Frettecuisse

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Frettecuisse
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Agnès Facquet
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80361
Démographie
Population
municipale
72 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 28″ nord, 1° 48′ 46″ est
Altitude Min. 83 m – Max. 143 m
Superficie 5,27 km2
Localisation

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Frettecuisse

Frettecuisse est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à une quarantaine de kilomètres de la Manche, la localité est traversée par les D 29a et D 29b. Oisemont est à 5,5 km, Abbeville est à 30 km (dont 12 sur autoroute), Hornoy-le-Bourg se trouve à 13 km et Amiens, 39 km.

Géologie, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol est assez perméable. Sous la couche végétale, se trouve une couche de marne[1].

Deux petits vallons partagent le territoire en 3 bandes relativement parallèles. Ces deux dépressions, partant d'Andainville, viennent aboutir et se confondre au lieu-dit le « Val au Puit », près de Vergies[1].

L'eau se trouve dans une nappe à environ 46 m de profondeur, dans une marne reposant sur des terrains argileux. Le territoire ne comporte aucun cours d'eau[1].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Frettecuisse comprend un hameau en 1899 : le Fay. Ce hameau est lui-même partagé entre les deux communes de Vergies et Frettecuisse. Le Fay-Frettecuisse a 66 habitants en 1899. Sa jumelle, Le Fay-Vergies a, en commun avec elle, une chapelle et une école en 1899.

Deux écarts complètent également le chef-lieu à cette époque :

  • le Moulin qui possède, en 1899, neuf habitants, descendants du meunier dont le moulin est disparu.
  • « Écoreau », une ferme de deux habitants, sur la route de Liomer à Oisemont. C'était autrefois une abbaye dont la chapelle sert de grange en 1899[1].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Aumâtre Fontaine-le-Sec Vergies Rose des vents
Aumâtre N Vergies et Épaumesnil
O    Frettecuisse    E
S
Fresnoy-Andainville Saint-Maulvis et Fresnoy-Andainville Saint-Maulvis

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve Fracta coxa en 1146 par Thierry, évêque d'Amiens dans le cartulaire de Sélincourt. Frate cuisse est nommé en 1301, dans un pouillé[2].

Frettecuisse s'est également écrit Frette-Cuisse[3]. Son étymologie est inconnue.

Le Fay évoque un lieu planté de hêtres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant l'époque féodale, jusqu'au XVIe siècle, Frettecuisse dépend :

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Frettecuisse souffre de la misère. En effet, les roturiers qui possèdent des terres doivent payer, en plus des impôts royaux, les traites, le cens, la dîme, la corvée... qui sont dus à la commanderie[Laquelle ?].

Les cahiers de doléances de la paroisse sont consultables sur le site des archives départementales[4].

Frettecuisse possède une école en 1707.

1849 : Comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel masculin.

En 1899, le cheptel communal se monte à 50 chevaux, 200 bovins dont 120 vaches laitières, 80 moutons, plus de 80 porcs et 6 chèvres[1].

Hommage aux morts pour la patrie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait jusqu'en 2009 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. De 2009 à 2016, elle est intégrée à l'arrondissement d'Abbeville, avant de réintégrer le l'arrondissement d'Amiens[5]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Oisemont[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes de la Région d'Oisemont (CCRO), créée au .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d’Oisemont  », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[7],[8]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[9], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[10].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Janine Leroy    
mars 2008[13] 2014 Jean-Pierre Becquet    
2014[14] en cours
(au 6 mai 2014)
Agnès Facquet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 72 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
232 224 231 201 237 234 238 247 242
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
218 211 221 223 211 219 197 178 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
185 167 160 143 112 108 108 108 105
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
104 97 113 92 79 68 72 72 72
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population est « tombée » de plus de moitié en un siècle (entre 1850 et 1950), ... remarquable exemple d'exode rural.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'ancienne école.

En matière d'enseignement élémentaire, les enfants du village relèvent du regroupement pédagogique concentré organisé à l'école publique d'Oisemont, destinée à accueillir 300 élèves. La compétence scolaire est mise en œuvre par la Communauté de communes Somme Sud-Ouest[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église.
L'église Notre-Dame du XVIIe siècle surplombe la rue du village menant à l'extérieur, vers l'actuel cimetière, Saint-Maulvis et Le Fay.
Le clocher de l'édifice présente une particularité devenue rare : sa charpente complète en bois, depuis le sol, un peu comme les églises « en bois debout » de Norvège et Roumanie. Un autre village, au moins, a encore son clocher construit avec une telle charpente : Dreuil-Hamel. En 1908, des historiens locaux signalaient un clocher semblable, celui d'Orival.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Calvaire avec les attributs d'artisans locaux d'autrefois.
  • Vestiges de la chapelle des Templiers[19]. Les Templiers ont possédé au lieudit Écoreaux cette chapelle fondée en 1334 par Gilles de Rivière, seigneur de Rivière et de Frettecuisse. La fondation fut confirmée par son fils Raoul. Les ruines sont classées aux monuments historiques depuis 1926. Une aquarelle d'Oswald Macqueron la présente en meilleur état[20].
  • Chapelle funéraire des familles Leclercq-Bully-Poiret, datée de 1895, entourée d'ifs taillés, placée sous la protection de saint Joseph, route du Fay,[20].
  • Circuit pédestre dit du « Bois de la Faude » (13,5 km, 4 h 30) qui passe dans le village[21].
La Faude, une sorcière, hantait le bois, renommé pour les maléfices réservés aux promeneurs[réf. nécessaire].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849, René Boyenval, René Debrie, René Vaillant, 232 pages, Éditions ÉKLITRA, Amiens, 1972
  • Département de la Somme, Documents pour servir à l'histoire de la Révolution française, t. IV : Etats généraux de 1789 : Elections – Rédaction des cahiers, Amiens, T. Jeunet, , 482 p. (lire en ligne), p. 176-185.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Notice historique et géographique réalisée par l'instituteur, M. Beaugeois, 1899, Archives départementales, Amiens
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire biographique du département de la Somme, t. I : De Aaron-le-Fontaine à Luzière-lès-Conty, Paris et Amiens, Imprimeries de J.B. Dumoulin et Lemer, coll. « Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, troisième série », , 528 p. (lire en ligne), p. 408 sur le site des archives départementales de la Somme.
  3. Au XIXe siècle
  4. [[[#CDoléances|lire en ligne]] Le cahier de doléances de Frettecuisse.]
  5. « Arrêté du Préfet de région du 23 décembre 2016 portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme », Recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-France, no 200,‎ , p. 321 (lire en ligne [PDF]).
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  8. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  9. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  10. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  11. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  12. « Les maires de Frettecuisse », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 5 juin 2017).
  13. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 31 août 2008)
  14. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Émilie Da Cruz, « Une cantine et une maternelle pour 2018 à Oisemont : Les projets de la communauté de communes de la région d’Oisemont seront repris par la nouvelle Intercommunalité. Entre autres, la construction d’équipements scolaires », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  19. « Chapelle des Templiers à Ecoreaux », notice no PA00116163, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 89 (ASIN B000WR15W8).
  21. Amaury Legrand, « Plus de 80 km de chemins pour découvrir Hallencourt et sa région : Été oblige, le beau temps est de retour. L'occasion de (re) découvrir, à pieds, en VTT ou à cheval, les quelque 80 km de chemins autour d'Hallencourt. Entre Vimeu et Ponthieu, ces balades permettent de connaître un peu mieux le patrimoine local et sa flore », L'Informateur - L'Éclaireur,‎ (lire en ligne).