Lamaronde

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Lamaronde
Lamaronde
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Xavier Despréaux
2014-2020
Code postal 80290
Code commune 80460
Démographie
Gentilé Marondins, Marondines
Population
municipale
63 hab. (2016 en diminution de 7,35 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 22″ nord, 1° 54′ 07″ est
Altitude Min. 164 m
Max. 187 m
Superficie 2,55 km2
Localisation

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Lamaronde est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La mare communale.

Localisation[modifier | modifier le code]

Lamaronde est un village rural picard situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d'Amiens et à 33 km au sud d'Abbeville, desservi par la RD 189 qui relie Poix-de-Picardie à Liomer.

Il est aisément accessible depuis l'ex-RN 29 (actuelle RD 1029).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vraignes-lès-Hornoy Thieulloy-l'Abbaye Rose des vents
Bettembos N
O    Lamaronde    E
S
Caulières Éplessier

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu était connu sous le nom de Curtis-Sancti Nicholai de Caoutieres en 1146-1166, de Marronia en 1147, de Mara Rotunda en 1263 et de Lamar-ronde en 1459[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon G. Beaurain, « Le territoire de Caulières, primitivement un des plus étendus (796 hectares) de ceux qui forment aujourd'hui le canton de Poix, était borné par Ligniéres-Châteiain, Meigneux, Eplessier, Thieulloy-l'Abbaye et Bettembos. Il est vraisemblable que le territoire de Lamaronde fut pris à même celui de Caulières, à cause de l'appellation qui lui fut d'abord donnée (Curtis-Sancti Nicholai de Caoutiere). Le quartier toutefois était très boisé. il est possible que ce territoire n'ait été rattaché originairement à aucune paroisse, comme c'était le cas des terrains en nature de forêt, et que l'abbaye de Selincourt l'ait défriché. Quoi qu'il en soit, au XIIe siècle, vers 1146, des bienfaiteurs de l'abbaye, dont Etienne d'Hornoy, lui firent don de la partie contiguë à Thieulloy. Une exploitation agricole avec chapelle et cimetière (Oratorium et atrium) y fut fondée et devint la cour de Saint-Nicolas de Caulières. En dépendaient encore, en 1788, 80 journaux de bois, qui forment le bois de Vraignes actuel. Telle fut l'origine de Lamaronde, dont l'église, comme vivant souvenir de ce primitif état de choses, conserve pour patron Saint-Nicolas. Elle ne fut d'ailleurs érigée en cure que entre 1682 et 1689. En 1690 les habitants avaient détruit le clocher pour ne pas être obligés de l'entretenir. La cloche était suspendue à un arbre[1] ».

Au XIXe siècle, les habitants du village y fabriquaient des brosses de crin[2]

Circonscriptions d'Ancien Régime

Le village relevait en 1749 en partie de la prévôté royale de Beauvaisis à Grandvilliers, du bailliage d'Amiens, de l'élection d'Amiens, intendance de Picardie, grenier à sel de Grandvilliers puis d'Aumale[1].

La paroisse Saint-Nicolas dépendait du doyenné de Poix, archidiaconé et diocèse d'Amiens[1]

Le curé était nommé par l'abbé de Selincourt. La dîme était perçue par l'abbaye[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie, place de l'église.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Poix-de-Picardie[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune reste intégrée, est modifié et agrandi.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[4],[5]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[6], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[7].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1966[9]   Jacques Despréaux    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 6 mai 2014)
Xavier Despréaux   Fils de Jacques Despréaux, agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2016, la commune comptait 63 habitants[Note 1], en diminution de 7,35 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
222175247233243238223210217
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
201185162154164153154133129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
129125120135122136122116113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1018981726668757664
2016 - - - - - - - -
63--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population était de 225 habitants en 1698, 57 feux et 189 habitants en 1725, 58 feux et 209 habitants en 1772[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative sur le côté de la mairie.
  • John Percy Boddington, Charles Sydney Burt, membres de l'équipage de l'avion du 12e escadron de la RAF tués à Lamaronde lors du crash du , pendant la bataille de France. Thomas F. S. Brereton a, lui, été fait prisonnier ce jour-là.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Beaurain (pour le chapitre consacré au canton de Poix), Société des antiquaires de Picardie, Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, t. III : Arrondissement d'Amiens : cantons d'Oisemont, Picquigny, Poix et Villers-Bocage, Amiens, Yvert & Tellier, , 721 p. (lire en ligne), p. 467-471, disponible sur Gallica, réimpression : Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, op. cit. en bibliographie, p. 467.
  2. Albert Demangeon, La Picardie et les régions voisines : Artois, Cambrésis, Beauvaisis, Paris, Librairie Armand Collin, , 496 p. (lire en ligne), p. 291, disponible sur Gallica.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  5. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  7. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  8. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  9. Pierre-Emmanuel Reger, « Noces d’or. Cinquante ans après, Jean-Marie et Nathalie se sont redits Oui », Le Réveil,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juillet 2019).
  10. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Hebdomadaire Le Réveil du 27 mars 2008
  11. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Eglise de Lamaronde d'après nature, 1876. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 12 juillet 2019).
  16. « A) Hescamps (Somme). L'église B) Guizancourt. Amiens. Imp. Yvert et Tellier. Cliché E. C. C) Lamaronde. Amiens. Imp. Yvert et Tellier. Cliché C.B. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 12 juillet 2019).