Talmas

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Talmas
Talmas
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire Nord Picardie
Maire
Mandat
Patrick Blocklet
2020-2026
Code postal 80260
Code commune 80746
Démographie
Gentilé Templemartiens
Population
municipale
1 067 hab. (2017 en diminution de 1,02 % par rapport à 2012)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 50″ nord, 2° 19′ 38″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 154 m
Superficie 19,2 km2
Élections
Départementales Canton de Corbie
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Talmas

Talmas est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France, réputée pour les « muches », vaste réseau de galeries creusées dans le calcaire, qui servirent d'abri à la population pendant l'occupation espagnole au début du XVIIe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le méridien de Paris[1], à une dizaine de kilomètres d'Amiens, au nord, sur l'ancienne nationale 25 qui mène vers Dunkerque.

Localisation[modifier | modifier le code]

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par la ligne d'autocars no 22 (Doullens - Villers-Bocage - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés[2].

Sol, sous-sol, relief[modifier | modifier le code]

Sous une épaisse couche de terre végétale se trouvent des marnes et des glaises vertes qui affleurent au nord-est et à l'est du territoire[1].

Le territoire correspond à un plateau incliné du nord-est au sud-ouest[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Si aucun cours d'eau n'est présent sur le territoire, les fossés conduisent les eaux de ruissellement vers la commune de Naours[1].

Écarts[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, le hameau de Val-de-Maison, situé à 2 900 mètres du chef-lieu, compte 51 habitants[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Templum Martis est mentionné en 660 dans Gall. Christ., sous le règne de Clotaire III. Talmars est ensuite trouvé en 1066, cité par Garin évêque d'Amiens. Talemardis, Talemarz et Thalemart figurent dans les graphies qui continueront d'évoluer pour se fixer ensuite définitivement au XVIIIe siècle[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1597, le château est occupé par une « dame de Monchy ». Cette dernière est impliquée dans la prise d'Amiens par Hernan Tello, le gouverneur espagnol de Doullens qui emploie le « stratagème des noix » pour parvenir à ses fins[1].

Pendant l'invasion allemande de 1870-1871, 17 jeunes gens de la commune sont envoyés au combat. Deux d'entre eux trouveront la mort, deux autres seront blessés[1].

Dans les années 1890, le village compte une douzaine d'artisans cordonniers qui travaillent pour des industriels d'Amiens[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 6 mai 2014)
Patrick Blocklet   Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5]

La commune fait partie de la communauté de communes du Territoire Nord Picardie après avoir fait partie de la communauté de communes Bocage Hallue.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2017, la commune comptait 1 067 habitants[Note 1], en diminution de 1,02 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5001 5501 5901 7721 9281 8821 9121 8921 772
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6931 6761 6321 4201 3201 1131 020913854
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
796722703619597546531529482
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4444485547871 0271 0531 0871 0821 067
2017 - - - - - - - -
1 067--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire publique de quatre classes pour l'année scolaire 2019-2020, l'école des Arondes (des hirondelles). Un service de garderie a été mis en place[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Muches[modifier | modifier le code]

Talmas est une commune où l'on trouve des muches (se « mucher », en picard, signifie « se cacher »), ce réseau de boyaux souterrains creusé par les habitants pour échapper aux malheurs de la guerre, extérieure (Guerre de Trente Ans) ou civile (Guerres de religion, Fronde).

Église Saint-Aubin[modifier | modifier le code]

L'église a été reconstruite en 1822, sur l'emplacement d'une église du XVIIIe siècle, ravagée par un incendie en 1804, mais le chœur ne fut réalisé qu'en 1853.

L'église repose sur un soubassement en grès, séparé de la partie supérieure des murs par un lit de briques. Le bâtiment est de forme rectangulaire, présentant une nef et deux collatéraux. La partie orientale de l'église est formée d'un chœur sans transept, terminé par un chevet à trois pans. La façade est surmontée d'un clocher qui s'en détache en avancée, avec deux gros contreforts. Le portail est en plein cintre[11].

Statue Notre-Dame des Orages[modifier | modifier le code]

Autrefois lieu de départ de processions destinées à protéger les récoltes des intempéries[12].

Chapelle de Val de Maisons[modifier | modifier le code]

La chapelle originelle a été construite pour les fermes du Val. L'édifice actuel, en brique et de style néogothique, date de la seconde moitié XIXe siècle ; il est dédié à sainte Marguerite[12] ou à Notre-Dame. Avant la Révolution, la chapelle est dédiée à Saint Catherine, comme en attestent les registres paroissiaux consultables en ligne. Bon nombre d'habitants s'y font inhumer.

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

Une fleur est attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[13].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Vaquez, Talmas au fil du temps, Sports et loisirs de Talmas, 1989[14].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h M. Huet, instituteur de Talmas, Notice géographique et historique réalisée en 1897, Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire la notice en ligne sur le site des archives départementales.
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 2, 1897-1899, Amiens.
  4. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 6 avril 2009)
  5. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. « L'école sur le site de la mairie, rubrique école primaire ».
  11. Itinéraires du Patrimoine, livret N° 181, Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, Amiens
  12. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 184-185 (ASIN B000WR15W8).
  13. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  14. Lire en ligne.