce réseau de boyaux souterrains creusé par les habitants pour échapper aux malheurs de la guerre, extérieure (guerre de Trente Ans) ou civile (guerres de religion, Fronde).

Église Saint-Aubin[modifier | modifier le code]

L'église a été reconstruite en 1822, sur l'emplacement d'une église du XVIIIesiècle, ravagée par un incendie en 1804, mais le chœur ne fut réalisé qu'en 1853.

L'église repose sur un soubassement en grès, séparé de la partie supérieure des murs par un lit de briques. Le bâtiment est de forme rectangulaire, présentant une nef et deux collatéraux. La partie orientale de l'église est formée d'un chœur sans transept, terminé par un chevet à trois pans. La façade est surmontée d'un clocher qui s'en détache en avancée, avec deux gros contreforts. Le portail est en plein cintre[9].

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

Une fleur est attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[10].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h M. Huet, instituteur de Talmas, Notice géographique et historique réalisée en 1897, Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire la notice en ligne sur le site des archives départementales.
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 2, 1897-1899, Amiens.
  3. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 6 avril 2009)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Itinéraires du Patrimoine, livret N° 181, Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, Amiens
  10. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎