Hescamps

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Hescamps
Hescamps
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Poix-de-Picardie
Intercommunalité Communauté de communes Somme-Sud-Ouest
Maire
Mandat
Étienne Boderau
2014-2020
Code postal 80290
Code commune 80436
Démographie
Gentilé Hescampois, Hescampoises
Population
municipale
523 hab. (2015 en augmentation de 0,77 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 43′ 46″ nord, 1° 52′ 20″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 211 m
Superficie 34,56 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Hescamps

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Hescamps

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Hescamps

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Hescamps

Hescamps est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Plateau picard située près de la limite des départements de la Somme, de l'Oise et de la Seine-Maritime, aisément accessible par les anciennes routes nationales 15bis (actuelle RD 1015) et 319 (devenue RD 919), ou par l'autoroute A29.

Elle est située à faible distance des gares de Sainte-Segrée et de Fouilloy.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fourcigny Marlers
Meigneux
Sainte-Segrée
Thieulloy-la-Ville
Rose des vents
Fouilloy
Oise
Saint-Thibault
Oise
N Méréaucourt
O    Hescamps    E
S
Romescamps
Oise
Sarcus
Oise
Élancourt
Oise
Daméraucourt
Oise

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune d'Hescamps est constituée par la réunion de quatre anciennes communes de la Somme en 1972 :

  • Agnières ;
  • Frettemolle ;
  • Hescamps Saint Clair ;
  • Souplicourt.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau des Évoissons, sous affluent de la Somme par la Selle prend sa source à Handicourt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le camp des Romains aurait été situé à Romescamps (Oise), à 4 km d'Hescamps, le situant donc Hors camp, de Hes (signifiant hors)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des monnaies gallo-romaines ont été trouvées sur le territoire de la commune, prouvant une occupation très ancienne des lieux[1].

Dufour de Retourné[Qui ?] était seigneur d'Hescamps[1][Quand ?].

L'école d'Hescamps est fondée en 1791[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

En 1972, les communes d'Agnières, de Frettemolle, de Souplicourt et d'Hescamps-Saint-Clair instituées lors de la Révolution française fusionnent pour constituer la commune d'Hescamps[2].

La commune ainsi constituée se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Les communes fusionnées puis Hescamps font partie depuis 1801 du canton de Poix-de-Picardie[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune reste intégrée, est modifié et agrandi.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Sud-Ouest Amiénois (CCSOA), créée en 2004.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[3],[4]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[5], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[6].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965[8],[9] 1983 Jean-Marie Sangnier    
mars 1983[8],[9] 1995 Michel Delacour    
mars 1995[8],[9] 2008 Régis Longue-Epée    
mars 2008[10] en cours
(au 7 mai 2014)
Étienne Bodereau   Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Pour le mandat 2014-2020, le conseil municipal a élu les maires-délégués des anciennes communes :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2015, la commune comptait 523 habitants[Note 1], en augmentation de 0,77 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
560520550573566557552577522
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495520504463418404392376374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
352343350306311265249258240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
228215517434404434469519523
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée au regroupement paroissial catholique de Notre-Dame de Poix de Picardie.

Économie[modifier | modifier le code]

La ferme éolienne du Candor produit, depuis l'été 2008, 11 millions de kWh avec ses cinq éoliennes, dont le coût d'installation a avoisiné les sept millions d'euros. Cette réalisation a été faite par une société filiale de la SAS Vents Picards, dont le capital est détenu à hauteur de 20 % par des investisseurs locaux, notamment les propriétaires des terrains voisins des éoliennes[15]. Le nom de Candor, vient de l'ancien français qui signifie « Champ d'Or », car, situés sur le plateau, entre deux vallons, les champs qui s'y trouvaient étaient très fertiles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La vallée entre Frettemolle et Brettencourt au printemps.
  • Église Saint-Vast d'Agnières, avec une nef au parement en damiers de pierre, silex et brique du XVIe siècle, un clocher-porche avec décor gothique flamboyant, et un chœur de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle avec une abside à cinq pans et d'exceptionnels vitraux du XIIIe siècle, figurant les scènes de la Nativité (vitrail nord, à gauche du maitre autel), de la Genèse (vitrail est, derrière le maitre autel), et l'Arbre de Jessé (vitrail sud, à droite du maitre autel) [16]. À l'intérieur, statue du XVIe siècle de sainte Barbe. Cette église est classée monument historique depuis un arrêté du 15 septembre 1995 [17].
Article détaillé : Église Saint-Vaast d'Agnières.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Ruines de l'ancien château fort d'Agnières, à proximité de l'église. Composées d'une motte féodale, entourée de fossés secs, larges et profonds, avec fondations des murs, emplacement d'un puits. Elles paraissent remonter au XIIIe siècle et, donc être contemporaines de l'église toute proche. Les titulaires de la seigneurie d'Agnières à cette époque ne sont pas connus. Elle appartenait au XIVe siècle à la famille des Quesnes, ou d'Équennes, qui la possédait encore en 1419. En 1430, est mentionné comme seigneur d'Agnières le comte de Hornes, qui vend Agnières en 1462 à Valeran de Moreuil, seigneur de Poix. Les seigneurs d'Agnières se confondent ensuite avec ceux de Poix [18].
    • Église Saint-Martin de Frettemolle : chœur du XVIe siècle à chevet plat, nef à collatéraux rajoutés. Les deux côtés de la nef ont été reconstruits en brique dans la seconde moitié du XIXe siècle, ainsi que le côté Nord du chœur. Le portail est la partie la plus remarquable de l'édifice : sur une console, se trouve une statue représentant saint Martin sur son cheval, partageant son manteau. Le portail de cette église est inscrit aux monuments historiques depuis un arrêté du 19 février 1926. Sa toiture a été refaite à neuf en 2018.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Église d'Hescamps, construite toute en pierre au début du XVIe siècle, à l'exception du collatéral nord, en brique et pierre et plus récent. La nef et le chœur sont éclairés par de belles croisées à remplages flamboyants. Portail de style Renaissance, avec un arc puissamment mouluré[19]. Cette église a bénéficié en 2016 d'une réfection à neuf de sa toiture.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Ancienne chapelle (disparue) de Mesnil-Huchon. En 1919, existait encore au Mesnil Huchon « en un coin de la place accolé au bois, une très modeste petite chapelle de Saint-Sauveur, où un pèlerinage assez actif amenait encore naguère les animaux » [20]. Cette chapelle a disparu depuis plusieurs décennies.
  • Chapelle de Brettencourt. Petite église construite en charpente et torchis, utilisée pour le culte jusqu'au début des années 1980. Laissée ensuite à l'abandon, elle a été remplacée en 2011 par un oratoire.
  • Chapelle de Saint-Clair, construite en brique en 1934. Près de cet emplacement existait un vieux tilleul qui abritait une statue de Saint Clair. Le tilleul abattu, une chapelle est construite en 1838. En 1934, cette chapelle est reconstruite 50 mètres plus loin, en raison de travaux routiers. Un pèlerinage y était organisé pour guérir les maladies des yeux [21].
  • Église de Handicourt [22], comportant des parties de différentes époques. Le portail et le côté nord sont construits en brique, silex et pierre. La porte principale est voûtée en brique, en plein cintre, et surmontée d'un larmier en pierre. Le portail est épaulé par deux puissants contreforts. Au-dessus de la porte latérale côté nord, figure un cartouche avec la date 1838, qui doit être celle d'une restauration. Le chevet et le côté sud ont été reconstruits en brique dans la seconde moitié du XIXe siècle. La toiture de cette église a été refaite à neuf en 2017.
  • Église de Souplicourt (ou Soupplicourt), construite principalement en pierre au XVe ou au XVIe siècle, avec des réparations plus récentes en brique. Le chœur est éclairé par des croisées à remplages flamboyants. On remarque à l'intérieur les fonts baptismaux de la fin du XVe siècle [23] et une poutre de gloire du début du XVIe siècle ornée des statues de la Vierge, du Christ en croix et de Saint Jean[24]. En 1948, on pouvait encore y voir des vitraux de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle, contemporains de l'ancien château [25] . La toiture de l'église de Souplicourt a été refaite à neuf en 2016.
  • Portail d'entrée de l'ancien château de Souplicourt, face à l'église, de la première moitié du XVIIe siècle, en brique et pierre avec colonnes saillantes. L'ancien château de Souplicourt avait été construit à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, sans doute par Antoine de Saint Blimont et Anne de Louvencourt, son épouse. Passé par alliance à la famille de Lallier de Saint Lieu, il existait encore, en mauvais état, en 1731. Il avait disparu dès 1794. Il se composait d'un corps de logis en brique et pierre, situé face au portail, cantonné côté parc par une tourelle à chacune de ses extrémités, et côté cour, par une aile en retour sur la gauche [26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Notice géographique et historique réalisée en 1899 par l'instituteur d'Hescamps-Saint-Clair, M. Bouchez, Archives départementales de la Somme, Amiens, http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413543uJ2S3d/1/1
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  4. Benoît Delespierre, « Intercommunalité : La carte qui fait peur aux élus locaux », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  5. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  6. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 93-95 (lire en ligne [PDF]).
  7. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Somme Sud-Ouest issue de la fusion de la communauté de communes du Continois, de la communauté de communes de la Région de Oisement et de la communauté de communes du Sud Ouest Amiénois à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 21 avril 2017).
  8. a b et c « Honorariat pour les trois anciens maires », Le Réveil,‎ , p. 21
  9. a b et c « Fête nationale dans le canton : Médailles, diplômes et repas », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 37
  10. Hebdomadaire Le Réveil du .
  11. a et b « Etienne Boderau reprend les rênes », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3288,‎ , p. 28
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Ferme éolienne du Candor : une production de 11 MKwatts », Le Réveil, éditions Bresle Oise Somme,‎
  16. Abbé A. Normand, « Description des vitraux de l'église d'Agnières », Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie, tome 19,‎ , p. 105-118 (lire en ligne)
  17. « L'église Saint-Vast d'Agnières », notice no PA00116180, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie, tome 1, Paris, Editions de La Morande, , p. 152 & 310
  19. M. Roux, Le Canton de Poix, dans La Picardie Historique et Monumentale, tome 1, arrondissement d'Amiens, Amiens, 1893-1899, p. 233-234
  20. Georges Beaurain, Le Canton de Poix, dans Le Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie, tome 3, Amiens, (lire en ligne), p. 435
  21. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 150 (ASIN B000WR15W8).
  22. « Hescamps »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site du Quid (consulté le 27 juillet 2008)
  23. « Les fonts baptismaux », notice no PM80001315, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Poutre de gloire, 3 statues : Christ en croix, La Vierge, Saint Jean à Hescamps (80) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 27 juillet 2008)
  25. Canton et Hainsselain, « Les vitraux de l'église de Souplicourt », Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie,‎ , p. 26-33
  26. Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie, tome 1, Paris, Editions de La Morande, , p. 167 et 312-313.