Quevauvillers

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Quevauvillers
Quevauvillers
Calvaire à la sortie du bourg, en direction de Fluy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Somme
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Dominique Dussuelle
2014-2020
Code postal 80710
Code commune 80656
Démographie
Gentilé Quevauvillois
Population
municipale
1 115 hab. (2015 en augmentation de 1,46 % par rapport à 2010)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 27″ nord, 2° 05′ 05″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 157 m
Superficie 8,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.quevauvillers.fr

Quevauvillers est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Quevauvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Quevauvillers est située sur l'ex-route nationale 29 (actuelle RD 1029) et le long de l'autoroute A29 (sans pour autant qu'un échangeur ne desserve directement la commune), au sud-ouest d'Amiens (15 km) entre celle-ci et Poix-de-Picardie (10 km).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Issue du latin caballus (cheval) et de villare (ferme)[réf. nécessaire]. Equitum villa aurait été un relais de cavalerie sur la voie romaine Amiens - Rouen[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village de Quevauvillers est apparu à l'époque romaine. Son premier nom fut Equitum villa (résidence des cavaliers), c'était en fait un relais de cavalerie dont la création était rendue nécessaire par l'apparition d'une voie romaine reliant Amiens à Rouen.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

À l'époque des invasions normandes, le village fut détruit, mais s'en releva.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le comte de Gomer, seigneur du lieu, connaît la prison. Le curé part en exil, ne voulant en aucune manière prêter serment à la constitution civile du clergé. L’église est transformée en salpêtrière, le mobilier et les ornements vendus[3].

Au XXe siècle existait une briqueterie, dont le site est utilisé en 2017 pour édifier un lotissement d'une quinzaine de pavillons[4].

En 1968, le topographe, flâneur et critique d'architecture anglais, Ian Nairn, décrit le village ainsi :

« D’un premier abord (Quevauvillers) donne l’impression de quelques bâtiments épars – parmi lesquels de bons cafés - longeant une route nationale, en l’occurrence la N 29 entre Amiens et Rouen. Mais en face de la mairie se trouve une avenue qui mène, sur trois-cents mètres, au Quevauvillers bis – et à une deuxième mairie, plus ancienne, avec un rez-de-chaussée ouvert en bois comme un marché de beurre anglais. Ses chevrons servent également à séchoir et à support pour tuyaux d’incendie. À côté traînent l’église, le château, un étang et une chèvre attachée, tous attendant que rien ne se passe. Les exigences de la vie moderne sont dissipées, y laissant l’ambiance du lieu suspendue comme un arrêt sur image tiré d’un vieux film »[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Molliens-Dreuil[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Somme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois, créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[7],[8]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[9], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[10].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [11]. Poix-de-Picardie en est le siège.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1836   Joachim Desgroux    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977[12] 2008 Guy Debureaux    
mars 2008 en cours
(au 7 avril 2017)
M. Dominique Dusuelle   Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2015, la commune comptait 1 115 habitants[Note 1], en augmentation de 1,46 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0631 1501 1701 1201 2481 1981 1881 1921 187
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1451 1461 1689961 0041 0291 024942906
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
912828816612580600604651649
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6487157839211 0461 0541 0371 0751 125
2015 - - - - - - - -
1 115--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte une école primaire qui scolarise 137 élèves en élémentaire et maternelle à la rentrée 2017-2018[17].

Sports[modifier | modifier le code]

La Jeunesse Sportive de Quevauvillers est l'équipe de football locale. En 2015, l'équipe est montée pour la 1re fois de son histoire en Ligue de Picardie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Notre-Dame.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites notables sont signalés dans le bourg[18] .

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité, du XVIIIe siècle[19].
  • Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours. Construite en 1809, reconstruite en 1877, toute en brique et tuile, elle est située en sortie de village, vers Poix[20].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Quevauvillers[21] ;
  • Halles de Quevauvillers, reconstruites en 1840 ;
  • Un tilleul vénérable, qui pourrait être un tilleul de Sully, arbre creux déjà en 1936 et qui, en 2015, a une circonférence de 6,30 m ;
  • Anciens locaux industriels construits en 1868 et 1885 de la manufacture de bretelles, jarretières, et jarretelles fondée en 1868 par Elie Paillart[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Villes et villages de France" le Guide complet des 783 communes de la Somme, Auteur: Michel de la Torre, Éditions: Deslogis-Lacoste
  2. L'histoire de Quevauvillers en ligne.
  3. « Le village de Quevauvillers (80) », Site personnel de M. Dominique Triaud-Richard (consulté le 26 mai 2017).
  4. Régis Sinoquet, « Quevauvillers : quinze pavillons vont sortir de terre : Un lotissement est en cours de création tout près de la Maison de santé. Le déboisement de la parcelle a commencé et la voirie va rapidement suivre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  5. Nairn, I. Nairn's Paris. Harmondsworth: Penguin, 1968, p. 187. (Original en anglais)
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  8. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  9. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  10. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  11. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  12. « Abstention, piège Macron? », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Guy Desbureaux, 85 ans, est toujours aux aguets dans « son » village, dont il fut maire pendant 31 ans ».
  13. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 8 avril 2014, p. 18.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. L'école sur le site du ministère de l'éducation nationale.
  18. « Histoire et patrimoine », sur http://www.quevauvillers.fr, (consulté le 26 mai 2017).
  19. Claude Deroletz - Clochers de France, « Quevauvillers » (consulté le 8 mai 2008)
  20. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 141 (ASIN B000WR15W8).
  21. « Château (Vieux et Grand) », notice no PA80000062, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Usine de tissus élastiques dite usine textile Paillart, puis Cattaert, puis A. Favory et Cie, puis A. Favory et Thuasne, puis Ets Deneux Frères », notice no IA00076556, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Abbé Jumel, Histoire de Quevauvillers.

Liens externes[modifier | modifier le code]