Gardes wallonnes

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Gardes wallonnes
Période 1703-1820
Pays Empire espagnol Empire espagnol
Branche Armée de terre espagnole, garde royale
Type Régiment d'infanterie et de cavalerie
Batailles Révolte contre Esquilache
Guerre de l'oreille de Jenkins
Bataille de Burgos
Guerre d'indépendance espagnole


Les Gardes wallonnes furent un corps d'infanterie, créé en 1537 par Charles Quint, sous le nom de régiment d'infanterie wallonne, recruté principalement dans la partie wallonne les Pays-Bas espagnols. Il s'agissait d'une unité délite, chargée notamment de la sécurité intérieure en Espagne, et qui fut finalement incoprorée à la Garde royale espagnole.

Origine[modifier | modifier le code]

Garde wallonne d'Espagne au XVIIIe siècle

Dans les armées cosmopolites espagnoles du XVIe siècle, les unités étaient constituées d'après leur langue usuelle. L'armée espagnole comptait donc des soldats de quatre « nationalités » différentes : des régiments espagnols (originaires de la péninsule ibérique), des régiments italiens (issus de la péninsule italienne), des régiments wallons (issus de la partie romane des Pays-Bas méridionaux), des régiments allemands (issus de Flandre et des possessions germanophones de la couronne espagnole).

Mais c'est au cours de la Succession d'Espagne que vit le jour un régiment de Gardes royales wallonnes en 1702, unité d'élite de la garde royale espagnole. Ses soldats étaient recrutés essentiellement dans les Comtés de Hainaut et de Namur ainsi qu'en Principauté de Liège[1]. Leur bannière portait un Lion, symbole de la féodalité en opposition à l'Aigle centralisateur.

En 1703, ils prirent le chemin de l'Espagne pour participer aux grands combats de l'armée espagnole en Europe, voire jusqu'aux Amériques. Le régiment ne fut dissous qu'en 1822, des recrutements s'étant encore opérés au pays de Liège en 1772. Pendant la majeure partie de leur histoire, les Gardes wallonnes accueillirent à leur tête comme officiers une bonne partie de la fine fleur de la noblesse.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Les Gardes wallonnes sont évoquées dans le roman Manuscrit trouvé à Saragosse (1810 du comte polonais Jean Potocki, dont le héros, Alphonse van Worden, est nommé capitaine dans ce régiment dont son père était colonel. C'est cette nomination qui lui fait entamer le périple qui sera cause de toutes ses aventures[2].

Colonels/chef-de-corps[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi aux Gardes wallonnes[modifier | modifier le code]

  • Ambroise-Joseph de Herzelles (1680-1759), engagé dans les gardes wallonnes de Philippe V ;
  • Jean-Bonnaventure Thierry du Mont, comte de Gages (1682-1753), lieutenant à la création du régiment des Gardes wallonnes
  • Constantinus Jacobus Augustinus de Caigny (1712-1776), entré aux Gardes wallonnes en 1734; enseigne de grenadiers en 1737; sous-lieutenant en 1738; fit les campagnes d'Italie; devint sous-aide major en 1744; aide-major en 1746; lieutenant des grenadiers en 1755; capitaine des fusiliers en 1760; agrégé à Barcelone en 1770 avec autorisation de résider en Flandres.
  • Charles-Albert de Billehé, (1763-1794) (propriétaire régiment Vierset au service de l'Autriche)
  • Jean-Marie Potesta de Waleffes, (1773-1851), entré aux Gardes wallonnes en 1790
  • Jean-Pierre de Beaulieu, (1794-) (régiment Vierset au service de l'Autriche)

Pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En juillet 1941, le parti Rex, crée les Gardes wallonnes, qui soutiendront la Wehrmacht, sur le front de l'est et en Belgique, notamment par une fonction de police[3],[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. A.Jansen, Histoire illustrée des gardes wallonnes au service des Bourbons d'Espagne (1702-1822), Les éditeurs d'art associés, Bruxelles, 1989.
  2. Jean Potocki. Œuvres IV, 1, Éd. par F. Rosset et D. Triaire, Leuven, Peeters, 2006, p. 32. La note 3 de cette page indique que le corps des Gardes wallonnes fu constitué en 1596.
  3. Paul Struye,G. Jacquemyns,José Gotovitch, La Belgique sous l'occupation allemande, 1940-1944, Editions Complexe, 2002, (ISBN 2-87027-940-X)
  4. http://archives.lesoir.be/ce-n-etait-pas-un-jeu-de-boy-scout_t-19920124-Z04X0M.html