Liste des races bovines de France

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En France, on rencontre les bovins sur l'ensemble du territoire à l'exception du sud-est méditerranéen où ils sont rares. Au XIXe siècle, les races sont divisées en trois groupes : les races à vocation laitière, celles destinées au travail et à la viande et les races rustiques cumulant ces trois aptitudes, que l'on rencontre principalement en montagne. Au cours du XXe siècle, la spécialisation des élevages et la mécanisation ont conduit à une spécialisation des races et à un abandon de la traction animale. Cela a conduit à une nouvelle répartition des races entre races dites laitières, races mixtes (lait et viande), races à viande et races rustiques, ces dernières étant essentiellement des races allaitantes[1].

Pour la production de lait, celle qui domine est de loin la prim'holstein, 2,8 millions de vaches, suivie par la montbéliarde, 700 000 vaches, et la normande, 600 000 vaches (toutes deux considérées comme des races mixtes). Pour la production de viande, trois races dominent : la charolaise, 1,8 million de vaches, la limousine, 900 000 vaches, et la blonde d'Aquitaine, 500 000 vaches. Douze races comptent moins de 1 000 vaches : armoricaine, béarnaise (race bovine), bretonne pie noir, casta, ferrandaise, froment du Léon, lourdaise, maraîchine, mirandaise, nantaise, saosnoise, villard-de-lans. Elles font l'objet d'actions de conservation après avoir failli disparaître dans les années 1960.

Liste officielle des races bovines[modifier | modifier le code]

La liste officielle des races bovines reconnues sur le territoire national est définie par un arrêté ministériel du 26 juillet 2007 [2]. 46 races bovines sont répertoriées. Parmi celles ci l'arrêté distingue et liste les races locales et les races à petit effectif :

  • Une race est dite locale si des liens suffisants avec un territoire spécifique sont démontrés, notamment si 30 % des effectifs sont situés dans un seul département ou 70 % dans trois départements limitrophes deux à deux. Les effectifs sont ceux des femelles reproductrices présentes sur le territoire national selon les données du dernier recensement agricole.
  • Une race est dite à petit effectif si elle présente sur le territoire national un effectif de moins de 8 000 femelles reproductrices pour les ovins et caprins, de 5 000 pour les bovins, et de 1 000 pour les porcins. Ces effectifs sont déterminés à partir des données du dernier recensement agricole et éventuellement complétés par ceux de l'institut technique chargé de l'espèce concernée. 23 races bovines sont mentionnées par l'arrêté ministériel du 26 juillet 2007 comme étant des races à petit effectif.

Classification des races bovines en fonction des aptitudes[modifier | modifier le code]

laitière
Une race est dite laitière lorsque les vaches de cette race sont soumises à la traite en vue de la production et de la vente de lait. Le mode de traite quasi exclusif en élevages laitiers étant la traite mécanique, les jeunes veaux issus de vaches soumises à la traite ne sont pas allaités naturellement mais nourris artificiellement, d'abord avec le colostrum récolté mécaniquement puis avec des « aliments d'allaitement » dits « lactoremplaceurs » (lait entier et/ou aliment lacté du commerce ou aliments synthétiques fait à partir de farines animales produites à partir de déchets d'abattoirs)[3].
allaitante
Une race est dite allaitante lorsque les vaches de cette race ne sont pas soumises à la traite et qu'elles allaitent leurs veaux.
mixte
Une race est dite mixte lorsque les deux systèmes d'exploitation, laitier et allaitant, coexistent au sein de la même race.

Races laitières[modifier | modifier le code]

Races production viande[modifier | modifier le code]

Races mixtes[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Races disparues[modifier | modifier le code]

  • Ouest : augeronne, pie rouge de Carhaix, cauchoise, cotentine, mancelle, morbihanaise, percheronne, solognote, berrichone...
  • Est : bressanne, comtoise, mézine, tourache, fémeline, albanaise, gessienne, morvandelle...
  • Sud-Ouest : agenaise, blonde des Pyrénées, blonde du Quercy, créon, garonnaise, marchoise, montalbanaise...
  • Nord : picarde, boulonnaise, maroillaise, ardennaise, meusienne, lorraine...

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les races bovines françaises », France UPRA Sélection (consulté le 13 octobre 2009)
  2. Arrêté du 26 juillet 2007 fixant la liste des races des espèces bovine, ovine, caprine et porcine reconnues et précisant les ressources zoogénétiques présentant un intérêt pour la conservation du patrimoine génétique du cheptel et l'aménagement du territoire
  3. Sénat français, Rapport de commission d'enquête n° 321 (2000-2001) de MM. Gérard DÉRIOT et Jean BIZET, fait au nom de la commission d'enquête, déposé le 11 mai 2001 ; Voir §a) Les farines animales : un produit de l'industrie de l'équarrissage

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